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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 07:00

Dans mon panthéon cinématographique personnel au chapitre "enfants" je vois trois films italiens réalisés par Luigi Comencini: "Les aventures de Pinocchio", "Voltati Eugenio" et "L'incompris". Je vois aussi le magnifique "Voleur de bicyclette" de Vittorio de Sica, peut-être "jeux interdits" de René Clément avec Brigitte Fossey et Georges Poujouly et, depuis lundi 29 date à laquelle je l'ai vu le film Franco-Libanais "Capharnaüm" de Nadine Labaki.

Tourné à Beyrouth avec des non-professionnels le film est un miracle d'équilibrisme réussissant à frôler le mélo mais aussi le pamphlet et le réquisitoire sans jamais sombrer dans la démonstration.

L'histoire, comme les comédiens et comédiennes, est déchirante mais tient par la personnalité volontaire et têtue d'un petit garçon de 12 ans qui réussit à émouvoir sans pathos.

C'est à la fois réjouissant et surprenant qu'un film aussi sensible soit produit et tourné de nos jours: l’industrie du divertissement ne doit pas y trouver son compte ou alors je suis parfois trop pessimiste!

Je n'ose raconter le sujet du film ni en décrire certaines péripéties tant leur simple énoncé donne envie de fuir: dans une famille d'une misère crasse un couple de parents échange leur fille de 11 ans contre de  la nourriture pour ses nombreux petits frères et sœurs. Ils la donnent en mariage à un "vieux" de plus de vingt ans et cela la tuera.
Son frère ne supportera pas cette horreur et fuguera, allant découvrir un monde aussi dangereux qu'inhumain. Il rencontrera bien une belle paria éthiopienne qui lui viendra en aide mais cela aussi le fera confronter avec le dénuement et l'angoisse. De jolies scènes du film, les plus belles, viennent des rapports entre cette jeune femme, son bébé et le jeune garçon Libanais. Les interactions entre ces 3 oubliés sont belles et crédibles.

... je préfère vous laisser découvrir le film qui est beau et ne se limite pas uniquement à des péripéties douloureuses.

Le personnage principal, le très jeune Zain Al Raffea est incroyablement juste et confondant de naturel. Inoubliable. Il y a aussi un tout petit bébé noir qui est un personnage à part entière et auquel on s'attache.

Un film remarquable.

 

 

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