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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 07:00

Je ne fais pas le malin et suis bien conscient que tout, absolument tout, a été dit et écrit sur "Squid Game" la mini-série Coréenne qui a défrayé la chronique et conquis la planète.

J'évacuerais d'entrée l'accusation de violence qui est certes fondée qui concerne des situations choquantes mais qu'on a l'habitude de voir ailleurs. Les Sud-Coréens n'ont pas inventé la torture mentale ou physique, les fusillades et le totalitarisme. Ce ne sont pas non plus les premiers à la mettre en scène ni à l’esthétiser.

Je passerais sur une ou deux "facilités" scénaristiques (l'escamotage du N°1, les hommes "Blancs" violeurs, capitalistes et amasseurs d'argent organisant des divertissements criminels) pour aller à l'essentiel: "Squid Game" est une véritable merveille, un suspens absolu, un film qui restera.

Musique étonnante et adaptée dont les grands classiques éculés tels "le beau Danube bleu", décors soignés et inquiétants, images splendides, costumes parfaits, atmosphère angoissante la liste est infinie des qualités de ces 9 épisodes de 50 minutes qui m'ont littéralement scotché devant l'écran.

J'envie celles et ceux qui n'ont encore rien vu et pour qui ce plaisir est à venir. Car, au risque de me répéter et de lasser j'insisterais sur les côtés novateur, surprenant et inquiétant de l"histoire et de son traitement.

L'action est contemporaine. Elle se passe en grande partie à Séoul, immense métropole et capitale de la Corée du Sud que j'ai eu le plaisir de visiter il y a 4 ans. Une organisation indéfinie aborde les personnes endettées, pauvres, aux abois financiers et leur propose de gagner des sommes astronomiques en participant à des jeux. Beaucoup d'hommes et quelques femmes en situation de banqueroute, de faillite ou d'extrême dénuement acceptent cet expédient sans trop hésiter.

Une organisation structurée, hiérarchisée, implacable et mystérieuse accueille les joueurs qui se retrouvent comme emprisonnés et victimes d'une logique incompréhensible mais impitoyable. Des jeux basés sur des jeux d'enfants (1, 2, 3 soleil etc.) désignent des vainqueurs tandis que les perdants sont brutalement et séance tenante, liquidés. Étant venus de leur plein gré, les sommes promises étant inespérées et indispensables les concurrents acceptent les règles et participent à des jeux atrocement cruels sous des dehors ludiques (jeu avec des billes, sur des glaces, forme à découper). Des alliances se nouent, des stratégies s'élaborent et des partenariats s'imposent. Les personnalités s'affirment et s'opposent.

Le nombre de concurrents diminue et la crainte de ne pas y arriver génère des difficultés que l'on prend plaisir à vivre par procuration tant l'intensité du jeu des acteurs et l'urgence de la mise-en-scène sont communicatives.

Comme dans toute histoire de ce genre qui se respecte il n'y aura qu'un vainqueur, inattendu quoi que désigné dès le début de la série, pas le meilleur stratège ni le plus sportif. Un homme qui doute et qui a des faiblesses un homme auquel le spectateur peut s'identifier.

La fin, je l'ai dit plus haut, laisse vaguement un sentiment d'inachevé mais les 9 épisodes se regardent à marche forcée dans une jubilation inquiète. Où va t'on et pourquoi.

Une série à suspense admirablement conçue et qui atteint son but. Que demander de plus?

 

 

 

 

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