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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:15

Je ne pense pas être une personne sectaire et encore moins une personne violente. Pourtant, pendant l'embarquement du vol Easy Jet de jeudi 16H30 dernier (le vol avait 1H1/2 de retard...) j'ai eu une bouffée de haine et une grande envie de dire à Alain Badiou tout le mal que je pense de lui et de ses théories totalitaires assumées. Je dois même dire que j'étais contrarié de partager mon vol avec ce personnage qui me révulse.

C'est un vieil homme (78 ans) mais il se porte bien et a un regard perçant. Il a enregistré que je l'ai reconnu et très bien compris ma viscérale détestation de lui et de ses idées.
Pour résumer, cet homme fait partie de ces intellectuels qui ont avalisé toutes les dictatures "progressistes", couvert et justifié toutes leurs exactions et qui ne le regrettent pas.
Badiou est un communiste comme Staline les rêvait: intelligent mais docile, sachant de quoi il retourne mais se faisant égorger plutôt que le reconnaître. Un de ces "idiots utiles" qui ont pourri la vie de milliers de leurs contemporains en soutenant des régimes effroyables et en terrorisant les autres intellectuels par leur guerres ineptes et leur police de la pensée.
De toute cette violence verbale, de toute cette pensée avariée et de de toutes ces années du côté du totalitarisme le Badiou qui attendait son avion à Orly était à peine marqué. Un papy-gâteau qui, au lieu des 3 petits cochons, devait raconter à ses petits enfants -en les approuvant- les crimes de Mao, de Ho Chi Minh et de Castro façon épopée.
C'est un vieil homme fier alors que ses positions répugnantes pour certaines (on a un texte de lui soutenant, au moment de sa chute, Pol Pot et son "régime" Khmer rouge) devraient lui faire adopter un profil bas. Ses mots étaient des armes et il ne les a pas déposées. il est toujours en fonction et n'a renié ni ses méthodes ni changé ses cibles.
Le fait que son ennemi de toujours, le capitalisme a gagné ne lui donne pas raison pour autant. Entre la peste et le choléra il a choisi et l'a fait en connaissance de cause avec son talent et son intelligence.
Il fait, à mes yeux, partie de cette "intelligentzia" qui s'est à jamais sabordée dans une collaboration avec l'ignoble. Le tout dans une dialectique violemment agressive et fausse.
Dans le hub, Ses yeux qui soutenaient mon regard m'ont montré sans équivoque que s'il avait eu la possibilité d'être patron du KGB ou de l'Angkar il aurait envoyé ceux qui pensaient mal à la mort sans barguigner.

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