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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 06:37

J'ai regardé l'autre jour un film étonnant qui m'avait été conseillé à deux reprises par deux personnes très différentes.
Il s'appelle "la route", date de 2009, a été réalisé par un tâcheron Hollywoodien d'origine australienne John Hillcoat d'après le roman de Cormac McCarthy, auteur ayant obtenu le prestigieux Prix Pulitzer.

C'est un film prenant et moins manichéen que la production cinématographique américaine moyenne. Parfois on pourrait presque songer à un film "d'auteur" mais les passages obligés du cahier des charges du film à grand spectacle ou, à tout le moins, du film qui rapporte des dollars y sont.


J'évacue donc de suite les quelques séquences pataudes constituées par les flash-backs des temps heureux (Charlize Theron a un petit rôle, il faut donc la voir en couleurs), la découverte d'une canette de Coca-Cola qui donne un moment presque gênant tant il ressemble à un mauvais spot de publicité et le passage le plus "téléphoné" de la découverte d'un piano en état de marche. Le héros tourne autour et l'on se demande si le metteur en scène va oser lui faire jouer la musique du bonheur des débuts. Il hésite autour du piano et on se dit: "non, pas les 4 notes..." Et il les joue!

Enfin on n'échappe pas aux brutes mal rasées armées jusqu'aux dents et se déplaçant sur des pick-ups énormes qu'on trouve partout, de "Jurassik Park" à "Avatar".

L'histoire tient sur un ticket de bus: la terre (les USA) a été détruite par un évènement inexpliqué. Il n'y a plus d'animaux et plus de civilisation. Dix ans après cette catastrophe qui laisse la nature ruinée et les hommes redevenus sauvages (ils sont même anthropophages). Un père et son fils traversent le pays vers la mer et le sud en affrontant mille dangers.

Le film vaut par les décors (impressionnants), la peur diffuse mais présente de bout en bout que génère l'histoire et le fait que cet enfant est en danger permanent.

L'acteur qui joue le père est assez limité mais il dégage une force qui convainc et de celle-ci naît le suspens quand il tombe malade et meurt.

L'enfant est correct (en V.O) et n'est pas exaspérant comme les enfants des films de Spielberg.

Le film n'est pas bavard et c'est un bon point, il est plausible et c'en est un autre. Les épreuves que traversent le père et son jeune fils sont parfois éprouvantes pour nos nerfs (le saloir....) mais c'est bien filmé et sobre.

Avant le film le DVD proposait des bandes-annonce de films d'une bêtise égale à la violence qu'ils mettaient en scène. Avec "La Route" on sort des films "blockbusters" pour ados gavés de jeux vidéo et de films gores de zombies.

Et, en cherchant bien, il y a presque un message philosophique!

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