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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 06:52

Dimanche à l'Eglise St Exupère c'est la cantate B.W.V 175 de Bach qu'on répétait devant le public. Avant de lui faire chanter le final. Bien placé, dans une ambiance recueillie de passion (musicale) et de bien-être je ne perdais pas une note.
La cantate a été disséquée et expliquée au point qu'elle apparaissait toute autre ensuite. Incroyable ce qu'un auteur peut exprimer dans une musique.

Le ténor m'a déplu mais pas l'Alto (Christelle Gouffe) ni la basse (Laurent Labarbe) qui étaient magnifiques. Ce dernier était à la fois sympathique, talentueux, disponible (il a chanté dans le choeur de l'orchestre du Capitole "Une Italienne à Alger" de Rossini juste avant de venir chanter Bach!) et éblouissant. Un physique de Falstaff et une voix parfaite! Et modeste avec ça. Rien à voir avec les zéros du festival de Cannes qui se prennent pour des artistes.

A un moment le directeur musical, Michel Brun, a fait venir au micro Daniel Bayle qui jouait de la "viola da spalla", soit du violoncelle pour épaule. C'est à dire un instrument réinventé car on ne sait pas exactement quels violoncelles préconisait J.S Bach! Bayle nous a expliqué avoir fabriqué lui-même son instrument, avec des planches provenant de la forêt où se fournissait Stradivarius et selon des plans retrouvés grâce à Internet.

Ce n'est pas tout. Pour ses 5 cordes (un violoncelle n'en a que 4) il utilise du boyau d'agneau.
Ma pensée a fui quelques instants l'église pour penser à ma répulsion devant la mise à mort d'agneaux pour la boucherie.
Pour des cordes d'instruments de musique ma certitude était moins forte!

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