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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 07:00

Joies d'Internet je ne peux plus (pas?) retrouver mes posts antérieurs à 2015. Je ne me souviens donc pas si j'ai déjà parlé de ce drôle de film "Super Size Me" que la chaîne LCP - Public Sénat a diffusé dimanche 26 au soir et que j'avais vu à sa sortie.
C'est un film documentaire américain de Morgan Spurlock qui date (déjà) de 2003 mais qui, j'en suis certain, reste toujours d'une brûlante actualité.
Spurlock fait partie de ces histrions un tantinet illuminés (du style Michael Moore) qui mélangent grande cause, publicité personnelle et outrances de leurs propos et des images qu'ils réalisent.

Cependant ces types dénoncent d'authentiques scandales et n'hésitent pas à affronter des ennemis infiniment plus puissants qu'eux.
Dans "Super Size Me" Morgan Spurlock affronte ni plus ni moins que les Fast-Foods, l'industrie de la confiserie industrielle, les marchands de soda et, last but not least, la firme McDonald's.

Son film n'est pas rigoureux qui passe de plans en caméra cachée d'obèses tels qu'on ne les voit qu'aux Etats Unis, puis qui diffuse des publicités pour des produits industriels saturés en graisse et en sucres, pour montrer ensuite des interviews de médecins, d'industriels, d'avocats, de particuliers puis on passe à Spurlock lui-même, à ses états d'âme et à la dégradation de son état physique....

...Car, et c'est le côté spectaculaire mais aussi la limite du film, le cinéaste-cobaye a décidé de ne se nourrir, pendant 30 jours, que de produits que l'on trouve chez McDonald's. Exclusivement et à l'exception de toute autre chose (donc pas de médicaments).
Ce régime, outre qu'il est franchement peu photogénique, est littéralement écoeurant.
Spurlock montre qu'aux USA les portions sont toutes gigantesques (le "super size" du titre) et que le soda se vend par 2 litres là-bas. On le sait, cette junk-food est effroyablement malsaine. Trop sucrée, trop grasse, insuffisante en vitamines, crée à partir de déchets carnés (les fameux nuggets) et de produits transgéniques (les frites). C'est immonde à regarder et, on s'en doutait, à ingurgiter.
Fallait-il, pour le démontrer, se gaver pendant un mois de cette "nourriture" atroce? je ne le crois pas et la démonstration aurait été tout aussi pertinente si Spurlock était allé chez le clown du fast food trois fois par semaine.

Mais le côté "héroïque" du personnage et la dramaturgie (on le voit vomir, on voit des boutons éclore sur sa figure, il prend -beaucoup- de poids, il avale quantité de bouffe répugnante et sa femme, son médecin et sa nutritionniste parlent de lui...eussent été moins "spectaculaires".

On sort de là le coeur au bord des lèvres en se félicitant de n'y aller jamais, même avec leurs victimes préférées, les enfants. C'est à se demander comment cette chaîne mondiale d'empoisonnement, un but commercial que tout le monde connaît, fait des milliards de dollars de chiffre d'affaires. Un suicide lent et consenti de la part de consommateurs dont le préfixe du mot définit bien ce qu'ils sont. 

 

 

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