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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 19:00

(à Lambert)

 

J'ai téléchargé, sur le net, il y a de cela quelques temps, une version incroyable de la chanson "Be Here Now" de George Harrison. Une version différente de celle de l'album "Living in the Material World" dans lequel elle a été insérée.

La version initiale, "officielle" est remarquable mais en l'écoutant j'ai toujours pensé qu'il lui manquait quelque chose. Trop lente, spartiate, en un mot, épurée cette chanson de réflexion spirituelle me semblait un peu "inaboutie" .
Harrison, à l'époque de la sortie de cet album, était encore sur la lancée de son précédent chef d'oeuvre mondialement célébré, sur celle du Concert pour le Bangla Desh et avait un nouveau numéro 1 avec "Give me Love (Give me peace on Earth)"ce qui signifie concrètement qu'il savait ce qu'il faisait en sortant sa chanson "Be Here Now" (qui inspira ô combien Oasis) dépouillée et minimaliste.
Je n'ai trouvé aucune explication sur la version alternative que j'ai trouvée mais, plus de 40 ans après, elle me donne raison car elle met plus en valeur le chant, la musique et même les paroles qui sont du prêchi-prêcha hindouiste du guitariste mais aussi une réflexion sur l'attachement au passé (auquel lui même tente d'échapper) des auditeurs de sa musique.

Tout se met en place et je crois entendre le producteur, les musiciens et la maison de disques dire à Harrison d'élaguer et de simplifier sa chanson. "Les acheteurs de disques de rock ne s'intéressent pas à Krishna"!

C'est rare mais c'est la version que j'ai trouvée je ne sais où qui me semble la "vraie" et que j'écoute parfois.

Quoi qu'il en soit c'est un titre qui ne figure, à tort, sur aucune compilation et qui vaut bien des "scies" de l'époque.

 

PS: s'il y en a bien une qui était là dans les années 60-70 c'est bien Mrs Pallenberg, Anita. J'ai eu un coup en apprenant qu'elle était décédée ce 15 juin 2017. Cette sulfureuse femme, à la beauté tapageuse autant que les actes de sa geste l'étaient je l'imaginais éternelle.
Comme une bohémienne déglinguée elle a connu les Stones (et bibliquement 3 d'entre eux si l'on en croit la légende) à leur apogée et elle a accompagné (si ce n'est entraîné) Keith Richards sur la voie de toutes les addictions. Keith aura même survécu à sa super-groupie. Un exploit de plus au compteur de ce miraculé!

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Published by Bertrand P
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