Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 07:00

Comme une immense partie de la gent masculine et ce depuis des générations, le naufrage du Titanic m'a longtemps passionné et j'étais friand de tout ce que l'on racontait à son propos.

C'est, me semble t'il, cet immense navire avec ses passagers milliardaires en dollars et ses pauvres immigrants allant tenter leur chance au "Nouveau monde" qui me frappait le plus. Mais la merveille technologique frappée par un élément naturel (le fameux iceberg), le bâtiment condamné, l'héroïsme des uns la lâcheté des autres,  les récits du naufrage, les conséquences, la recherche de l'épave, les objets retirés du sanctuaire marin et les progrès techniques qui ont permis d'analyser le désastre et d'en comprendre les causes et le déroulement m'intéressaient tout autant.

Le film de James Cameron de 1996 par l'incroyable qualité de sa documentation avait donné un "coup de frais" à cet intérêt jamais affaibli pour le géant des mers.

J'ai regardé distraitement, sur ma chaîne de prédilection, "National Geographic" la soirée consacrée à ce célèbre bateau. Les prouesses techniques permettent de tout comprendre et de tout savoir et cette connaissance... supprime quasiment l'intérêt en tuant le mystère et la légende. Les reconstitutions en 3D, la traque des détails, les hypothèses séduisantes balayées par l'analyse et le sérieux des spécialistes tuent dans l'oeuf toute velléité de rêver à ce navire perdu au fond de la nuit Atlantique en avril 1912.

En faisant travailler non l'imaginaire mais le rationnel le naufrage de "l'insubmersible" Titanic étudié par des savants devient ennuyeux. Je me fiche de la qualité des rivets et du modèle de radio monté à bord. Voir des spécialistes essayer in situ les fusées de détresse employées ce jour là m'apparaît un peu ridicule. Trop de savantes recherches. Trop de calculs. Trop d'ingénierie.

Et puis, il faut bien le dire, notre chère Humanité a connu tellement de catastrophes infiniment plus mémorables et meurtrières que les 1496 morts du naufrage paraissent lointains et peu nombreux.

Pour mémoire, et juste en rappelant d'autres naufrages,  je citerais, dans le désordre, les catastrophes maritimes du "Lusitania", du "Wilhelm Güstlof", du "Herald of free enterprise" et du "Joola" pour ne citer que ceux qui me viennent en tête en matière de naufrages.


 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires