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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 07:00
ParisParis

Comme le fils Dutronc "j'aime plus Paris" tout en l'adorant. J'ai quitté la "ville lumière" il y a maintenant 25 ans et je ne l'ai pas oubliée. Chaque fois que j'y reviens son odeur, ses bruits (Paris est une ville très bruyante), sa circulation, son ciel, ses monuments -j'arrête là la litanie- tout me replonge dans une passion lointaine mais pas éteinte.

Lorsque je reviens à Paris je suis comme transplanté dans mon milieu vraiment naturel: je connais les codes qui me reviennent d'un coup et je plais soudainement plus. J'attire plus les regards à Paris que nulle part ailleurs et c'est un plaisir de connaisseur.

La rapidité qui est une obligation parisienne me revient aussi et la langueur provinciale me semble subitement agaçante.

J'aime la hargne de la capitale, sa colère à peine contenue, ses mauvaises manières et jusqu'à son accueil rien moins qu'aimable. Dès l'aéroport on sent qu'on n'est pas là pour rigoler et qu'on a tout intérêt à filer doux ou à avoir des arguments valables. La démarche est rapide et le verbe haut.

Les filles et les femmes sont plus belles à Paris que partout ailleurs. Oui, même qu'à Cuba. Et elles s'habillent bien et donnent un sentiment de liberté.

La ville s'est à la fois très embourgeoisée et marginalisée: on y croise des gravures de modes et des martiens. des tatoués, des pantalons trouées qui cohabitent mieux que partout ailleurs. La ville est riche et de bon goût: elle le sait et s'en montre fière.

La musique de Paris est rapide: c'est un rythm n'blues violent et syncopé. Sonneries deux tons et décidées des voitures de police ou des motos. Xlaxons furieux des autos et des bus, sirènes de chantiers, marteaux piqueurs et métro sur pneus.

On traverse n'importe où et on engueule celui qui vous le reproche véhémentement.

Les arbres sont taillés au plus près (quand ils ne sont pas coupés) et la verdure semble être juste un prétexte. Les squares et jardins sont des ilôts naufragés et restent menacés.

Lorsque l'avion atterrit je suis en joie, lorsqu'il décolle, 2 à 3 jours plus tard, et qu'on annonce la descente vers ma ville du sud je suis heureux. Paris, aujourd'hui, je le déguste comme un bon cru classé ou un met fin: de temps en temps et peu à la fois.

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