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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 07:00

J'ai été, comme tout le monde je crois, ébouriffé par ce que j'ai pu voir de la conférence de presse du Président des États-Unis d'Amérique Donald J. Trump le 7 novembre 2018 pendant laquelle il a insulté le correspondant de CNN à la Maison Blanche et invectivé presque la totalité des journalistes présents.
Ce Président-là est tout simplement une calamité et il fragilise la démocratie au moins autant que certains dictateurs sans foi ni loi.

Parce qu'il réécrit l'Histoire, parce qu'il ment, parce qu'il arrange la vérité à sa sauce il donne de son pays une image salie, brouillonne et ridicule, abjecte même, qui fait le jeu de ceux qui se considèrent comme nos ennemis.
Pour une partie du monde, pas la plus intéressante ni la plus ouverte, un tel Président à la tête du pays le plus riche et le plus puissant de la planète est une "divine surprise". Divine étant à prendre au pied de la lettre.

Ce Zantafio à la mèche blonde, ce matamore de carnaval détruit la confiance et les traités avec une désinvolture et une bêtise qui pourrait, à la fin, coûter très cher aux pays qui traitent et commercent avec les U.S.A.

Revenons à cette conférence: il faut, sans remonter à Mussolini, faire un bond en arrière de 10 ans pour retrouver cette gouaille, cette grossièreté, cette vulgarité, cette bassesse et, disons le tout net, cette nullité à ses devanciers Berlusconi l'Italien et Sarkozy le Français qui les avaient inaugurées à ce niveau de responsabilité. Qui a oublié les "oui, M'sieur Joffrin" de l'ex-Président Sarkozy?

Que la presse le gêne on en convient et on peut comprendre que le mépris qu'elle témoigne à ce Président cependant légalement élu l'exaspère.
Que cette presse soit agressive, injuste, de parti-pris, parfois hautaine et souvent incompétente nul n'en disconvient.
Je ne jurerais pas, d'ailleurs, que la presse d'outre-Atlantique soit aussi mauvaise que la presse hexagonale mais si c'était le cas ça excuserait -presque- Donald.

Je redeviens sérieux pour dire que la Presse n'a pas à plaire au Président ni encore moins à le servir. La "Pravda" n'a jamais été un modèle. Par contre elle doit informer, informer encore, informer toujours avant de  commenter et de donner des avis sous forme d'oukases.

En la rabaissant, en l'humiliant et en lui niant toute utilité autre que de propagande l'homme au teint orange et à la cravate rouge se conduit comme un satrape stalinien. Il veut une presse aux ordres et qui serve une soupe épicée selon sa recette: un rêve totalitaire.

 

 

 

 

 

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