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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 07:00

Cette affaire du Brexit est une calamité mais il faut bien comprendre que le vote des Britanniques, malgré la campagne de désinformation et les méthodes de gangsters modernes des partisans de la sortie de l'Europe est sacré et ne peut être remis en cause. "Ils" ont dit we leave à 51,9% des voix et, en démocratie, ça ne se remet pas en cause.

Nous, Français, avons connu la honte et le déni de démocratie du vote non au référendum sur la constitution de l'Europe qui s'est transformé en oui par un traité de Lisbonne voté par la représentation nationale. Je suis persuadé que cet acte gravissime contre le suffrage universel est le coup le plus grave supporté par la démocratie Française et qu'il compte pour beaucoup dans le marasme politique actuel et dans la levée en masse des gilets jaunes. En résumé: on interroge les Français, ils donnent une réponse claire, un non massif et sans appel, on "tripatouille" et ils disent oui.... drôle de conception de la politique.

Certains, de l'autre côté de la Manche, sont tellement -on les comprend ou on peut les comprendre- déçus qu'ils rêvent tout haut d'une pirouette comme celle de Sarkozy et de Bruxelles. On "re-voterait" ou on passerait outre le vote initial.

Après le vote Trump et ses peu ragoutantes coulisses, après la vague d'extrême-droite qui atteint l'Europe cette affaire du Brexit qui n'en finit pas montre que le plus grand danger qui guette le monde n'est pas le manque d'informations mais la désinformation. Les Britanniques ont été les victimes d'une campagne mensongère efficace qui n'a reculé devant rien pour atteindre son objectif.

Si les citoyens acceptent d'être manipulés et ne font pas l'effort de s'informer la démocratie périra sous les coups de gens comme Trump ou Boris Johnson.

Les coups portés à la démocratie par David Cameron, premier ministre qui a joué à pile ou face l'avenir de son pays pour de minables raisons personnelles ou par Nigel Farage aux noires intentions planquées derrière des mensonges sont de ceux dont la Grande Bretagne se relèvera. Il n'empêche: nous, électeurs européens, ne nous sommes pas assez intéressés à l'Europe qu'on a construite. Elle ne nous plaît pas et il est difficile de la changer. En sortir paraît encore plus compliqué.

Envoyer au parlement Européen ses ennemis les plus acharnés porte ses fruits vénéneux. Et l'on s'apprête, en Europe, en mai prochain, à recommencer. N'apprenons nous jamais de nos erreurs?

 

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