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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 07:00

Pour ma génération ("baby boomers") un médecin, en principe, est une personne, mâle ou femelle, qui détient un pouvoir né de son savoir. A priori ses diagnostics sont justes et ses préconisations ne souffrent pas de discussion et, encore moins, de contestation.

Françoise, qui a longtemps vécu à la Réunion et qui est infirmière de formation a moins de révérence face au corps médical. Elle considère qu'il y en a de bons et de moins bons. Ces derniers elle les appelle du drôle de nom de "médecins à l'eau sucrée". L'image est belle, amusante et parlante.

Et c'est vrai, certains médecins vous prescrivent du Doliprane et vous consentent quelques séances de kiné en espérant que, pour cette fois, vous vous en contenterez. Je ne suis pas de ces patients qui squattent les salles d'attentes de médecins et qui ont besoin de contre-visites pour accepter le diagnostic. Au contraire. Mais je sais aussi si du paracétamol est suffisant pour endiguer une douleur vive et persistante...

Lorsque vous avez le malheur de commencer à vous "déglinguer" tout le monde -par gentillesse- vous conseille de voir un-tel, d'essayer l’ostéopathe, l'imposition des mains, les huiles essentielles, les cures de thalassothérapie, l'acupuncture et j'en oublie.

Vous entrez dans le cercle infernal et infini: visite médecin généraliste-médecin spécialiste-analyses- radios (ou scanner ou IRM ou les 3), réception des analyses, pharmacie, retour au médecin 1. Et, souvent, n'êtes, à ce stade, pas plus avancé qu'au début du process.

A ce stade deux possibilités: vous continuez et recommencez les consultations, vous vous découragez et commencez une automédication qui soulage ce qu'elle peut.

J'ai vu un spécialiste,  dans une clinique elle aussi spécialisée. 6 minutes de consultation, déshabillage compris (NDLR: record de Chirac battu!) pendant laquelle cet homme important a dicté ses conclusions sur un petit appareil. 45€ vite gagnés et qui ne sont pas seuls: rendez-vous donnés à deux mois et salle d'attente débordante d'éclopés.

Entre la philosophie d'autrefois ("moins on voit le toubib, mieux l'on se porte") et celle d'aujourd'hui ("un bobo  le docteur, une douleur; les urgences") la marge est étroite.

Je vais être obligé de m'interrompre dans l'écriture de ce post: je dois aller faire faire la prise de sang. Après j'irai à la pharmacie puis...............

 

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