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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 07:01

Avec mon divorce en 2009 je place mon licenciement "pour insuffisance professionnelle entraînant une insuffisance de résultats" (sic) en 2007 comme un des plus mauvais moments de ma vie.
Je reconnais aussi aujourd'hui, pour la 1ère fois, que l'un et l'autre de ces deux évènements juridiques ne sont pas étrangers l'un à l'autre.

J'avais une ancienneté de 20 ans dans la fonction maritale et une expérience de même durée dans l'entreprise qui m'a congédié avec une dureté que je trouve, plus de 10 ans plus tard, toujours injustifiée.

Ma présence dans cette société pendant deux décennies faisait que je la connaissais bien et en particulier que j'en savais les points forts mais aussi les points faibles. Si cette trop grande familiarité avec l'entreprise m'empêchait de la vendre à l'extérieur il aurait fallu s'en rendre compte plus tôt.

Je crois m'être dépensé sans compter à tous les postes que j'ai occupés et regrette presque de tant l'avoir fait quand je constate comment cela s'est terminé et certains soucis physiques qui en découlent peut-être.

Trêve de regrets j'ai été "recraché comme un noyau de cerise" et ai contesté mon licenciement -notifié dans des conditions abjectes- et réclamé des dommages et intérêts que j'ai obtenus après 3 ans de procédure prudhommale. La société a fait appel et a été condamnée plus sévèrement.

Chaque fois que je pense à cette triste affaire je sens la colère monter non pour le licenciement en lui-même (j'ai continué ma vie professionnelle avec des hauts et des bas mais plutôt de manière satisfaisante) mais pour les circonstances pourries qui ont été les siennes. Un larbin a été chargé des basses œuvres (de la notification du licenciement à la réception de l'ordinateur et à la voiture de fonction) tandis qu'un autre, futur PDG, me parlait en inadmissible "complicité" pour mieux me piéger.

Une froide violence m'envahit quand je pense à ma solitude, mon inquiétude, la tristesse que "ça" se termine comme ça lorsque tout a été consommé et que je ne faisais plus partie des cadres de la boîte.
Encore aujourd'hui je serre les poings en pensant à V.M****, minable factotum chargé de me virer, que j'espère un jour rencontrer inopinément pour lui faire une tête au carré ultra-méritée.

Le gain substantiel au prud'hommes n'a pas complètement aboli la violence du départ et, j'ose un mot ridicule mais qui le et me définit, son "inélégance".  Après 20 années dans cette société j'estimais mériter des égards! On est naïf ou on ne l'est pas.

 

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