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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 07:00

Il y a de cela une dizaine d'années (sans doute plus) j'avais lu l'intégralité ou presque de l’œuvre traduite disponible en Français de l'écrivain Britannique George Orwell, souvent cité pour son fantastique livre "1984" (malheureusement ce livre est souvent cité en référence par des gens qui ne l'ont pas lu ou qui l'ont mal lu) et dont, de ce côté de la Manche, on connaît surtout "1984" donc et "La ferme des animaux" alors qu'il a écrit des romans, des essais et des carnets absolument remarquables et qui n'ont pas tellement vieillis.

La grande affaire de la (courte) vie de cet homme si intéressant est la politique. L'organisation de la société humaine. La justice. le Droit et, naturellement la guerre puisqu'il vécut la seconde et fut influencé par la 1ère guerre mondiale et la fin de la colonisation de l'Inde par l'armée anglaise qu'il vit de près.

J'avais conservé, j'ai conservé ces livres sous plastique parce que je me doutais qu'on ne les rééditerait pas tous et qu'ils étaient tous intéressants.

J'ai parcouru récemment "tels, tels étaient nos plaisirs" de 1947 qui contient des pages sur Salvador Dali, Arthur Koestler (autre personne remarquable et oubliée), la bombe atomique, Gandhi et... son enfance dans le système des "publics schools" anglaises entre les deux guerres. L'essai qui a donné son titre au recueil est incroyablement prenant: Orwell se souvient de son enfance, de sa condition, des rapports sociaux et entre enfants et les restitue avec une vérité palpable. il donne de l'enfance et des pensées qu'il avait alors une image forte et douloureuse qui verse dans l'Histoire, la Sociologie, l'Education et même la politique. On est loin des élucubrations freudiennes.

Orwell est de ces écrivains dont l'écriture diminue les distances. Lorsqu'il s'exprime ce n'est pas un homme mort depuis 70 ans qui le fait mais quelqu'un de proche dont la pensée se déploie en temps réel comme s'il était près de nous.

Notre époque l'a "réduit à 1984"... c'est déjà pas mal mais c'est une trahison, Orwell a écrit des pages indispensables qui marquent la vie de ceux qui ont la chance de les découvrir. Le très court récit "Une pendaison" (1931) publié dans l'ouvrage "Dans le ventre de la baleine" illustre la condition humaine, chère à André Malraux et y est dépeinte, sans fioritures excessives.
 

 

 

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