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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 07:00

La télévision encore. En l'occurrence "Rembob'INA" présentée par Patrick Cohen et diffusée sur LCP, la chaîne Public Sénat et de l'Assemblée Nationale diffusait un film, dimanche 19 janvier 2020, consacré à la campagne municipale de Paris 2001 qui vit le PS, en la personne de Bertrand Delanoë cueillir l'Hôtel de ville de la capitale.

Intitulé "Paris à tous prix" ce documentaire en deux parties donnait une image effroyable de la politique et aussi l'envie de jeter sa carte d'électeur aux égoûts.

Des personnalités de premier plan de la politique nationale, et non des moindres, donnaient une image pitoyable d'elles-mêmes. Edouard Balladur, Philippe Seguin, Jack Lang étaient gênants et leur agitation faisait honte à voir. Des seconds couteaux étaient pires encore tels Jean-François Probst, Bernard Bled, Françoise de Panafieu, Roxanne Decortes, Daniel Vaillant et les soutiens de Jean Tibéri.
Enfin deux se détachaient du "lot"; l'un par sa personnalité ennuyeuse et son ton pontifiant (Bertrand Delanoë) et l'autre, le maire sortant, par l'impression tenace qu'il donnait d'être la "victime expiatoire", celle de payer pour d'autres. Pour un autre pour être exact.

L'enjeu était donc de conserver la mairie de Paris maintenant que Jacques Chirac était Président de la République pour la droite, de la prendre pour la gauche. Avec, on le sentait, des chances d'y parvenir pour ces derniers.

Jack Lang, pas encore lifté mais déjà lui-même, infatué, pédant, méprisant, sûr de son bon droit et, reconnaissons-le, idolâtré par des partisans sans recul, consterne par sa démagogie. Lui et Ségolène Royal mais aussi beaucoup qui ont approché Mitterrand possèdent cette morgue insupportable.

Depuis sa mort Philippe Seguin est intouchable. Il disparaît sous l'encens. Le moins que l'on puisse dire est que ce film ne le sert pas. Quel caractère! quelle suffisance! odieux.

Edouard Balladur est exactement tel que l'on s'en souvenait: une caricature de l'élite bourgeoise Louis-Philipparde. Il sent la porcelaine de Sèvres et les couverts en vermeil. Quel ennui, quelle insondable conscience de classe.

Viennent ensuite les deux personnages les plus révoltants pour l’honnête électeur. Les deux sont décédés aujourd'hui. Jean François Probst et Jacques Dominati sont ce qu'il y a de pire en politique mais pas seulement en politique. La bêtise, la veulerie, la méchanceté, la bassesse et le contentement de soi sont leur apanage. Ils font peur.

Dominati*, qui lance son fils à l'époque du tournage du film, comme un crémier le sien, est la caricature de la politique en France. à vomir.

Delanoë, qui sera finalement élu maire de Paris (on l'avait déjà oublié!) est le moins affreux des pantins qui se chamaillent sur l'écran. Il est rasoir comme un jour de novembre mais honnête et on le sent intègre. Mais dogmatique, sectaire, pontifiant.

Tout le reste est constitué de visites, de meeting, de rencontres, d'interviews, de journaux télévisés et de documents qui montrent que, déjà en 2001, le "vieux monde" devait (aurait dû) disparaître sans laisser aucun regret.

Quiconque a vu Jean-François Probst téléphoner à un élu soutenant Séguin pour le faire changer d'avis (en le menaçant) doit trouver des qualités à son milieu professionnel: on y rencontre moins d'authentiques salauds.

* C'est avec François Copé le personnage politique le plus abject que j'aie vu à ce jour

 

 

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