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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 07:00
Let it Be, le dernier disque des Beatles a 50 ans cette année
Let it Be, le dernier disque des Beatles a 50 ans cette année

"Let It Be" (ex-"Get Back") avant d'être un disque fut un film qui, sans que ça ait été prémédité montrait sans fard la déréliction du groupe et la séparation des Beatles en temps réel.

Il fut programmé en exclusivité, entre autres, dans le classieux cinéma "Le Mayfair", Avenue Paul Doumer à Paris XVI ème, en V.O s'il vous plaît. J'avais fait du baby-sitting pour pouvoir m'offrir la séance de cinéma et étais sorti enthousiasmé par la musique, navré par l'atmosphère lugubre du film.

On le sait, "Let it Be", sorti en mai 1970 est l'avant dernier album enregistré des Beatles mais le dernier sorti. Enregistré "dans les conditions du direct" il était moins travaillé et abouti que les trois albums originaux qui l'avaient précédé. Lorsqu'il fut publié le groupe n'existait plus et les quatre étaient brouillés.

Glyn Johns puis Phil Spector se sont succédés à la production tandis que George Martin, le producteur historique du groupe était écarté. L'album mit du temps à devenir celui qui est mondialement connu et les titres choisis pour y figurer fluctuèrent.

A l'origine, Paul McCartney souhaitait un album de retour aux sources, de musique brute et de morceaux enregistrés en 1 ou 2 prises, voire en public mais la décomposition du groupe, les séances d'enregistrement filmées et la qualité "inférieure" des titres (George Harrison réservait ses "bonnes" compositions à son futur album solo et délivra deux titres assez médiocres) enregistrés sur une longue période ne permettait pas d'atteindre le niveau d'"Abbey Road". Loin de là.

Mais "Let it Be" est un album des Beatles et, même moins bon que les autres, ça reste un monument. McCartney signe les 3 tubes du disque ("Let it be", "Get Back" et "The Long and Winding Road") tandis que John Lennon livre le minimum syndical ("Across the Universe"). les deux compositeurs cosignent et chantent deux titres mineurs mais sympathiques ("Two of us" et "I've got a feeling") 3 morceaux, sans être indignes, sont dispensables ("I me mine", "Dig a Pony", "One after 909") et deux n'ont rien à faire là ("Maggie Mae" et "Dig it").

Le "For You Blue" du guitariste est sympathique mais léger. Au total un album en demi-teintes qui n'a rien ajouté à la légende mais n'a pas contribué à la détruire. Il ressort de l'écoute de l'ensemble des titres une fraîcheur surprenante.

On le sait l'album, avant d'être présenté au public (dans une présentation cartonnée magnifique mais chère et fragile contenant le disque 33t 30cm et un livre de photos et de dialogues du film) les bandes ont été traitées un peu lourdement par Phil Spector qui a ajouté des chœurs féminins, des violons, un grand orchestre et autres surcharges qui ne furent pas au goût de McCartney qui ne fut pas même consulté.

Il eut, par la suite, la possibilité d'interpréter "ses" chansons dans la version qu'il avait alors en tête. Il refit même publier "Let it Be" ("Let it Be...naked") en 2003 avec "Don't let me down" de John à la place des 2 mauvais titres cités plus haut et qui correspondait à ce qu'il avait alors en tête en débutant les séances marathon de répétitions.

Cette année sera celle du cinquantième anniversaire de la sortie de cet ultime album du groupe qui "inventa" la Pop. J'aurais été le premier à en parler!

 

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