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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 07:00

Parmi les dernières stars authentiques du cinéma américain les octogénaires Robert Redford et Jane Fonda ont assurément leur place. Dans les toutes premières.

Ces deux là ont déjà joué ensemble dans le surprenant "Cavalier électrique" de Sydney Pollack (1979)  dans "La poursuite impitoyable" de Arthur Penn (1967) et dans "Pieds nus dans le parc" (1967). Ils se sont aussi croisés  sur le tournage de "la tête à l'envers" de Joshua Logan (1960) dans lequel Redford n'était qu'une silhouette.

Aucune rencontre digne de ces deux géants dans un film incontestable alors que chacun possède une filmographie exceptionnelle. Redford aligne "l'Arnaque", "Butch Cassidy et le kid", "Brubaker", "les trois jours du Condor", "les hommes du Président" et "Gatsby le magnifique" tandis que Fonda est à l'affiche de "Julia", "Barbarella", "Klute", "Stanley et Iris", "Agnès de Dieu", "le syndrome chinois"...

Pour Netflix Redford a produit "Nos âmes la nuit" (titre idiot) qui les réunit. C'est un film qui frôle le mélo sans tomber dedans. Redford y fait du Redford (ours bienveillant regrettant ses erreurs passées) tandis que Fonda est en adéquation avec son image publique: femme libérée, encore séduisante, optimiste et volontaire. C'est, malgré un doublage assez mauvais, un plaisir de voir ces deux "monstres sacrés" se donner la réplique dans une histoire 100% américaine avec communauté villageoise indiscrète, (belles) familles envahissantes, paysages stupéfiants de beauté, soucis et drames du quotidien, bons sentiments (à la limite de l'indigestion: fils se sentant mal aimé, petit-fils adorable mais négligé, regrets de l'enfance et des relations parents-enfants qu'on a "loupées" etc).

C'est un film américain. On a donc la voiture à plateforme, le chien, les maisons à véranda, l'initiation du petit au base ball et une référence permanente à l'institution numéro un: la Famille. Dieu que la vie semble étouffante dans cette province blanche!

Bien sur ils s'aimeront et ce ne sera pas ridicule. Une certaine discrétion, une forme de pudeur empêche les scènes d'affection d'être casse-gueules.

Un joli petit film qui contrebalance les "blockbusters" avec des morceaux de super-héros dedans. Et le plaisir de constater qu'un bon acteur, une bonne comédienne le restent au-delà des 60, 70, 80 ans. Ces deux-là ont peut-être connu le bistouri (?) mais ils sont restés reconnaissables.

 

 

 

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