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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 07:00

C'est une affaire de goût et chacun possède le sien, que l'on partage ou pas.
En me levant ce matin j'ai déduit de l'entente de la voix très particulière du chanteur Christophe sur France Inter qu'il était décédé. Il ne m'avait pas échappé qu'il était sous respirateur, atteint des complications du Covid.19. J'ai trouvé qu'on en faisait trop.

Je reconnais qu'avec des gens comme Gainsbourg ou Polnareff il dominait de très loin la "variétoche Française" (notez que ce n'était pas très difficile!) et qu'il avait un son, un ton bien à lui.

Curieusement il a été dit qu'il était mort de "complications pulmonaires". Comme le Sida jadis ou le cancer encore, le Coronavirus serait-il "honteux" au point de n'être cité que par des périphrases?

Nicolas Demorand, à l'écoute d'un extrait de chanson de Christophe, a dit qu'il était "sublime". Personnellement, cette voix très haut perchée et ces musiques éthérées ne m'ont jamais touché. Je n'étais sensible ni à sa voix ni à ses sons.

Mais,  comme Alain Bashung, Christophe possédait des légions d'admirateurs qui étaient capables de gloser sur des détails de sa biographie (ou de sa discographie). On s'étendait des heures sur sa période Jean-Michel Jarre ou sur telle ou telle anecdote fumeuse. Même mon ami Lambert était capable de parler de lui comme d'un artiste immense, lui qui sait ce qu'artiste veut dire.

Rebecca Manzoni, chroniqueuse musicale sur la radio publique traitait la nécro de Christophe comme s'il s'était agi de Louis Amstrong, de Mick Jagger ou de Franck Sinatra. Pas moins.

Allez! je fais un aveu. je n'ai jamais eu la curiosité (ni l'envie) d'écouter Christophe. Rebuté? je l'étais par ce que chacun pouvait connaître de lui, Aline, les mots bleus et les marionnettes.

 

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