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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 07:00

J'ai raconté ici les circonstances qui nous ont transformés, Françoise et moi, en jardiniers bobo et bio. Depuis le 1er juin nos progrès sont considérables et notre production pléthorique. Nous avons dégusté, jusqu'à l’écœurement, des courgettes, des tomates, des aubergines et des concombres avant que les premières pluies ne nous fassent retomber sur terre.

Entre temps il a fallu s'opposer aux lapins et aux ragondins qui nous disputaient notre production verte. Nous avons dû installer un second grillage en partie enterré de 70 cm aux mailles serrées pour lutter contre les voleurs de carottes, de blettes et de haricots verts. Il a aussi fallu transformer une bête palette de bois en un portail stylé prêt à affronter les frimas occitaniens.

Nous avons eu affaire à un bandit qui nous a posé sur le terrain une (laide) cabane de chantier qu'il a cessé d'installer dès qu'il a touché une enveloppe de notre part. Trop riche? trop pauvre? on ne le saura jamais mais c'est ainsi; la cabane de jardin est laide et inachevée et aucune porte ne vient sécuriser son contenu...

Le "jardinier" à qui nous succédons avait sans doute un passé de collectionneur de déchets. Nous avons jeté des dizaines de sacs remplis de pots cassés, de ficelles emmêlées, de papiers, de bouchons et d'outils déglingués.

Spontanément des rosiers, un figuier, de la passiflore, des artichauts et des "arbres à papillons" ont poussé là où nous n'avons rien planté. Je suis fou de ce jardin!

Samedi nous avons entrepris de nous débarrasser d'un réservoir à déchets verts qui prenait de la place et était moche. Je l'ai abordé très précautionneusement parce que je soupçonnais la présence de serpents. Tout y concourrait: les lierres épais, l'herbe décomposée, les feuilles accumulées et l'humus chaud. Aux deux tiers du réservoir et trois ou quatre brouettes vidées plus loin, Françoise est tombée sur une vipère, surprise (elle devait hiberner depuis peu) et doublement furieuse d'être dérangée et de ne pouvoir s'échapper.

L'animal sifflait et s'agitait tant qu'elle en est devenue dangereuse pour nous. Françoise est Ariégeoise et a vu, enfant, comment on détruisait les serpents venimeux. Elle a hésité car elle sait que je voudrais ne plus tuer un animal jusqu'à la fin du reste de ma vie, puis a asséné à la vipère un coup de pioche qui l'a dissuadée à jamais de siffler.

Concomitamment et pour nous pardonner deux superbes faisans mâles sont partis de la haie proche et nous ont survolés en criant. 

 

 

 

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