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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 07:00

Je terminais hier mon post en citant cette pauvre Charlotte Gainsbourg dont le seul talent est d'avoir été "la fille de.". J'ai vu, juste avant que le couvre-feu ne soit imposé, au joli théâtre toulousain "le Bijou", un spectacle musical consacré au Serge Gainsbourg de ses débuts, de 1958 à 1965, des albums "Du chant à la une..." à "Gainsbourg confidentiel". Pas la période la plus connue mais intéressante à plus d'un titre.

D'abord parce que l'écriture est là, dès le premier album. Un style est né, personnel et inimitable. Il chante à cette époque (contrairement au "talk over" qu'il utilisera ensuite) et s'il ne rencontre pas encore le succès les éléments de celui-ci sont déjà là: paroles provocantes et/ou à double sens, allitérations splendides, musique (du jazz en majorité) recherchée et chansons construites autour d'une idée. Gainsbourg maniait la langue Française à la perfection et il connaissait la musique!

Des titres comme "en relisant ta lettre", "l'eau à la bouche", "les femmes des uns sous le corps des autres" étaient déjà des joyaux qui ne déparent pas dans une discographie qui en comptera beaucoup (mais aussi pas mal de déchets*).

Le succès discographique n'a pas été immédiat et Gainsbourg a pas mal ramé avant d'être le dandy en repetto qui se caricaturait lui-même tout en ayant des éclairs de génie (presque) jusqu'à la fin.

Beau spectacle, surprenant et admiratif juste ce qu'il faut. "Gainsbourg confidentiel" rendait justice à l'auteur du "Requiem pour un con" en démontrant que, s'il était quelquefois parasité par le chanteur, l'auteur-compositeur méritait largement sa ferveur post-mortem.

 

* quelques exemples de titres sans intérêt: "Des vents, des pets des poums", "Paméla Popo", "Sea, sex and sun", "l'ami-Caouette", "You're under arrest", "Bubble-gum" etc.

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