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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 08:03

Ainsi il aura fallu la Covid-19 pour venir à bout de Valery Giscard se disant d'Estaing. Trente-neuf ans après sa défaite électorale humiliante de laquelle il ne s'est jamais remis les portraits, nécrologies et éditoriaux avaient tous le même ton: peu de regrets pour un homme dont la personnalité et le caractère avaient contaminé l'action.

Président tout juste passable, seule son action européenne restera à son actif. On dira: "Vous oubliez un peu vite les avancées sociétales", je répondrais: "Lui ou autre les aurait faites, elles étaient dans l'air du temps, la majorité à 18 ans était une nécessité tout comme l'IVG. Ses "amis" politiques ne le suivaient d'ailleurs pas et les votes ont été obtenus en y joignant ceux de la gauche d'alors.

Alors... rien de bien sous ce long septennat qui va de 1974 à 1981? si! la palinodie des relations Franco-centrafricaines qui culmine avec le couronnement de l'Empereur Bokassa 1er, la mort violente et suspecte de 3 ministres (Jean de Broglie, Joseph Fontanet et Robert Boulin), la haine entre le Président de la République et son premier Premier ministre, un accueil empressé à l'Ayatollah Khomeini, Mao qualifié de "phare de la pensée", une politique faite pour 20% de la population la plus à l'aise, des gadgets médiatiques et une fin de mandat coincée.

Quant à Giscard lui-même j'ai souri  en entendant que la famille voulait des "obsèques strictement familiales": à 94 ans et avec sa personnalité ce ne sont ni les amis ni les chefs d'État qui allaient se déplacer en masse et saturer le protocole! Et puis... Notre Dame a brûlé ce qui le prive d'obsèques comme ses prédécesseurs ou successeurs.

Les faux-culs et les  lèche-bottes parlaient de ses faits de résistance (je crains que le papa du susdit en ait de moins avantageux à faire valoir), de son accordéon, du foot et des repas chez l'habitant... Attendrir le gogo est un art.

La prétention à s'anoblir en rachetant la particule puis l'Histoire d'une famille honorable mais éteinte en rachetant son château puis en s'accaparant la notoriété passée est une de ces petitesse que n'effacent ni un bon pédigrée et le fait d'être né dans un milieu très aisé.

Je ne parlerais pas ici de "l’œuvre littéraire" du défunt Président. Ça nous aurait diverti mais l'Académicien qu'il fût n'avait aucun sens de l'humour.

De profundis!

 

 

 

 

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