Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 07:00
Quand la pub se fait pincer pour des dessins datant d'un siècle

La publicité, cache-sexe de la bonne vieille réclame d'autrefois n'invente jamais rien. Elle recycle des musiques, des images ou des légendes du passé. Un parfum industriel reprend du Bowie de 73 et se croit dans le coup.                                                               En matière de musiques elle a d'ailleurs tendance à faire son marché dans des ersatz. Ça ressemble à Radiohead mais... ça n'en est pas. Cet air? ce n'est pas... Non! ça s'en inspire -jusqu'à la parodie- uniquement. 

Je ne vais pas recommencer mon couplet sur (ou plutôt contre) la pub cette activité parasitaire et dérisoire.

Sauf que je vais pouvoir, par son intermédiaire, citer le peintre Egon Schiele (1890-1918) et dire tout le bien que j'en pense. Et d'abord que je le considère comme très supérieur à Francis Bacon dont l’œuvre me le rappelle à certains égards. 

Schiele, on le sait, a peint des nus tourmentés qui restent "subversifs" cent ans après. Une entreprise de communication britannique, nom plein de prétention que se donnent les mercenaires de la lessive, a utilisé des nus d'Egon Schiele pour alerter les usagers du métro de Londres de l'existence d'une exposition sur la peinture Viennoise du début du XXème siècle. Des critiques allant crescendo ont exigé que l'on cache ces nus indécents.

la campagne a dû être interrompue et des affichettes collées sur les sexes malséants.

Il vaut en effet mieux se fier à des valeurs sûres comme la laitière!

Partager cet article
Repost0

commentaires