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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 07:00
Galère aérienne

La crise sanitaire, on le sait, a affecté au point de le mettre en danger de mort, le secteur aérien. On le sent, on le pressent, voyager par avion ne sera plus comme avant la Covid-19: plus chers, moins nombreux, réservés aux longues distances et n'offrant plus que des services payants, les vols seront sans doute réservés à une élite fortunée et aux hommes d'affaires. 
On dit, à ce propos, tout et son contraire: des compagnies seraient au bord de la faillite, le modèle "low cost" serait à l'agonie tandis que d'autres, aussi bien informés, prétendent que la croissance du secteur va reprendre rapidement pour atteindre et dépasser ce qu'elle était en janvier 2020. Les seconds affirmant que le "low cost" sortira consolidé de la dépression. Qui croire? comme les spécialistes en infectiologie les spécialistes du transport aérien ne sont d'accord sur rien.
Le client des compagnies aériennes ne sait à quel jet se fier et s'en remet à la chance lorsqu'il paie -plus cher- le billet qu'on veut bien consentir à lui vendre.

Avoir été débité du montant du vol ne signifie aucunement que le A320 aux couleurs de la compagnie sera au hub au jour et à l'heure dits. Les vols sont modifiés, suspendus, retardés ou annulés et, voyageur sans défense, vous devez vous adapter. C'est à vous d'imprimer votre carte d'embarquement, de passer des heures au téléphone pour trouver une solution de rechange, de vous faire rembourser bref, de vous muer en agent de voyage stoïque et inventif.

Plus qu'avant la crise les correspondances sont compliquées quand elles ne sont pas impossibles. Le personnel au sol est pourtant inoccupé puisque de 10 à 30% des vols seulement sont assurés. Inoccupé signifie aussi indisponible. Il faut le savoir.

Les aéroports sont vides comme ils ne l'ont jamais été. La vie les a déserté: restaurants et boutiques fermés, longs couloirs vides de passagers... on dirait des films de science-fiction.

Récemment la compagnie Corsair (groupe Air France si je ne m'abuse) a jugé nécessaire d'annuler le vol Toulouse-Ajaccio de vendredi après-midi (départs en vacances). Aucune autre possibilité que sauter dans la voiture et d'aller à Marseille-Marignane "attraper" un Marseille-Ajaccio.

A nos frais, sous une pluie battante, avec le couvre-feu et un timing d'enfer... On se serait cru revenu au temps d l'Aéropostale et de Guynemer!

Je ne voudrais pas avoir l'air pessimiste mais la sortie de pandémie risque de ne pas être une partie de plaisir!

 

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