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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 07:00

Je voudrai, rapidement rassurez-vous, dire quelques mots sur le livre qui a tant fait parler de lui en ce début d'année. Il s'agit, évidemment, de "La Familia grande" de Camille Kouchner. 

Je l'ai offert à F*** qui l'a lu d'une traite et me l'a commenté au fur et à mesure en ponctuant ses commentaires sur le vif d'un définitif et répété: "ils sont branques ces Kouchner".

Après qu'elle ait prêté le livre à une dizaines de ses amies qui piaffaient en attendant leur tour, celui-ci est resté sur la table basse et je l'ai parcouru.

Comme on disait autrefois: "les bras m'en sont tombés". Quelle bande de dingos, quels spécimens de personnes n'ayant pas les pieds sur terre, quelle originalité frelatée, quelles intelligences dévoyées ...

Je m'étonne qu'on n'ait pas plus souligné, dans le tintamarre médiatique, à quel point tous ces "happy fews" vivaient en vase clos et prenaient pour des engagements l'adhésion à tous les errements politiques du moment. Castro, Guevara, le Chili comme "laboratoire socialiste", la libération des mœurs vécue entre soi mais imposée aux plus jeunes etc. J'étais étonné d'être interloqué par certaines descriptions qui montraient que non seulement la "gauche caviar" existait mais, en plus, qu'elle était bien pire que ce qu'on imaginait.

En fin de compte l'adultère glorifiée et vécue au grand jour et le fait de ne porter ni culotte ni soutien-gorge pour les femmes tout en s'exhibant en toute occasion  ne présente qu'une transgression des conventions bourgeoise limitée!

Le pire est que ces adultes refusant de grandir étaient des "modèles parentaux" déficients et, c'est le sujet du livre, toxiques. "Liberté, liberté" est plus un slogan qu'une réalité et cette "liberté là" vaut bien le goulag familial que cette famille dysfonctionnelle rejetait avec morgue et un certain mépris élitiste. 

Le pire est que, jouissant sans entraves, selon le slogan de mai 68 ces adultes sont désagréables et manipulateurs, égoïstes et dangereux. Dans cette atmosphère de laisser-aller avec alibi intellectuel le rapport incestueux est presque annoncé. Aucun personnage décrit ne sort grandi du récit. Paula, Marie-France, Bernard, Olivier, Christine et surtout Evelyne ne donnent absolument pas envie de les connaître. Au contraire!

J'espère que ces lignes ne seront pas interprétées comme émanant d'un "père la pudeur" ou d'un "père la morale", je ne suis ni l'un ni l'autre. Simplement les rapports humains décrits dans ce livre débouchent -à mes yeux- sur une impasse. 

Quant au style, à l'écriture, à l'auteur et au débat que ce livre a suscité je ne me sens pas qualifié pour en parler, d'autant plus que tout a été dit, redit et re-redit.

 

 

 

 

 

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