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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 07:00

Certains animaux n'ont pas de chance. Ils sont détestés par l'Humanité qui les extermine, souvent à tort. Les serpents et les araignées paient un lourd tribut à notre peur irraisonnée mais aussi à nos préjugés. Les chats noirs, les chouettes et quelques autres ont longtemps fait les frais de nos superstitions.

Il est à craindre que le pangolin, en raison de ses mœurs dissolues avec des chauves-souris Chinoises ait à pâtir de nos actions punitives.

Nous exterminons sans états d'âme les moustiques, les puces, les punaises, les cafards, les scolopendres, les hérissons et les vaches de réforme. N'abusons-nous-nous pas de notre grande intelligence et de notre force colossale?

Nos intentions sont pures et les animaux, s'ils possédaient une sensibilité moins rudimentaire, comprendraient que pour avoir une photo-trophée l'ex-Roi d'Espagne Juan-Carlos devait tuer un éléphant de temps en temps, afin de poser le pied sur l'animal mort. Une coutume charmante. Royale. Virile.

Je pensais à tout cela en regardant mes deux petits fils observer un escargot tout récemment. L'animal, je le prévoyais dès le début du jeu, n'a aucune chance. Gastéropode ou pas il finira en boule compacte, chair, bave et coquille mêlées.  Ils ne se sont pas demandés si l'animal avait des "droits" et s'il était d'accord. Ils l'ont chosifié puis pulvérisé. Privilège du plus fort.

Que l'on se rassure. Nos frères humains aiment aussi des animaux pour leur douceur, leur beauté ou d'autres raisons toutes aussi valables. Les agneaux, surtout à Pâques, les lapins (à la moutarde), les zèbres (dans des zoos), les otaries et les dauphins (dans des bassins-spectacles), les chats (aux instincts brimés) et les chiens qu'on manipule génétiquement jusqu'à l'obtention de canidés complètement grotesques.

Pour une bestiole moyenne je ne sais si c'est mieux d'être haïe ou aimée! Demandez aux loups et aux ours s'ils sont contents d'être réintroduits dans des régions pleines de merveilleuses proies puis tirées comme au ball-trap.

De ma rencontre récente avec un vélociraptor j'ai retenu que notre fragilité intrinsèque nous condamne à être dominants. Des armées de dindons, de cochons ou de souris de laboratoires ne sont pas encore à craindre, c'est entendu, mais ne pas se laisser surprendre est primordial.

Chasses "plaisir", chasses à cour, zoos mouroirs, delphinariums, concours de beauté canins, boucheries chevalines... notre belle civilisation a encore de beaux jours devant elle et tant pis si des abeilles se trouvent malencontreusement sur notre chemin.

 

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