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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 07:00

Comme l'indique (ou veut l'indiquer) le titre de ce post; il y a comme un écho dans les rues désertes de ma ville en ce jeudi d'après 15 août. Le soleil est écrasant, pas un frémissement n'agite les arbres. Les rares voitures passent presque distraitement tandis que les motos semblent rouler avec une discrétion nouvelle. Imperturbable le tramway, aux trois-quarts vide, glisse sur ses rails avec une régularité désordonnée.

Les places de stationnement abondent et les agents de police municipaux font leur ronde à la fraîche, en début de soirée, quand la température consent à baisser un peu. Ils verbalisent mais sans conviction.

Les moustiques, élevés sur nos balcons traquent le sang humain. On voit même passer une abeille perdue ou un frelon agressif. Les volets sont fermés, les stores baissés. Même le temps semble apaisé. Il passe lentement, comme s'il faisait la sieste.

Sur le Pont St Michel on ne fait plus la queue que le matin et le soir aux heures de bureau. La Garonne résonne des cris des rameurs, des kayaks, des avirons, des bateaux électriques et des canoës que l'eau fait avancer. Des algues ont même fait leur apparition qui obligent les embarcations à les éviter en zigzagant.

Le soleil se couche un peu plus tôt: dès la tombée du jour des "promène-couillons" (c'est ainsi qu'on appelle ces bateaux qui passent doucement sur le fleuve dans une profusion de musique et de lumières) On y dîne  tout l'été, comme aux terrasses des "guinguettes" estivales, certes bien placées mais culinairement suspectes.

Des oiseaux exotiques en liberté et se déplaçant par bandes répondent aux pies, aux moineaux et aux oiseaux de la réserve ornithologique du Bazacle. Les corneilles tentent de couvrir leurs cris. Il me semble qu'hirondelles et martinets ont déserté mon ciel.

Les touristes étrangers sont rares, cette année encore. Ils sont remplacés par des Français moins plaisants. Ils râlent, se garent n'importe où, jettent leurs déchets partout. Mais personne ne se plaint car ils dépensent. Ils achètent même frénétiquement et les commerçants leur en sont reconnaissants. La vie est trépidante dans "l'hyper-centre": vélos, scooters, trottinettes, planches à roues et autres engins urbains laissent la portion congrue des trottoirs aux piétons courbés sur leur téléphone. Le contraste est saisissant avec les quartiers moins connus qui semblent alanguis. Là beaucoup de magasins sont fermés pour "congés d'été". (Preuve que les confinements ne les ont pas ruinés!).

On traîne en terrasse, on fait la queue pour un granité 100% sucre ou un sorbet au goût improbable. La Garonne attire tout le monde par la fraîcheur supposée de ses rives.

De temps en temps un véhicule prioritaire, toutes sirènes déclenchées, trouble un instant le silence. Rien à voir avec le reste de l'année où leur bruit fait partie du fond musical de la ville.

La "grande roue" tourne lentement dans le village factice de Port-Viguerie. Les enfants crient et jouent aux jeux installés pour eux. Je vais rentrer par le Cours Dillon et longer la prairie des filtres entièrement vouée, comme chaque été aux enfants et à Toulouse-plage.

Le bruit des boules de pétanque rythme la balade sous les platanes aux feuilles vert foncé.

 

 

 

 

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