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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai visité, la semaine dernière, la maison de Salvador Dali à Port Lligat, près de Cadaquès. Ce n'était pas la première fois mais j'étais heureux d'y revenir, accompagné de ma fille qui se faisait une joie de cette visite.

Nous étions comblés: la réservation garantissait la visite et nous en avions choisi l'heure. Le parking était quasiment vide et...gratuit. Un guide bilingue humain* pour 4 à 5 personnes et de une demie-heure à trois quarts d'heure prévus.

La route descend vers la mer, les maisons blanches rappellent la Grèce, les bateaux de pêcheurs oscillent doucement sous le soleil. Dans un petit hameau une maison se distingue des autres par de grands œufs blancs sur son toit, par sa taille supérieure à ses voisines et par les personnes qui piétinent autour d'elle.

C'est la fameuse "Casa Dali" que nous avons vue indiquée dès Figeras.

Nous entrons par le vestibule à l'ours et sommes d'emblée mis en condition: le maître était facétieux et se moquait (sans doute) un peu du monde. L'ours est empaillé, debout, et des colliers et chaînes (dont un tastevin) le décorent. 3 cygnes, naturalisés également, sont en hauteur. 2 peintures (des reproductions) assez laides sont visibles derrière les oiseaux plus très blancs.

Le ton est donné: de l'originalité, des idées étonnantes, des objets "détournés" et d'autres sont alignés ou posés selon un ordre et un plan inconnus. Des gadgets côtoient des antiquités, des installations (il semble avoir été un précurseur) voisinent avec des choses plus logiques.

De belles carafes, des drageoirs splendides, des vases, des cages (à oiseaux, à grillon), des miroirs, des fleurs immortelles séchées (et fanées), des boîtes de couleurs, des "curiosités" forment un décor personnel encore habité par le peintre Catalan et sa femme Gala. Leur chambre, que l'on peut trouver kitchissime ou originale, le dispositif ingénieux permettant à Dali d'être le premier Espagnol à voir les rayons du soleil, leur salle de bain et cabinet de toilette (avec robinetterie d'époque et serviette au chiffre de l'hôtel parisien préféré du peintre), la salle en "oursin" et son phénomène acoustique, l'atelier au dispositif génial lui permettant de peindre "à hauteur d'homme", la salle des photos (ridicule "name-dropping" du guide!) une partie de la cuisine puis l'accès aux terrasses (dont celle avec le bassin-piscine et les célèbres publicités Pirelli encadrant le (vilain) transat rose en forme de lèvres; la visite est complète et les explications amusées.

150 000 visiteurs usent les tapis d'époque (une sorte de jonc de mer) et obligent les gestionnaires à repeindre en blanc l'ensemble des murs de la maison une fois par an. Les très belles portes en bois ne nécessitent que de l'entretien quotidien.

Comme nous avons été contraints de laisser sacs et objets encombrants au vestiaire nous nous livrons à une danse d'abeille à la sortie pour faire comprendre au guide que nous ne pouvons rétribuer sa visite "personnalisée".

L' obligatoire petite boutique adjacente est sobre et ne vend pas d'horreurs. Au contraire, des livres en toutes langues élèvent le niveau. C'est rare et à noter.

On reste un peu autour de la "Casa Dali" à observer les bateaux qu'on met à l'eau et à prendre le soleil, généreux en cette fin septembre. Ma fille est enchantée de sa visite et j'ai une idée de cadeau pour son prochain birthday: une cage à grillon ancienne. Comme celle que Dali avait disposée à côté de celle de ses canaris.

 

 

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