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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 07:00

La femme qui partage ma vie élève des abeilles. Elle ne possède plus que deux ruches, les autres ayant connu des vicissitudes. (NDLR, non, pas de suicides chez les abeilles).
Les deux ruches sont jeunes et les essaims qui les habitent ne sont là que depuis 1 an. Elles sont à la lisière d'un champs cultivé, abondamment ensoleillées, adossées à un ruisselet toujours en eau et entourées de haies fleuries.

Malheureusement, cette fois encore, des périls les guettent. Les sinistres frelons asiatiques évidemment, qui prennent les ouvrières à l'entrée des ruches et les dévorent. Une insuffisance de fleurs ensuite qui  oblige les abeilles à quêter le nectar loin de leur maison. Enfin le trop grand nombre de ruches pèse sur les récoltes, les abeilles ne trouvant pas suffisamment de fleurs à visiter. Les confinements ont mis l'apiculture "à la mode".

C'est dommage parce que les ruches comme leurs habitantes sont passionnantes à regarder vivre. Le matériel d'apiculture, encore largement traditionnel, est beau et pratique. On peut utiliser des centrifugeuses électriques ou des machines à désoperculer les cadres mais lorsque l'on a peu de ruches le matériel classique suffit.

La coexistence avec ces insectes indispensables est facile pourvu qu'on prenne des précautions. On se couvre des pieds à la tête, on évite les gestes brusques, on rassure et on s'aide de l'enfumeur qui calme les abeilles.

Étudiée depuis des milliers d'années nous connaissons bien la vie des abeilles, leurs techniques de communication, leur travail, leur rôle dans la ruche, les vols nuptiaux, le rôle de la Reine, les larves et l'essaimage. On sait qu'elles se parlent en dansant, qu'elles savent maintenir une température idéale en faisant vibrer leurs ailes, qu'elles savent revenir à un endroit précis et se défendre contre des agresseurs.

Avec le frelon nous constatons que les ruches sont agressées et stressées. la menace est forte et la feinte pas encore trouvée. Ils interceptent des abeilles en vol devant l'entrée des ruches et les tuent sans difficulté. Ils les décapitent puis se nourrissent de leur contenu thoracique. C'est triste car, hormis le piège sucré, rien ne vient à bout de ces prédateurs volants.

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