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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 08:24

Il existe une sorte de planète exogène que l'on fréquente sans le savoir bien que nous n'en maîtrisions ni la langue ni les usages. Cette planète c'est la banque. Tant que l'on n'a besoin que de ses services superficiels on arrive -à peu près- à s'en sortir. Langue des signes, sourires et hochements de têtes suffisent à calmer cette entité qu'on sent aussi apaisée qu'elle doit pouvoir être éruptive.

Les indigènes nous ressemblent mais ils sont trompeurs: ils ne pensent qu'à nous rouler dans la farine. Demandez leur un crédit, une carte de débit ou de crédit, un chéquier (oui, ça existe encore!) ou un agenda de l'année à venir et ils se mettent en trois pour vous satisfaire. Dès que votre demande dépasse ce cadre ils deviennent incompréhensibles, parlent votre langue mais l'émaillent de termes barbares et obscurs et vous vous sentez livrés à leur bon vouloir. Amortissement, taux, crédits, découvert, rendement ils sortent l'artillerie sémantique et vous ne comprenez plus rien.
Avec les assureurs (mais le monde est bien fait: les banquiers sont souvent également assureurs!) ils savent comme personne rendre compliqué ce qu'ils touchent et incompréhensibles ce qu'ils disent.

Rarement profession n'aura élevé un tel mur entre ses clients et elle. Vous gagnez c'est grâce à ses conseils avisés, vous perdez c'est de votre faute. Dans ce cas estimez-vous heureux qu'elle ait limité la casse.

Frais de banque, taux et produits financiers: ils maîtrisent, vous pas. Vos cours d'économie sont loin et la banque s'est considérablement complexifiée. Vous vous en remettez à la chance et... vous avez bien tort: elle ne joue jamais en votre faveur. Jamais. La banque c'est génial, à tous les coups elle gagne. Placements hasardeux, faillite... le gouvernement paiera. Dividendes, rentrées miracles? c'est pour elle.

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