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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 07:00

Dans ce bureau il y a des personnes salariées à plein temps et d'autres qui sont rémunérées pour un travail donné. La cohabitation entre les uns et les autres se fait bien et chacun semble y trouver son compte. Les salariés sont un peu plus surveillés que les autres et du coup, sont plus ponctuels, mieux habillés et plus discrets. Mais c'est une nuance qui doit passer très au-dessus de l'entendement des clients et des fournisseurs. Pour eux c'est l'entité qui compte. Les contrats de travail et les conditions de rémunération les indifférent.

Pour qui reste un peu au sein de l'entreprise ces subtilités ne s'imposent pas mais se laissent deviner. On se côtoie entre personnes ayant même statut et l'on se méfie, même subliminalement, de ces catégories discriminantes. D'aucuns n'hésiteraient pas à parler de clivages.

Dès lors que la raison de votre présence est sue et acceptée les langues se délient et l'on apprend rapidement tout ce qu'il y a à savoir sur l'entreprise, sa santé financière, ses dirigeants, la concurrence, l'état du marché, les perspectives d'avenir et d'autres choses encore. Si vous prêtez l'oreille aux informations moins nobles les ragots et le "qui couche avec qui" vous seront livrés sur un plateau. Mieux, ils le seront avec les détails.

Maintenant vous faites partie de la machine. La période d'essai, renouvelée ou pas, a été concluante, vous avez été engagé et avez signé le contrat de travail.

Subitement les données que vous aviez mentalement absorbées ne sont plus justes. La situation du marché n'est pas florissante et celle de votre entreprise carrément mauvaise. On (sur)vit grâce aux aides de l’État et à l'habileté des commissaires aux comptes qui savent rendre attrayant un bilan cafardeux. L'ambiance est tendue et deux clans s'affrontent presque ouvertement. (oui, évidemment, les salariés (planqués) et les contractuels (des bons à rien qui ne savent que râler). Même les aventures de bureau tournent à l'aigre dans une atmosphère crapoteuse.

Tel qui était aimable et semblait s'intéresser à votre intégration dans l'entreprise semble ne plus vous voir et ne répond pas à vos "bonjours". Telle autre qui s'était proposée de vous aider semble vous fuir tant elle disparaît dès que vous êtes en approche. A la cantine, pardon, au "restaurant d'entreprise" personne ne vient manger ses frites grasses avec vous ou alors seulement la timbrée du courrier.

Et pourtant... vous l'avez voulu ce CDI. Vous en avez fait des pieds et des mains pour le décrocher! trois mois après vous réfléchissez déjà à la méthode la moins pénalisante pour déchirer le contrat de travail sans y laisser trop de plumes.

Le boulot; quand ça ne va pas, c'est tout simplement l'enfer. Et l'on se cache le nombre de psychopathes, de sadiques, de pervers, de crétins et de déprimés que recèlent les fichiers de salariés. Il n'y a guère qu'au cinéma que l'on semble s'épanouir au travail! c'est ben simple: même l'ennui mortel des "pots" d'entreprise semble gommée et on jurerait y entendre des rires et de la spontanéité.

 

 

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