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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 07:00
Jaws

Je me fais un petit plaisir ce matin en traitant un sujet léger, à savoir parler du film de Steven Spielberg (1975) "Jaws" traduit en Français par "Les dents de la mer".
Roy Scheider, Lorraine Gary, Robert Shaw, Murray Hamilton et Richard Dreyfuss sont les acteurs de ce film qui fit date et reste emblématique d'un renouveau du cinéma américain. Le film est une adaptation d'un roman assez médiocre signé Peter Benchley. On doit la musique, beaucoup plus réussie au point d'être devenue un lieu commun, à John Williams. 

On se souvient de l'argument: à la veille de la fête nationale du 4 juillet une jeune femme est attaquée et tuée par un grand requin blanc sur les rives d'Amity, commune estivale. De peur de gâcher la saison le maire fait pression sur le shériff afin qu'il n'ébruite pas l'attaque et qu'il ne ferme pas les plages, raison d'être de la commune et de ses habitants.  Le requin semble s'être installé à Amity et d'autres attaques ont lieu sur la plage ou ailleurs. Un enfant meurt, un pêcheur également. Le maire finit par accepter qu'on parte à la chasse du requin-tueur. Le shériff (qui a peur de l'eau), un marin (alcoolique) et un spécialiste des requins partent traquer le squale qu'ils finiront par tuer après de nombreuses péripéties et la mort du marin-chasseur.

Le scénario tiendrait sur un ticket de cinéma mais le film ménage un suspense diabolique tout en en montrant le moins possible. D'un handicap (les requins artificiels ne fonctionnaient pas bien et il a fallu supprimer les scènes dans lesquelles on les utilisait) Spielberg a fait un atout: on devine les attaques, on les imagine mais on ne les voit pas.

Comme souvent dans les films américains le caractère national et ses ridicules (le goût des armes, le nationalisme pointilleux, le libéralisme érigé en dogme, le goût de l'argent...) est montré, démontré et peut-être même moqué dans des scènes savoureuses. La veulerie et la stupidité bornée de l'édile local (Murray Hamilton qu'on adore détester) fait merveille comme le machisme assumé de Robert Shaw.

Le film ne manque pas d'humour et certains passages amusants ou anecdotiques font retomber la tension. On est en présence d'un vrai cinéaste qui prouvera par la suite qu'il n'était pas l'homme d'un film mais un authentique cinéaste doté d'une griffe reconnaissable. Un talentueux metteur en scène qui réalisera quelques très grands films.

Il est vrai que la traque du requin tire un peu en longueur, il n'est pas faux de dire que le requin artificiel fait toc ni que certains effets sont infantiles ou peu crédibles (la tête du marin dans le bateau, les tonneaux jaunes traînés par le bateau...) mais l'ensemble se tient bien et donne peu envie d'aller nager.

Le succès fut tel qu'l donna naissance aux "films de requins" des suites de plus en plus mauvaises, des avatars et même quelques réussites ("eaux profondes".).
Chaque visionnage de l'original, du numéro 1, des "Dents de la mer" reste plaisant et conserve un peu de la magie de la première fois.

 

PS: la farce continue. Après Zemmour et Le Pen candidats officiles, voilà que le plus débile, le plus crétin des "Républicains", Eric Ciotti arrive en demie-finale du vote de ce parti......la droite extrême et l'autre qui l'est un tout petit peu moins est aux portes du pouvoir.

 

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