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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 07:00
J'aimais les trains...

Lorsque j'étais un petit garçon je n'aimais pas trop les soldats, pas trop les bagarres, pas trop le ballon, pas trop le meccano... j'aimais bien les petites voitures (qui devaient être celles des rues, pas des circuits sportifs)...Ma grande affaire c'était les trains.

Pas de prendre le train, ne vous méprenez pas, non, ce que j'aimais c'était les infrastructures ferroviaires: les rails parallèles, les panneaux de signalisation, la caténaire , les ouvrages d'art, les gares, le matériel roulant, les passages-à-niveau, les locomotives, le bruit assourdissant des trains...

Né à la fin de l'exploitation des locomotives à vapeur j'étais littéralement fasciné par ces monstres sublimes que je dessinais par centaines. Je trouvais -esprit de contradiction?- la traction électrique trop "simple" et la diésel pire encore. J'aimais quand même les autorails jaunes et rouges (qu'on s’entêtait à appeler "micheline") et les très longs trains de marchandises.

J'aimais par-dessus tout les voies uniques de campagne, filant entre prairies et forêts et les trains secondaires qui les empruntaient et dont j'imaginais l'inconfort et la lenteur.

J'aimais, pendant les vacances, aller chercher mon père à a gare: non parce qu'il venait passer la fin de semaine avec nous (finie la paix!) mais parce que l'arrivée de son train, tracté par une 231 feux allumés dans la courbe précédent la gare valait tous les Van Gogh pour moi.

Au Parc de St Cloud où nous allions parfois le dimanche, je me balançais sur le passage à niveau dès que la sonnerie de passage d'un train en annonçait un. C'était des trains à quatre voitures, assez moches qui circulaient en banlieue et sur l'ex "petite ceinture". J'adorais la plaque émaillée rouillée vissée sur le panneau danger et qui disait qu'un train pouvait en cacher un autre. Le dessin m'enchantait.

J'ai trouvé une reproduction de cette plaque qui a été mieux que la madeleine de Proust pour moi.

 

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