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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:54
Ma boîte organise tous les ans une grand'messe aux ingrédients savament dosés. Chiffres, statistiques, prévisions, animations, images, musiques, déjeuners, dîners et soirées y sont parfaitement préparés pour que ce moment laisse une impression durable.

Les invités sont de qualité, tout comme les traiteurs et les lieux qui nous accueillent.
Naturellement les tenues des salariés (une immense majorité de cadres en l'espèce) sont soignées et les femmes rivalisent entre elles en portant des vêtements qui les mettent en valeur et les accessoires qui vont avec. Chacun(e) y est à son avantage et personne n'oublie que le moindre faux-pas, ce jour justement, est sans appel.

Tout ce monde est souriant mais pas trop, sérieux donc et veillant à présenter le profil le plus professionnel qui soit.


Le cinéma, à mon avis, ne s'intéresse pas assez au monde de l'entreprise (à part des films comme "affaires étrangères" ou "Que les gros salaires lèvent le doigt" qui valaient mieux, tous les deux, que leurs titres) c'est dommage parce que c'est le lieu par excellence où tout se joue.
Violence et passions humaines s'y livrent et donnent à chacun l'arène où dévoiler sa personnalité.

Tout se déroulait donc à la perfection jusqu'à la fin de la soirée, au moment du dîner.


Subitement les tailleurs classiques, les cravates siglées, les cadres policés et les executive-women, oubliant soudain d'être "corporate" se lancèrent, de table en tables, des petits objets de décoration absolument pas prévus pour être des projectiles. Ils n'en lançaient pas tous mais tous en recevaient !


Ca dura 5 minutes, à peine, l'ambiance studieuse et compassée se transforma en cantine scolaire, rires fous et cris stridents remplaçant les conversations policées. Ce subit accès de folie aurait été incroyable si on l'avait ajouté au scénario d'un film.


Personne n'y aurait cru.

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