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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:23

La France est vraiment un cas, et, faut-il le préciser, un cas désespérant lorsqu'on

aborde la politique nationale.
Le récent rapprochement entre les deux (très) vieux chevaux de retour que sont

François Bayrou et Jean-Louis Borloo illustre à merveille cette incapacité de notre

pays à évoluer et à remplacer celles et ceux dont le suffrage universel a balayé

les prétentions ou les espoirs.
En lisant les commentaires de 3 proches de Bayrou qui disent que le président du

Modem ne pense qu'à la présidentielle de 2017 j'ai eu comme un accablement.


Voilà un homme qui a été de tous les ministères des années 90, entre autre très

longuement ministre de l'Education Nationale (où son bilan est des plus ternes)

qui s'est déjà présenté 3 fois à l'élection présidentielle et qui, 4 ans avant la

prochaine, manoeuvre pour être sur la ligne de départ de la quatrième.
Sommes nous maudits pour ne pas être capables d'éliminer ceux dont on n'a pas

voulu ou ceux qu'on ne veut plus? Giscard, Mitterrand, Chirac, Barre ont monopolisé

la vie politique pendant des décennies et on pensait que le temps de ces dinosaures

là était révolu.
Non! il n'en est rien!! on nous présente Alain Juppé comme une nouveauté, Nicolas

Sarkozy comme une évidence et les prétentions de Bayrou à un quatrième gadin ne

font pas hurler de rire.

Il y a peu j'ai vu que Michèle Alliot-Marie était ressortie de la naphtaline dans

laquelle elle était depuis ses consternantes équipées tunisiennes. Un moment de

purgatoire et hop, comme les escargots après la pluie revoilà ces tristes figures qu'on

aimerait tant ne plus revoir.
Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Marie-Noëlle Lienemann... ils ne sont pas que

d'un bord politique ces hommes (et ces femmes) qui monopolisent les places et

prébendes depuis vingt ou trente ans...

Seule la mort (Philippe Seguin, Claude Labbé, Georges Frêche), une défaite et des

paroles définitives (Lionel Jospin) ou une disgrâce durable (Jacques Toubon) nous

débarrasse de ces inamovibles berniques scotchées à leur postes.

Le gâtisme même n'est pas suffisant pour les faire lâcher prise: Le Pen père n'a t'il

pas annoncé qu'il dirigerait la campagne des Européennes pour son entreprise

familiale?

Pire, quand le père meurt on a droit au fils (le "leader" (lol) actuel du parti

communiste est le fils d'un ancien dirigeant stalinien de ce même parti.

 

Il n'y a guère que l'Italie pour posséder une classe et des moeurs politiques plus

désespérantes que les nôtres.
...Et le Gabon...

 

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