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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:00

Impossible d'éviter Claude Lelouch ces temps-ci. Le pire cinéaste Français, bien qu'âgé de 79 ans continue à tourner des sous-films "choraux" avec des génériques pléthoriques et des scénarios que les moyens de la maternelle d'à côté rougiraient d'avoir écrit.

Il a commencé sa carrière au tout début des années 60 et,, après avoir tourné les ancêtres des clips pour Johnny et les yéyés il a filmé une centaine de nanars navrants desquels ne surnagent vaguement que "la bonne année" (pour Françoise Fabian et Ventura) et .... rien.

Car ce nul prétentieux aura pulvérisé le record des pires cinéastes de série B et de série Z. Je vous renvoie à votre site Internet préféré pour les détails.

Qu'on ne me dise pas: "Et la palme d'or Un Homme, Une Femme". C'est un film très surestimé et qui a atrocement vieilli. Une conception du couple infantile et masochiste. Un néant filmé.


Je terminerai ce paragraphe sur cet insupportable "metteur-en-scène" en rappelant qu'à une époque la presse ne signalait plus la sortie de ses films tant ils étaient mauvais et que le public fuyait dès que son nom était évoqué...

Retour de grâce? usure? masochisme? il est partout pour un de ces films idiots comme il en a réalisé 624 dans sa (trop) longue carrière.

Ce serait drôle si ce n'était ennuyeux.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 07:00

Sur les conseils d'un ami je me suis procuré l'édition de poche récemment publiée du "brulôt" de l'automne dernier: "Un président ne devrait pas dire ça..." de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes du quotidien "le Monde".

C'est un gros livre (820 pages) et j'en ai déjà lu les trois-quarts. Lu avec plaisir, dois-je le préciser?. Je suis très étonné de ce qui en a été dit au moment de la sortie. Non qu'on ait inventé des choses mais on en a isolé certaines et insisté sur d'autres en passant à côté de deux ou trois points -à ce stade de la lecture du livre- très importants.

Ainsi, comme d'habitude les travers habituels des médias se sont manifestés: goût du scandale et simplification extrême. D'un livre touffu au contenu dense on aura retenu le portrait peu flatteur de certains et quelques détails sans importance mais qui "feraient le buzz". Le livre est dense et la présidence de François Hollande décortiquée dans tous ses aspects. Le bon et le mauvais y sont expliqués et la durée et la densité des entretiens devaient, on le conçoit, permettre de réajuster l'image de la présidence. La presse (et le public) ne l'ont pas permis qui ont déjà jugé et condamné un président qui aurait mérité un peu plus de justice et d'équité.

On a donc négligé des informations contenues dans le livre, et non des moindres, qu'on en juge. Et l'on a fait des fixations sur des choses importantes certes mais pas au point où on l'a dit.

François Hollande est un homme fidèle à une ligne politique qu'il décrivait au début des années 80 dans le quotidien socialiste défunt "Le Matin" sous le pseudo transparent de François Holland. Cette ligne politique est appelée aujourd'hui "social-libéralisme" mais elle a été connue sous d'autres noms: Delorisme, social-démocratie, gauche américaine etc.

Il a sciemment lié sa réélection à l'inversion de la courbe du chômage et a cru jusqu'à la fin que celle-ci s'inverserait. Contrairement à d'autres (Sarkozy, Montebourg....) il a essayé.

Le rapport entre les Français et le président Hollande n'a jamais été bon: autant le candidat à la présidence avait pu séduire autant le candidat n'y est pas parvenu. Il y a dans le livre des explications pénétrantes de ce désintérêt puis de ce rejet .

Le caractère de François Hollande, sa personnalité et ses attentes sont difficilement compatibles avec la présidence d'un pays à notre époque.

Il y a une cohérence et une logique dans les décisions prises par le président qui n'a pratiquement jamais été soulignée par une presse qui n'a que la journée comme unité de temps.

A l'international la France bien sur mais aussi la Grèce ou l'Ukraine lui doivent beaucoup.

Faute d'avoir su l'imposer le respect dû à la fonction, sinon à l'homme n'a pas été établi. Les affaires Léonarda, l'attitude  des "frondeurs" et d'entre eux celle, inqualifiable d'Arnaud Montebourg, signent les pages passionnantes d'un chapitre du livre.

Les rapports de François Hollande avec Ségolène Royal et Valérie Trierweller sont éclairants sur la manière de concevoir une riposte (ou de n'en pas concevoir une!) du président.

la rivalité avec son prédécesseur est expliquée par Hollande lui-même et ses arguments sont intéressants et dépassent le cadre d'une jalousie scolaire telle qu'elle est souvent décrite dans des articles réducteurs.

Sa vision du front national et de sa dirigeante, de ses progrès électoraux et de son programme aussi mérite largement de lire ce qu'il en pense et dit.

Sa confiance en une bonne étoile qui, effectivement a longtemps existé avant de s'éteindre brutalement à l'arrivée à l'Elysée est aussi intéressante.

Il ressort de cette lecture (et de la vision du documentaire diffusé par FR3 mardi 14 mars "François Hollande le mal-aimé") un sentiment d'incompréhension sur l'impopularité jamais démentie d'un homme qui, contrairement à son prédécesseur, n'a écrasé et blessé personne sciemment pour arriver. D'un honnête homme persuadé de faire ce qu'il faut pour le bien de son pays et qui n'a jamais su apprivoiser réellement les faiseurs d'opinion, malgré une passion du journalisme qui lui a sans doute masqué son vrai visage dans la deuxième décennie des années deux mille disons-le une sorte de regret pour "l'injustice" qui lui est faite et une déception: que si peu fasse un bilan équilibré et objectif d'un mandat certes pas réussi mais moins catastrophique qu'on ne le prétend.

Le "hollande-bashing", qui était prévisible après la haine qui avait entouré le quinquennat de Sarkozy a viré au mépris puis à l'indifférence.

je prends le pari que dans moins de dix ans François Hollande et sa présidence seront regardés avec indulgence et... regrets.

Je persiste et signe!

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:00

 

Nous habitons un immeuble dont une partie des fenêtres donne sur la digue construite pour empêcher les crues de la Garonne.

Cette digue est piétonne et surtout empruntée par des cyclistes. La police à cheval l'emprunte parfois tout comme, on peut le regretter, les chiens et quelques scooters. Aucune voiture ne peut y circuler.

Les platanes qui l'ombragent en été sont solides, hauts et touffus. Bien qu'habitant au 5ème étage nous ne voyons pratiquement plus le fleuve dès que les feuilles sont revenues.

Cette canopée est un miracle de bruissement de de fraîcheur qui forme un beau rideau vert que nous apprécions lorsque les soirées s'éternisent sur la terrasse.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? eh bien non! des pies ont élu domicile dans le platane juste en face et ce sont des voisines extrêmement bruyantes et agaçantes. Elles se disputent et se battent souvent. Leurs petits jacassent très tôt, leur nid est volumineux et laid.

Oui! leur nid est fait de branchage enchevêtrés n'importe comment. Il est gros et vilain et complet d'année en année. Les nouvelles occupantes le rafistolent grossièrement et s'empressent d'installer une nichée mal-élevée dans les lieux.
Ces nids sont revendiqués par d'autres pies qui n'hésitent pas à le réclamer avec violence.

Les autres oiseaux semblent redouter ces voisines noires et blanches mal embouchées et fuient leur proximité.

Il m'est arrivé de penser à sortir mon révolver à air comprimé pour calmer définitivement l'une ou l'autre de ces volatiles (mais çela n'a pas été plus loin que la pensée) et d'encourager le vent d'autan à plier les branches sur lesquelles était leur nid pour qu'il tombe enfin.

Malgré ses côté bordéliques la boule en bois tenait, tenait, tenait.

Hier, après une tempête minime mon oeil a été attiré par un manque. Mes oreilles n'en revenaient pas. Plus de piaillements, plus de nid, plus de pies, plus de bébés pie. Le nid a disparu et l'arbre a repris son air hivernal, vierge de toute construction.

Vainqueur par abandon!

 

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:00

Suis-je un insupportable grincheux? un agent sournois de l'anti-France? un traître? du gibier de potence? sans doute un peu de tout cela et pire encore: je me contrefiche, pour rester poli, de la défaite du PSG devant le Barça mercredi dernier. Que les abrutis impérialement payés par le Qatar se soient écrabouillés devant Barcelone me réjouirait presque!

La journée du lendemain on ne parlait que de ça. Cela a commencé au café où j'essayais de boire mon Espresso et pendant la dégustation duquel j'ai entendu les premiers commentaires navrants au sujet de la branlée en question.
Branlée dont il a été question du réveil au coucher. Il aurait fallu vivre sur une autre planète pour ne pas en avoir les oreilles rebattues en fin de journée.

C'était déjà pénible mais il a fallu concomitamment se fader les commentaires oiseux sur le cancer de Johnny.

Car ce navrant crétin idolâtré par des hordes de fans sexagénaires qui n'ont strictement rien compris et en particulier pas que le rock n roll ne peut en aucun cas se décliner en Français ni en Belge souffrirait d'un cancer qu'il est allé illico faire soigner aux Etats unis. (j'ai cru qu'il se ferait soigner à Las vegas, ville la plus ringarde des USA mais il n'y a pas d'hôpital-Casino).

On a donc, à nouveau, eu droit à la carrière de Johnny, aux femmes de Johnny, aux 28745,5 disques de Johnny publiés à ce jour et à nombre d'informations aussi passionnantes.

Entre le PSG et Johnny je me suis surpris à chercher mon passeport: j'envisageais une demande d'asile au Nicaragua.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:00

Je suis fasciné par Catherine Nay, journaliste à l'ancienne qui officie encore malgré un manque d'objectivité qui confine à la faute professionnelle.
Catherine Nay est de droite et cela n'est pas un secret. Elle fait partie de ces femmes journalistes qui, comme Anne Sinclair, Christine Ockrent ou Michèle Cotta et quelques autres elles s'approchaient de si près des politiques qu'elles étudiaient qu'elles se retrouvaient "fiancée" avec l'un d'entre eux.

En l'occurrence Madame Nay avait jeté son dévolu sur un baron du RPR, un ancien Pompidolien chiraco-compatible qui a fait une carrière longue comme un dimanche de novembre et qui a sévit dans tous les ministères qui permettaient de faire de bonnes affaires.

Albin Chalandon était le type même de l'apparatchik gaulliste, véreux mais juste ce qu'il faut et qui sortait presque blanchi de toutes les affaires dans lesquelles son nom était cité. Son passé authentique de résistant et ses appuis dans le milieu des affaires, de la banque et de la noblesse fortunée lui servant de blanc-seing, de passeport, de carte de visite..

Catherine Nay a épousé son grand homme, âgé aujourd'hui de 96 ans.

Cela explique la hargne avec laquelle elle a démoli Emmanuel Macron le mercredi 8 mars dans C'dans l'air en insistant surtout sur son âge (39 ans).

Une femme pardonne beaucoup mais jamais qu'on lui renvoie une mauvaise image d'elle. Et face à Macron Catherine Nay est une arrière grand-mère aigrie.

Quand on voit le parti-pris de ses interventions dans les affaires Fillon on devine que Mme Nay n'éprouve aucune sympathie pour le "gamin".

Physiquement Catherine Nay est de la race des femmes comme Marie-France Garaud. ombrageuse et impitoyable. Superbe malgré ses 72 ans, admirablement mise en valeur ses sentiments défilent sur sa figure et elle ne fait rien pour les masquer. hautaine, parfois méprisante, ses regards sont des poignards aiguisés. Les nombreux lifting admirablement réussis qu'elle a faits n'ont pas eu d'effet sur la palette d'expressions qui s'inscrivent sur sa figure.

Madame Catherine Nay, comme Elkabach et la fratrie Duhamel mourra en scène... Autant dire qu'elle couvrira la campagne électorale de la droite en 2027et peut être sévira t'elle à la suivante!

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:00

Pourquoi tatouer son corps puisque le temps se charge de le marquer et de le rendre plus unique encore bien qu'il reste universel?

En 1982, amoureux de Catherine et ne voulant pas manquer un voyage en Lozère avec elle j'ai négligé une fracture du petit orteil droit. Celui-ci s'est ressoudé tout seul comme il a pu et il est de travers désormais; dans certaines chaussures ajustées il me gène.

Comme me gène une autre très légère déformation du pied due à une pierre que mon père m'avait lancée dans un ruisseau alors que je l'agaçais. Je devais avoir une douzaine d'année et cette marque invisible mais indélébile me rattache à celui que j'ai été.

Je possède aussi une cicatrice visible sous le genou droit et une sur le côté droit (encore!) du crâne. Lorsque l'on me faisait la coupe règlementaire au service militaire elle se voyait nettement. J'ai songé parfois au crâne rasé mais le mien, cabossé comme un vieux casque, serait laid.

Sur le ventre une cicatrice aussi se trouve qui date de Pra-Loup en 1967. J'étais tombé lors d'une promenade avec mon frère et la blessure a laissé une trace bien visible.

Dans le dos, sur l'omoplate une trace reste d'un gros bouton que seule la pénicilline réussit à vaincre alors que j'étais adolescent.

Ces deux dernières années j'ai apporté, sans le souhaiter, des modifications à mon enveloppe charnelle. 9 points de suture au front et au nez ont eu le bon goût de ne pas trop s'y imprimer mais les traces sont cependant visibles selon l'éclairage et les réactions de la peau.

Enfin une légère opération récente du genou droit (toujours) a apporté deux petites cicatrices nouvelles à ce corps qui est le mien et qui ne disparaîtront plus, comme je le crains dans mes récentes mais tenaces insomnies la douleur et le fait de boiter, Ô légèrement mais boiter tout de même...

Si j'observe maintenant les modifications invisibles mais présentes dans mon corps il y a ces concrétions calcaires dans le canal déférent et les traces d'entorses répétées sur mes deux chevilles.

Et, qui sait?, les premières atteintes ou les atteintes discrètes du mal qui m'emportera fatalement.

Compte-tenu de mon âge et de ma vie je m'en sors plutôt pas mal et j'aimerais que mon âme soit aussi peu marquée...

 



 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 07:00

François Fillon, je l'ai maintes et maintes fois constaté, est entouré par de redoutables crétins dont les deux ennemis des Alpes Maritimes Eric Ciotti et Christian Estrosi ne sont pas les moindres.

L'un, le dénommé Ciotti, déblatère des âneries au mètre l'autre en réalise. Estrosi a décidé d'imposer des contrôles dans les gares importantes de "sa" région.

J'ai vu un reportage accablant sur l'installation dans des grandes gares SNCF d'un système de filtre copié sur celui des aéroports.

Le cauchemar des contrôles tatillons, longs et parfois absurdes s'il a une certaine logique dans les airs est grotesque au niveau du sol et des rails. Si un contrôle imbécile est pratiqué en gare d'Aix en Provence il suffira à un individu animé de mauvaises intentions de monter dans le train dans une gare intermédiaire pour commettre ses méfaits.

De plus, à un moment où l'on souhaite privilégier les transports en commun en compliquer inutilement l'accès tout en alourdissant les conditions est tout simplement suicidaire.

Dans la concurrence effrénée que se livrent l'avion et le TGV l'un des rares avantages du second vient du fait que ses rames partent du centre ville. Un autre de leur exactitude. Avec cette mesure imbécile et démagogique (celle d'instaurer un contrôle calqué sur ce qui se fait dans les aéroports) il sera plus intéressant d'utiliser sa voiture personnelle ou le covoiturage. Bravo!.

Estrosi, dans son flirt poussé avec le Front National, ne sait pas quoi inventer pour donner à un électorat avide de signaux sécuritaires des preuves de sa consternante capacité à trouver à chaque fois pire.

Ce qu'il y a d'insupportable c'est que voyager, à ce compte, va devenir de plus en plus pénible, tout ça pour permettre à un crétin des Alpes (maritimes) de conserver ses mandats.

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:00

Je suis perplexe. Je peux arriver à comprendre qu'on ne veuille pas d'Emmanuel Macron du fait de son jeune âge (39 ans) ou des années passées à la banque Rothschild.
Je peux éventuellement accepter qu'on lui reproche la période où il était secrétaire général de l'Elysée ou même Ministre de l'économie et des finances de François Hollande.

J'admets qu'on puisse s'inquiéter de sa virginité politique et du fait qu'il n'a jamais affronté le suffrage universel. Bref le peu d'expérience qui le caractérise.
Je comprendrais que le million du ministère puisse troubler certaines consciences. L'équipée à Las Vegas peut aussi laisser des traces.

Enfin, puisque cela me gêne, je me mets à la place de ceux qui voient les ralliements de Pierre Bergé, Alain Minc, Bertrand Delanoë, Bernard Kouchner et de quelques quelques autres repoussoirs comme un frein à leur propre adhésion.

On le voit je suis comme une partie de ceux qui répondent qu'ils pourraient voter pour Emmanuel Macron mais ne sont pas encore certains de leur choix.

Le programme électoral et présidentiel possède quelques attraits et des aspects moins plaisants. Tel qu'il est il apparaît raisonnablement libéral, raisonnablement social, raisonnablement européen.

Il ne faut pas se le cacher Emmanuel Macron se promet de changer les aspects les plus sclérosés de notre paysage politique mais pas de passer à autre chose ni de claquer la porte au Medef ni de violenter les marchés. S'il est élu on entendra toujours les mêmes politiciens venir nous faire la leçon. Mais peut-être moins.

On l'a comparé, parfois, au Giscard de 1974. C'est peu mais c'est mieux que le mari de Pénélope qui souhaite une rigueur estampillée par la Troïka (BCE, FMI, CE) dont l'essentiel sera supporté par ceux qui n'y arrivent déjà plus.

Quoi qu'il en soit c'est infiniment mieux et infiniment plus "désirable" que l'arrivée de M. Le Pen à l'Elysée.

Où voulais-je en venir...? Ah oui. Je voulais dire ma perplexité devant l'argument très régulièrement répété (et qui se veut négatif): "Macron est le candidat des Français qui vont bien". Et qu'y a t'il de mal à être optimiste, à avoir foi en l'avenir et à le croire positif? Où est le problème si son noyau dur électoral vit bien? que fait-on de l'effet d'entraînement? doit on avoir un président cafardeux et sinistre? le délit de sale gueule à l'envers est avéré!

D'autant plus que la foule haineuse et revancharde du Trocadéro ne m'a pas semblée dépendre des prestations des Assédics, de la CMU ni du RSA....

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:00

Au fur et à mesure que je lisais le livre "Ragtime" de E.L Doctorow dans sa traduction de Janine Hérisson pour les livres de poche de la collection Pavillons chez Robert Laffont je me disais que j'étais en terrain connu. Comme si j'avais déjà, il y a longtemps, lu ce livre publié pour la première fois en 1975. 

Bien sur je savais que certaines images du film de Milos Forman, fidèle adaptation de ce livre, venaient se mettre entre mon imagination et ce que je lisais; s'imposant parfois. J'ai vu et aimé ce film mais ne me souviens pas avoir retrouvé la mise en scène que j'ai aimée dans "Amadeus".

Lorsqu'un film nous touche profondément au point qu'on se l'approprie nous sommes à la recherche, dans les autres réalisations de son metteur en scène, de ce qui nous a touché. Parfois cela arrive mais hélas de manière incomplète ou même fortuite. Ni "Hair", ni "Ragtime" donc ne m'ont plu autant qu'Amadeus. son "Valmont" peut-être....

Mais revenons au roman. L'histoire suit des personnes américaines, riches ou pauvres, célèbres (le magicien Houdini, le constructeur d'automobiles Ford, Freud même, J.P Morgan, l'archiduc François Ferdinand, un ou deux présidents des Etats Unis) et des personnages inventés. Il y a père, sa femme, Tateh et sa jolie fille, jeune frère et d'autres que l'on suit sans fil conducteur. Le personnage principal du livre est un homme noir, Coalhouse Walker à  une époque où être nègre (c'est le mot maintes et maintes fois employé par l'auteur et qui choque à chaque fois), cultivé et sur de son droit est une hérésie et un danger.
Ce noir qui possède une automobile, qui est fiancé à une jolie Sarah silencieuse et mère d'un tout jeune garçon sera victime de ce qu'aujourd'hui on appelle le "racisme ordinaire".

Une caserne de pompiers dirigée par un certain Conklin, archétype du blanc bas de plafond, l'humiliera de manière ignominieuse et inadmissible au point que sa victime perdra sa vie en essayant d'obtenir justice.

Je pense vraiment que je découvrais "Ragtime" mais, de manière entêtée, le style d'écriture, les remarques sur les personnalités et l'atmosphère de ce livre semblaient venir, réellement, d'une précédente lecture oubliée.

Je ne saurais jamais ce qu'il en est vraiment mais j'ai bien aimé l'histoire et le ton de l'auteur et tout particulièrement la fin de l'histoire où un "Oncle Tom", noir intégré ayant intériorisé son infériorité vient conseiller à Coalhouse Walker de se rendre en lui assurant qu'il ferait son possible pour qu'il ne souffre pas avant et pendant son exécution..

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 06:45

Ai pu regarder, sur "Pluzz", en différé donc, le programme de France 5 "La souffrance des animaux" qui a été diffusé le 28 février et suivi d'un débat animé par l'omnipotente Marina Carrere d'Encausse.

Bien que volontairement non-spectaculaire le reportage est une fois de plus accablant et je n'ai pas réussi à en regarder la totalité.

Le mêmes constatations s'imposent à chaque fois que ce sujet est abordé: le fameux "trou noir" entre les animaux vivants que l'on aperçoit de sa fenêtre de train ou de voiture et le morceau de viande dans l'assiette nous n'avons pas, et c'est un euphémisme, trouvé de solution(s) acceptable(s).

Je ne suis pas "Vegan" et ne suis pas les adeptes de cette secte dans leur totalitarisme végétarien. Il me semble que le problème ne vient pas de notre envie ou besoin de consommer de la chair animale mais de la quantité de celle-ci que nous ingérons en trop grande quantité.

Quant aux abattoirs tout le monde le sait mais se voile la face. La mise à mort des animaux est insoutenable et le mieux que l'on puisse faire est de rendre celle-ci la moins affreuse possible.
On en est loin et par appât du gain et inhumanité nous massacrons des millions de bêtes pour notre confort. Nous leur donnons une vie révoltante, les transportons dans des conditions infernales et les tuons dans des souffrances apocalyptiques.

Des images de moutons souffrant d'angoisse de mort en voyant leurs congénères égorgés devant eux, des bovins exténués et tranportés comme des blocs de béton, des volailles hideuses et des lapins pourris sur pieds laissent abasourdis.

Les défenseurs des animaux (et d'entre eux l'association L214) essaient de nous intéresser à l'envers du décor et ce que signifie le "hamburger", le "nugget" ou la barquette d'entrecôte.
Si nous ne voulons pas voir nous restons insensibles aux conditions épouvantables qui sont faites à des êtres vivants qui ressentent les conditions qui leur sont faites.

 

 

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