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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:00

Algérie: ce pays jeune que les vieux gouvernent document de Philippe Bardonnaud, Pascal Dervieux et Vanessa Descouraux a été diffusé ce dimanche 14 mai 2017 à 9H00 sur France Inter.
Inutile de vous dire que cette émission est hautement recommandable car elle dessine un pays passionnant, loin des caricatures et raccourcis auxquels nous sommes habitués.

Naturellement la situation politique et religieuse n'est pas escamotée mais elle ne constitue qu'un des éléments étudiés et j'ai été captivé par la "liberté" avec laquelle certains des interviewés esquissaient la situation réelle du pays.
Naturellement l'Algérie est un pays sous dictature "molle" et la langue de bois de certains montre que la peur tient le système.

A cet égard le policier des forces de sécurité qui vient faire cesser l'interview d'un fan de football près de son stade algérois, tout simplement parce qu'il a l'autorisation de parler des "élections législatives" mais pas du football rappelle ce qu'est un pays totalitaire, même si la violence n'est plus un instrument du pouvoir...

Les causes de la stagnation économique et politique sont abordées franchement et sans faux-semblant. Cette gérontocratie de façade, dans un pays où les jeunes sont majorité a longtemps tenu avec la manne pétrolière.

Au lendemain de l'élection récente, de ce  côté de la Méditerranée d'Emmanuel Macron, l'interviewer a beau-jeu de demander aux Algériens qu'il rencontre si "Bouteflika mourra au pouvoir" (il a été élu en 1999 et est agonisant depuis quatre ou cinq ans.

L'immobilisme absolu, la pauvreté et l'absence de perspectives, même pour les diplômés expliquent l'appel du large qui reste très fort.

"On va pas mourir au milieu de la mer" dit un des interviewés: le choix n'est qu'entre ces deux options, rester dans un pays qu'ils aiment mais qui est figé en dictature des années 60 ou fuir et affronter tous les dangers.

Le reportage était signé Christian Chesnot et doit être accessible en podcast.

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:55

Re!

Je me permets de revenir sur mon post de mardi 9 consacré aux deux adaptations cinématographiques du livre de François Mauriac "hérèse Desqueyroux".

J'ai pu me procurer la version de Georges Franju avec Emmanuelle Riva, Philippe Noiret et l'incroyable Edith Scob et la revisionner. 

C'est un film en noir et blanc assez impressionnant par l'équilibre entre une histoire solide et bien racontée, des comédiens exceptionnels (Emmanuelle Riva est magnifique), des décors et une musique parfaits. La mise en scène, classique, est au service du scénario et les conventions du cinéma sont respectées (pour montrer qu'une soirée s'éternise  on montre une cheminée remplie de bûches puis la même cheminée avec des braises).

On connaît l'histoire: Thérèse Desqueyroux est une femme qui réfléchit. Elle lit et se pose des questions alors que dans sa classe sociale (la grande bourgeoisie propriétaire terrienne dans les Landes) on ne pense pas. Elle a une amie d'enfance, Anne, dont elle épouse, sans amour le frère Bernard. tous les deux, par ce mariage, agrandissent leur patrimoine.
Cette union décevante ne satisfait évidemment pas Thérèse Desqueyroux qui prend ombrage de l'amour que rencontre Anne avec un voisin qui ne peut convenir à la famille.

Un jour où l'incendie menace les pins de son mari elle le laisse prendre une seconde fois son traitement à base d'arsenic. Son mari est malade et Thérèse Desqueyroux l'empoisonne sans vraiment l'avoir décidé.

Le médecin de famille s'aperçoit que ses ordonnances ont été trafiquées et fait venir un confrère de Bordeaux.
Il y a plainte déposée en justice mais les relations du père de Thérèse et celles de la famille de Bernard permettent d'étouffer l'affaire et d'obtenir un non lieu.
Pour sauver les apparences, Thérèse est maintenue dans la propriété jusqu'à ce que l'on oublie cette histoire.
Cloîtrée dans sa chambre elle se laisse aller et s'ennuie dans une immense solitude.
L'histoire se termine à Paris, à une terrasse de café. Thérèse Desqueyroux espère encore une réaction de son mari mais celui-ci n'a que les conventions bourgeoises et la famille à la bouche.

Je le redis ici: Emmanuelle Riva, sans être belle, possède un regard et une démarche dans laquelle se lit une intelligence et de la révolte. Elle ne joue pas son personnage, elle l'incarne.
Noiret, encore jeune, est ennuyeux et conventionnel. Il n'est pas méchant (quoi qu'il le soit par bêtise avec sa soeur lorsqu'elle fugue) mais incapable de comprendre sa femme et le monde. Les apparences lui suffisent et que les choses soient immuables lui convient parfaitement.
Il ne remet rien en question et, s'il aime sa femme, il est incapable de le lui dire et moins encore de le lui témoigner.

La mère de Bernard est un personnage insupportable et les idées qu'elle défend sont celles des partisans de Fillon au Trocadéro cette année.

Anne, jouée par l'actrice Edith Scob, surprenante, fait partie de ces femmes qui finissent par entrer dans le moule. Son amant, Sami Frey ne s'y trompe pas.

C'est une histoire dépassée mais "les 3 mousquetaires" aussi et on prend plaisir à suivre ces personnages qui souffrent à cause de leur incommunicabilité et de leurs préjugés.

 

 

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:00

C'est impressionnant: la presse étrangère a mieux accueilli l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République française que la presse Française.
Leurs commentaires ont été plus positifs et leurs messages plus élogieux que les médias hexagonaux qui, le jeune président à peine élu ont commencé à le dire "mal élu" puis à pronostiquer les calamités les plus horribles, le duo Mélenchon-Le Pen harcelant le pouvoir n'étant pas le moindre.

Le partisan de l'alliance Bolivarienne a eu beau se conduire en irresponsable jouant avec le feu ses oukases sont disséquées avec componction par des médias apeurés.


Sitôt élu des "manifestants" haineux, qui avaient vu un choix entre "la peste et le choléra" dans celui qu'ils avaient à faire entre un démocrate républicain et une dangereuse exaltée d'extrême droite ont défilé en proférant des insanités qui les déshonoraient.

Les drapeaux de la CGT, restée stalinienne 64 ans après la mort de son "héros" se sont agités et les slogans d'un autre âge sont revenus aux bouches de permanents syndicaux payés à la manif'.

Une radio nationale, France Inter, n'hésitait pas à laisser une timbrée s'exprimer (10/05/2017, 7H21): "L'élection était truquée, Mélenchon aurait dû gagner" (sic).

L'obs, entre les deux tours, donnait la parole à un chauffeur-livreur de 32 ans vivant à Nanterre: "Le Pen serait un ennemi politique plus clair" (L'Obs, 4/05/2017) traduction: on élit Le Pen en 2017 pour empêcher Le Pen d'être élue en 2022.

Le soir de l'élection les vieux représentants des partis que les électeurs avaient humiliés, les Copé, les Baroin, les Ciotti, les Le Foll et tant d'autres (dont l'ineffable Raffarin) se partageait sur toutes les chaînes pour beugler qu'ils allaient être l'opposition et gagner les législatives.

Dès le lundi 8 les critiques (la marche au Louvre, Brigitte Macron sur scène...) pleuvaient sur le nouveau président comme la pluie sur Hollande à l'île de Sein. Rien ne trouvait grâce aux yeux des commentateurs.

Hollande a battu des records d'impopularité: les médias, la classe politique et les français ne semblent pas disposés à faire le moindre cadeau au Président élu le 7 mai.

Ca promet!

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 07:00

"Et on repart en si bémol majeur", "Ca s'explique par la 7ème de dominante", "C'est ternaire mais c'est une pulsation", "je vous fais un accord arpégé"...

Ayant préféré faire le con au cours de musique du CP au Cours moyen 2ème année je n'ai pas même retenu le minimum syndical du solfège et suis fort dépourvu maintenant que la bise est venue. En clair les indications du chef de choeur de "ma" chorale me passent par-dessus la tête les 9/10èmes du temps.
Ses indications m'apparaissent aussi incompréhensibles qu'un texte de Leibniz en V.O, Plus poétiques aussi.

Je me demande si je n'ai pas un vice de fabrication qui fait que je m'intéresse à mille choses mais en suis rapidement dégoûté faute d'arriver à en posséder clairement les rudiments.

Sans battre ma coulpe ni me mésestimer moi-même je dois convenir que mon plus gros défaut est ce dilettantisme qui me fait tout aborder avec légèreté et en espérant que ma bonne volonté suffira à combler mes lacunes.
Malheureusement, du tennis au tarot, de la peinture au chant, du bricolage à la pratique d'un instrument de musique, du billard à la cuisine etc. l'improvisation peut se révéler intéressante parfois mais suffisante jamais.

Il y a des domaines, peu nombreux, où je possède les bases mais j'éprouve une vraie difficulté -que je n'arrive pas à expliquer- à être un apprenti modeste et à apprendre les rudiments d'une discipline avant de me lancer.
Mon impatience et ce besoin impérieux de commencer vite est le corollaire de cette soif de curiosité jamais étanchée.

J'espérais que la sagesse venant avec les ans je me deviendrais plus sérieux....

Mes deux derniers coups de coeur, la chorale et le billard sont emblématiques de cette disposition contraire qui est mienne: j'ai décidé d'apprendre seul (avec un livre et Internet) le solfège et n'ai, à ce jour, pas dépassé la page 1. (Oui, la préface!) Quant au billard je joue catastrophiquement mal faute d'avoir assez écouté les règles et par impatience.

 

 

 

 

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:59

Avant d'ouvrir ma messagerie Outlook je suis assailli de publicités dont certaines s'imposent à moitié, parfois visuelles et (très) sonores.
Des panneaux d'actualité, sponsorisés par je ne sais qui et rédigés par Dieu sait qui essaient de m'attirer sur des sites d'actualités dont la pertinence n'est pas la qualité première.
Aujourd'hui, 12 mai, je lis: "Les chances que Trump soit destitué augmentent".
C'est un sujet qui m'intéresse et que je n'ai vu traiter nulle part ailleurs sous cet angle.

J'ai bien lu que ce président décidément exécrable avait limogé le directeur du FBI mais pas que lui-même risquait d'être chassé de la Maison Blanche. Je ne crois d'ailleurs pas qu'une destitution soit, à ce stade de la vie politique américaine, envisageable.

Mais bon , je lis bien que "les chances que Trump soit destitué augmentent". et vais lire le sujet sur le site qui fait sa une dessus.
Et je lis: "Les Bookmakers sont de plus en plus nombreux à penser et à parier que Donald trump n'achèvera pas son premier mandat".

Voilà le net et les fausses informations qu'il véhicule trop souvent. Les Bookmakers (avec la majuscule) n'en savent pas plus sur une éventuelle destitution de Trump (procédure d'impeachment) que votre voisine d'à coté ou du dessous.

Ce sujet idiot n'apporte strictement rien et illustre ce que "parler pour ne rien dire" signifie.

Toute l'année le net fait des sujets sur ce modèle. Pour fourguer de la publicité derrière.

Parfois on peut regretter ce qu'il est devenu!

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 07:00

Mon opération du ménisque du genou droit s'est admirablement passée. Deux mois après je suis en pleine forme et, seule, une petite douleur résiduelle se manifeste de temps en temps pour me la rappeler.

J'ai cru, un temps, que l'autre genou allait me casser les pieds mais cette (fausse) alerte a vécu. Je vais pouvoir m'inscrire à des compétitions de trampoline sur galets cet été...

Tout va donc au mieux dans le meilleur des mondes? non! car le médecin m'a conseillé de faire faire 3 injections à une semaine d'intervalle d'acide hyaluronique dans le genou opéré.  Ceci dans le but de fluidifier l'articulation.

Je ne suis pas plus douillet que cela et, l'opération s'étant impeccablement passée, n'ai aucune raison objective de craindre cet acte médical bénin.

Acte médical? justement. Mon médecin traitant, l'air embarrassé, m'a dit de le faire réaliser rapidement parce que la Sécurité Sociale le "déremboursera" désormais, le considérant comme trop onéreux et relevant du simple confort. Au 1er juin 2017 c'est terminé il ne sera plus remboursé.

Je glisse sur le rendez-vous arraché au médecin, sur l'achat du produit (en 1 seule fois soit les 3 injections en une, 100€ au lieu du triple restant à ma charge) et le rendez-vous obtenu, avec maintes difficultés, avant mes vacances du mois de juin...

Dimanche de Pâques, la conversation roule sur ce sujet ("et ton genou?"....). Mon interlocuteur, un homme sérieux et ne parlant pas pour ne rien dire, me parle alors d'un de  ses amis qui s'est fait faire la dite injection, qui a été envoyé aux urgences un dimanche, n'a plus pu marcher pendant des semaines pour avoir contracté une énorme infection.

Je regarde tous les jours la boîte contenant la seringue et le produit. Je n'ai pas annulé le rendez-vous de la mi-mai mais suis incapable de dire quelle sera ma décision.

On doit vivre moins bien amputé au dessus du genou droit.

 

 

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 07:00

Supposons que, comme votre serviteur, vous ayez un net penchant pour la tasse de café, à toute heure et sans craindre les palpitations ou les insomnies.
Supposons encore qu'au café fait maison (dans une cafetière italienne ou dans la "Bodum" offerte par Frédérique sur l'île de Ré) vous aimiez substituer celui de l'établissement qui porte le nom de la boisson.
Ca y est? vous supposez?

Vous entrez dans un de ces espaces où le gris domine. Le gris est "la" couleur des années 2015: les parquets sont gris, les salle de bains sont grises, les canapés sont gris. Tout est gris.

Une grand salle, façon loft, vous accueille froidement. Un bar ou ce qui lui ressemble trône devant un des quatre murs. A droite on fait la queue pour commander, à gauche pour réceptionner la commande. Les boissons ont des noms italiens ou américains, les prix, quoi qu'exprimés en euros, sont tellement élevés qu'on croirait des Francs CFA. Dans une vitrine sont proposés sous une lumière éclatante de mauvais gâteaux qu'on dirait cuisinés à l'eau: des croissants, des chocolatines, des scones, des muffins (y a t'il au monde quelque chose de pire que le muffin? oui! le muffin aux myrtilles) et des  trucs au chocolat blanc ou au sucre glace. Même animé d'une faim du fond des âges on hésite devant ces tristes pâtisseries devant lesquelles les gâteaux industriels vendus dans les hypermarchés seraient presque plus désirables.

Vous avez fini par choisir le café que vous désirez: il faut donner votre prénom à la caissière qui l'écrit sur le gobelet et encaisse votre achat.

Vous passez à gauche et piétinez dix minutes jusqu'à ce que votre prénom soit appelé. Là une quantité incroyable de liquide brûlant vous est remis qui peut, en plus, avoir été couvert de crème, de caramel, de chocolat en poudre et d'autres ingrédients stupides et inutiles qui transforment un simple café en agression calorique.

Insipide, le "café" ressemble à ces horreurs qu'on boit à tout instant aux Etats Unis et qu'ils baptisent, par humour sans doute, du même nom que l'expresso d'ici. Cette lavasse noire, gluante et fade est, pour la chaîne Starbucks, un "café".

Histoire de génération sans doute, les jeunes font la queue et attendent stoïquement leur gobelet de flotte teintée qu'ils paient le double ou le triple d'un vrai café et qu'ils paient avec leur carte de crédit.

Ca ne désemplit pas et pourtant c'est cher et franchement pas terrible. Comment ce genre d'escroquerie peut avoir cours? je me le suis demandé en quittant, perplexe, l'établissement des Allées Franklin Roosevelt plein comme un oeuf un samedi à 11H00.

 

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 07:00

J'avais vu l'adaptation de "Thérèse Desqueyroux" qu'avait réalisée Georges Franju en 1962 avec Emmanuelle Riva, Philippe Noiret, Edith Scob et Sami Frey. Je m'en souviens comme d'une belle interprétation du roman de François Mauriac, écrivain injustement tombé dans les oubliettes de la littérature et qui comprenait remarquablement les passions humaines et la bourgeoisie bordelaise (concepts presque synonymes).

J'ai boudé le remake qu'a tourné Claude Miller de ce film en 2013 justement parce que je ne voyais pas l'intérêt d'un remake.
"Thérèse Desqueyroux", filmée par Claude Miller (mort en 2012) n'est pas un remake. Miller occupe une place à part dans le cinéma Français. Ni avant-gardiste ni vieillot. un bon faiseur, solide et qui filmait des histoires "solides" et souvent d'autrefois.
Son tout dernier film ne déroge pas à cette presque règle: c'est une reconstitution historique un peu empesée mais on sait que l'histoire l'est aussi.
Audrey Tautou, un choix à priori étonnant, entre dans la peau du personnage et devient Thérèse. Jusque dans son phrasé et ses attitudes.On aurait pu la croire trop jeune, pas assez "femme", trop marquée par d'autres rôles et puis non, Audrey Tautou devient cette femme idéaliste, contradictoire, insatisfaite, jalouse et presque résignée.

A ses côtés Gilles Lellouche donne à voir un Bernard Desqueyroux crédible, veule et sans caractère dont on comprend qu'il puisse ennuyer sa femme, voire la désespérer.

Un point particulier à Catherine Arditti en belle-mère bourgeoise conventionnelle et sûre de ses positions morales. Voilà un second rôle qui donne au film de l'épaisseur et de la vérité.

Comme pour "Un coeur simple" (post d'hier) la "lutte des classes" est évoquée qui n'a pas grand chose à voir avec le roman ni avec l'histoire mais on est obligé de sacrifier à la pensée dominante si on veut être programmé par Gaumont...

"Thérèse Desqueyroux" est un roman superbe qui a attiré des metteurs en scène intelligents et ambitieux. Les deux qui ont réalisé un film sur ce scénario l'ont fait avec leur vision et les deux sont couronnées de succès car leurs films sont au niveau du texte de Mauriac.

 


 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 07:00

Le débat? je n'en ai regardé que la première minute et demie. Cela m'a suffit pour me conforter qu'on ne débat pas avec les Le Pen et que cette famille, sa boutique familiale, son fond de commerce et ses militants doivent être traités différemment des autres politiques car ils ne sont pas démocrates dans leurs projets comme dans leurs actes.
J'ajoute à cela qu'ils "salissent" ceux qui les écoutent par leur grossièreté et la "connivence" qu'ils installent sans qu'on puisse la rejeter totalement.

A la place je me suis installé devant mon ordinateur et j'ai regardé "Un coeur simple", un film de Marion Laine qui est une adaptation d'un des "Trois contes" de Gustave Flaubert.
C'est un film de "comédiens" dont la distribution est dominée par Marina Foïs (excellente) et Sandrine Bonnaire (bien mais trop proche de son interprétation de "La cérémonie" de Claude Chabrol).

Le film est lent, très beau, la mise en scène est fluide et réussie, la reconstitution de la fin du XIXème siècle magnifique et les dialogues vrais.

Les décors, tant extérieurs qu'intérieurs sont splendides et constituent, avec le ciel, la verdure normande et la pluie des protagonistes importants du film.

Curieusement se vérifie l'adage que l'érotisme est plus dans la suggestion que dans la démonstration: Madame Aubain, veuve encore jeune et belle (Marina Foïs) prend une leçon de violoncelle avec un jeune professeur maladroit et cette scène dégage une sensualité surprenante.
Les mêmes font l'amour sur le carrelage d'une pièce vide et l'on s'ennuie...

Le film insiste peut-être un peu trop sur les "rapports de classe" et sur la laideur des rapports humains mais tel qu'il est il était à des années lumière de ce débat dont les commentaires suffisent à mon information!

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 07:00

M le supplément du quotidien "Le Monde" du samedi est ce qui se fait de plus exaspérant en matière de presse.
C'est d'abord et avant tout une compilation spectaculaire de publicités de luxe. Dans le numéro du 29 avril: 30 simples ou doubles pages dont l'immense majorité pour des produits de grand ou de très grand luxe.
Avant d'aborder la partie écrite évacuons les pages d'autopromotion, celles de remplissage (le M de la semaine, citation narcissique du magazine), provocation inutile (une page consacrée à des artistes qui se livrent à "des performances artistiques cruelles avec les animaux" et " Au Japon,une méthode scatologique pour apprendre à lire")*, de l'ironie mal venue avec une page se moquant de la façon de s'habiller de François Hollande (les costumes de Fillon leur plaisent plus?) un article main-stream qui fait la couverture sur le gendre de Trump et un "dossier" culturel sur un cinéaste heureusement oublié (Jean Eustache) pour en dire du bien sur 6 pages navrantes et snobs ("Jean adorait le dérisoire, la bêtise, la cocasserie, le ridicule. Souvent il disait: "Abaissons le débat", tel est le titre d'un paragraphe).
Suit un portfolio de photographies grotesques qui précède 20 pages de réclame déguisées en rédactionnel. Naturellement, la Rolex de service à 5700€ n'est pas oubliée (page 78) et fait face à des "décorations de sacs" à 1100 et 900€. Oui, vous avez bien lu. une sorte de collier de chien à fixer sur son sac de dame, signé de marques de luxe.

Le "M"agazine se referme sur une série de photos prises à la montagne, prétexte à des publicités pour des lunettes de soleil, accessoires de luxe , vilaines et chères Intitulé "Haute Saison" ces pages mettent en scène des filles moches, portant un appareil dentaire, des hommes vieux et laids, ou mal coiffés ou une jambe dans le plâtre (que c'est amusant!). les lunettes, prétextes de ces pages sont siglées Kenzo, Gucci, Ray Ban, louis Vuitton, Celine, St Laurent et Swarowski. On se doute que la sécu ne rembourse pas la totalité!

C'est la gauche ultra-caviar qui mélanchonise pour se donner bonne conscience. On parle du racisme dans l'Amérique des Etats du Sud et vite on se console avec des chaussures à 290€.

Personnellement je déteste ce torchon que je trouve vain. Affreusement creux. Et inutile.

Pour moi c'est effectivement de la "M"...

 

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