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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 07:00

Je n'ai pas oublié ce jour de 1969 où, au "Mayfair" (Avenue Paul Doumer, Paris 16èm") j'ai vu le film "L'enfant sauvage" de François Truffaut.

Mes amis, quel ennui!! j'étais très jeune mais la fausseté du jeu des acteurs m'a sauté à la figure comme une évidence. J'étais issu d'une famille très critique et ne faisais pas exception: je trouvais que la campagne Aveyronnaise partageait avec Truffaut (comédien dans son film!!!) une artificialité gênante.

Je profite de cette réflexion pour confesser que j'ai toujours détesté François Truffaut. Le révolté qui épouse dans la grande bourgeoisie, le pseudo politique qui mange dans la main des pontes du cinéma, le torpilleur du "cinéma de papa" qui réalise des nanars prétentieux car il fut critique de cinéma impitoyable avant de réaliser des films très inférieurs à ceux qu'ils descendaient au napalm...

J'admets qu'il est un peu au-dessus de Lelouch  (ce n'est pas difficile!) mais je lui conteste sa notoriété et plus encore le respect et l'amour du public et de la critique Français.

Je reviens sur ce navet ennuyeux et propret qu'est le film "l'enfant sauvage". Je crois que c'est en le visionnant que j'ai découvert l'ennui. Réellement.

 

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 07:00

Je lisais récemment des extraits on line de deux livres signés Jérôme Garçin, oui, celui du "Masque et la plume" de France Inter. L'homme ne m'est pas antipathique mais je le trouve trop "mondain", trop "vedette". Aujourd'hui, avec ce langage fleuri et riche qui caractérise notre époque, on dirait "qu'il se la pète".

C'est du moins l'impression qu'il me donne. Dans "le dernier été du Cid" paru il y a déjà un an il raconte les dernières semaines de la vie du comédien Gérard Philipe décédé d'un foudroyant cancer du foie il y a soixante ans. s'il avait vécu, l'acteur aurait peut-être été le beau-père de Jérôme Garçin dont il a épousé la fille, Anne-Marie.

On ne juge pas un livre sur quelques pages mais celles que j'ai lues m'ont parues intéressantes et moins emphatiques que je m'y attendais. Il y a admiration, connaissance, respect et distanciation dans ces lignes, quatre aspects de bon augure.

Dans "Olivier", le livre qu'il avait consacré à son petit frère-jumeau mort à l'âge de six ans en 1962, il y a tout ce que le chagrin et le temps donnent aux souvenirs: le regret et l'embellissement. La mort, surtout lorsqu'elle intervient dans d'aussi terribles circonstances (l'enfant a été renversé par une voiture), fait réécrire l'Histoire en la nimbant d'une beauté funèbre qui n'aurait aucune raison d'être si la circonstance n'avait eu lieu: en d'autres termes les relations  entre frères auraient aussi bien pu être distantes et chaotiques si la voiture ne l'avait pas tué.

Je ne découvre pas la pierre philosophale en écrivant que la mort donne à ses jeunes victimes une aura qui les élève au rang de mythes, familiaux ou pas.

Je ne suis pas favorable à ces publications d'extraits de livres sur Internet: ils en disent trop sur le livre en question et donnent rarement envie de l'acheter pour le lire en totalité.

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:00

Il faut un culot d'acier pour oser, comme la marque industrielle Liebig, faire appel à la publicité pour dénoncer la composition de leur production passée et vanter l'actuelle dans le même spot.

Liebig, qui appartient au groupe espagnol GBFood a fait appel à l'importante agence de communication CBL BBDO pour dénigrer ses anciennes soupes (trop salées, contenant trop d'additifs chimiques) et inciter le consommateur à acheter des produits de la marque qui auraient corrigé leurs défauts.

Pour ce faire le spot qui est littéralement "matraqué" nous montre un couple de retraités CSP+ dont le chef de famille se plaint aujourd'hui du caractère trop salé de sa soupe d'hier. (NB: on  la trouve donc encore dans le commerce?). Merci, nous dit-il en substance, de nous avoir signalé le défaut et de nous avoir permis de le corriger. Il faut croire que Liebig n'a ni testeur ni politique commerciale pour vendre pendant des années un produit mal assaisonné..

Mais ce n'est pas tout. Une jeune femme et sa famille idéale est dans sa cuisine, Elle n'a rien à voir avec le grincheux et la muette de tout à l'heure, et regarde un paquet siglé Liebig. Elle feint de se demander à quel légume correspond l'E-621. Message clair: Liebig fait amende honorable et ne met plus de saloperies chimique dans ses soupes.

Pour faire passer le message ("on vous a vendu de la m..., on va vous vendre de l'écolo raffinée") un peu d'humour suffit: la mimique et le ton employés par la jeune femme atténuent l'information. Qui a mis du E-621 dans ses soupes pendant des années et pourquoi?

La boucle est bouclée. Liebig c'était pas terrible, pas sain en tous cas, maintenant c'est très bien. Il ne reste au consommateur qu'à le croire!

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 08:03

Ainsi il aura fallu la Covid-19 pour venir à bout de Valery Giscard se disant d'Estaing. Trente-neuf ans après sa défaite électorale humiliante de laquelle il ne s'est jamais remis les portraits, nécrologies et éditoriaux avaient tous le même ton: peu de regrets pour un homme dont la personnalité et le caractère avaient contaminé l'action.

Président tout juste passable, seule son action européenne restera à son actif. On dira: "Vous oubliez un peu vite les avancées sociétales", je répondrais: "Lui ou autre les aurait faites, elles étaient dans l'air du temps, la majorité à 18 ans était une nécessité tout comme l'IVG. Ses "amis" politiques ne le suivaient d'ailleurs pas et les votes ont été obtenus en y joignant ceux de la gauche d'alors.

Alors... rien de bien sous ce long septennat qui va de 1974 à 1981? si! la palinodie des relations Franco-centrafricaines qui culmine avec le couronnement de l'Empereur Bokassa 1er, la mort violente et suspecte de 3 ministres (Jean de Broglie, Joseph Fontanet et Robert Boulin), la haine entre le Président de la République et son premier Premier ministre, un accueil empressé à l'Ayatollah Khomeini, Mao qualifié de "phare de la pensée", une politique faite pour 20% de la population la plus à l'aise, des gadgets médiatiques et une fin de mandat coincée.

Quant à Giscard lui-même j'ai souri  en entendant que la famille voulait des "obsèques strictement familiales": à 94 ans et avec sa personnalité ce ne sont ni les amis ni les chefs d'État qui allaient se déplacer en masse et saturer le protocole! Et puis... Notre Dame a brûlé ce qui le prive d'obsèques comme ses prédécesseurs ou successeurs.

Les faux-culs et les  lèche-bottes parlaient de ses faits de résistance (je crains que le papa du susdit en ait de moins avantageux à faire valoir), de son accordéon, du foot et des repas chez l'habitant... Attendrir le gogo est un art.

La prétention à s'anoblir en rachetant la particule puis l'Histoire d'une famille honorable mais éteinte en rachetant son château puis en s'accaparant la notoriété passée est une de ces petitesse que n'effacent ni un bon pédigrée et le fait d'être né dans un milieu très aisé.

Je ne parlerais pas ici de "l’œuvre littéraire" du défunt Président. Ça nous aurait diverti mais l'Académicien qu'il fût n'avait aucun sens de l'humour.

De profundis!

 

 

 

 

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:00
Stolpersteine à Berlin (collection personnelle)

Stolpersteine à Berlin (collection personnelle)

Beaux, utiles, nécessaires et émouvants les Stolpersteine, ces incrustations de plaques de métal dans les pavés du trottoir et rappelant le nom et les dates de vie et de mort de victimes du nazisme m'ont frappé lors de ma visite de Berlin.

Les Stolpersteine sont une création de l'artiste berlinois Gunter Demnig. De nombreuses villes d' Allemagne mais aussi du monde les ont adoptées. Chaque cube rappelle la mémoire d'une personne déportée dans un camp de concentration ou un camp d'extermination parce qu'elle était Juive ou faisait partie de tous celles et ceux que les nazis considéraient comme des ennemis.

Certains s'opposent à l'installation de ces médaillons du souvenir, principalement parce qu'ils trouvent choquant qu'on marche dessus, C'est le cas, semble t'il, de la Mairie de Paris qui, outre cet argument qui vaut ce qu'il vaut, ajoute, pour faire bonne mesure que l'immense majorité des Juifs Français ont échappé à la traque puis à l’assassinat.

Les Bousquet et autres Papon auraient-ils été des humanistes méconnus?

Le nombre de victimes du nazisme est tellement élevé qu'il est sans doute impossible de poser des Stolpersteine devant chaque maison où elles vécurent. Cependant cette forme de plaque mémorielle apparaît comme utile et répond bien à sa mission.

Regardez sur Internet avec le mot clé "Stolpersteine" le doc de 5 minutes sur Karambolage d'Arte. C'est très intéressant.

 

 

 

 

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 07:00

J'ai "enfin" regardé "The Servant", film mythique de Joseph Losey que, pour des raisons que j'ignore moi-même, j'ai boudé jusqu'ici.

Le plus incroyable est que j'ai ressenti exactement ce que je pensais ressentir: du plaisir et de la gêne, de l'incompréhension et de l'agacement.

Formellement c'est un superbe film en noir et blanc. Un magnifique film aux décors soignés et à la photo irréprochable. Certains plans sont inoubliables. Le dialogue est riche et... déconcertant. Tout comme l'est l'intrigue et le jeu des acteurs.

L'étude des classes sociales et de leurs rapports dans le cadre de cette histoire aujourd'hui banale est admirable et dérangeante. Les quatre personnages principaux (James Fox, Sarah Miles, Dirk Bogarde et Wendy Craig) ne sont jamais ensemble sur l'écran en même temps et pourtant les rapports de domination, d'allégeance ou de soumission sont clairement explicites.

Dirk Bogarde est un domestique stylé qui s'introduit petit à petit dans la vie d'un riche noble qu'il surprend, étonne, intéresse  puis fascine. James Fox est cet aristocrate dont la vie est vide de sens et qui se laisse corrompre en s'apercevant progressivement du vide de sa vie. Sa fiancée (excellente Sarah Miles) est la seule à comprendre ce qui se passe mais, faute d'avoir les codes, elle laisse son fiancé James Fox la négliger d'abord, la tromper ensuite, la quitter enfin.

Une machination sexuelle et sentimentale est le prétexte à ces discussions, disputes, affrontements et ruptures. Ce n'est pas ce que je retiendrais du film.

Le film est tellement ambigu et les situations compliquées que je ne suis pas certain d'avoir tout compris. Contrairement à d'autres scénarios intelligents (il est ici signé Harold Pinter) celui-ci vous rend bête!

On se doute qu'il y a de la psychologie, de la réflexion politique ou sociologique mais les situations et les dialogues empêchent de creuser plus avant.

Reste un film profond et beau à côté duquel il aurait été stupide de passer.

 

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 07:00

Je suis à la fois ébouriffé et catastrophé par la perméabilité du discours "complotiste" dans notre pays.

Je veux parler de ce discours qui nie la sévérité de la crise sanitaire pour y voir une sorte de complot politique. Les manifestations de samedi 28 ont laissé derrière elle toute une littérature qui confond et mélange tout et voit en des actions médicales de bon sens (traçage, isolement, confinement, prise de température, tests, surveillance...) des mesures de rétorsion dirigées contre la population. L'absurdité d'un tel raisonnement n'effleure pas ceux qui l'énoncent et l'affichent: Macron est un dictateur qui avance masqué. Au nom de cette "grippe" qu'on aurait instrumentalisée se met en place un régime autoritaire privatif de libertés et attentatoire aux Droits de l'Homme.

Ni plus, ni moins!

Le but ultime et caché (forcément!) est le "flicage" de la population et, allez savoir comment ils arrivent à cette conclusion) l'instauration d'une politique favorable au CAC 40 et aux grands groupes internationaux et à la mondialisation en passant par les laboratoires médicaux fabricants des vaccins.

Opposez-leur que les magasins fermés on n'achète pas plus des parfums de marque que des foulards siglés. Dites à ces complotistes à mentalité d'assiégés que le virus est partout présent dans le monde et ils vous rétorquent qu'ils y a un doute en citant les dictatures asiatiques qui l'auraient éradiqué... Que les avions ne décollent plus qu'à 20% du trafic d'il y a un an, que l'économie mondiale soit bouleversée, que le nombre de morts du COVID-19 soit considérable dans le monde, rien n'ébranle leur certitude.

"On nous ment, on nous cache des choses, le virus est un prétexte etc.". C'est à désespérer de l'intelligence et de l'information.

A quand des gris-gris? des exorcismes? des boucs-émissaires? des bûchers? la véhémence nihiliste de ces "croyants" en un plan concerté est inquiétante parce que, comme celle des gilets jaunes elles se nourrit de fantasmes et n'est pas susceptible de se modifier suite à la réflexion. On est devant une croyance et tout fait sens.
 

Comme jadis avec des communistes convaincus il est impossible d'amener un "complotiste" à réfléchir et à écouter d'autres arguments que ceux qui vont dans son sens. Je trouve" cela assez inquiétant.

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 07:00

J'ai changé! je reconnais que ma réflexion m'a amené à changer de point de vue. Je ne considère plus comme utile ou normal qu'on juge l'ancien Président de la République Nicolas Sarkozy (2007-2012). Cela ne signifie certainement pas que je le crois innocent ni que je considère son mode de défense comme digne de son ancienne fonction.

Cet homme, malgré ses défauts personnels (qui s'apparentent à ceux de Donald Trump) malgré les enquêtes des juges, malgré ce que l'on sait des affaires qui l'accablent n'est pas n'importe quel mis en examen.

Il nous a dirigés, il a dirigé notre pays et, force est de le reconnaître, il ne l'a pas trop mal fait à une période difficile et ayant contre lui une coalition de haines inexpiables parfois inexplicables. Chacun; à ce sujet, jugera.

Ce qui lui est reproché, ne nous le cachons pas, est grave mais pas gravissime. Sa responsabilité est, sinon prouvée du moins quasiment établie et la justice l'a démontré dans certaines des affaires pour lesquelles des comptes lui sont demandés.

L'ancien Président a, on peut le déplorer, un système de défense indigne des fonctions qu'il a exercées. Mais pourquoi, pour sa défense,  serait-il différent du Sarkozy que nous connaissons depuis sa conquête "à la hussarde" de la mairie de Neuilly sur Seine? Il reste lui, chasse en bandes, a ses affidés fidèles et sans nuances, et sa méthode politique personnelle. Ce n'est pas le premier qui se défausse sur des collaborateurs ou qui, la main sur le cœur, se déclare innocent comme un nouveau-né.

Reconnaissons-le, ce qui lui est reproché en justice est sans grandes conséquences. Le financement de sa campagne présidentielle de 2012 ne vaut pas accusation d'avoir fait la guerre pour supprimer Kadhafi, témoin gênant. L'affaire Bismuth et les autres sont, j'ose le mot, "bénignes" et ne valent pas qu'on abime la démocratie en s'en prenant à l'image et à la responsabilité de l'un des hommes qui a dirigé le pays.

Bien des chefs d’État Français ou étrangers auraient plus mérité d'être jugés que lui et le "déballage" de vilaines choses à venir est à redouter. Les occasions de nous affronter haineusement sont si nombreuses que celle-là ne me semble pas indispensable.

 

 

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 07:00

J'ai rappelé ici l'effroyable torpillage du paquebot Wilhelm Gustloff dans lequel avaient fui des militaires mais surtout des civils allemands, poursuivi, torpillé et coulé par les soviétiques en janvier 1945 qui fit au moins 5300 morts en disant tout le bien du livre de Günther Grass "En crabe" qu'il a consacré à ce drame.

D'autres torpillages eurent lieu au même endroit et causant d'innombrables pertes humaines à la même période. Tous n'eurent pas, hélas, un Prix Nobel de littérature pour raconter leur effroyable agonie.
Et, aujourd'hui encore, l'Allemagne en déroute de 1945 n'émeut -à juste titre- guère.

A propos d'émotion celle-ci fut brève lorsque le "Joola" sombra en Casamance, laissant derrière sa coque retournée plus de 1800 morts ou "disparus".

Adrien Absolu ("Les disparus du Joola" Jean-Claude Lattès 2020) revient sur cette catastrophe dans un très beau et passionnant récit qui montre l'inelucctabilité du naufrage dû à la bêtise, l'irresponsabilité des autorités maritimes et militaires, la pauvreté de la plupart des passagers, l'incurie, le manque d'entretien du bateau, l'habitude et une certaine mentalité africaine en général et Sénégalaise en particulier qu'il décrit avec fatalisme.

Dans des pages riches et documentées il raconte la catastrophe en devenir et l'on voit ces grappes humaines s'agglutiner partout où il y a des mètres carrés disponibles. Les voitures ne sont pas arrimées, le fret pas pesé, les bagages posés partout. Les portes de la cale restent entrouvertes pour apporter un peu d'air aux troisièmes classe, les ballasts insuffisamment stabilisés, les billets vendus en surnombre, à la dernière escale d'autres passagers en grand nombre viennent alourdir et surtout déséquilibrer le navire. Un grain important avec de fortes pluies viendra à bout du Joola qui se retournera très rapidement.

Après le naufrage on est comme sonnés. Les enquêtes, les recherches de responsabilité, les cérémonies du souvenir ne sont, j'alllais écrire "évidemment" pas à la hauteur.

L'auteur parle même des droits d'auteurs exorbitants sur un dessin qu'a demandés et obtenus le Président Wade, en toute indécence.

A l'inverse du "Titanic" les foules de passagers puis de noyés ne représentaient pas un pays riche et il n'y avait pas de célébrités fortunées sur le Joola. Pas de Jacob Astor ni de Guggenheim pour émouvoir les foules. Seulement d'intrépides touristes, des femmes Sénégalaises, des paysans...

Pas de morale ni de lien entre ces histoires de catastrophes maritimes. Le seul constat à faire est que, sans exception, elles nous touchent et inspirent de grandes œuvres littéraires ou artistiques.

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:00

Mais pourquoi attachons-nous autant d'importance aux faits-divers au point qu'ils occupent le sommet de la hiérarchie des sujets auxquels, tous médias confondus, la place est réservée?

L'affaire Jonathann Daval, une vilaine histoire de meurtre commise par un homme méprisable à bien des points de vue vient de tenir la semaine médiatique en haleine au point de reléguer le déni de démocratie de Donald Trump trois ou quatre rangs derrière.

Ce petit homme (par la taille 1,67 comme par ses agissements) qui n'est apparu ni intelligent ni "remarquable" par aucun de ses traits a occupé les têtes d'une manière indue et exagérée. A l'emballement général (songez que BFM TV lui a consacré des heures et des heures de direct) personne n'est venu rappeler la nécessaire mesure.

Comme pour "l'affaire Grégory" on est vite passé de l'intérêt à son contraire puis par toutes les nuances du dégoût. Et pas que pour le meurtrier.

Il fallait voir avec quelle jubilation malsaine "la presse" relayait les thèses des avocats du meurtrier qui salissaient à loisir la victime, comment elle appesantissait sur les douleurs morales et physiques de Daval avec un jargon psychanalysant parfaitement obscène.

La partie civile a gardé sa dignité dans cette fosse septique médiatique: elle a bien du mérite.

La "marche blanche", les obsèques et les simagrées du meurtrier de sa femme ont été diffusées jusqu'à la nausée et la radio n'était pas en reste. Dans quel but?

Certes l'affaire est spéciale et ce meurtrier immature ne l'est pas moins. Mais n'est-ce pas une immense perte de temps et d'argent que "couvrir" ainsi une affaire judiciaire?

Nous attachons trop d'importance à ces affaires connexes de la vie de la cité et cela participe de l'abaissement de nos défenses immunitaires démocratiques et intellectuelles.

Cela fait partie de la panoplie utilisée par celles et ceux qui souhaitent que le peuple ne réfléchisse pas et soit tout le temps occupé à des riens.

Complotisme?

 

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