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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:12

En tant qu'ancien fumeur (j'ai fumé plus de 20 ans et je fumais mon paquet par jour)

je ne me permettrais pas de donner la moindre leçon à quelque fumeur que ce soit.

Par pudeur et parce que je me souviens que chaque critique me donnait envie

d'allumer une cigarette.

 

Pire, je dirais que j'ai une certaine compréhension pour eux et qu'au souvenir du

plaisir que me procuraient certaines des cigarettes que je fumais je les comprends

de ne pas vouloir y renoncer.

 

Et pourtant, quand je fumais moi-même (j'adore ce moi-même immodeste!) les

contraintes étaient moindres: paquet de 20 au prix flirtant avec les 10 Francs (soit

moins de deux euros) et sur lequel ne figuraient aucune bouche de monstre ou

poumons d'épouvante, diversité des marques et goûts (Où sont passées les

Peter Stuyvesant bleues ou rouges, les Ernte 23 oranges? les Royales, les Craven

A, les Rotman bleues?) et possibilité de fumer à eu près partout (sauf transports en

commun, lieux publics recevant des enfants et cinémas)

Ernte-23.jpg

 

 

  Stuyvesant rouges

 

Je me suis arrêté à temps pour ne pas connaître l'enfer du fumeur. J'ai même, je

le confesse, de l'admiration pour ceux qui trouvent encore du plaisir à l'exercice

quand on voit les contraintes qui y sont rattachées.
...Sans oublier les sommes pharamineuses qu'ils sont obligés d'engloutir pour

financer non la recherche ou les soins mais les dettes de l'Etat.
Cet état qui se fait proxénète en imposant les prostituées non sur ce qu'elles

gagnent mais sur ce que l'administration pense qu'elles gagnent (France Inter

Service Public, 4/10/13) et dealer en vendant du tabac taxé à 70%.

 

Preuves que la tabagie n'est pas qu'une mauvaise habitude et que la soi-disant

addiction à la nicotine n'est pas sa seule explication; ces fameuses cigarettes

électroniques dont on nous rebat les oreilles.
Personnellement je les trouve ridicules, elles et leurs propriétaires.
A peine arrivés chez vous les gens se précipitent sur vos prises de courant

en oubliant de vous claquer la bise et de déposer un présent pour la maîtresse

de maison.

Il faut maintenant dîner dans le noir pour laisser vos invités recharger leur

tablette, leur mobile et leur cigarette électronique!

 

Ce dernier engin est aux frontières du paranormal et du grotesque. Comme

disait Brel pour la soupe, "ça fait des grands schloupss", ça vous donne un

air crètin et.....ça ne sert à rien.

Les psy-trucs disaient qu'en sus du plaisir de fumer la cigarette "donnait une

contenance aux timides", "favorisait la convivialité" et "virilisait les rapports".

Imagine t'on Malraux ou Humphrey Bogart avec sa vaporette goût myrthe des

Açores?

 

Comme une infinité de besoins crées de toutes pièces par les carambouilleurs

de la com' et de la pub' la cigarette électronique n'est rien d'autre qu'une rente de

situation pour des industriels heureux de faire nos poches avec notre

consentement. Et à voir le nombre de boutiques consacrées à ce gadget fumeux

ces messieurs n'ont pas de soucis à se faire.

L'Etat voit des taxes à appliquer sur le non-tabac que consomment les vapoteurs.
D'où cet écran de fumée, bien réel cette fois, que l'on voit et sent depuis quelques

temps devant cette ahurissante mode qui consiste à fumer sans combustion

ni tabac.
Vapoteurs mes amis, précipitez vous à la boutique de clopes électroniques

où vous avez vos habitudes: ce sera un comptoir à viagra, un rallongeur de

nez (suivant la mode), un épileur de sourcils ou une boutique de sushis 

sous 15 mois.

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Published by Bertrand P
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:14

Ce matin, à la radio dans la voiture, j'ai entendu un édifiant reportage sonore

sur la "Fashion Week" à Paris et sur la présentation de la collection Chanel

de cette année.


La fachonne ouikke c'est la semaine où les dingos de la mode s'extasient

jusqu'à l'orgasme devant des chiffons, des robes et des chaussures

présentées par des filles de 32 kilos qui marchent comme si on les

avait électrocutées analement*. Le tout dans des décors hideux, sur

des musiques lamentables et devant un public plus poudré que les

carrières de marbre. 

Tout ce monde interlope de fausses valeurs commente jusqu'à l'absurde

ces créations, vantent les créateurs et se tapent des créatures.

 

Le défilé en question ne présente pas plus d'intérêt que le reportage

sonore qui lui était consacré. Les commentaires obligés étaient

cependant au rendez-vous. Et la musique ceci, et les mannequins cela... ça

ronronnait et on avait entendu 1000 fois auparavant; le maquilleur décadent

et plus caricatural que Serrault en Albin, l'interview de Vanessa Paradis

disant 2 banalités et l'attachée de presse caricaturale reprenant le journaliste

qui avait dit: "Karl Lagerfeld est allé saluer Katy Perry" en  "Katy Perry est allé

saluer Karl Lagerfeld".

La nuance était de taille! On a les héros qu'on peut.

 

Et soudain le Bismark de la Cage aux Folles est en ligne et le grotesque

entre dans l'habitacle de la voiture: pompeusement la folasse à l'éventail

vante sa propre "création" et dit qu'il aime les jeux de mots. On s'attend

à quelque chose de fort et le cornichon teuton nous livre son humour: "il

a réalisé des boutons en béton".
Le zéro absolu, la bêtise prétentieuse et creuse élevée au rang de mythe

du siècle.
Dire que cette caricature est plus célébrée qu'un cancérologue, un chercheur

ou un chef d'orchestre. C'est pitoyable.

Un bouton en beton: c'est fort. Un chef d'oeuvre de l'humour couturier. 

Il y a des coups (et pas seulement d'éventail) qui se perdent!

 

* qu'on ne s'inquiète pas pour elles cependant: elles épousent des footballeurs,

des coureurs auto, des rock stars ou des Présidents de la République et, une

fois liftées et nourries de caviar allégé elles vivent très longtemps en allant

saluer tous les ans leur "maître" Lagerfeld sur les podiums.

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 09:35

 

Malgré une très nette crispation lors du débat au parlement de la loi dite du "mariage

pour tous" j'ai réalisé que l'homosexualité avait évolué vers plus de visibilité dans ce

pays.

Assistant à un mariage "classique" tout récemment j'ai vu dans les invités deux couples

de même sexe, l'un d'hommes l'autres de femmes, les deux parfaitement intégrés et

admis par les invités.

Ce qui est surprenant, après tout, n'est pas qu'ils aient été visibles et acceptés mais

bien qu'ils auraient pu ne pas l'être.

S'il est illusoire de penser que la relation exclusive entre deux personnes du même

sexe puisse un jour être considérée par tous comme parfaitement normale il me

semble que la tolérance a fait des progrès et que, comme on a "son bon juif" tout le

monde a son "gay" prétexte qui l'empêche de tomber dans ces discours qui

rejettent l'autre à raison de ce qu'il est/fait/pense et qui pourrait ne pas être

jugé conforme. Que la bêtise recule est une raison de se réjouir dans un pays et

une période où celles-ci ne sont pas pléthoriques.

 

 

Autre sujet qui n'a rien à voir avec le précédent,  

sur les conseils avisés de M*** j'ai regardé l'émission de télévision "On n'est pas

des pigeons" diffusée sur France 4.

C'est une émission de consommation au format talk-show avec chroniqueurs

essayant d'être spirituels et rythme rapide sous la direction d'une jolie animatrice.

C'est "C à vous" en moins bébête et en plus utile.
Les reportages sont destinés à mettre en garde contre les arnaques de la publicité

contre les fausses promesses du marketing, contre la fameuse "malbouffe" et, en

général contre tout ce qui fait de nous des cochons de consommateurs.
J'emploie le nom de ce vilain animal à dessein puisqu'un documentaire très

rapide nous montrait l'enfer sur terre que vivent ces bêtes pour nous nourrir.
Un comparatif entre les billets de train et d'avion low cost plus loin, les glaces à

la vanille sans la moindre vanille, les credits donnés à n'importe qui et les

villages de marques sans oublier le clin d'oeil sur le "marché" de l'adultère

étaient au sommaire et diffusés avec des commentaires amusants et des

chroniques qui ne l'étaient pas moins.
Ainsi l'analyse de la consommation et  de l'acte d'acheter peuvent être ludiques

sans être ennuyeux? il y avait pourtant bien sur le plateau le représentant officiel

de ces magazines chiants comme leurs enquètes (du style Soupline ou Lénor?,

"les forfaits permis de conduire au crible", "La saga Amora"...) et un testeur dont

l'utilité et l'humour avaient justement oubliés d'être testés mais cela se regardait

sans mal et même avec un certain plaisir.
Une enquète sur les publicités utilisant l'image de l'homme en blouse blanche

(censé représenter l'autorité et la connaissance) était même très intéressante.
Avec en prime l'interview du comédien qui jouait le technicien anti-calcaire

dans des publicités pour ce produit que l'ensemble des participants à l'émission

a qualifié d'inutile...

Un petit moment de télévision sympathique n'essayant pas de finasser et de se

prendre pour ce qu'il n'est pas? rare et donc à souligner.

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 22:45

Pour toute personne censée, la tenue logique pour nager ou se baigner

est la plus légère possible. Au risque du ridicule je dirais que le maillot

de bain est le vêtement le plus indiqué.
La taille de celui-ci devrait être une question de confort. La pudeur aussi

devrait peser, à l'exclusion de toute autre considération.

...devrait. 

J'étais dans une belle ville du Maroc ce week end et j'y ai vu quelque

chose qui m'a tout à la fois surpris et décontenancé.
Le riad dans lequel je logeais possédait un très beau patio rempli

d'arbres, d'oiseaux et de fleurs.
Une jolie piscine en mosaïque trônait en son centreIMGP8432.JPG

 

Tout comme moi une famille a profité du temps estival pour se baigner.

une famille, à savoir le père et ses 2 filles. 

La mère semblait en effet consignéedans sa chambre et je n'ai vu d'elle

qu'une ombre, voilée des pieds à la tête et gantée malgré une température

avoisinant les 25°C.

Le père, donc, et sa plus jeune fille se baignaient en tee-shirt tandis que la

fille aînée (11-12 ans)  nageait avec un voile sur la tête et un habit qui la

couvrait de la tête aux pieds.

Quelle étrange coutume! quelle invraisemblable contrainte!

je dois à la vérité de remarquer que, comme tous les enfants du monde, les

deux filles s'amusaient sans retenue et ne semblaient pas souffrir de l'exigence

vestimentaire qui leur était imposée.

 

Mais que redoutent-ils donc ces religieux qui imposent de telles choses à des

gamines incapables de les comprendre?

 

Dans quelle estime tiennent ils leurs femmes et filles pour que la vision d'une

de leur main ou d'un de leurs genoux puisse conduire au péché?

Sont-ils à ce point lubriques et peu sûrs d'eux qu'il leur faille ainsi relèguer de

leur vue toute chair tentatrice?

Je ne comprends ni ne comprendrais jamais ces Dieux et leurs troublants

oukases!

Je me garderais de jeter l'anathème sur une religion en particulier, les autres

étant sur ce chapitre de l'intolérance et du corps des fidèles, toutes bâties

sur le même modèle fait d'incompréhension et de rejet.

Je n'oublie pas que, jusqu'à la fin des années 50 la plus intense pruderie

était demandée et inculquée aux fidèles de sexe féminin par nos prêtres

qui ne les envisageaient autrement que comme des démons potentiels.

 

Il n'aura pas fallu longtemps pour remplacer la feuille de vigne d'Eve en

longue et informe robe couvrante.

 

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 09:32

Je suis maudit! damné même.

J'erre dans cette époque matérielle comme une âme en peine en proie au plus

tragique des destins.
Prenez une bête imprimante Wi-fi. (NB: tout est wi-fi de nos jours! même le

canapé Alinéa sur la publicité parue dans ce torchon de "Direct matin". Un

canapé wi-fi???) outre le fait qu'elle éclaire plus que le dispositif conçu pour

illuminer la Statue de la Liberté à New York je n'ai jamais réussi à lui donner des

ordres d'imprimer sans qu'un stupide cable soit relié entre elle et mon ordinateur.
Elle consomme des cartouches d'encre comme moi du chocolat: de manière

compulsive. Elle est sélective avec le papier (elle ne veut pas toutes les marques,

ce serait trop facile) et, depuis ce matin où j'ai un document urgentissime à

imprimer (ma carte d'embarquement) elle refuse tout net de faire ce pourquoi

j'accepte sa vilaine et encombrante présence dans mon home sweet home.

Allez savoir pourquoi un message "bourrage papier" apparaît sur l'écran. Si je

le fais partir un autre revient (niveau d'encre couleur bas) voire un autre...

J'enrage de ce matos moderne qui a un clavier digne d'un Rafale de M Dassault

mais est incapable de faire ce pourquoi on l'a assemblé.


"Tu peux clignoter, S****, je vais te déposer à la déchetterie!".

 

Pour la télévision je passe par la "free-box". Disant celà j'ai tout dit. Un coup ça

marche, un coup j'ai un joli "HDMI" qui s'affiche sur l'écran noir de mes nuits

blanches comme chantait Nougaro.
HDMI? un message codé? (Honte à toi, Débile, Minus, Incapable"?

 

Et les hauts parleurs de mon ordinateur? quoi de plus bête que des hauts parleurs

d'ordinateur? un caisson de basse (qui vibre) et deux briques pleines de "led"

(oui, on met des led partout. Les led ce sont des lumières aveuglantes et inutiles

qu'on ne choisit pas mais qui font joli sur votre voiture. Les led c'est (sans doute)

comme ces phares au Xénon qui vieillissent si mal. Opaques et jaunes ils donnent

à votre voiture l'allure d'un vieux coucou fatigué.
Qui nous a demandé notre avis avant de mettre en série ces phares pourris et ces

led aveuglants?) ils ne haut-parlent pas beaucoup. Ils ronflent et sifflent pire que 

ceux qu'ils étaient chargés de remplacer.

J'arrête là? ou je décris mes déboires avec la machine à laver qui fait plus de bruit

que les nouveaux-nés de la maternité voisine lorsqu'il fait chaud et que les

parturientes ont ouvert les fenêtres?

 

J'arrête là! je me demande cependant s'il n'existe pas une force maligne qui nous

oblige à acheter des objets extraordinairement compliqués et possédant une

foultitude de fonctions dont on n'a que faire.

Un bureau d'étude qui compliquerait à plaisir les zapettes et les simples fers à

repasser. Les grille-pains et les sèche-cheveux, les téléphones fixes (ça existe

encore et c'est même le seul téléphone qui permette une conversation intacte et

pas coupée ou hachée) comme les mobiles...

Comme pour l'obsolescence programmée ils sont conçus en intégrant la fameuse

Loi de Murphy dite aussi de "l'emmerdement maximum".

 

 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:23

La France est vraiment un cas, et, faut-il le préciser, un cas désespérant lorsqu'on

aborde la politique nationale.
Le récent rapprochement entre les deux (très) vieux chevaux de retour que sont

François Bayrou et Jean-Louis Borloo illustre à merveille cette incapacité de notre

pays à évoluer et à remplacer celles et ceux dont le suffrage universel a balayé

les prétentions ou les espoirs.
En lisant les commentaires de 3 proches de Bayrou qui disent que le président du

Modem ne pense qu'à la présidentielle de 2017 j'ai eu comme un accablement.


Voilà un homme qui a été de tous les ministères des années 90, entre autre très

longuement ministre de l'Education Nationale (où son bilan est des plus ternes)

qui s'est déjà présenté 3 fois à l'élection présidentielle et qui, 4 ans avant la

prochaine, manoeuvre pour être sur la ligne de départ de la quatrième.
Sommes nous maudits pour ne pas être capables d'éliminer ceux dont on n'a pas

voulu ou ceux qu'on ne veut plus? Giscard, Mitterrand, Chirac, Barre ont monopolisé

la vie politique pendant des décennies et on pensait que le temps de ces dinosaures

là était révolu.
Non! il n'en est rien!! on nous présente Alain Juppé comme une nouveauté, Nicolas

Sarkozy comme une évidence et les prétentions de Bayrou à un quatrième gadin ne

font pas hurler de rire.

Il y a peu j'ai vu que Michèle Alliot-Marie était ressortie de la naphtaline dans

laquelle elle était depuis ses consternantes équipées tunisiennes. Un moment de

purgatoire et hop, comme les escargots après la pluie revoilà ces tristes figures qu'on

aimerait tant ne plus revoir.
Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Marie-Noëlle Lienemann... ils ne sont pas que

d'un bord politique ces hommes (et ces femmes) qui monopolisent les places et

prébendes depuis vingt ou trente ans...

Seule la mort (Philippe Seguin, Claude Labbé, Georges Frêche), une défaite et des

paroles définitives (Lionel Jospin) ou une disgrâce durable (Jacques Toubon) nous

débarrasse de ces inamovibles berniques scotchées à leur postes.

Le gâtisme même n'est pas suffisant pour les faire lâcher prise: Le Pen père n'a t'il

pas annoncé qu'il dirigerait la campagne des Européennes pour son entreprise

familiale?

Pire, quand le père meurt on a droit au fils (le "leader" (lol) actuel du parti

communiste est le fils d'un ancien dirigeant stalinien de ce même parti.

 

Il n'y a guère que l'Italie pour posséder une classe et des moeurs politiques plus

désespérantes que les nôtres.
...Et le Gabon...

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:49

Je commence à en avoir par-dessus la tête du principe de précaution, des cellules

psychologiques et de toutes ces dispositions qui finissent par être plus redoutables

que le mal qu'elles sont censées prévenir ou guérir.

Un avis d'orage et le vide-grenier du quartier, préparé depuis des semaines par les

exposants est annulé sine die.
La journée de prétendu grand vent et de pluie est sèche et belle, éclairée et chauffée

par un beau soleil qui ridiculise les prévisions catastrophes de la météo. Il 

n'empêche, ça a été annulé.

Hier, aux bulletins d'informations des radios que j'ai pu entendre dans la voiture des

consignes pour obtenir des "dédommagements" dans les meilleurs délais pour les

victimes (le grand mot est lâché) de la catastrophe de Brétigny sur Orge.
Un train déraille, on a un sujet d'actualité pour 1 mois et on entend les mêmes choses

que d'habitude, la trilogie vicctimes/responsabilités/indemnisations.

Je pense que notre société est en train de s'effondrer par trop de précautions.

Vivre c'est prendre des risques.

On pourrait envisager une vie dans des balles de coton ou des monceaux de plumes

mais ce ne serait pas vivre.

Je suis exaspéré par ces multiples précautions et recours auxquels nous avons

l'habitude de faire appel dès qu'il y a le moindre problème.
Ne pas oublier que nous sommes mortels, que la vie est éminemment fragile et que

la fatalité existe.

Nous devrions, en tant que société, être plus preneurs de risques, plein d'allant et

prêts à aller vers l'aventure.
Rechercher toujours des responsables, devenir une société de judiciarisation et

être en permanence travaillée par la recherche de victimes d'un côté et de responsables

de l'autre finit par scléroser l'activité et les mentalités.

Je ne dis pas que "la loi de la jungle" soit la meilleure qui soit je dis seulement que

nous devrions consacrer moins de temps à ces affaires qui stérilisent la pensée et

l'action.

 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 06:56

Parfois, en de rares occasions, il m'arrive de rêver qu'une journée ou deux je cesse

d'être moi même pour devenir quelqu'un d'autre.
Je n'aurais plus cette tête-là, ce corps-là et surtout je ruminerais d'autres pensées.

 

Comme il serait profitable et intéressant de réagir différemment, physiquement et

intellectuellement.

 

Ne plus être soi mais un autre qui vibre à d'autres musiques et souffre d'autre maux.

 

Et puis, rapidement, je pense que ma santé est excellente, que mon cerveau, s'il a

quelques ratés, fonctionne encore très bien, que physiquement je me plaîs plutôt

et que, tous comptes faits, quitte à devenir quelqu'un d'autre il serait bon qu'il me

ressemble et qu'il ait âge, poids, taille, état de santé et niveau culturel semblables

aux miens.

 

Il faudrait qu'il plaise à ceux qui me côtoient et qui pourrait mieux y parvenir que moi?


On le voit: Je veux bien changer mais... pour rester moi!

 

J'éprouve des sentiments analogues pour ma nationalité: j'exècre certains aspects

typiquement Français qui se traduisent par un comportement absurde (par exemple

la guerre au grand jour, sur les marchés internationaux du Président d'EDF Henri

Proglio et de la Présidente d'Areva Anne Lauvergeon. Je  déteste le comportement

insupportable des "Bleus" à la coupe du monde de 2010, j'ai honte de voir notre pays

réintégrer le commandement intégré de l'OTAN à la sauvette et par caprice du

Président... et tant de faits) qui me feraient parfois demander l'asile politique au

Groënland si je n'avais pas du mal avec les pingoins... 


Pour ce qui est de devenir un autre soi-même il suffit de s'intéresser aux autres.
Leurs réactions, leurs pensées (du moins celles qu'ils partagent) et leurs paroles,

bien souvent, sont différentes des nôtres et, de ce fait passionnantes.

 

C'est curieux; nous recherchons souvent la compagnie de personnes qui nous

ressemblent alors que nous devrions au contraire aller vers celles qui n'ont pas

beaucoup de points communs avec nous.

Bon, je ne découvre pas aujourd'hui que l'on s'enrichit au contact des autres et

je vois que ce "post" a tout du remplissage...

 

excusez moi!

 

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:10

On parle tellement de choses insignifiantes ou ne méritant pas de faire les gros

titres pendant des journées entières que les informations utiles finissent par nous

échapper.
P.B*** a attiré mon attention sur le chiffre du chômage qui a fortement diminué en

août, ce dont le gouvernement en général et François Hollande en particulier s'est

publiquement félicité.
Or, l'argument vaut son pesant de cacahuètes, il s'agit d'une erreur de 200 000

personnes qui n'auraient pas été prévenues à temps qu'elles devaient s'actualiser

et ne l'auraient donc pas fait.
Je résume... Lorsque vous êtes demandeur d'emploi indemnisé, ces indemnisations

sont liées au fait que vous ayez actualisé votre situation en fin de mois par Internet.
A cinq ou six questions vous devez répondre "oui" (ou "non"!) ce qui, j'en conviens,

est extrêmement compliqué.

Une fois que vous avez répondu à ces questions ("Etes-vous en stage? Avez-vous

travaillé le mois dernier? Combien d'heures? Etes vous en maladie? Etes vous

toujours à le recherche d'un emploi?") vos indemnités sont déclenchées et vous

sont versées dans les 8 jours.

Si je comprends bien les explications embarrassées (et embarrassantes) de SFR

et du Ministère du Travail, cette seule contrainte (déclarer sa position sur Internet

tous les mois) pose des problèmes à certains qui ont beosin, 10 jours avant la fin

du mois qu'on leur rappelle de le faire.
C'est parce que SFR ne l'aurait pas fait en août que... certains n'ont pas agi et qu'ils

ont été radiés des listes de demandeurs d'emploi.
...Et donc que les statistiques ont été meilleures...
Soit on se fout de nous (ce que j'incline à penser) soit nous sommes tellement

décadents que nous avons inventé la machine parfaite à déresponsabiliser...
Dans ces conditions je reconnais m'être fourvoyé en critiquant ceux qui parlaient

d'assistanat. On est là dans la déresponsabilisation absolue et j'ajoute, grotesque.

 

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 06:57

Je suis tout sauf un de ces libéraux à tous crins qui pensent et disent que le "marché"

peut et doit imposer ses propres limites.
Je pense au contraire que le marché est incapable de se réguler lui-même et que les

hommes sont ainsi faits que plus ils ont de pouvoir, d'argent ou de possibilités d'agir

impunément plus ils en veulent et plus ils en abusent.

Le grand mot de la régulation est lâché...

Hélas, trois fois hélas, dans notre beau pays on est en permanence balloté entre deux

excès. Le balancier va si vite d'un extême à l'autre qu'on se retrouve devant son "Leroy

Merlin" fermé le dimanche alors qu'une semaine auparavant il était grand ouvert et

accueillait les familles pour la merveilleuse balade dominicale entre les rayons de

clous et de tournevis sous les riants néons.

Je joke mais le week end médiatique entier aura tourné entre l'ouverture des centres

commerciaux (et la petite Fiona*).

Autre exemple: tout le monde, à Toulouse, connaît le kiosque vietnamien des Allées

François Verdier. On y goûte une très bonne nourriture sous les platanes du Grand

Rond, les fesses assises sur une demie-chaise que convoitent déjà trois ou quatre

personnes debout.

A voir le prix des barquettes, leur nombre et le débit on sait que l'entreprise marche

fort. (Il se dit qu'elle est une extension d'un bon restaurant du Port Saint Sauveur).
J'apprends ce matin qu'elle a été fermée (je rappelle qu'il s'agit d'un Kiosque qui

doit faire 4m²) en raison du "travail dissimulé" de 5 ou 6 personnes.

 

 

kiosque2_1.jpg

Certes la loi est la même pour tous mais qui peut penser que ce kiosque puisse

fonctionner avec des contrats de travail?

L'administration qui n'a que la fermeture comme réponse!

 

Samedi j'étais entre Tarbes et Pau. Je connaissais bien les entreprises de ce coin

pour les avoir sollicitées tant et plus. Quelle hécatombe! il ne reste plus rien de ces

grosses boîtes qui employaient des dizaines et des dizaines de salariés.
A Bagnères de Bigorre il y avait un constructeur de wagons (ou était-ce des

voitures de métro ou de tramway?) gigantesque sur la route de Tarbes. Il n'y a

plus rien.

Le pays entier semble avoir été purgé de ces grosses sociétés qui employaient

les habitants des villes. Qu'est-ce qui les a remplacées? ces hideux centres

commerciaux et ces abominables hypermarchés concentrationnaires.

Les conditions de travail et les salaires y sont lamentables et le travail du

dimanche est une solution pour s'en sortir.
Que fait-on? on règlemente et on interdit.

Personnellement je préfèrerais encore garnir des rayons de choucroute que

regarder Drucker le dimanche soir. Quitte à être con autant que ça rapporte un

peu.

Mais je m'égare... "On" ne veut que notre bien!

 

 

* un jour il faudra bien que quelqu'un s'interroge sur ces emballements médiatiques

qui ne servent à rien au sujet de faits divers qui n'ont aucun intérêt. Je compatis pour

cette pauvre gamine mais en quoi suis-je concerné par sa fin et pourquoi tout le week

end on a parlé de ça? Je pense qu'il s'agit là d'une dérive à terme mortelle pour la

presse.

 

** ils me font sourire ces tenants du libéralisme le plus pur qui affirment que "les

salariés sont d'accord pour travailler le dimanche". Oui, sans doute, les salariés

sont d'accord pour travailler le samedi, le dimanche, les jours fériés, la nuit et à

Noël... S'ils avaient des contrats en CDI, un nombre d'heures normal et un salaire

convenable (notez que je ne dis pas bon) ils n'auraient pas besoin d'accepter ces

horaires baroques...

Pour le monde du travail le mot volontariat signifie: tu n'as pas le choix c'est ça ou

la porte. Du coup ils sont tous volontaires!

Cela dit je ne suis ni favorable ni défavorable au travail dominical. Mais il faut bien

l'encadrer sinon ce sera encore un marché de dupes et on sait qui est dupé...

 

 

 

 

 

 

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