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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 06:40

Tout le monde se souvient de ce bon film "Un jour sans fin" dans lequel Bill Murray est condamné à revivre la même journée un grand nombre de fois.

Nous autres, Français impuissants, sommes comme l'acteur américain, condamnés à supporter, à perpétuité, les mêmes évènements ou non-évènements sans qu'il nous soit possible de nous réveiller et de stopper ce supplice.

Dans le désordre il y a l'interruption des Césars par les intermittents en colère, la candidature de Sarkozy, Roland Garros, le palmarès du festival de Cannes, la sortie d'alcoolisme concomitante avec celle du dernier CD de Renaud, l'augmentation des péages routiers, l'arrivée du Beaujolais nouveau, la sortie du nouveau livre de Michel Onfray et celle du dernier Ormesson, la nouvelle mouture de "Camping" et du "Cœur des hommes", le parcours du "Tour de France", l'embargo des raffineries de pétrole, le nouveau combat de Bernard-Henry et une nouvelle avanie publique d'Alain Finkielkraut, de nouvelles vacheries proférées par Martine Aubry, des sondages abyssaux pour Hollande et un préavis de grève chez Air France.

Gardons nous d'oublier le défilé du 14 juillet, l'arrivée du nouvel I-Phone et le reportage sur ceux qui ont dormi dehors pour être les premiers servis, la ruée vers les soldes, les 8 films annuels de Catherine Deneuve et/ou Gérard Depardieu dans lesquels ils sont éblouissants, la grille de rentrée de Canal+ et l'arrivée précoce des gelées blanches.

Enfer! j'ai oublié la tournée de Johnny et la seizième tentative de retour de Loana!

Comme Murray dans "le jour sans fin" mais sans la marmotte et le copain d'école j'aimerais être réveillé par Sonny & Cher au son de "I got you baby" et comprendre que le cauchemar est terminé.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 06:52

Dimanche à l'Eglise St Exupère c'est la cantate B.W.V 175 de Bach qu'on répétait devant le public. Avant de lui faire chanter le final. Bien placé, dans une ambiance recueillie de passion (musicale) et de bien-être je ne perdais pas une note.
La cantate a été disséquée et expliquée au point qu'elle apparaissait toute autre ensuite. Incroyable ce qu'un auteur peut exprimer dans une musique.

Le ténor m'a déplu mais pas l'Alto (Christelle Gouffe) ni la basse (Laurent Labarbe) qui étaient magnifiques. Ce dernier était à la fois sympathique, talentueux, disponible (il a chanté dans le choeur de l'orchestre du Capitole "Une Italienne à Alger" de Rossini juste avant de venir chanter Bach!) et éblouissant. Un physique de Falstaff et une voix parfaite! Et modeste avec ça. Rien à voir avec les zéros du festival de Cannes qui se prennent pour des artistes.

A un moment le directeur musical, Michel Brun, a fait venir au micro Daniel Bayle qui jouait de la "viola da spalla", soit du violoncelle pour épaule. C'est à dire un instrument réinventé car on ne sait pas exactement quels violoncelles préconisait J.S Bach! Bayle nous a expliqué avoir fabriqué lui-même son instrument, avec des planches provenant de la forêt où se fournissait Stradivarius et selon des plans retrouvés grâce à Internet.

Ce n'est pas tout. Pour ses 5 cordes (un violoncelle n'en a que 4) il utilise du boyau d'agneau.
Ma pensée a fui quelques instants l'église pour penser à ma répulsion devant la mise à mort d'agneaux pour la boucherie.
Pour des cordes d'instruments de musique ma certitude était moins forte!

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 07:00

On parle, légèrement (n'est-ce pas M Barbier, du fantôme de l'Express?) de climat pré-révolutionnaire parce que de tristes débiles chauffés à blanc par leur bêtise crasse et leur ennui ont détruit une "Scénic" de la police et molesté leurs occupants.

Je n'irais pas jusque là. Lorsqu'en 2008 les gouvernants ont fait payer par les contribuables le renflouement de banques scandaleusement mal gérées et toutes occupées à distribuer des dividendes à leurs actionnaires en jonglant sur des produits boursiers vénéneux il ne s'est rien passé. Le pays a courbé l'échine et craché au bassinet. le Crédit lyonnais est devenu "LCL" et hop, le tour était joué.

Regardons ailleurs et récompensons par d'autres sinécures les responsables de ces désastres.

Lorsque, refusé par 55% de la population par un référendum plus clair que de l'eau de roche le texte "valant constitution de l'Europe" a été refusé par une majorité du corps électoral, Nicolas Sarkozy l'a fait avaliser le "Traité de Lisbonne" par les 2 assemblées réunies en congrès à Versailles. Ni révoltes ni jacqueries. Personne n'est allé chanter "ah ça ira" sur les grilles du château.

C'était autre chose que la loi El Khomri! Alors les "nuits debout", la candidature de Hollande à un second mandat, les provocations de Marisol Touraine et de Bernard Cazeneuve, les rodomontades d'Arnaud Montebourg ou les programmes présidentiels des chevaliers du libéralisme de la droite ne font pas de ce pays un pays "pré-révolutionnaire". Loin de là.

Les vacances arrivent, Cannes est là, Roland Garros se profile et laissera la place au "Tour de France"... "Camping 3" va sortir sur les écrans... Allons qui croit que les piques sont prêtes sur lesquelles on mettra les têtes de Ségolène Royale (qui a géré l'argent public de "sa" région comme Anne Lauvergeon Areva) qui croit que le "tribunal révolutionnaire" va juger Jean-Paul Huchon et sa femme, et Sarkozy et Cahuzac et tant d'autres?

Personne. Naturellement. En 2017 il y aura une nouvelle majorité, Ciotti et Bruno Le Maire seront ministres, et ce sera au tour du PS, enfin réuni, de pleurer sur les belles places perdues, les voitures avec chauffeur, les ors de la république et les motards avec sirènes.

Attendre que cela bouge c'est demander à un cerisier de donner des framboises ou à Katherine Pancol d'écrire "la mare au diable". Mission impossible!

Ils sont déjà une trentaine, tous incompétents et déjà trop vus à se battre pour une présidence qui, on le voit aux USA, semble réservée au plus tocard d'entre eux. Celui qui mentira le plus, racontera n'importe quoi et proposera la lune à des électeurs qui attendent cela avant de se retourner contre lui.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 06:16

Je vous encourage à lire et relire la merveilleuse chronique que Pierre Desproges a consacrée au Festival de Cannes. (https://youtu.be/3ad5cueP8Wo) Elle date du 9 mai 1986 et tout, définitivement tout, y est dit du grotesque de cette manifestation qui revient annuellement comme la gastro de Noël ou la dépression de la tante Alice.

Je reconnais que je n'ai pas l'ombre de l'ombre du talent de Desproges et que ce que je pourrais dire du Festival du tapis rouge sera cent coudées au-dessous de ce qu'il écrivait.
J'ai réussi, cette année encore, à éviter de voir et d'entendre parler de Cannes tant cette mondanité à la fois terriblement vulgaire et atrocement élitiste me gonfle.

L'assommant rituel des marches, les séances de photos et les critiques dithyrambiques ne m'ont donc pas atteint. J'ai seulement vu une vingtaine de minutes du palmarès et ai été abasourdi par ce que j'ai aperçu.
Qu'on ne se méprenne pas. J'aime un cinéma, j'aime le cinéma, je n'aime pas ceux qui le font et en vivent en parasites, c'est à dire 97,8% des Cannois.

Il n'y a que dans le show-business et dans le cinéma en particulier que les "dynasties" perdurent dans de telles proportions. Ce ne sont que des filles de, des fils de , des neveux de, des nièces de. Comme ça commence à être un peu trop voyant les filles et fils de changent de patronyme et hop, le tour est joué.
Dans nul autre métier on gagne des sommes colossales à jouer et faire semblant. Ces gens là ont en plus de culot de nous donner des leçons et de venir nous dire ce qu'il faut penser.

Ils vivent un "entre-soi" de riches oisifs, la crise ne les atteint jamais mais ils "palment" des films sur le prolétariat ou la condition des femmes en régime islamiques.
Les Tartuffes grossiers et pédants!

Et il y a des personnes pour s'intéresser à cette imposture! pour en parler même!!

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 06:25

Je suis allé à la cinémathèque de Toulouse qui, dans le cadre d'un festival du film policier diffusait mercredi le film de Pierre Chenal "l'alibi" (1937) avec un Louis Jouvet impérial, Jany Holt, Patrick Préjean et l'incroyable Erich Von Stroheim.

Le scénario du film est mince: un télépathe de spectacle tue un homme et demande à une "entraîneuse" de la boîte de nuit de luxe dans laquelle il fait son numéro, moyennant finances, de lui servir d'alibi. Celle-ci, qui ignorait qu'il s'agissait de couvrir un meurtre, est prise de remords d'autant plus qu'un policier retors (Jouvet) a compris qu'elle mentait et qu'elle était prête à s'effondrer.

Éliminons ce qui a le plus vieilli: la musique du générique qui est insupportable. La partie orchestre de jazz jouée "live" est supportable. Le meilleur maintenant: la photo est belle (le noir et blanc magnifique) et les décors impeccables (surtout la boîte de nuit et le bureau de Von Stroheim) et les acteurs excellents.

Le film est surtout destiné à mettre en valeur les rapports entre les quatre comédiens principaux et surtout le duo Jouvet/Von Stroheim. Leurs scènes sont splendides et j'ai été ébahi par le jeu de Von Stroheim qui non seulement n'a pas vieilli mais est tellement dense, original et unique qu'il en est presque moderne.

On mesure l'avancée du rôle et de l'image de la femme dans la société aujourd'hui en regardant les deux principaux personnages féminins du film: une femme "perdue" au grand cœur, naïve et sentimentale et une femme (superbe...) entretenue.

Ah! il y a aussi une secrétaire de police vieille fille qui sera chargée de faire "craquer" l'alibi.

Jouvet fait du Jouvet mais il le fait bien et, avec le recul, on comprend sa popularité d'alors.

Le film date de 1937 et tout le monde, dans le film, fume tout le temps. Au commissariat, au lit, au restaurant, au spectacle. La société est très cloisonnée et la clientèle de la boîte de nuit tranche avec celle du commissariat et des faubourgs.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:46

Je regardais hier la rediffusion de "C dans l'air", une émission d'information présentée par Yves Calvi que je trouve plutôt bien faite même si les invités possèdent (trop) souvent des visages qu'on voit un peu trop et partout et s'ils défendent, pour certains, une orthodoxie économique qui ne supporte pas la critique et encore moins la remise en cause.

Ainsi hier, à propos de la loi El Khomri une femme défendait l'idée pour le moins originale que les patrons, si on leur laissait le choix, pouvaient très bien vouloir augmenter leurs salariés et non, comme le prétendait un syndicaliste faire baisser leurs salaires.

Très naïve mais sûre d'elle même elle ajoutait que les patrons étaient des hommes responsables et qu'il était injurieux de les imaginer comme des rapaces.
Soit.

J'ai commencé à travailler à 19 ans. J'ai travaillé chez Gibert Jeune, chez Bébé-Confort, chez Vallourec, chez Sacilor, chez Hatier, chez Winterthur, chez SVP, chez Alma et chez Seeric. Sans compter des emplois de remplacement entre deux autres. 166 trimestres répertoriés et validés par la Sécurité Sociale et les caisses complémentaires.
166 trimestres pendant lesquels, à quelque poste où je fus affecté, (cadre depuis 1985) JAMAIS, je dis bien jamais je n'ai eu une promotion, une augmentation, un changement d'échelon ou l'accès à un statut supérieur sans que je me sois battu pour l'obtenir. Je vous épargnerais le parcours du combattant pour obtenir d'être simplement écouté, les trésors de patience et d'ingéniosité pour obtenir d'une hiérarchie sourde le simple fait d'être autorisé à demander ce qui est la raison d'être d'un salarié: avoir un poste qui lui convient, évoluer dans l'entreprise et gagner plus. Ma fille s'épuise à essayer d'obtenir mieux et mon fils est parti au Canada où sa vie professionnelle n'a rien à voir avec ce qu'il aurait connu s'il était resté dans ce bel hexagone où les "patrons sont des gens responsables". Reste à s'entendre sur le mot responsable et à intégrer que les arbitres et les bénéficiaires de leurs seules largesses sont les actionnaires.

Cette femme, à "C' dans l'air", n'a pas dû souvent travailler "dans le privé" pour dire de but en blanc que les employeurs augmentaient facilement leurs salariés. Ils ne les augmentent en réalité (presque) jamais d'eux mêmes ou alors les cadres de la direction au CV plus secret que les plans militaires...

D'ailleurs. Juste avant la rediffusion de l'émission j'ai regardé un documentaire sur les personnes qui disparaissent volontairement. Un ébéniste faisait l'éloge de son salarié disparu: "jamais il n'a tapé dans la caisse ou demandé d'augmentation". Pour lui c'est la même chose.
CQFD

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 06:40

Et puisque, récemment, j'ai dit tout le mal que je pensais d'un duo d'idiots je vais équilibrer le plateau de la balance en jetant mon fiel sur l'humoriste-femme la moins drôle de France.

Curieusement elle aussi possède un physique contestable. Faut-il être laid comme un cul pour faire rire? Dany Boon et Régis Laspalès sont des exemples pris au hasard qui indiquent le contraire..

Anne Roumanoff, car il s'agit d'elle, est depuis des années la seule comique qui met mal à l'aise tant les ressorts de son "art" sont minces. Elle est de droite, tendance Juppé-Raffarin et, chez elle l'inspiration vient exclusivement du camp politique opposé qu'elle voit avec les yeux de Serge Dassault, un autre humoriste désopilant.

Outre une inspiration presque exclusive mais toujours désolante, la rousse au visage en caoutchouc débite ses bassesses et, osons le mot, ses conneries avec une voix qui glace le sang. Il n'y a rien à sauver dans les prestations de cette amuseuse pas amusante qui, pourtant, remplit les salles et fait les beaux soirs des chaînes de la TNT et les soirées de résultats des entreprises.
...Sans oublier les congrès des Républicains du Poitou ou d'Auvergne...

Ce que je lui reprocherais le plus est de flatter le côté bébête des Français. Ce côté "l'emmerdant c'est la rose" qui ne va pas loin et donne l'illusion d'une rébellion alors que l'on est dans une connivence subie. De fausses audaces en fausses audaces on arrive à un consensus beauf dans lequel Anne Roumanoff excelle. C'est la France des autocars de comité d'entreprises qui va visiter Chenonceaux en bermuda-tongs, va dîner au "Flunch" de Tours et termine aux Zénith pour rire avec Anne Roumanoff ou Canteloup, l'imitateur pas drôle...

Ce n'est pas du mépris, juste un regret que cette France là perdure depuis "Félicie aussi" et le fameux pétomane*

* je ne fais pas une fixation sur ce spécialiste des vents qui fit une carrière remarquée au début du XIXème siècle mais j'ai lu récemment une notice biographique édifiante qui dit la permanence d'un goût discutable de notre race pour une gaudriole vulgaire....

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:55

Toulouse est une grande ville. Pour qui dispose de temps et d'un minimum de curiosité il y a mille choses à faire et à voir et ce tout au long de l'année.
Le Museum d'Histoire Naturelle organise deux jeudis par mois des conférences baptisées "A la découverte des mondes" qui m'ont passionné pendant toute l'année. Celle de jeudi dernier portait sur "l'homme et l'animal, métamorphoses d'une relation" et elle était -par moments- éblouissante.

Parfois je me surprends à penser aux réunions d'entreprises, si bêtement ennuyeuses et qui empruntaient le même cérémonial du conférencier, du micro baladeur et des questions en fin d'exercice...

Les sujets abordés, comme le "pedigree" des conférenciers varie mais l'heure et demie passe si vite qu'on pense, nous spectateurs-auditeurs, que la fréquence serait portée à 3 voire 4 jeudis dans le mois sans que cela ne soit gênant!

Le 12 mai dernier, donc, les aspects de notre interactivité avec la gent animale étaient abordés sous l'angle pratique, philosophique, littéraire et scientifique. (l'horaire déborda quelque peu). Une des intervenante, Mme Vinciane Despret, fut non seulement intéressante mais pleine d'houmour et de répartie, capable d'aborder son sujet sous des angles différents et d'une modestie aussi rafraîchissante que sincère. Si j'ajoute que cette femme était belle et pleine de charme vous avez compris qu'il a presque fallu me mettre à la porte de l'hémicycle en fin de conférence!!!

j'ai dis "presque". Le moment le plus pénible dans ces conférences est celui où l'assistance, béotienne et n'ayant peur de rien, pose ses questions.
Ca ne rate jamais! on a droit au raseur qui a une thèse à faire passer (ce jeudi la lutte entre Darwinistes et Créationnistes dont il était, naturellement), à la personne qui a lu un livre (ou vu une émission de télévision), qui n'a pas tout compris et en répète stupidement les grandes lignes et enfin à l'élève de l'intervenant venu(e) là pour entrer dans les bonnes grâces de son professeur.

Ce moment (avec le gag du micro qui siffle ou ne fonctionne pas) excepté les conférences sont à la fois enrichissantes et préconisatrices d'ouvrages pour compléter nos connaissances.
Le tout dans un cadre plaisant et au milieu d'un public qui fait un effort... que demander de plus?

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 06:23

Sans doute ne suis-je pas sensible à l'humour des duos. Que ce soit les Chevaliers du fiel, Kad et Olivier, Omar et Fred, Eric et Ramzy et tant d'autres je ne les trouve pas drôle et le procédé d'un type qui sert de faire-valoir à l'autre, ou qui lui donne la réplique m'agace souverainement.

Cependant aucun duo ne m'exaspère autant que "Chevalier-Laspalès". Outre qu'ils possèdent chacun une tête de parfait abruti leur humour est, à mes yeux et oreilles, aux antipodes de ce que j'aime et qui m'amuse.
Jamais, je dis bien jamais, je n'ai pu écouter en entier un de leurs insupportables sketches sentant la France profonde que je n'aime pas. Oui, une France qui rit des belle-mères et s'esclaffe aux exploits du pétomane. Inutile de préciser que les allusions grivoises et le cocuage forment le fond de sauce de leurs spectacles.

Ils sont bêtes, ils sont laids, leur écriture vole au ras des pâquerettes naines et leur duo fait penser aux clown de la télé du jeudi du début des années 60.

J'imagine des salles de ville moyennes genre Limoges, la salle de spectacle qui accueille Annie Cordy, Axelle Red et un des participants à "The Voice 3". Le public est content, sa box enregistre "Koh Lanta saison 21 épisode 75" il a payé 45€ par personne (+20€ pour le programme et 13 pour un tee-shirt "Matmut") il va se "poiler". (Oui, à Limoges quand on va voir des comiques on va se poiler.)

Le chauve à voix de contrôleur SNCF et le barbu à la voix traînante arrivent sur scène.. Clameur de la salle qui ne regrette pas son investissement.

Rien que d'y penser j'en suis malade. Pour moi ce serait ça l'enfer: le disque de duos virtuels Joe Dassin et Hélène Segara alternant avec Drucker présentant les sketches des deux débiles de la Matmut.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 06:46

Briefé, j'ai regardé une émission de télévision (sur M6) consacrée, façon télé-réalité, à la vente de biens immobiliers appartenant à des particuliers à d'autres particuliers, la chaîne de télévision "dramatisant" la transaction en faisant intervenir un animateur-agent immobilier et des décoratrices, toutes et tous talentueux et sympathiques, chargés de rendre le bien présentable et surtout vendable.

Les particuliers qui vendent sont eux aussi sympathiques, très "classes moyennes" et pourraient être n'importe qui. Leur maison ou appartement est standard, meublé standard et ils vivent de manière standardisée. Ils veulent vendre pour acheter plus grand ou ailleurs, pas pour flamber l'argent au casino de Deauville ou d'Acapulco.

L'émission est rodée et la personnalité de l'animateur, un certain Stéphane Plaza, fait beaucoup dans le charme et le succès de l'émission. Très naturel, bourré d'empathie, à l'aise avec tout le monde il allie une bonhomie naturelle à un professionnalisme avéré (il ne se trompe jamais dans ses évaluations de prix, il connaît le marché immobilier de n'importe où en l'abordant pour la première fois, il sait la décoration qui fait vendre et le détail qui tue). Dans son domaine c'est un Michel Cymes sans la boursouflure du moi.

Quant aux propriétaires-vendeurs, leur naïveté, le fait que tous surévaluent le prix de leur bien, leurs erreurs de goût, leur attachement à leur cadre de vie et leurs petites manies assure le reste du succès du programme.

On se laisse prendre au bluff que représente le "home staging" (toutes actions visant à améliorer un bien à moindre coût) et à regarder le remplacement d'une baignoire par une douche comme un spectacle intéressant. Idem pour un canapé, un sol ou une cloison de cuisine.
Ils sont forts sur M6.

Plaza en fait des tonnes dans une maladresse parfois suspecte d'être très étudiée, les décoratrices font usage d'une palette de 20 actions qui vont du sol plastique imitation parquet gris à la (pénible) vasque-lavabo en hauteur en passant par la suppression de portes intérieures aux carreaux jaunes, effectivement hideuses, et les encore propriétaires surjouent l'éblouissement devant 3 coussins à 15,75€ ou une lampe en bois flotté à 18,44€ quand ce n'est pas un tapis rond à 31,89€. Les enfants, des étoiles dans les yeux (comme on dit sur M6) font le spectacle à eux tous seuls lorsqu'ils découvrent leur lit à étage "Fly" avec une couette Batman.

Un suspens haletant est fourni par le fait pour l'animateur charismatique de sortir ou non une proposition d'achat-net-vendeur allant dans le sens des propriétaires...On frémit en frôlant l'AVC.

C'est bon enfant, c'est amusant et... on se demande pourquoi on a regardé ça quand ça se termine.

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