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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 06:32

La litanie des crimes de l'organisation islamique prétendument "califat" est terrible et leur ciblage insupportable. Que ce conglomérat de "fous de Dieu" paranoïaque, meurtrier et imbécile puisse frapper où et quand il le souhaite est une douleur pour chacun d'entre nous qui pourrions être victime de leurs actes.

Athés, croyants Chrétiens, homosexuels, policiers, juifs, jeunes... personne n'est à l'abri tant la logique interne des fidèles de Daech est folle. Les seuls qui trouvent grâce à leurs yeux représentent moins de 1% de la population mondiale (il s'agit de ceux qui observent strictement toutes les règles énoncées par une traduction du Coran et datant de plus de 1000 ans). Encore ceux-ci doivent-ils faire allégeance et sacrifier leur vie pour la cause.

On le voit, rien qu'à l'énoncé, leur cause est perdue d'avance et ils seront balayés par l'Histoire comme résurgence d'un passé antédiluvien, une survivance d'une pensée fossile.

Le problème est qu'avant de disparaître définitivement ils feront encore beaucoup de mal en raison des difficultés majeures des démocraties à les combattre et surtout du mode de fonctionnement de nos institutions. Les polémiques -naturelles- autour de "l'état d'urgence" ont montré que nous ne sommes pas préparés à affronter un ennemi en embuscade chez nous.
Le fonctionnement des sources d'informations, uniquement préoccupé de vendre de l'émotion afin de la convertir en publicités lucratives est un autre écueil que nous ne savons pas, pour le moment, contourner.
Enfin, et ce n'est pas le moins douloureux des paradoxes, il y a une frange politisée de la population, dominée par les intellectuels, qui pense en son for intérieur que notre société n'est pas amendable et doit disparaître. Cette pensée suicidaire s'accompagne d'un déni de la réalité qui voit TOUS les musulmans comme des victimes et, parmi eux, les Palestiniens comme des parangons de victimes.
Ceux là ne disent pas que les assassinés du Bataclan méritaient leur mort mais pensent qu'en tant qu'occidentaux "ils ne l'ont pas volé". Même chose pour les attentats du 11 Septembre 2001 qui sont pratiquement passés par pertes et profits (les cinglés de négationnistes-conspirationnistes ayant quasiment imposé leur point de vue), pour les attentats aériens et les monstrueux crimes de Mohamed Merah que d'aucuns minimisent ou oublient.

Fascination de l'égorgé pour celui qui tient le couteau? je préfère le penser. Que ne se rendent-ils compte que l'on n'amadoue pas le bourreau en lui portant sa hache ni qu'on se fait respecter en se conduisant lâchement...

Je pense donc que ce syndicat du crime religieux disparaîtra et qu'il est condamné géographiquement, historiquement, physiquement, religieusement, intellectuellement, philosophiquement et, naturellement, moralement.

D'ici sa disparition que je considère comme inéluctable (Que pèsent les hyper-intégristes musulmans devant les 7 milliards d'humains sur terre?) il y aura d'autres Orlando, d'autres Bataclan et nous regarderons ces horreurs avec le même effroi: Quel Dieu peut demander ça?

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:15

Personnellement je ne me suis pas beaucoup intéressé à la campagne britannique pour ou contre le maintien dans l'U.E. Je sais seulement que Cameron a utilisé le rejet de l'Europe pour se faire réélire tout en espérant quand même que les Anglais voteraient "oui" au référendum qu'il a un peu rapidement proposé.
Le "oui" était majoritaire et il pensait sans doute que le risque était minime. En bon politicien de notre époque son sort personnel primait sur l'intérêt de son pays.

En cela Cameron ressemble aux Berlusconi ou Sarkozy et à tous ces hommes politiques continentaux qu'il méprise cependant...

Comme souvent lorsque l'on permet aux peuples de s'exprimer sur une politique dont ils supportent les effets au quotidien la réponse évolue et les partisans du "non" gagnent en clarté puisque soudainement leurs arguments sont clairement exprimés.
La politique, les élites et les médias ne le voient pas de cet œil: Ils disposent d'une formidable arme de propagande avec une presse docile et disciplinée qui, à plus des deux tiers appuie leur volonté de voir l'Europe continuer.

Faute d'argument convainquant on jette le mot "populisme" à la tête de ceux qui ne veulent pas de cette Europe absurde. Et si ça ne suffit pas on les renvoie aux extrêmes.

Cette semaine les partisans du "non" que les sondages ne peuvent masquer tout à fait étaient plus nombreux que les dévots du "oui".
Branle-bat de combat de ce côté de la Manche; tout a été fait pour les discréditer et prévoir des catastrophes en série dans le cas où le peuple anglais "voterait mal". Songez, braves gens, a t'il même été dit que les Britanniques ne pourraient plus avoir accès au programme Erasmus!!!!!!

Avec de tels arguments on mesure l'horreur que serait une sortie de l'Angleterre.

La mort d'une députée, assassinée par un cinglé partisan du "non" (à ce qu'il paraît) a été exploitée sans vergogne avec des arguments et trémolos dans la voix qui eussent fait sourire les petits pensionnaires d'une crèche si on les leur avaient servis...

Bref: les partisans du "non" sont jugés criminels en puissance. Irresponsables et opposés à la marche du monde.

A cet égard le "C' dans l'air" de vendredi soir (17/06) était parlant: 5 invités 5 partisans du maintien de la GB dans l'U.E dont l'effroyable Christophe Barbier.


Pourquoi se donner tant de mal? si c'est le "non" qui gagne "on" fera revoter les anglais jusqu'à ce qu'ils disent "oui" ou, mieux, on fera un traité (cf traité de Lisbonne) qui dira "oui au maintien" et qu'on fera voter par la chambre qui s'exécutera sans barguigner.

La démocratie, ce régime dont Churchill avait donné la définition, n'est déjà plus qu'un souvenir.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 06:13

Sur Arte ce samedi soir aux alentours de 19H00 un document stupéfiant sur le procès de Hissène Habré, ancien président du Tchad de 1982 à 1990. J'étais tellement mal à l'aise devant le document que j'ai dû me lever et bouger un petit moment.

Le Tchad ne m'a jamais semblé, jusqu'à ce samedi soir, être un pays dénoncé sur les listes des dictatures meurtrières. J'avais tort. Ce pays africain, assez méconnu mais inscrit depuis des décennies dans la sphère française (la fameuse "Françafrique") a été le théâtre de crimes politiques abominables.
Hissène Habré, qui s'était enfui et réfugié au Sénégal a fini par être jugé et les témoins des horreurs de sa présidence, des hommes et des femmes brisés, nous ont montré que l'horreur était totale dans les prisons-bagnes de l'ami tchadien. Une violence d'état proprement stupéfiante qui rappelait la chiennerie des dictatures plus évoluées, de l'Argentine et du Chili, des dictatures primitives du Cambodge ou de Corée du Nord et des tyrannies nazie et soviétiques. Humiliations, tortures, sadisme, violences et barbarie, meurtres, crimes, viols et massacres...

L'un des prisonniers de cet enfer a raconté comment il fut incarcéré dans une cellule conçue pour 6 personnes et qui contenait 80 prisonniers. Naturellement, faute d'oxygène une partie d'entre eux mourut et les survivants durent rester des jours sur leurs corps en décomposition.

Je ne parle même pas des jeunes filles de 13 ans prostituées de force auprès des soldats.

Le brave Hissène Habré a transformé son pays en cauchemar sous le regard bienveillant de la France et des Etats unis.

Voilà les "amis" de la France que nos sommets de la francophonie accueillaient avec tapis rouge et protocole.

Combien d'autres procès à venir nous apprendront ce que notre belle République-des-droits-de-l'homme a couvé et soutenu de dictateurs aux mains remplies de sang?

Je suis sidéré par ce que j'ai appris. Sidéré.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:32

Je le reconnais sans honte: je n'ai jamais adhéré aux idées dominantes de "Charlie hebdo" ni goûté leur humour. Leur nihilisme nombriliste m'a toujours déplu tout comme leurs dessinateurs et leurs références. Je n'ai jamais aimé Choron, Cavanna, Reiser, Coluche, Siné, Renaud et toutes ces "fameuses" signatures que je trouvais au mieux déplaisantes au pire insupportables.
Je n'ai donc, fort de ce constat, jamais acheté un exemplaire de ce journal qui, c'est paradoxal, m'a toujours semblé à la fois celui d'une coterie fermée et une référence faussement populaire.

Il a dû m'arriver de le parcourir rapidement et, comme tout le monde d'être interpellé par une de leurs couvertures provocantes.

Je ne dis surtout pas qu'ils professaient de mauvaises idées et qu'ils étaient -sont- inutiles: comme les abominables "Groland" ils ont bien souvent raison et le savent. Je leur reproche en réalité d'être "moches" et de dénoncer pour dénoncer en insistant sur la laideur des choses, des êtres et des situations.

Cette longue introduction pour dire que je ne connaissait pas Bernard Marris qui a été assassiné le 7 janvier 2015 par les deux frères dégénérés qui pensaient "venger" leur prophète. J'ai lu son petit livre paru de manière posthume "Et si on aimait la France" que j'ai trouvé à la fois profond, juste et vrai.

Si de telles personnes écrivaient dans ce magazine c'est toute mon analyse et mes à priori qui sont à revoir. A moins que Marris n'ait été minoritaire dans une revue dont la ligne était bel et bien la provocation pour la provocation.

Comme lors de l'odieux attentat je maintiens que la démocratie c'est de voir "Charlie Hebdo" paraître sans qu'il ait à se protéger des fanatiques. C'est tout simplement que ce qui ne plaît pas forcément a droit de cité. Je n'arrive pas à croire qu'on ait pu tuer des hommes et des femmes, en plein Paris et en 2015 parce qu'ils écrivaient dans une revue à l'athéisme chatouilleux.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 06:45

Il est des personnes qui ne font que passer dans vos vies et qui, pourtant, y laissent une trace inoubliable et belle. En entendant le tube incontesté du printemps 1978 "Baker Street" de Gerry Rafferty je pense toujours à R*** avec qui j'ai eu une aventure de 6 ou 7 mois à Paris.

C'était une fille un peu plus jeune que moi, d'origine noble mais fauchée avec à la fois de l'éducation et un culot d'acier. Elle possédait un humour irrésistible et une bonne humeur communicative.
Douée pour les études et le travail, sa connaissance de la langue russe lui avait permis d'obtenir un poste bien payé dans une entreprise nationale qui a connu bien des vicissitudes depuis. Je jouais les utilités dans un service commercial de la même société et, naturellement, nous nous sommes remarqués dans un délai que je qualifierais de très rapide.

Déjà à l'époque le succès des uns faisait l'envie des autres. Les filles de mon service jalousaient et versaient des calomnies sur le dos de R*** parce qu'elle était plus intelligente qu'elles et surtout parce qu'elle gagnait plus. Mais aussi et surtout parce que, sans être plus jolie qu'elles, elle savait plaire aux hommes et s'en faire apprécier, dans toute la gamme que ce verbe comprend.

Nous sommes sortis ensemble et cachions cette liaison pourtant sans problèmes puisque nous étions libres tous les deux. Mais il ne fallait pas donner des arguments à celles et ceux qui n'attendaient que ça. Insouciants nous avions une liaison heureuse et décontractée qui commençait Place Victor Hugo à Paris et se poursuivait à Bruges, Londres, Deauville et Etretat. Jusqu'au jour ou un long, long, long, long cheveu de R*** m'a été retiré de mon pull par une teigne à la cantine de la société. (R*** avait des cheveux qui lui descendaient jusqu'au bassin).
Nous étions découverts, l'enfer commençait!

Elle habitait rue Marmontel dans le 15ème. Elle était très libre pour une fille de 20 ans et a même accepté -un temps- une seconde fille dans son lit. C'est une période riante et heureuse de ma vie que celle où je papillonnais en ayant seulement mes sentiments ou mes désirs comme boussole.

R** était une bonne nature et, même si cela paraît trop beau pour être vrai, nous avons dû affronter les regards glacials d'un hôtel complet de Weymouth (Dorset) au Breakfast tant elle avait manifesté de plaisir communicatif la nuit passée. Je dois à la vérité de dire que ce n'étaient pas mes talents sur l'oreiller (ou pas seulement) qui avait occasionné ce délire orgasmique mais une facilité à l'atteindre remarquable chez elle!

Ces relations finissent comme elles commencent: rassasiés et n'ayant plus grand chose à découvrir nous nous perdons rapidement de vue.

Internet, copains d'avant, Facebook etc. m'ont permis de reprendre, une fois, contact avec R***. Sa bonne nature avait survécu au passage des années. Diplomate, elle se souvenait très bien de moi.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 06:13

J'ai lu le "dossier" complet du magazine "Causeur" consacré à Alain Juppé et en suis ressorti plus que perplexe. La pré-campagne présidentielle du maire de Bordeaux est analysée en détail et sa carrière passée revue de fond en comble.
On se souvient que le normalien-énarque a placé sa carrière dans les roues de celle de Jacques Chirac dont le qualificatif pour désigner Juppé l'a poursuivi, plutôt négativement, pendant des années: "le meilleur d'entre nous".
Il faut se rappeler qu'en politique un compliment n'est qu'une vacherie déguisée: en l'occurrence elle signifiait aux autres prétendants (Sarkozy mais surtout Séguin) qu'ils n'étaient pas adoubés.

L'enquête, fouillée et incontestable rend justice de formules toutes faites destinées à exonérer Juppé de ses fautes passées: par exemple il n'a pas "payé pour un autre" en étant condamné pour abus de bien sociaux et l'article qui est consacré à ses "déboires" judiciaires montre bien ses 2 fautes condamnées: avoir confondu ses intérêts et ceux du parti qu'il dirigeait et avoir pris les magistrats de haut.
Alain Juppé, on s'en souvient tous, a non seulement été "droit dans ses bottes" lorsqu'on lui a fait remarquer qu'habiter -son fils également- dans un logement de la Ville de Paris en payant un loyer très sous-estimé était une faute et une malhonnêteté mais il n'a jamais compris qu'on le lui reproche. Même chose pour la campagne de publicité gratuite sur les panneaux Decaux de son livre "la tentation de Venise" le mélange des genres ne lui a pas traversé l'esprit (Decaux était un financement du RPR et un fournisseur majeur de la municipalité parisienne..)
C'est aussi ce premier ministre impopulaire et sourd aux grondements du pays qui a précipité la dissolution de 1997 qui était un suicide de son camp. A l'époque on a parlé d'autisme politique.

Sa personnalité enfin, cassante, méprisante parfois, élitiste toujours ne s'est pas, comme ça à 70 ans, transformée en jovialité bienveillante. La communication et la tactique politique y sont pour beaucoup dans l'amélioration de son image publique. Le dossier de "Causeur" montre qu'en réalité Juppé est resté le même tout en arrondissant ses propos dès lors qu'il se sait filmé.

En fait, et le dossier du magazine le démontre cruellement, Juppé est, par défaut, le candidat des élites journalistiques et culturelles. L'anti-Sarkozy, ce dernier étant trop vulgaire, trop imprévisible et trop clivant. Faute de merle (Fillon est triste, Le Maire est un peu vert) les faiseurs d'opinion ont élu leur champion en ce (faux) provincial poli et bien éduqué. Et tout ce petit monde replet se rassure en se disant que Juppé ne fera qu'un quinquennat.

"Causeur" rappelle qu'à 10 mois du scrutin (et en imaginant que Juppé se sorte des pièges et chausse-trappes de la Primaire à la sauce Sarkozy....) le "favori" d'une élection est rarement celui à qui on présente le grand collier de la légion d'honneur devant les corps constitués au printemps suivant. Jacques Chaban-Delmas (1974), Giscard (1981), Delors (1995), Balladur (1995), DSK (2012) sont là pour le rappeler.

Alain Juppé, c'est certain, possède une personnalité plus solide que l'ex-président de droite de 2007 à 2012. Il possède une colonne vertébrale politique, connaît la marche de l'Etat et ne représenterait pas indignement le pays à l'extérieur. C'est beaucoup.. et c'est peu pour susciter une adhésion massive.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 06:20

Je ne lis pas énormément de polars. Ca me prend de temps en temps et je dévore alors tous ceux d'un auteur jusqu'à ce que je me sois lassé de son style et de ses lubies. Car les auteurs de romans noirs ont tous un style à eux et souvent des obsessions qu'on retrouve de titre en titre.

Dernièrement j'ai re-re-re découvert le grand Jim Thompson et deux de ses plus fameux titres m'ont enchanté: "Une femme d'enfer" et "Pottsville, 1280 habitants".
Rudement futés ces deux romans ont en commun une fatalité, des héros fatigués, des femmes peu reluisantes et un personnage principal pathétique englué dans sa médiocrité et son destin.
Naturellement il essaie de s'en sortir mais il est dans des sables mouvants; chaque action l'enfonce plus encore. dans le premier roman cité Franck "Dolly" Dillon est un looser de la pire espèce mais on se surprend à le plaindre et, pire, à le comprendre. Dans le second livre Nick Corey est moins pitoyable (encore que la différence soit ténue) mais il essaie de remédier à sa situation et semble moins prisonnier de sa condition. Des hommes gangrenés par la médiocrité, la lâcheté, leurs origines sociales, leur pusillanimité et, en fin de compte, la vie.

En lisant ces deux livres très "glauques" (tous les deux parus aux éditions Rivages/noir) on jubile pour des histoires gonflées, un style enlevé avec des trouvailles de langage et une misogynie assumée très années 50.

Deux remarques pour terminer: pourquoi l'éditeur publie t'il en couverture de ces éditions* des photos qui n'ont manifestement aucun rapport avec l'histoire racontée dans le livre? Pour "Une femme d'enfer" il y a même une incompréhension majeure. Les deux romans ont été adaptés, en France par Bertrand Tavernier pour le premier ("Coup de torchon") et par Alain Corneau pour le second ("Série noire"). Deux excellents films qui ont su prendre le meilleur des deux livres et l'adapter à un climat africain et banlieusard qui ne les trahissait pas.

* Je sais je suis ch... mais j'aimerais aussi savoir pourquoi le 1er roman s'appelait, dans sa première traduction en Français, "Des cliques et des cloaques" et le second "1275 âmes" pour devenir "Pottsville 1280 habitants". Mystère!

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 06:18

Etions nous ridicules de reprocher sévèrement à Michel Platini de s'être approprié un million d'euros... nous apprenons, comme ça, incidemment, que le même Sepp Blatter, ex-patron de la FIFA et supposé corrupteur de "Platoche" s'est attribué, au cours des 5 dernières années, la somme de quatre-vingt millions d'euros qu'il a partagée avec ses deux adjoints.
Platini (et son million) paraît bien tocard! Il a cru jouer dans la cour des grands, il ne faisait que porter leur cartable.
Il n'empêche que des sommes pareilles -à peine commentées par la presse dite sérieuse- font se poser des questions. Ce n'est pas le loto ni les courses tout de même. 80 000 000€!!!

Toulouse, mon champs d'observation, est livrée à la passion du ballon rond. Des centaines de places de stationnement, des jardins, des pelouses, des rues sont mises à disposition de la gent footballistique. On a tout intérêt à aimer ce sport sinon le mois qui arrive risque d'être pénible.

Roland Garros, le court de tennis qui fonctionne 15 jours par an et qui est l'alibi d'échanges financiers que ne désavouerait pas Sepp Blatter (voir plus haut) est situé en zone humide: Paris, au mois de mai et au début du mois de juin connaît en effet des jours de pluie.
Alors que les joueurs Français sont au bas du tableau et se traînent en se plaignant de tous les maux qu'aucun médecin ni aucun kiné n'a jamais rencontrés, le stade a déjà -et souvent arbitrairement- colonisé les alentours voilà que certains s'avisent qu'il lui faudrait un toit! Les serres de la ville de Paris, convoitées en partie (pour le moment...) par les veaux à raquettes ne leur suffisent pas! il leur faut un toit.
Ho hé les joueurs de baballe, faudrait voir à vous calmer!

Cassius Clay -Mohammed Ali- fut un homme extraordinaire et c'est le Président Obama qui a fait sa meilleure éloge funèbre. De ce côté de l'Atlantique je n'ai entendu ou lu que des platitudes alors qu'un homme de cette trempe on n'en voit qu'un tous les 30 ans...


Il est vrai que nous avons Benzema et Richard Gasquet...

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 06:44

On aime ou pas la chanteuse-actrice américaine Barbra Streisand mais il est impossible de lui dénier un certain talent. Certes son public se raréfie et se recrute surtout chez les gays et les vieilles femmes à cheveux bleus de Miami mais cela ne lui retire pas les qualités indéniables d'interprète qu'elle a montrées tout au long d'une riche et belle carrière.

Elle a chanté, il y a des années, le thème d'une comédie musicale américaine à succès aux Etats Unis "Cats", le thème principal étant "Memory". Encore une fois on peut ne pas aimer ce genre de musique ni la façon de chanter de Streisand il n'en reste pas moins que le titre est une belle chanson magnifiquement interprétée. Avec ce qu'il faut d'émotion, de puissance vocale et de retenue.

Dans le métro toulousain -qui diffuse de la "musique" à temps complet- ce matin j'ai entendu (contraint, je n'imagine pas que l'on puisse le faire volontairement) une version française de "Memory" à faire dresser les cheveux sur la tête -oui, il m'en reste un peu!- de l'homme de goût. La fille qui massacrait (à la tronçonneuse) le titre poussait bien sa voix mais façon Céline Dion et, comme elle, aux mauvais endroits. C'est dire si elle beuglait. Paroles invraisemblablement stupides, musique fidèle à l'original mais tendance orchestre sirupeux façon plateau de télévision en direct et enfin une voix bête et travaillée comme les nullités qui sortent en batterie des télé-crochets de la téléréalité. C'était tout bonnement insupportable. A se boucher les oreilles faute de pouvoir se jeter sur la voie.

Une question m'est venue: pourquoi les adaptations Françaises de titres anglo-saxons sont-elles irrémédiablement médiocres? pourquoi les paroles en VF sont-elles aussi ringardes et sonnent-elles toujours aussi stupidement?

C'est une règle mille fois vérifiée que le passage de l'Anglais au Français ne vaut rien à la chanson. Question de sonorité de la langue, d'accent et peut-être de non-compréhension des paroles.. Sans doute y a t'il aussi un problème du fait qu'ils sont peu nombreux ceux qui "adaptent" (c'est le mot qui convient) les succès anglais ou américains à la langue d'Obispo et de Michèle Torr? On le sait, dans l'hexagone les charges sont à vie et de vilains tâcherons sans talent continueront jusqu'à la mort à "traduire" en dépit du bon sens des titres magnifiques pour en faire des coucous.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 06:12

Quand ils vivaient encore de ce côté de l'Atlantique Nicolas et Carole allaient assez régulièrement voir un type de spectacle original qu'on appelle l'improvisation ou impro.
Ils étaient de fervents supporters de la troupe "Bulle Carrée" qui, il faut bien le reconnaître surclasse gentiment ses concurrents.

Avec ses 844 bandes dessinées Nicolas m'a laissé le goût de ces soirées très animées ou les thèmes sont choisis par les spectateurs et immédiatement interprétés, avec humour et à-propos par un groupe de garçons et de filles aussi drôles que réactifs, aussi inventifs que surprenants.
Nous y allons une fois par mois environ et s'il y a des soirées plus réussies que d'autres jamais nous n'avons été déçus tant la bonne humeur, la volonté d'être original et spirituel et les trouvailles sont partie intégrantes de ces soirées Impro.
Par rapport à ces flopées "d'humoristes" estampillés "Vu à la TV" ceux des spectacles d'improvisation sont à la recherche d'un humour plus visuel, plus loufoque et surtout plus collectif. Ils s'amusent autant qu'ils nous amusent. La spontanéité ne se feint pas et là elle est évidente.

La salle est conquise et il n'y a pas de barrière entre elle et les comédiens. C'est d'ailleurs difficile nerveusement parce qu'il arrive que le meneur de jeu appelle une personne du public (souvenez-vous qu'on a rempli un papier à l'entrée en suggérant des thèmes d'improvisation) pour qu'elle se joigne aux acteurs. Vendredi un Raphaël (oui!) a été contraint de faire du bruitage en direct et il s'en est très bien sorti. Je n'ai jamais vu un spectateur refuser de s'exhiber.

Au spectacle d'impro du doublage des extraits de 2 à 3 minutes de films inconnus sont doublés en direct par les membres de la troupe qui le souhaitent. Certains de ces exercices étaient irrésistibles.

Ces spectacles sont aussi l'occasion de joutes verbales entre improvisateurs de Bordeaux, de Lille ou du Québec. Les Canadiens de vendredi soir dernier étaient incroyablement drôles et naturels.
Dernier point, et non des moindres, les filles sont à égalité d'humour et de traitement que les types. Jamais vulgaires, toujours imaginatives elles donnent souvent aux improvisations un côté sociologique bien vu.

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