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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:33

Je reconnais sans peine que je retarde un peu et que le monde entier se fiche des "compilations" tandis que le marché du disque est atone et que les rayons CDs des Fnac se réduit comme peau de chagrin.
J'ai déjà dit l'immense plaisir que j'ai ressenti et que je ressens encore en constatant la disparition progressive des supports physiques CD, DVD, Blue Ray etc. Les multinationales musicales et du film ont tellement abusé de leur position dominante qu'elles ont fini par tuer la poule aux œufs d'or.

En nous vendant à des prix prohibitifs des supports qui ne leur coûtaient pas grand chose, en bloquant les droits d'auteurs, en publiant sans cesse les mêmes canards, en écoulant de la marchandise faisandée (Best of, Les Enfoirés, les participants aux télé-crochets de la télévision complice, en rééditant des fonds de catalogues etc...) et en misant (trop souvent) sur des tocards (Alagna en "classique") les fabricants de disques ont sciemment scié la branche en métal précieux sur laquelle ils étaient assis depuis les années 60.

Il y a de quoi devenir méchants en entendant ceux qui nous ont fait jeter nos vinyles en les déclarants pourris nous dire 30 ans après que le CD restituait mal la musique et nous enjoindre de racheter... des vinyles.

Oh, le mourant bouge encore (ce mois ci la sortie du CD "best of" de Donovan, chroniquée dans Rolling stone et ailleurs) mais son décès n'est plus qu'une question de temps.

Les "Best of" ou "greatest hits"... sont la face la moins cachée de l'escroquerie. De vieux rogatons sans cesse ré exploités qui ne leur coûtaient rien et rapportaient beaucoup.
Les Rolling stones, par exemple, ont un catalogue de plus de 10 de ces albums sur lesquels on retrouve toujours les mêmes titres ("Start me up", "It's only rock n'roll"...). Seul l'ordre des titres et la pochette changent.
Voyant que le filon s'épuisait les maquignons du CD ont eu recours à 3 malhonnêteté: soit ajouter des "inédits". Mais, par définition, s'ils sont inédits c'est qu'ils n'ont pas été publiés officiellement. Sans doute parce qu'ils étaient moins bons que les autres titres ou pas au niveau du reste de l'album dont ils ont été exclus. Soit mélanger les tubes et ajouter quelques titres en public (patchwork indigeste) soit enfin demander au groupe d'enregistrer vite fait deux titres nouveaux et inédits pour faire vendre l'ensemble. Appeler cet ensemble disparate de vieilleries, de choses mal définies et de vrais rogatons "un best of", "le meilleur de" ou "greatest hits" est une des saloperies que les maisons de disques paient enfin.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:17

La CGT a très (trop) longtemps été la "courroie de transmission" du parti communiste. Elle a toujours, je dis bien toujours, fait passer l'intérêt de ce parti avant celui des personnes dont elle était censée être chargée de faire avancer les revendications.
Contrairement à toutes les autres centrales syndicales, elles mêmes non exemptes de liens adultérins avec la politique ou l'économie, la CGT n'a jamais eue qu'une stratégie: sa ligne politique et rien que sa ligne politique.
Beaucoup l'ont oublié. Ses dirigeants faisaient partie du bureau politique du comité central du parti communiste et ce lien primait sur tout le reste. Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki, Louis Viannet et, dans une moindre mesure Bernard Thibaud étaient des hommes d'influence.

J'avais été impressionné par la réponse glaciale du "milliardaire rouge" Jean-Baptiste Doumeng à qui un journaliste demandait de réagir devant une perte des voix de la CGT dans une éléction professionnelle locale. En substance il avait répondu: "Qu'est-ce qui est important? avoir 28% de voix aux chantiers navals ou pouvoir bloquer le pays quand on le veut?" ce qui, hors dialectique et intimidation était la stricte vérité.

Aujourd'hui, dirigée par un homme dans la lignée de ses prédécesseurs la CGT n'a rien oublié de ses méthodes et de ses objectifs. Peu lui importe les salariés, la crise, sa représentativité et le gouvernement qu'elle a en face d'elle. Peu lui importe aussi (sans doute le préfère t'elle) de favoriser le retour de la droite voire l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir l'an prochain: elle bloque le pays, ajoutant la crise à la crise.
Ses méthodes n'ont pas évolué d'un iota: elle impose à toute la presse quotidienne un texte écrit par son comité de direction à propos de son exigence d'abandon total de la loi El Khomri. La presse refusant de se coucher elle l'empêche de paraître via un blocage par ses "gros bras".

Tant que des survivances de l'époque de la guerre froide et des 2 blocs telle la CGT existeront sans s'être amendées le pays continuera de rouler à l'abime. Martinez peut être fier de lui: chacune de ses apparitions coûte une fortune au pays.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:51

"Un chroniqueur, amuseur, souffre-douleur des autres animateurs sur le plateau ou dans le studio décède et, aussitôt une auréole lui est appliquée sur le front et le voilà paré de toutes les vertus. C'était, n'en déplaise aux faux-culs, un idiot navrant d'inculture et de bêtise auto-satisfaite qui a contribué, comme ses semblables, à l'abrutissement des "spectateurs".

Voilà le message que j'ai censuré sur "Facebook" sans que personne ne me l'aie demandé.
Pourquoi? d'abord parce que je voyais déjà les réponses: "Et toi, qui es tu pour donner un avis aussi implacable?" et leurs variantes plus... moins... civilisées.

Ensuite parce que le chroniqueur en question, Emmanuel Maubert sera oublié dans 4 jours et qu'il ne mérite ni cet excès de louanges (de la presse qui l'a cantonné à être perpétuellement le gaffeur gauche et faire-valoir des autres) ni cette volée de bois vert post-mortem.
J'ai vu quelques prestations de ce gros bonhomme pas drôle et souvent même assez gênant. Plus qu'un faire valoir il était même le "souffre-douleur" de personnes qui se croyaient supérieures à lui parce qu'elles tutoient Yvan Attal et déjeunent parfois avec Michel Denisot ou Pierre Lescure..

Maubert, je l'ai appris des pleureuses ce matin, avait fait "une grande école de journalisme". Il était donc le clown de service, sans doute bien payé mais un peu pitoyable de cette époque sans foi ni loi qui fait d'un Pujadas une vedette et d'un Daniel Schneidermann un paria.

De profundis!

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:06

En y réfléchissant bien ce qui me semble insupportable est que nous sommes contraints, à notre corps défendant, d'absorber quotidiennement une masse d'informations que nous pressentons comme non indispensables (ce mercredi: la mort d'un chroniqueur noeu-noeu, les dénégations de Denis Baupin et le forfait de Roland Garros pour cause de pluie) et qui nous sont imposées tant les sources sont nombreuses.
C'est le "journal" gratuit distribué et que vous avez refusé mais que lit votre voisin(e) de tramway, c'est la radio dans le taxi, c'est le kiosque et ses unes agressives, c'est la télévision qui répète partout, tout le temps les mêmes fadaises, c'est votre page internet qui vous donne l'actualité...

Imaginons même que vous vouliez, rien qu'une semaine, n'être au courant de rien: les efforts à fournir pour y parvenir sont considérables.

Et, ce silence pourtant si utile, est quasi impossible à (re)conquérir.

En y réfléchissant l'angoisse absolue des politiques comme des médias c'est que nous puissions être amenés à réfléchir dans le calme. Voilà pourquoi le "buzz" a été inventé (dont le zapping est le témoin), voilà pourquoi même dans les toilettes des aéroports ou des ascenseurs est diffusé de la musique conçue pour vous détourner de vos pensées.

Aujourd'hui la vraie et seule résistance à une forme très élaborée d'esclavage par la suggestion me semble s'affranchir de ces informations qui ne servent plus à nous montrer le monde tel qu'il est mais à nous faire entrer dans le crâne qu'il faut:

- jouer (sports, jeux, cinéma de divertissement, vacances, tourisme de masse, météo etc.)

- ne pas se plaindre en comparant (la Grèce, la Syrie, le monde, les guerres, les migrants etc)

- s'abrutir (Merci Ruquier, Nagui, Ardisson, Hanouna, Biraben et leurs clones, télévision, radios et journaux)

- consommer

- déléguer à "ceux qui savent" (politiques et médias exclusivement)

- s'adonner à la futilité (beauté, culte du corps, tatouages, piercing, chirurgie esthétique, mode...)

Une dictature infiniment plus efficace que celles du XXème siècle parce que les ilotes sont amoureux de leurs chaînes et en réclament sans arrêt d'autres (technologie, gadgets...)

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 06:01

Je n'ai actuellement aucun vrai souci et tant ma santé que mes pensées n'ont aucune raison d'occasionner ces insomnies qui soit m'empêchent de m'endormir soit me réveillent de très bonne heure. Et pourtant elles raccourcissent mes nuits..

Dans ce cas j'essaie d'être discret: je lis, je vais regarder la Garonne du balcon, je joue (un peu) avec le chat (mais depuis qu'il va mieux il m'envisage à nouveau et uniquement comme un DAC (distributeur automatique de croquettes), je vais sur l'ordinateur (ce matin: les 50 voitures les plus moches, Trump élu président pourra t'il dénoncer l'accord de Paris?), je vais me faire un thé ou je regarde un film en streaming.

Je regarde aussi les premiers avions décoller de Blagnac et les premiers tramways passer en bas, dans la rue. Je regarde aussi les derniers fêtards rentrer chez eux en zigzaguant sur la même avenue.

A six heures du matin le tramway est pratiquement vide. 4 ou 5 passagers ont pris place à bord qui tous, je le vois d'en haut, ont leur téléphone allumé et un écran dans les mains. Qui peut-on appeler à une telle heure très matinale? mystère.

On l'a mille fois dénoncé, on s'en défend mais le téléphone mobile est bel et bien devenu la plaie de notre époque. Samedi, seule journée (ou presque) ensoleillée du mois dans la région Midi-Pyrénées les terrasses extérieures des restaurants de la jolie cité médiévale de Mirepoix étaient enfin accueillantes. Un cornichon débraillé a passé une communication téléphonique de travail de plus de 30 minutes seulement interrompue par un citoyen britannique qui, excédé, lui a demandé de bien vouloir la stopper.
Dans le bus, dans le tramway, dans l'avion (dès qu'il est au sol), dans le train, au restaurant, au théâtre (oui, vendredi au Théâtre du Pavé un téléphone a sonné avec insistance pendant le spectacle), à l'hôpital et même à vélo nous téléphonons.

Peut-être est-ce ce constat accablant qui m'empêche de dormir? la place proprement stupéfiante qu'a prise cet objet relativement inutile?

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 06:40

Tout le monde se souvient de ce bon film "Un jour sans fin" dans lequel Bill Murray est condamné à revivre la même journée un grand nombre de fois.

Nous autres, Français impuissants, sommes comme l'acteur américain, condamnés à supporter, à perpétuité, les mêmes évènements ou non-évènements sans qu'il nous soit possible de nous réveiller et de stopper ce supplice.

Dans le désordre il y a l'interruption des Césars par les intermittents en colère, la candidature de Sarkozy, Roland Garros, le palmarès du festival de Cannes, la sortie d'alcoolisme concomitante avec celle du dernier CD de Renaud, l'augmentation des péages routiers, l'arrivée du Beaujolais nouveau, la sortie du nouveau livre de Michel Onfray et celle du dernier Ormesson, la nouvelle mouture de "Camping" et du "Cœur des hommes", le parcours du "Tour de France", l'embargo des raffineries de pétrole, le nouveau combat de Bernard-Henry et une nouvelle avanie publique d'Alain Finkielkraut, de nouvelles vacheries proférées par Martine Aubry, des sondages abyssaux pour Hollande et un préavis de grève chez Air France.

Gardons nous d'oublier le défilé du 14 juillet, l'arrivée du nouvel I-Phone et le reportage sur ceux qui ont dormi dehors pour être les premiers servis, la ruée vers les soldes, les 8 films annuels de Catherine Deneuve et/ou Gérard Depardieu dans lesquels ils sont éblouissants, la grille de rentrée de Canal+ et l'arrivée précoce des gelées blanches.

Enfer! j'ai oublié la tournée de Johnny et la seizième tentative de retour de Loana!

Comme Murray dans "le jour sans fin" mais sans la marmotte et le copain d'école j'aimerais être réveillé par Sonny & Cher au son de "I got you baby" et comprendre que le cauchemar est terminé.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 06:52

Dimanche à l'Eglise St Exupère c'est la cantate B.W.V 175 de Bach qu'on répétait devant le public. Avant de lui faire chanter le final. Bien placé, dans une ambiance recueillie de passion (musicale) et de bien-être je ne perdais pas une note.
La cantate a été disséquée et expliquée au point qu'elle apparaissait toute autre ensuite. Incroyable ce qu'un auteur peut exprimer dans une musique.

Le ténor m'a déplu mais pas l'Alto (Christelle Gouffe) ni la basse (Laurent Labarbe) qui étaient magnifiques. Ce dernier était à la fois sympathique, talentueux, disponible (il a chanté dans le choeur de l'orchestre du Capitole "Une Italienne à Alger" de Rossini juste avant de venir chanter Bach!) et éblouissant. Un physique de Falstaff et une voix parfaite! Et modeste avec ça. Rien à voir avec les zéros du festival de Cannes qui se prennent pour des artistes.

A un moment le directeur musical, Michel Brun, a fait venir au micro Daniel Bayle qui jouait de la "viola da spalla", soit du violoncelle pour épaule. C'est à dire un instrument réinventé car on ne sait pas exactement quels violoncelles préconisait J.S Bach! Bayle nous a expliqué avoir fabriqué lui-même son instrument, avec des planches provenant de la forêt où se fournissait Stradivarius et selon des plans retrouvés grâce à Internet.

Ce n'est pas tout. Pour ses 5 cordes (un violoncelle n'en a que 4) il utilise du boyau d'agneau.
Ma pensée a fui quelques instants l'église pour penser à ma répulsion devant la mise à mort d'agneaux pour la boucherie.
Pour des cordes d'instruments de musique ma certitude était moins forte!

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 07:00

On parle, légèrement (n'est-ce pas M Barbier, du fantôme de l'Express?) de climat pré-révolutionnaire parce que de tristes débiles chauffés à blanc par leur bêtise crasse et leur ennui ont détruit une "Scénic" de la police et molesté leurs occupants.

Je n'irais pas jusque là. Lorsqu'en 2008 les gouvernants ont fait payer par les contribuables le renflouement de banques scandaleusement mal gérées et toutes occupées à distribuer des dividendes à leurs actionnaires en jonglant sur des produits boursiers vénéneux il ne s'est rien passé. Le pays a courbé l'échine et craché au bassinet. le Crédit lyonnais est devenu "LCL" et hop, le tour était joué.

Regardons ailleurs et récompensons par d'autres sinécures les responsables de ces désastres.

Lorsque, refusé par 55% de la population par un référendum plus clair que de l'eau de roche le texte "valant constitution de l'Europe" a été refusé par une majorité du corps électoral, Nicolas Sarkozy l'a fait avaliser le "Traité de Lisbonne" par les 2 assemblées réunies en congrès à Versailles. Ni révoltes ni jacqueries. Personne n'est allé chanter "ah ça ira" sur les grilles du château.

C'était autre chose que la loi El Khomri! Alors les "nuits debout", la candidature de Hollande à un second mandat, les provocations de Marisol Touraine et de Bernard Cazeneuve, les rodomontades d'Arnaud Montebourg ou les programmes présidentiels des chevaliers du libéralisme de la droite ne font pas de ce pays un pays "pré-révolutionnaire". Loin de là.

Les vacances arrivent, Cannes est là, Roland Garros se profile et laissera la place au "Tour de France"... "Camping 3" va sortir sur les écrans... Allons qui croit que les piques sont prêtes sur lesquelles on mettra les têtes de Ségolène Royale (qui a géré l'argent public de "sa" région comme Anne Lauvergeon Areva) qui croit que le "tribunal révolutionnaire" va juger Jean-Paul Huchon et sa femme, et Sarkozy et Cahuzac et tant d'autres?

Personne. Naturellement. En 2017 il y aura une nouvelle majorité, Ciotti et Bruno Le Maire seront ministres, et ce sera au tour du PS, enfin réuni, de pleurer sur les belles places perdues, les voitures avec chauffeur, les ors de la république et les motards avec sirènes.

Attendre que cela bouge c'est demander à un cerisier de donner des framboises ou à Katherine Pancol d'écrire "la mare au diable". Mission impossible!

Ils sont déjà une trentaine, tous incompétents et déjà trop vus à se battre pour une présidence qui, on le voit aux USA, semble réservée au plus tocard d'entre eux. Celui qui mentira le plus, racontera n'importe quoi et proposera la lune à des électeurs qui attendent cela avant de se retourner contre lui.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 06:16

Je vous encourage à lire et relire la merveilleuse chronique que Pierre Desproges a consacrée au Festival de Cannes. (https://youtu.be/3ad5cueP8Wo) Elle date du 9 mai 1986 et tout, définitivement tout, y est dit du grotesque de cette manifestation qui revient annuellement comme la gastro de Noël ou la dépression de la tante Alice.

Je reconnais que je n'ai pas l'ombre de l'ombre du talent de Desproges et que ce que je pourrais dire du Festival du tapis rouge sera cent coudées au-dessous de ce qu'il écrivait.
J'ai réussi, cette année encore, à éviter de voir et d'entendre parler de Cannes tant cette mondanité à la fois terriblement vulgaire et atrocement élitiste me gonfle.

L'assommant rituel des marches, les séances de photos et les critiques dithyrambiques ne m'ont donc pas atteint. J'ai seulement vu une vingtaine de minutes du palmarès et ai été abasourdi par ce que j'ai aperçu.
Qu'on ne se méprenne pas. J'aime un cinéma, j'aime le cinéma, je n'aime pas ceux qui le font et en vivent en parasites, c'est à dire 97,8% des Cannois.

Il n'y a que dans le show-business et dans le cinéma en particulier que les "dynasties" perdurent dans de telles proportions. Ce ne sont que des filles de, des fils de , des neveux de, des nièces de. Comme ça commence à être un peu trop voyant les filles et fils de changent de patronyme et hop, le tour est joué.
Dans nul autre métier on gagne des sommes colossales à jouer et faire semblant. Ces gens là ont en plus de culot de nous donner des leçons et de venir nous dire ce qu'il faut penser.

Ils vivent un "entre-soi" de riches oisifs, la crise ne les atteint jamais mais ils "palment" des films sur le prolétariat ou la condition des femmes en régime islamiques.
Les Tartuffes grossiers et pédants!

Et il y a des personnes pour s'intéresser à cette imposture! pour en parler même!!

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 06:25

Je suis allé à la cinémathèque de Toulouse qui, dans le cadre d'un festival du film policier diffusait mercredi le film de Pierre Chenal "l'alibi" (1937) avec un Louis Jouvet impérial, Jany Holt, Patrick Préjean et l'incroyable Erich Von Stroheim.

Le scénario du film est mince: un télépathe de spectacle tue un homme et demande à une "entraîneuse" de la boîte de nuit de luxe dans laquelle il fait son numéro, moyennant finances, de lui servir d'alibi. Celle-ci, qui ignorait qu'il s'agissait de couvrir un meurtre, est prise de remords d'autant plus qu'un policier retors (Jouvet) a compris qu'elle mentait et qu'elle était prête à s'effondrer.

Éliminons ce qui a le plus vieilli: la musique du générique qui est insupportable. La partie orchestre de jazz jouée "live" est supportable. Le meilleur maintenant: la photo est belle (le noir et blanc magnifique) et les décors impeccables (surtout la boîte de nuit et le bureau de Von Stroheim) et les acteurs excellents.

Le film est surtout destiné à mettre en valeur les rapports entre les quatre comédiens principaux et surtout le duo Jouvet/Von Stroheim. Leurs scènes sont splendides et j'ai été ébahi par le jeu de Von Stroheim qui non seulement n'a pas vieilli mais est tellement dense, original et unique qu'il en est presque moderne.

On mesure l'avancée du rôle et de l'image de la femme dans la société aujourd'hui en regardant les deux principaux personnages féminins du film: une femme "perdue" au grand cœur, naïve et sentimentale et une femme (superbe...) entretenue.

Ah! il y a aussi une secrétaire de police vieille fille qui sera chargée de faire "craquer" l'alibi.

Jouvet fait du Jouvet mais il le fait bien et, avec le recul, on comprend sa popularité d'alors.

Le film date de 1937 et tout le monde, dans le film, fume tout le temps. Au commissariat, au lit, au restaurant, au spectacle. La société est très cloisonnée et la clientèle de la boîte de nuit tranche avec celle du commissariat et des faubourgs.

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