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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:14

J'ai vu un petit bout de petit reportage sur la tournée de Michel Polnareff en France ce printemps.
On y voyait des personnes accueillies à la gare par un journaliste qui couvrait l'évènement. Les futurs spectateurs portaient tous des lunettes aux montures blanches qui rappelaient celles du chanteur.
Interviewés avant et après le spectacle ils étaient ravis, extatiques même, d'avoir vu la "légende" vivante. Il avait chanté tous ses "tubes", Il était en grande forme... bref tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Jusqu'à ce qu'on voit le chanteur en question, bouffi, vieilli, plus boudiné dans ses fringues que je ne le suis, le ventre mal contenu dépassant sur la ceinture et la figure rappelant plus un bol de gelée de coings qu'un chanteur pour jeunes.

L'homme empâté et un brin ridicule qui chantait sur scène a fait ce qu'on attendait de lui: il a repris "la poupée qui fait non", "on ira tous au paradis", "love me please love me" et son répertoire dont la dernière et unique nouveauté date d'au moins 30 ans.

En réalité il vient juste "relever les compteurs" et emmagasiner de quoi vivre une fin d'année confortable aux Etats Unis où il s'est installé après ses démêlés avec le fisc Français.

Quelqu'un pour qui je garde de la tendresse désolée, Paul Mc Cartney, fait pareil*: le cheveu passé au réjécolor, la joue gonflée au botox il chante "Hey Jude" devant des sexagénaires qui oublient un temps leurs problèmes de prostate ou de retraite en s'agitant sur les "la la la la la la" qui n'en finissent pas comme si on était en 1967. Il remplit les salles mais avec un répertoire poussiéreux qui ne rend pas hommage à ce qu'il a fait de mieux mais de plus commercial.

Cette nostalgie, à la fois cicatrisante et bêtifiante est partout.

Elle m'indisposait lorsque le vieux Maurice Chevalier refusait de dételer ou lorsque Charles Trenet, vieille folle ridée chantait "boum" à la télé. Pour ne rien dire de Tino Rossi qu'on sortait du paradichlorobenzène (=anti-mites) une fois l'an avant qu'il ne sente le sapin pour de vrai.

* Sauf que, grande fortune britannique McCartney fait cela pour le plaisir.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 06:43

L'ordure abrutie dont son propre avocat a dit mercredi dernier qu'il avait "l'intelligence d'un cendrier froid" a été transféré en France la semaine dernière.
Ce sinistre individu est maintenant rejeté par tout le monde puisqu'il est complice et/ou auteur de meurtres ignobles et qu'il n'est pas mort "en martyr", crime suprême pour ses commanditaires.

Parler de cette lie de la terre est dégradant et je ne ferai pas de longs discours. La folie, l'ignominie et, malheureusement, la bêtise de ses actes le condamnent plus qu'aucune justice humaine ou divine ne sauraient le faire.

La seule chose à dire est constituée par l'information telle qu'elle est parvenue ici.


Acte 1: le terroriste a été accueilli à Fleury-Mérogis par des sifflets et des huées par la population carcérale.

Acte 2: les huées le disputaient aux applaudissements

Acte 3: les huées venaient de ses "frères" intégristes et signifiaient leur réprobation parce qu'il ne s'était pas fait sauter.

J'ai l'impression que je comprendrai mieux des extra-terrestres clignotants!

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 07:00

On passe son temps à me dire: "les Français plébiscitent Omar Sy", "les Français veulent Juppé", "les Français désignent la chanson de Renaud "Morgane de toi" comme leur préférée", "les Français regrettent Chirac", "les Français aiment Marc Levy", "les Français aiment le couscous et le pot-au-feu" etc etc. Je ne sais pas pourquoi mais cela m'exaspère.

D'abord parce que je ne suis pratiquement jamais d'accord (Omar Sy est un piètre acteur cf sa grotesque prestation dans "Jurassic World"), "Morgane de toi" est mal chantée et a des paroles en vers de mirliton, etc) ensuite parce que je retrouve tous les défauts de la France dans ces choix induits qui dénotent non pas les goûts du pays mais le savoir faire des instituts de sondage et des racoleurs médiatiques.
En désignant l'Abbé Pierre, Noah, Omar Sy ou Mère Térésa on fait passer le pays pour plus tolérant qu'il n'est. Et on prend et fait prendre des vessies pour des lanternes à ceux qui croient de telles fadaises. "La mémoire et la mer" de Léo Ferré, "Sur la Place" ou "Regarde bien, petit" de Jacques Brel, "Drouot" de Barbara, quelques titres de Juliette ou de Françoise Hardy ("l'amour est plus fort que la mort", "Si vous n'avez rien à me dire" sont infiniment plus belles (musique, paroles, harmonies, chant) que cette chose pataude et démagogique du chanteur alcoolique et repenti. Entre le jeu d'un Patrick Dewaere, celui d'un Vincent Lindon et la présence bêtement rieuse d'Omar Sy il y a le gouffre du génie et celui de l'imposture.

Omar Sy, je n'en doute pas, est certainement très sympathique. Peut-être même est-il drôle (ce que ne démontraient pas ses sketches imbéciles sur Canal+, la poulinière de talents surfaits) il n'en reste pas moins qu'il est aussi acteur que Sophie Davant est philosophe.

Et on peut aller loin dans la démonstration pour ces pseudos gloires que révèreraient "les Français".

En réalité, et cela fait bien ch... les magouilleurs médiatiques, les Français continuent à préférer de Funès à Coluche, Bourvil à Omar Sy, Clavier à Benoît Delépine, Sophie Marceau à Yolande Moreau, Céline Dion à Jeanne Cherhal, Claude Zidi à Philippe et Louis Garrel, et ainsi de suite.
On préfère le nier plutôt que d'accepter un pays qui ne se conformerait pas aux diktats d'une pensée formatée par des personnes qui ne fréquentent le peuple que virtuellement.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 07:01

J'ai accompagné une heure Mélie et son petit garçon Mael au jardin des plantes, pôle de nature et de calme situé en pleine ville.

C'était mercredi dans l'après-midi, il ne faisait ni beau ni chaud mais les parents et les grands parents flânaient dans les allées et supportaient avec patience la halte au toboggan, celle aux manèges, celle au guignol et celle des gaufres.

Nous n'avons pas vu les paons ni eu la preuve qu'ils étaient encore là cette année. Les seuls animaux bien visibles étaient nos tristes pigeons des villes, quelques cols verts, 2 tortue de Floride énormes et des poules et coqs en semi-liberté.

Ah! j'oubliais... dans la jolie rivière artificielle mais fleurie et ombragée une belle poule d'eau noire veillait sur ses poussins jeunes de moins de 2 jours.
Nous les observions du petit pont métallique quand une jeune femme, son compagnon et deux enfants de moins de dix ans se sont accoudés et on regardé la scène.

La femme, parlant comme si elle s'adressait à nous autant qu'à ceux qui l'accompagnaient, dit d'un ton à la fois idiot et prétentieux: "mais qu'est ce donc que cette sorte de canards, des mutants?".

30 ans d'Education Nationale, de Télévision et d'abrutissement consentis nous ont amenés là. La poule d'eau est un canard mutant. La télé-réalité et les magazines féminins ont d'autres chats à fouetter que parler des poules d'eau..

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:13

Je revois sa silhouette massive mais conservant de l'élégance. Debout derrière une table en bois brut elle manipulait joliment mais professionnellement des feuilles de plantes sauvages qu'elle contraignait avec du fil de fer vert. Elle coupait des tiges, en élaguait d'autres, retirait un pétale ici, essayait des assemblages là, toujours avec recherche et goût.

Même ses couronnes mortuaires avaient un petit air de fête!


Elle mettait un zeste de sa personnalité dans chaque chose qu'elle faisait et je n'ai jamais vu de magasins de fleurs comme le sien, avant qu'elle l'ouvre comme après qu'elle ait dû le quitter.
Sa personnalité transpirait dans ses vitrines créatives et dans l'agencement du magasin.


Pour faire plaisir à ses amis elle réussissait à présenter et vendre quelques bouteilles de leur vin sans que l'on se demande ce que du vin venait faire là.
Un poisson rouge dans une bombonne, un banc en bois, des casiers à écrevisses ou des outils de jardin, tout était prétexte à décorer et personnaliser "le" magasin. Son magasin.

Bien entendu elle vendait -comme tout le monde- le muguet du 1er mai, l'herbe à chat, les jonquilles ou les chrysanthèmes mais, chez elle, c'était presque une coquetterie.

Elle écumait les brocantes, les vide-greniers et les salles des ventes pour rapporter l'objet qui se remarquerait dans la devanture.
Une balade en bord de mer signifiait qu'au retour la malle de la voiture gémirait sous les galets et les bois flottés.
Quand ce n'était pas des kilos de sable fin..

Une promenade en forêt c'était des branchages, des feuilles, des fruits, des mousses, des lichens ou des cailloux de toutes formes.

Je l'ai vue aller aux Pays-Bas pour avoir les plus belles tulipes de Toulouse et transformer une partie de son jardin d'Astaffort en clinique pour plantes en difficulté.
Des oliviers, des clémentiniers, des jasmins se refaisaient une santé avant d'avoir le droit d'être mis en vente dans la belle boutique jaune répondant au nom de "California".

La maladie et son issue fatale ont eu raison de Marie et, moins rapidement, de son magasin.

Déjà elle pestait contre un Kébab qui s'était installé à sa droite, elle avait crée une association pour empêcher qu'un second vienne en symétrie, à sa gauche.
Le maire lui avait répondu qu'il n'avait pas le pouvoir d'empêcher un commerce de se créer et le kébab poulet, aux couleurs criardes et à la clientèle peu délicate s'était installé.
Encadrée par deux kébabs le magasin avait perdu de son lustre tandis qu'affaiblie, Marie avait d'autres combats plus urgents à mener. C'était un crève-cœur de voir le magasin vide et le commerce péricliter.
Je suis passé devant le magasin boulevard de Strasbourg tout à l'heure. Il ferme demain. définitivement. Le kébab de poulet, le plus récent, a acheté les murs. Il va s'agrandir.


Les fleurs ont vécu.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:21

Certes je ne dénie pas du talent à Prince ou à David Bowie mais enfin... ce deuil international, ces pleureuses et ces pompes (funèbres) ce n'est pas un peu trop pour des types un rien zarbi tout de même?

Si Bowie et Prince, dans leur domaine, avaient réussi à se distinguer et sortir du lot ils restaient des membres de la confrérie du binaire et du rock n' roll ce qui n'est pas mal mais n'a rien à voir avec les arts majeurs.
Dans ce domaine où l'on se répète depuis "Be-bop-a-lula" force est de reconnaître que l'un et l'autre ont proposé des choses moins basiques. De là à en faire des "génies"...

Ce n'étaient ni Mahler ni Beethoven je crois! mais pendant des jours et des jours on n'a entendu parler que du "kid de Minneapolis" et du "thin white duke". Ces deuils mondiaux boursoufflés et ces hommages dithyrambiques m'apparaissent comme un peu exaspérants.

Il ne s'agit ni de jalousie ni d'incompréhension: je redis que j'ai acheté des disques de Bowie, que j'ai aimé certains d'entre eux et que Prince possédait un réel talent musical que je ne nie pas.

Mais je crois que, pour l'un comme pour l'autre, c'est leur incroyable capacité à jouer des médias mondiaux qui a décuplé leur visibilité. Ils jouaient comme des grands de l'art de se renouveler, de dire ce qu'il faut au bon moment et, surtout, surtout, de choquer le bourgeois avec le sexe et l'apparence. Bisexualité, maquillage, provocations en tous genres, déclarations incendiaires, disparitions, réapparitions, scandales Bowie et Prince ont suivi le chemin des quelques uns qui deviennent ce qu'on nomme bêtement des "icônes" des médias.

L'un et l'autre, avec plus de ratages que de succès, se sont essayés au cinéma, l'un et l'autre ont tenu des propos délirants et l'un et l'autre faisaient vendre, plus ce qu'ils étaient que ce qu'ils faisaient.

Notre civilisation occidentale a les gourous qu'elle peut: Bowie, Lennon, Prince et quelques autres ont bien compris le parti qu'ils pouvaient tirer de cette situation.
Madonna a bien essayé de faire de même mais la "com" et les grosses ficelles trop visibles ont empêché la complète réussite de l'opération. Ce n'est pas faute d'avoir essayé!

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 14:02

Lorsque la publicité et l'industrie automobile s'entendent pour nous faire acheter n'importe quoi ça donne les campagnes actuelles pour toutes sortes de voitures chères et inutiles.
Le summum est atteint quand les seuls arguments de vente se limitent à un volant chauffant (quel intérêt?) ou à un hayon mains libres (il y a tant d'handicapés des bras ou des mains dans ce pays?). Bref lorsqu'il s'agit de nous vendre de fausses améliorations aussi coûteuses qu'inutiles.

Comment faire comprendre à ces débiles mentaux que nous ne sommes pas demandeurs de gadgets aussi grotesques?

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 06:55

Le septennat interrompu de Georges Pompidou mis à part tous les mandats présidentiels depuis 1974 se sont terminés en queue de poisson et dans l'animosité du peuple contre le président sortant, à la notable exception de 1988 qui vit un Mitterrand rejeté deux ans avant triomphalement réélu.
Réélu peut-être mais pour un second mandat calamiteux. Ne l'oublions pas.

Valéry Giscard d'Estaing ne réussit pas, malgré des sondages de popularité sans comparaison avec son lointain successeur François Hollande, à passer le cap de la réélection et fut sévèrement battu en 1981. François Mitterrand fut contraint à la cohabitation avec une majorité du bord opposé en 1986 et termina son second septennat en guenilles.

Jacques Chirac fut lui aussi obligé de cohabiter avec une majorité d'opposition qui ne lui fit aucun cadeau. Il fut réélu (contre Le Pen) peu glorieusement et lui aussi pour terminer son quinquennat en charpie.
Ajoutons que, comme son prédécesseur, Jacques Chirac était suffisamment malade pour que ses décisions en soient affectées et que ni lui ni Mitterrand ne jugèrent utile d'en informer le pays (pire, ils camouflèrent cette information capitale) tandis que leur entourage, médecins compris, mentirent sans vergogne. Un monde médiatique complaisant et inapte n'informant pas le pays tandis que les institutions permettaient cette forfaiture.

Les deux derniers mandats présidentiels (Sarkozy et Hollande) eurent les mêmes caractéristiques: un président vite victime d'une impopularité considérable, d'une opposition sans concession, de la haine des médias opposés et devant affronter une situation économique très dégradée.

Nicolas Sarkozy, quoi qu'il en dise, a été clairement et franchement rejeté en 2012 et je ne vois pas par quel "miracle" François Hollande pourrait obtenir un second mandat d'une opinion qui le rejette sans équivoque depuis.... le début de sa présidence.

On en est là. Des votes de défiance plutôt que d'adhésion et une impopularité immédiate et paralysante. Des promesses électorales hasardeuses qui se retournent contre celui qui les a faites et des présidences chaotiques avec des bilans proches du zéro pointé.

Je le dis et le redis la constitution de la Vème et son élection du président au suffrage universel sont responsables de cette situation bien plus grave de conséquences que le "régime des partis" ou "l'instabilité gouvernementale" tant décriés.

Ce régime bâtard dans lequel tout procède d'un seul (la nomination du dirigeant de Air France et le feu nucléaire, la nomination du patron de l'OM de Marseille et la réintégration du commandement intégré de l'Otan) est non seulement inefficace mais anti-démocratique.
Je rappelle que N.Sarkozy a fait avaliser par le parlement (traité de Lisbonne) ce que le référendum négatif avait rejeté, à savoir le vote de la "constitution européenne").

La personnalité de de Gaulle, de Pompidou, de Giscard, de Mitterrand, de Chirac, de Sarkozy ou de Hollande n'est qu'un élément mineur de ce désastre. Le pouvoir insensé dont ils disposent les rend tous paranoïaques, omniprésents, se croyant infaillibles et, finalement inaptes à gouverner pour le bien du pays.

La présidence Sarkozy a montré jusqu'à la caricature ce vers quoi une constitution inadaptée et dangereuse et un président à la personnalité psychique problématique conduisaient.
Pourquoi en serait-il différemment avec un Juppé (dont la raideur a été maintes fois vérifiée dans ses différentes fonctions passées), un le Maire ou un Macron? ne parlons pas de Valls qui, premier ministre, possède déjà toutes les caractéristiques d'une personnalité difficile.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:13

Une sorte de pomme de terre nouvelle avec des algues sur la tête est apparue, ces derniers temps, sur les radars de la variété "à la Française". Il s'agit d'une très vieille patate qui a fait tous les concours agricoles et a même été primée au salon des tubercules de 1966.

Nous n'arrivons pas à mettre au rebut nos vieilles gloires. Il faut qu'elles meurent pour ça. Et encore. Les hologrammes et les tournées "âge tendre" et "Top 50" font revivre ces cadavres.


Prenez Polnareff (la patate en question) qui nous fait le coup du "come-back" tous les dix ans et revient massacrer "love me, please love me" et "l'amour avec toi", chansons qui firent sa gloire sous Charles de Gaulle (1958-1969). Il n'est pas mort mais son pronostic vital est engagé depuis une bonne trentaine d'année. Non?

Ses démêlés avec le fisc et avec son comptable l'exilèrent aux USA où il connut la même gloire que les voitures Françaises (on n'en voit pas UNE circuler, même à New York). bref il est tombé dans un anonymat que le vendeur de journaux de la VIIème avenue ne subit pas.

L'homme a composé de beaux titres et a été plutôt meilleur que ses tristes concurrents hexagonaux de l'époque. Sont-ce des raisons suffisantes pour le voir emprunter le même avion que Sylvie Vartan, la Rascar Capac des variétés qui, faute de vendre 1 CD par an "écrit" des livres que même son nègre ne (re)lit pas? Avec les hirondelles et les jonquilles on voit revenir Polnareff et ses lunettes de travesti bolivien et Sylvie Vartan qui vient étrenner son lifting de l'hiver précédent.

On les accueille comme s'ils étaient attendus (alors qu'ils peinent à vendre des places pour l'un et des exemplaires pour l'autre), ils font le tour complet des plateaux de télévision et de radios, viennent embrasser Papy Drucker, passent saluer Match et hop! les revoilà partis en Californie ou ne l'attend pas sa femme (Polnareff) et ou l'attend son chirurgien plastique (Sylvie).

Il fera 3 concerts devant des salles à moitié pleines de retraités qui reprendront "qui a tué grand maman" tandis qu'elle fera la fête du livre de Montpellier où on lui demandera une dédicace pour Tata Jacqueline.

Ah... la variété hexagonale...

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 06:54

On fera ce qu'on voudra: on ne donnera pas du chou, même farci, à un Lion ou à un tigre et on ne fera pas d'un loulou de banlieue un bourgeois bien sage.
On ne fera pas plus d'un rappeur irascible un gentil acteur invité des plateaux de télévision, où, c'est bien connu, le but est de se servir des invités pour faire mousser l'animateur.
J'ai décrit et on a décrit ailleurs la comédie de ces "talk-shows" où la foire d'empoigne est calibrée à la note humoristique près et où l'invité sert autant la soupe que l'invitant. Chacun en retirant ce qu'il est venu chercher. Confirmation de son aura temporaire pour l'amuseur missionné par les propriétaires de la chaîne et publicité pour son film, son livre, son disque, son parfum ou ses godasses siglées pour la vedette.

Joey Starr, malgré les salamalecs appuyés de l'ensemble des mondes médiatique, cinématographique et musical n'est qu'à moitié apprivoisé. Il commence à jouer dans des comédies bravouillettes et fait risette aux barons du PAF mais ses griffes restent acérées, ses dents aiguisées et ses gifles partent encore vite. L'homme reste imprévisible malgré les tombereaux de sucre et de coussins qu'on lui balance depuis 10 ans.

L'idiot qui s'est pris une claque non virtuelle, faire-valoir d'un horrible avatar de l'animateur-tout puissant (mais bête à pleurer) ne l'a pas volée. Je dirais même que j'ai regretté que la presse n'annonce pas un coup de pied au cul d'anthologie en supplément.

Cela prouve, et c'est réconfortant, qu'on peut danser la danse des 7 voiles et inviter un mal dégrossi à une après midi grand crus/caviar fin/cigares de la Havane sans pour autant le transformer en gentil toutou reconnaissant.

J'espère que la moitié de NTM continuera à défoncer le portrait d'abrutis qui l'auront bien cherché. Aux deux sens de l'expression.

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