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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 06:39

Certains raisonnements aboutissent à des impasses, ce qu'avec humour on illustrait par la plaisanterie: "le peuple ne vous convient pas? il n'y a qu'à changer le peuple", précepte qu'ont appliqué les Khmers rouges du Cambodge (et tant d'autres régimes).

L'écologie, la défense de la planète et le combat contre les dégâts causés par l'activité humaine conduisent certains extrémistes de la cause écologiste à proférer des stupidité, à envisager des actions criminelles et, c'est nouveau, à envisager, voire souhaiter la disparition de l'humanité.
La belle affaire si la planète est débarrassée de l'Homme et de sa pollution s'il n'y a personne pour en "profiter"?!!? Que nous importe si les requins battent des ailerons et les ours des pattes?

Dans "le Point" de la semaine du 18 avril un article signé Clément Petreault traite de ces "écoterroristes" qui ne se contentent pas ou plus de manifester contre des installations mais n'hésitent pas à les endommager voire à cibler leurs ennemis qu'ils ne se contentent plus de harceler mais qu'ils pensent éliminer.
On n'en est pas encore là mais le discours violemment radical et les positions intransigeantes de certains montrent que l'écoterrorisme n'est pas une nouvelle façon de se faire peur mais une évolution possible sinon probable du combat écologiste sans nuance.

Dans le même magazine une interview, toute en retenue, de Eric Denécé, un homme qui a réfléchi sur les évolutions visibles et souterraines du combat écologiste et s'est penché sur le jusque-boutisme de certains alerte l'opinion en disant que leur violence est de moins en moins contenue et que certains brûlent d'en découdre avec tout ce qui, de près ou de loin, leur apparaît comme des cibles prioritaires.

Le risque existe qu'il ne soit plus possible de réaliser quelque équipement que ce soit: barrages, aéroports, fermes industrielles... rien ne convient aux "zadistes" animés par une foi politique plus importante que leur fibre écologiste.

J'ai cité ici même les propos de certains d'entre eux qui estiment que la vie du requin bouledogue (5 morts et 11 attaques en 4 ans à la Réunion) est plus importante que celle des surfers, des nageurs et des touristes dont l'île a besoin pour vivre.

Tout le monde a en mémoire le "bourrage de crâne" insultant auquel certains se sont livrés en diffusant jusqu'à l’écœurement des images d'ours polaire en perdition sur une banquise fondante.
Il semble que ces attitudes soient dépassées et que la violence, pas seulement verbale, soit sur le point de remplacer ces méthodes de communication.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 06:57

Incroyable! vingt-sept ans après la chute du mur il existe encore, dans ce pays, un parti communiste qui n'a renié ni sa filiation ni les buts qu'ils s'était assignés au début du XXème siècle!

Certes il est réduit à un groupuscule famélique mais son influence reste nettement plus importante que sa situation résiduelle pourrait le laisser penser.

Un comité central, calqué sur celui qui existait du temps où ce parti et ses homologues du monde entier fonctionnaient comme lui continue de prendre des décisions, d'émettre des jugements sur la situation et, plus fou encore, de proposer des actions un peu comme un canard sans tête, dit-on, continue de courir après la décapitation.
Ce parti, dirigé par le fils d'un stalinien pur et dur, n'a plus aucune visibilité et son influence est nulle mais, après tout ce que l'histoire et les archives des pays de l'Est, des pays sous le joug nous ont appris c'est assez stupéfiant de savoir qu'un parti-croupion se revendiquant de cette idéologie criminelle et mortifère existe encore. (imagine t'on un parti officiellement "national-socialiste" ayant pignon sur rue et temps de parole?)

Oh! il est trop aphone et déconsidéré pour qu'on puisse le craindre mais sa seule existence est la preuve que des hommes, ici et maintenant, choisiraient sans hésiter le totalitarisme et la force pour imposer leur volonté (si la possibilité leur en était offerte).

D'ailleurs, si on y réfléchit un peu, il y a beaucoup de personnes qui, à un degré ou un autre, n'auraient pas de mal à se faire violence pour imposer leur vision du monde: une frange des électeurs du front national ne se cache pas de vouloir imposer ses choix. Les religieux intégristes de toutes obédiences ne s'en priveraient pas non plus. Le reliquat des communistes également. L'extrême gauche compte dans ses (maigres) rangs des personnalités qui ne rêvent que du grand soir et de la main mise sur la société. Il y a enfin un nombre important de Français qui, parce qu'ils sont du bon côté de la barrière, souhaitent que rien ne change en profondeur.

Toutes ces volontés sont antagonistes et rien n'est plus odieux à un sectaire de droite qu'un sectaire de gauche (et réciproquement) même si leurs méthodes sont identiques.
Entre celui qui refuse l'avortement pour les autres et celui qui veut imposer son idée de la culture il n'y a pas plus que l'épaisseur d'un feuillet de papier à cigarette.
C'est notre seul réconfort tant ceux qui ne souhaitent qu'une chose: un peuple asservi et muselé sont nombreux.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 07:00

Alors que notre économie est largement déficitaire, que notre "modèle social" prends l'eau de toutes parts, que notre classe politique est usée jusqu'à la corde et que nos intellectuels refont la guerre d'Espagne (le fascisme contre le communisme) avec huit décennies de retard nous nous permettons de juger la campagne présidentielle américaine qui débute comme si nous occupions une position morale.
A cet égard le numéro de "Marianne" daté du 15 au 21 avril et sobrement titré: "Cette Amérique qui fait peur" sous un portrait d'un Trump inquiétant fait figure d'exemple de ce que nos médias sont capables de faire.
A l'intérieur du magazine une majorité de pages consacrées à la réfutation de la démocratie américaine et à sa critique sans concession. Donald Trump y est traité plus mal qu'un Bachar el Assad et est portraituré en débile mental, démagogue, mauvais gestionnaire et va t'en guerre.

Ouf! il n'es ni obsédé sexuel ni pédophile!

Vient ensuite l'accord TAFTA ("de tous les dangers") ou une prose maladive le pare de toutes les tares. Feue l'URSS n'était pas aussi dangereuse pour nos libertés que ce texte scélérat pour la rédaction du journal qui joue à se faire peur et à nous faire peur.

Faute d'arguments vérifiables et étayés le poulet au chlore et l'huile de palme sont appelés à la rescousse pour mobiliser notre indignation.

Comme tout ceci est peut-être insuffisant pour pousser le lecteur à aller brûler la bannière étoilée devant le consulat des USA on profite de la visite de John Kerry à Hiroshima pour en rajouter une couche. "Ouh l'odieux pays qui a largué deux bombes sur la population civile du Japon" en oubliant simplement que ledit Japon était déterminé à continuer la guerre jusqu'au dernier, qu'il était plus monstrueusement criminel que l'Allemagne nazie (ou égal ce qui n'est pas peu dire) et que ce largage a sauvé des milliers et des milliers de vies et terminé une guerre atroce (cf le massacre de Nankin).

Cet anti-américanisme procède d'un double complexe: celui de la personne qui se sait chétive et faible devant une personne forte et courageuse et celui qu'on pourrait traduire par "je mords la main de celui qui me caresse". Par deux fois (au moins) la France a basculé cul par dessus tête et par deux fois les USA et les Américains nous ont tendu une main secourable.


Nous ne leur pardonnerons jamais!

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 07:00

Se regarder dans le miroir et se voir vieux est un supplice quotidien que je n'aurais pas osé infliger à ceux que je déteste le plus. Voir son corps se détériorer et sa figure s'abîmer inexorablement semble indiquer que Dieu (ou le démon) a beaucoup d'humour.

Mais la seule consolation est que, à moins de disparaître prématurément c'est le destin de tout le monde. Sur chacun le temps s'acharne plus ou moins différemment mais il s'acharne.
Gainsbourg, qui n'a pas composé que des conneries, disait en substance que "la laideur a ceci de supérieur à la beauté c'est qu'elle dure plus longtemps".

Même les plus beaux et les plus belles, si leur argent leur permet de retarder celle-ci, finissent par rencontrer la vieillesse. Brando, Delon, Newman, Faye Dunaway, Ava Gardner et Ursula Andress semblent être ou avoir été les grands-parents de ce qu'ils furent..

Avec les premiers jours du printemps les adolescentes magnifiques et les adolescents lumineux soulignent inconsciemment leur avachissement corporel à ceux qui ont deux ou trois fois leur âge. Se comparer est un supplice.

Bref la jeunesse est un âge miraculeux dont on prend conscience lorsqu'elle a commencé à se faire la malle.

Avec la fraîcheur des traits et l'élasticité de la peau, avec la profusion de cheveux et la blancheur des dents va un enthousiasme et une foi dans ses possibilités de changer tout ce qui ne va pas qui force l'admiration.

Telles sont mes réflexions devant la photo de l'état major du PS, Cambadélis en tête essayant de "comprendre" les jeunes de "Debout la nuit". La seule chose à comprendre c'est le compte en banque, les alcools fins, les quarante ans de différence. Ils ne sont pas du même monde.

Le jour où l'on commence à être rationnel et réaliste on est passé de l'autre côté!

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:58

Cela fait 3 fois en 3 mois que je prends le TGV, moi qui ai beaucoup de réticences à faire travailler la SNCF.

1 fois, en mars, le trajet (en 1ère classe) a été parfait au point que j'ai failli renoncer aux vols intérieurs d'Air France. Pas de conversations téléphoniques intempestives, un buffet mobile et un train à l'heure. Pépy aurait-il troqué sa casquette de dingue des médias contre celle du dirigeant de l'entreprise publique?

Hélas la fois d'après je me trouvais dans le sens opposé à la marche du train à côté d'une hippopodame envahissante.

La troisième fois, jeudi 14 avril, a été la moins réussie des trois. La rame (de 2nde classe, travail oblige) était sale, éclairée comme une salle de bains des années 60 et un siège sur 4 avait été remplacé par un petit frère orange vif en plastique des mêmes années. L'ensemble était sale et triste et j'ai eu du mal à voir "l'avenir ferroviaire" dans ce matériel roulant vétuste et décati.

Naturellement allais je écrire, naturellement le train s'est arrêté en pleine campagne à une bonne demie heure de la gare Montparnasse. Nous avons été informés par messages internes qu'une panne de transformateur nous empêchait de continuer notre route.

L'insupportable (parce que stupide) phrase "nous vous remercions de votre compréhension" a été, comme il se doit dûment prononcée. Le train est reparti et nous avions plus de 25 minutes de retard.

Le changement de gare (de Montparnasse à Gare du Nord) évidemment impossible en quinze minutes j'ai dû me rabattre sur celui d'après qui, lui, était propre, ses sièges pas dépareillés et qui est arrivé à l'heure à Lille.

Je suis sans douteur un râleur impénitent mais je trouve le rail encore loin de la perfection. Très loin, même si des progrès notables ont été faits. (je suis tombé sur un préposé sympa qui m'a expliqué que, quand bien même le retard serait imputable à la SNCF mon billet n'était plus valable pour la seconde partie du trajet et m'a expliqué où m'en procurer un rapidement pour éviter... une verbalisation).
Guillaume Pepy, le PDG indéboulonnable de la SNCF, l'homme au strabisme divergent le plus célèbre du service public essaierait, paraît-il, de récupérer le siège du PDG d'Air France, plus prestigieux et, j'ajoute, sans doute plus rémunérateur encore.
Sans oublier que les cheminots sont moins intéressants à fréquenter que les Personnels navigants. Même si leurs colères peuvent vous laisser sans chemise..

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 06:12

Je me souviens comme si c'était hier lorsque Gérard T*** m'a offert, pour mon anniversaire, le disque des Rolling Stones "Black and Blue" qu'il avait ainsi dédicacé: "j'espère que tu l'aimeras au moins autant que je le déteste".

Je n'arrive pas à croire qu'il y a quarante ans de cela. Il aura fallu un article du magazine version française "Rolling Stone" pour m'y contraindre.
... Et aussi une écoute dudit disque sur "Youtube" pour convenir qu'il y a bien quarante ans que ce disque est sorti.

C'est ainsi ce qui est dans le coup à une période donnée vieillit plus mal encore que ce qui est intemporel.
Les Stones furent à la fois innovateurs et de leur époque. Ils précédaient les modes quand ils ne les inventaient pas. Jusqu'à "Exile on Main Street" soit entre 1965 et 1972 ils furent ce qui se faisait de mieux et ils défrichèrent des champs qu'on investit encore bien qu'ils soient épuisés depuis des lustres. Les Stones eux-mêmes ayant cessé d'innover depuis les années 80.

Mais revenons à "Black and Blue" qui est un drôle d'album. C'est le premier sans le virtuose de la guitare électrique Mick Taylor que le barnum incessant des tournées et surtout la non-reconnaissance de ses talents de compositeurs par le tandem Mick Jagger & Keith Richards avait fini par lasser.
Lorsqu'il quitta le groupe en 1975, après l'album assez moyen "It's only Rock n'roll", beaucoup de guitaristes, et non des moindres, furent essayés sans succès. Seul Ron Wood, médiocre musicien et personnalité étrange fut capable de s'intégrer au groupe et à s'immiscer entre les "jumeaux scintillants".

L'album de 1976, "Black and Blue" est le premier sur lequel il apparaît sur la majorité des titres. N'ayant pas de style propre il faut une oreille particulièrement exercée pour deviner son apport.

Mais revenons au principal, à savoir ce disque comprenant 8 titres dont un reggae ("Cherry oh baby" signé Donaldson). 2 titres sont intemporels et résistent au temps: "Memory Motel" qui voit le chant se partager entre Mick et Keith et un bon rock aux paroles futées "Hand of Fate" que Jagger et Watts (et un guitariste de session) rendent inoubliable.

Le reste est agréable mais fait figure de remplissage: "Hot Stuff" a beaucoup vieilli, "Hey Negrita" est aux limites du ridicule, "Melody" ne passe plus la rampe tant il est affecté, "Crazy Mamma" est anecdotique, "Fool to cry" est daté et "Cherry Oh Baby" proche du néant.

La pochette du disque (que le CD massacrait) a fait date et le disque, merci pour eux, s'est bien vendu dans le monde entier.
Les vieux débris ripolinés qui jouèrent à Cuba il y a quelques semaines n'ont interprété aucun des titres de "Black and Blue". Les chansons qu'il contient ne font évidemment pas partie des 15 ou 16 incontournables scies que les septuagénaires interprètent sur scène depuis plus de 20 ans .

Dans leur discographie post-Exile les Rolling Stones ont encore réussi quelques albums par ci-par là ("Some Girls", "Tattoo You", "Steel Wheels" et "Voodoo Lounge"*), crée quelques bons titres et rempli leurs comptes en banque avec des tournées aussi lucratives que sans surprises.

Jagger s'est essayé à la carrière solo, hélas sans y parvenir tandis que Keith Richards connaissait un succès mondial de librairie. Wood et Watts seraient, paraît-il, toujours fidèles au poste...

* "Voodoo Lounge" est le dernier album des Rolling Stones que j'aie aimé. Il contient d'excellents titres et l'aura des stones d'avant y est présente, de la pochette aux titres les plus marquants du CD.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 07:08

Mes centres d'intérêt se télescopent ce mois-ci: j'ai entrepris la lecture du passionnant livre de Christian Merlin "Au cœur de l'orchestre" (ed.Pluriel) et j'ai découvert par hasard que le réseau "Utopia" distribuait un film hollandais sur le même sujet. Il s'agit de "Royal Orchestra" de Heddy Honigmann, il date de 2015 et s'est donné pour mission de marquer le 125ème anniversaire du célèbre Royal Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam.

Même si l'on ne joue pas d'un instrument et que l'on ne déchiffre pas la musique le livre de C.Merlin est formidable. Il répond, de manière simple, à toutes les questions que l'on se pose un jour ou l'autre sur les orchestres, la place du clarinettiste, le violon solo, le chef et les enregistrements. Et sur tout le reste. En détails: les rapports hommes/femmes dans les orchestres, la place des musiciennes dans l'histoire, les lignées de solistes, l'historique des grandes formations, la disposition des musiciens, les salaires, les conflits, les voyages, les disques, les "ménages" (orchestres de chambre, musiques de film, musiques de variété) etc.

Certes c'est un gros pavé rebutant par la masse d'informations qu'il contient mais sa lecture est aisée et je dirais évidente.

Le film, lui, est une illustration involontaire du livre. Un puzzle musical et d'images qui montre à lui seul la beauté, la noblesse et l'universalité de la musique qu'on appelle classique.

Il suit avec humour, poésie, passion et patience un contrebassiste (qui dit des choses superbes sur Chostakovitch), un percussionniste plein d'humour et de modestie, un flûtiste et d'autres musiciens. Il nous fait vivre la passion de la musique en Argentine, en Russie (à Saint Petersbourg) et à Capetown en Afrique du Sud (superbes passages) où le Royal Concertgebouw donne des concerts pendant cette tournée.

On est ému, on est surpris, on est amusé (le trio pour piano de Schubert joué ... par 2 violonnistes dans une chocolaterie) et on est pris par un documentaire qui semble un film de fiction et on est tout étonné de voir le film terminé après 1H1/2 qui ont semblé très courtes.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 07:01

Je l'ai dit et redit: en matière de connerie brute la psychanalyse et ses nombreux dérivés me semble être le summum. Cette pseudo-science détient le pompon de la bêtise absconse et prétentieuse.
Non seulement elle parle pour ne rien dire mais elle a infusé la société française plus que d'autres au point que ses concepts idiots sont repris partout comme des évidences.

Je suis tombé sur un numéro de février 2013 du magazine "Psychologies" qui est un mix de toutes ces tendances psychologisantes exaspérantes de ce pauvre pays. Les articles y sont bien-pensants et bébêtes et chaque page baigne dans cette bonne conscience que donne la certitude presque religieuse d'être dans le bien.
Le vocabulaire est primaire et la référence ultime est "de se faire aider par un thérapeuthe". Ces braves gens sont en effet capables d'empêcher le divorce, de rabibocher des parents et des enfants qui se détestent, de soigner des femmes qui ont été violées, de stopper l'énurésie du petit dernier et j'en oublie.
Qu'eux mêmes soient souvent des désastres dans leur vie personnelle ne vient pas à l'idée de la rédaction qui les cite toutes les trois lignes.

Les signatures du magazine sont, j'allais dire évidemment, les imposteurs qui passent de radio en plateaux de télé et de rubriques "psy" en rubriques "mieux être" des magazines.
Le Jean-Claude Kauffmann sévit dans le numéro de psychologie dans une chronique d'une rare bêtise et d'une vacuité extrême.

Ce qui m'a fait bondir c'est la page 44 de cette revue intitulée l'oeil de psycho: conseils et sous-titrée Sexualité La fellation, substitut à la pénétration? . Une certaine Catherine Blanc, se revendiquant sexologue et psychanalyse délire à pleins tubes. Que dis-je? elle énonce des âneries énormes avec ce manque de recul (et d'humour!) qui devrait l'habiter au moment d'aborder un tel sujet.

Je me contente de citer sa verve folle: "Mais, au fait, pourquoi la fellation est-elle tellement investie par l'homme? qu'une femme soit toute tournée vers lui et son plaisir, sans qu'il n'ait rien à faire, ne lui rappelle rien? n'est-ce pas les soins que lui dispensait sa mère?".
Devant tant de bêtise auto-satisfaite, de concept crétin et de pauvreté de pensée on ne peut que s'incliner.

La revue fait la part belle à d'innombrables publicités principalement liées aux produits de beauté ou aux "médecines douces".

En feuilletant ce torchon sur papier glacé mon humeur oscillait entre l'écoeurement et l'hilarité. Quels cuistres! voilà des gens qui prennent leur public pour des quiches et ne s'en cachent même pas. Copé, Cahuzac et Balkany auraient dû être psychanlystes!

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 06:36

A Montréal, chez Nicolas, Carole et Raphaël j'ai regardé une émission qui m'a amusé et intéressé. Il s'agit cependant et ni plus ni moins que d'une variante de ces éprouvantes émissions de "télé-réalité" qui envahissent les petits écrans du monde entier, mais celle-ci m'a semblé à la fois originale et ses buts intelligents.

De mémoire elle s'appelle "les dragons". Ceux-ci sont en fait 5 chefs d'entreprise, hommes d'affaires, économistes et/ou décideurs. Une femme (qui par sa personnalité écrase presque les 4 autres) figure parmi eux. Leur rôle est d'accepter ou non une participation financière ou autre dans une entreprise ou un projet que des candidats viennent leur présenter.

Ces candidats sont des jeunes gens ou pas, des personnes qui sont au début du processus de création d'entreprise ou, au contraire, au moment où leur création les dépasse. Leur devoir est de présenter leur "bébé" sous les meilleures couleurs et d'obtenir la participation de l'un ou de plusieurs dragon(s).

Des petits films réalisés par les candidats investisseurs et une présentation en direct de leur projet permettent aux chefs d'entreprise de s'investir ou pas en fonction de leur ressenti d'une part et de la viabilité du projet d'une autre.

L'expérience des uns et des autres, les explications sur le marché, la conduite d'une entreprise, les stades de son développement, les impondérables, la croissance et le rappel des étapes de la vie des sociétés, valables au Canada comme partout sont décortiquées et expliquées et c'est passionnant de deviner qui réussira et qui n'y parviendra pas, qui possède un projet bluffant et qui n'a pas assez travaillé en amont.. Les réactions des 5 dragons sont intéressantes aussi. certains sont "rabat-joie" mais à raison tandis que d'autres sont enthousiastes.

Les commentaires comme les réactions des uns et des autres sont instructifs et j'ai regardé 3 ou 4 numéros de l'émission avec beaucoup d'intérêt. J'en ai aperçu une version US (avec d'autres dragons!) à l'hôtel à Québec et la même dramaturgie y était déployée.

Une telle émission serait bien utile ici où l'on connaît si mal l'entreprise et son fonctionnement. Faire un spectacle de ça, il fallait y penser. Allez dans "Youtube" et vous pourrez voir des scènes extraites des émissions , tapez "Dans l'oeil du dragon" Radio Canada sur Google et vous pourrez avoir des informations liées à des émissions déjà diffusées.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:09

Ce jeudi matin, sur France Inter un document sonore m'a fait sursauter. Mon toast au beurre de cacahuète (je reviens de Montréal!) ne passait plus. En 2011 Jérôme Cahuzac parlait du paradis fiscal Panama comme d'un scandale auquel il fallait mettre fin d'urgence.

Ce même Cahuzac qui, plus tard, se vanterait de traquer la fraude fiscale tout en possédant des comptes à l'étranger.

Ce qui, à chaque fois qu'un scandale politique ou financier perce la carapace de silence ne laisse pas de me surprendre est la méconnaissance et le manque de curiosité de ceux qui sont chargés d'investiguer, d'enquêter et de révéler ceux-ci.

Ils se gargarisent de "décrypter" l'information pour nous, ce qu'on ne leur demande pas parce que nous sommes bien assez grands pour le faire, mais semblent incapables de faire le travail de journalisme pour lequel ils sont en principe formés et (bien) payés.

Mediapart est un aiguillon qui devrait agir mais ce n'est pas encore suffisant. Les habitudes et la connivence sont si solidement installées que les scandales semblent ne pas intéresser les journaux. Je parle des scandales politiques, évidemment. Qu'on se rappelle combien les investigations des juges autour de Sarkozy ont été faiblement relayées...

Ce qu'on attend des responsables politiques c'est, a minima, qu'ils soient honnêtes. Il ne suffit pas de dire "il n'y a pas eu d'enrichissement personnel" pour que le scandale ne soit pas avéré. Les passe-droits, le favoritisme, la concussion et le fait d'agir comme si on était d'une autre essence que les gouvernés est inadmissible et a conduit le pays à la dépression sévère dans laquelle il se débat.

La liste est longue de ces hommes et femmes politiques dont les agissements illégaux ou coupables ont été divulgués et qui, allez savoir pourquoi, n'en ont ont pas été affectés plus que cela. La litanie des affaires Balkany ne l'empêche pas d'être toujours député et maire. Michèle Alliot-Marie et François Fillon ont bénéficié des largesses du tyran tunisien Ben Ali etc etc. Qui le leur rappelle? qui leur demande des comptes?

Cet "oubli" et l'ardoise magique sur laquelle s'inscrit puis s'efface les turpitudes des élus est portée au débit des journalistes qui, du fait de leur propension à l'oubli, sont jugés complices et déconsidérés. D'ailleurs ils bénéficient souvent des mêmes passe-droits qu'eux!

Je persiste à croire que la politique reprendra ses droits lorsqu'un inévitable coup de balai sera donné à la vie politique française, lorsque les coupables seront écartés des partis qui les protègent et lorsqu'une jeune génération issue de milieux plus ouverts prendra les commandes.

Ce ne sont ni Macron ni Le Maire, vieux dès le berceau, qui feront bouger les choses!

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