Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 06:17

Un CSP+++, propriétaire d'une officine à Lyon dans un quartier connu pour la cherté du m² est victime de ce que nous appelons désormais un "burn-out".
Notre fringuant quinquagénaire perd l'appétit, ne trouve plus goût à rien, se désole de vendre des sticks lèvres, des laxatifs, des médicaments génériques pour le mal de tête, de la lotion solaire indice 30, des couches pour adultes et des pansements pour ampoules. Il néglige la pharmacie et broie du noir.
Sa dévouée épouse, qui supporte avec douceur depuis des années la mauvaise humeur conjuguée des clientes et celle de son mari essaie de l'aider à retrouver la "patate".

Sans doute ses sacs de luxe, sa fourrure et ses bijoux au coffre l'aident-elle. Fifille est bien mariée et Fiston a encore des années d'études chères devant lui: ce n'est pas le moment d'avoir des états d'âme. Il faut Ré-a-gir.

Notre époque étant ce qu'elle est, elle fait comme on fait lorsqu'on a un compte en banque confortable: "fais toi plaisir, offres-toi des choses qui te feront du bien" dit-elle à Louis-Paul, plus vert que la croix devant la vitrine, avec l'espoir que ces achats lui redonnent l'appétit et la force de payer les traites et les factures.
Notre docteur en pharmacie s'offre un 4X4 à 75000€ pour y promener son autre achat, un chien gros comme un veau mais de race "noble".
Un animal est souvent utilisé comme anti-dépresseur, voire comme euphorisant.
La personne qui me raconte cette histoire semble presque trouver "normal" qu'on se soigne en consommant. Que l'acte d'achat est censé guérir. Moi ça me consterne.

Notre civilisation, que l'on impose au monde entier, indiens Guarachis compris, ne connaît que la consommation comme moteur et finalité. Du berceau au tombeau une seule rage: acheter.

Comme Rome elle est appelée à disparaître de cette tare originelle.
On ne vit pas pour consommer, on ne se soigne pas en consommant.

Partager cet article

Repost0
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 06:47

Les propos de Jean-Marc Rouillan que j'ai lus dans la presse sont, c'est le moins que l'on puisse dire, révoltants. Cette apologie tranquille de djihadistes meurtriers laisse un goût de cendres et l'homme montre qu'il est toujours prisonnier d'un mode de pensée totalitaire.
Cependant, cependant, il ne faut pas oublier la filiation du groupuscule auquel il appartenait et qui vient en droite ligne de Robespierre à Lénine en passant par d'autres "humanistes".
Nous avons encore des rues Robespierre et il y a, ici et maintenant, des historiens, des philosophes et des politiques qui lui dressent des couronnes de laurier et poussent des cries d'orfraie dès qu'on touche au grand homme.

Rouillan ne renie ni son passé d'action directe ni son analyse politique d'alors. Les meurtres en politique sont odieux et inexcusables et il a payé pour cette partie de son action.

Question pensée et expression de celle-ci je ne partage évidemment rien avec lui mais je considère qu'il a le droit de l'exprimer. Je suis de ceux qui pensent que, dès lors que la loi ne l'interdit pas (négationnisme, antisémitisme etc...) une réflexion, même inepte ou odieuse doit pouvoir être exprimée.
C'est une fois qu'elle l'est qu'elle peut être contredite, arguments à la clé.

Les médias (qui auraient aimé publier l'interview de Rouillan) sont tombés à bras raccourcis sur celle d'entre elles qui l'avait fait et hurlé aux loups contre Rouillan, ses déclarations et le journal qui les avait recueillis.

A longueur d'année, on entend, on voit et on lit les propos qui nous font bondir tant on ne partage pas les analyses de ceux qui les profèrent.
La pensée dominante et ses puissants relais font, c'est un exemple, en permanence le forcing pour que nous finissions par nous ranger à ses vues et nous ne protestons que mollement.
Un Rouillan, un Mélenchon et quelques autres expriment des idées radicalement différentes de "la norme". Ils choquent et gênent mais nous sommes en régime démocratique*. Nous devons supporter la contradiction et il en va de notre Liberté de pensée d'accepter que ceux qui ne pensent pas comme nous puissent s'exprimer librement.

* il y aurait beaucoup à dire sur la "démocratie française". beaucoup.

Partager cet article

Repost0
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 06:35

Il y a quelques années; lorsque l'argentique a laissé la place au numérique nul ne se serait avisé de donner la moindre chance de survie à la photographie.
Cet art né en fin du XIXème siècle avec les Daguerre et les Nadar semblait n'avoir qu'un avenir confidentiel et avorté.

Comme le disque après le vinyl ou le CD, la dématérialisation de la photo était annoncée sinon attendue.
Il n'en est rien. Par la grâce (si j'ose dire) des téléphones portables mais aussi de la démocratisation des appareils photos de qualité, des grands noms indémodables de l'art photographique et, ne le négligeons pas, de l'importance de la photo dans l'actualité le fait de fixer des images sur un support reste d'une étonnante actualité.

Je suis toujours surpris de voir des personnes faire des "selfies", poser sagement devant d'imposantes tablettes, posséder des appareils équipés d'objectifs impressionnants et surtout prendre des photos de "sujets" peu photogéniques. Les lieux touristiques, les points de vue, les curiosités ou même le tout-venant sont mitraillés de l'aube au crépuscule et du jour de l'an au jour de l'an suivant.

Chacun a désormais chez soi, sur son ordinateur, des catalogues étonnants de clichés qui souvent ne sont regardés que par hasard.

Avec la musique dématérialisée dont je parlais plus haut la photo est devenue un des marqueurs de ce début de siècle.

Partager cet article

Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 06:16

Si vous ne savez pas que j'ai passé une quinzaine de jours sur l'île de la Réunion c'est que vous ne m'avez pas lu avant-hier.
Je ne vous blâme pas. Mais je suis vénère..!!

Sur cette île de l'océan Indien qui est un département Français on trouve, avec du retard, la presse nationale à un prix honteusement élevé et, disons le tout net, inadmissible et injustifié.

Donc on trouve le "Canard", l'Express, l'Obs, Marianne et les autres avec du retard (de 2 à 5 jours) et à un prix qui rend la prose de Christophe Barbier, de Jacques Julliard, de Jean Daniel et des autres chère à un niveau qu'ils ne méritent évidemment pas.

Le journal local se situe, pour ce que j'en ai vu, et malheureusement pour les habitants, entre "Gala" et "la Dépêche du Midi", c'est à dire qu'il est illisible et sans intérêt. Les chiens écrasés et la météo en sont les rubriques les plus étoffées.. On le trouve partout et il a l'air d'être lu avec assiduité.

J'avais emporté des livres et quelques magazines mais je les ai rapidement épuisés et je me suis trouvé encore plus rapidement en rupture de stock. Hormis dans les deux grandes villes que sont St Pierre et St Denis il n'y a pas de vraie librairie et, s'il y a des bibliothèques ou des médiathèques partout, les points de vente de magazines et les marchands de livres sont ailleurs introuvables.

J'ai donc été contraint d'acheter "L'Express" et, horreur!, "le Point". Dire que ces magazines furent jadis des références! moins d'une heure suffit à en faire le tour et l'indigence des articles le dispute à la pauvreté du discours, l'omniprésence publicitaire et le publireportage déguisé en information.

Ce qui m'a surpris c'est que le livre et la lecture sont largement oubliés sur l'île. A part quelques best-sellers vendus au kilo dans les hypers et, je l'ai dit, deux librairies dignes de ce nom (dont la très belle "Autrement" à St Denis, on ne peut pas se procurer de livres rapidement à la Réunion.

les Mangas et les BD oui, les livres non. Il est vrai qu'il y a tant à voir et à faire que peut-être les Réunionnais ont mieux à faire?

Etonné de voir les plus belles plages de l'île désertes et la baignade interdite à peu près partout j'ai acheté le livre "Requins à la Réunion" sous-titré "Une tragédie moderne" de Jean-François Nativel. C'est un ouvrage passionnant et indispensable pour comprendre l'île, les écolos intégristes et leurs oukases fous, l'administration Française et même la politique au jour le jour.
Du fait de la faiblesse du réseau de vente de livres celui-ci se vendra peu ce qui est regrettable.

J'ai songé que je pourrais facilement oublier la chaleur, les embouteillages (endémiques et pires que ce que j'avais vu jusqu'ici), les prix, la pluie tropicale, la petitesse de l'île mais que je ne me ferais jamais à la difficulté de trouver de quoi lire.

Partager cet article

Repost0
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 06:49

Pour ceux que le sujet ne rebute pas trop je conseille l'excellent et douloureux livre de Mathieu Ricard "Plaidoyer pour les animaux" (Pocket cat:9) qui a le mérite de nous rappeler de pénibles réalités que les vidéos des abattoirs d'Alès et du Vigan ont récemment remis, pour quelques heures, en une des journaux .
Nous avons effectivement le devoir de nous pencher sur notre attitude envers les animaux, tous les animaux et de réfléchir aux supplices, aux conditions de vie désastreuses et à la mort que nous réservons à ces créatures sur lesquelles nos droits pourraient être sinon usurpés du moins grandement exagérés.

Que ce soit les animaux domestiques ou les bêtes sauvages, les animaux de boucherie ou les animaux réservés à la chasse, les animaux marins ou terrestres, notre démographie et nos modes de vie conduisent à des hécatombes animales dont les chiffres font frémir.
Poulets, agneaux, porcs, veaux (des pages terribles sur ce que vivent les veaux dans le livre de Ricard), des vaches laitières (dont vient principalement la viande de "boeuf"), les chevaux, le gibier, les poissons etc vivent, du fait de notre supériorité, l'enfer au quotidien sur cette planète.
A 20 minutes de chez chacun d'entre nous des abattoirs sont le théâtre d'horreurs qu'on nous cache soigneusement en comptant sur notre mauvaise conscience ou sur la faiblesse de notre curiosité. Pour des questions purement financières la filière animale et son ultime activité, la mort des bêtes à consommer est une brutale et épouvantable réalité.

Il ne s'agit pas de devenir végétarien du jour au lendemain ou de déclarer "espèce protégée" les araignées ou les rats mais de songer que notre devoir (et notre intérêt) nous disent qu'il faut cesser la géhenne animale que nous ne maîtrisons plus et qui n'a pas lieu d'être, du moins à cette échelle. Il ne s'agit pas non plus de protéger tous les serpents venimeux ou des requins mangeurs d'hommes mais de réfléchir à la condition animale et d'y apporter un peu... d'humanité.

Animaux de laboratoires, animaux de zoo, animaux de cirques, jeunes animaux (agneaux), vieux animaux (chevaux de course réformés) le massacre doit être repensé.

Rhinocéros, éléphants, baleines, girafes, les listes d'espèces qui pourraient disparaître d'ici 50 ans sont infinies.
Nous ne prenons pas encore le chemin de cette indispensable réflexion et je frémis en pensant que l'un des signes indiquant qu'un pays est en plein décollage économique est constitué par l'augmentation massive de consommation de viande. (Inde, Chine).

Ne parlons pas ici de nos folies liées à nos coutumes, nos religions ou nos superstitions qui prélèvent elles aussi leur quota de vies animales massacrées.

Une prise de conscience de nos responsabilités, y compris individuelles, est indispensable et ce livre y contribuera peut-être.

Partager cet article

Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 06:36

Françoise, qui y a vécu 24 longues années, est un office de tourisme de la Réunion a elle toute seule depuis que je l'ai rencontrée.
Elle s'habille Réunionnais, elle parle créole, elle cuisine créole.... et elle rêve de "son" île.
Nous avons, après bien des tergiversations, décidé d'y aller et nous sommes rentrés cette nuit.

Quand Françoise dit quelque chose il faut la croire: avant de poser le pied sur le petit caillou j'en connaissais déjà l'odeur, la luminosité, l'incroyable végétation, la chaleur, la beauté des fleurs et des arbres, le "melting-pot" harmonieux, les boutiques, l'accueil; rien ne me surprenait et tout me plaisait.

A la Réunion il faut avoir l'appareil photo prêt à dégainer à portée de doigt. Ou avoir une prodigieuse mémoire visuelle. Les ciels sont changeants, la pluie y est hallucinante, les cascades somptueuses et l'océan... Ah! l'océan.

Nous avons fait le tour de l'île, visité presque tout ce que les guides conseillent de voir mais en mieux parce que j'avais mon guide privé et le GPS qui va avec. J'ai découvert une Réunion certes touristique mais aussi sincère, généreuse, profonde.
Et belle. Si belle. une palette de peintre fou des couleurs qui mélange l'impossible à l'improbable et qui obtient l'incroyable. Des oiseaux magnifiques (et d'entre eux le martin et surtout le cardinal se distinguent), des arbres étonnants et magiques (l'arbre du voyageur Ravenale), des fruits protéiformes (le Pitaya entre autres...) et des gens sympas, rieurs, accueillants, spontanés et étonnants. Ils vous observent puis vous adoptent. Exclusivement dans cet ordre.
Une première approche qui laisse à penser que nous avons mis les pieds au Paradis terrestre. Alors c'est vrai, à mon âge le paradis on n'y croit qu'avec effort et on a bien vu les chicanes entre voisins, les requins qui interdisent l'accès à l'Océan (sur une île!!!!!!!!!), les moustiques qui se servent sur vous comme dans un "Jumbo", les pluies qui méritent leur nom de tropicales tant elles sont "trop", la chaleur cuisante et éreintante, les araignées jaune et noires peu avenantes et le prix de la vie élevée sans oublier un chômage des habitants catastrophique et qu'on ne peut ignorer, même lorsque le déjeuner, le dîner, l'apéritif ou la sortie au volcan sont nos seules "préoccupations"....

Rires, moments partagés, repas et verres avec la si gentille Anne, avec Mélissa, Jessie, Jean-Paul dont le créole m'est devenu un peu plus familier au fil des jours, avec Claire, Cannelle, Julie, Guy, avec la "nennen" et son adorable et si vivante grande famille, avec les amoureux de l'île de "la Grande Montée", avec Cathy et Carmel, Huguette, Thomas et ses parents "zoreils", avec tant d'autres que la place me manque.

Je n'oublie pas ces repas gargantuesques avec eux, ces plats amoureusement mitonnés (avec un signe spécial à Guy pour son curry de camarons et Jessie pour l'ensemble de son oeuvre avec, cependant, une médaille pour la salade chinoise du dernier soir qui restera à jamais dans ma mémoire gustative. Dans ma mémoire tout court.

Côté boissons la "Dodo" dans sa version Radler a eu ma préférence mais punchs, jus de goyavier et même Whisky allemand m'ont sauvé de la déshydratation et donné du plaisir tant et plus!

Je garde gravé dans ma tête la journée au volcan, le Grand Coude, la grande Anse, toutes les cascades, la plage des Filaos, Manapany, Entre-Deux, St Gilles, le musée Villèle, celui de la Canne à sucre, Langevin et toutes les villes à nom de Saints, les coulées de lave et une quantité de lieux traversés en quinze jours qui resteront parmi les meilleurs moments de ces dernières années.

C'était la première partie de notre "voyage de noce" offert par tous le 11 juillet dernier. Pas sur qu'une seconde partie (en Inde) ne soit nécessaire.

Partager cet article

Repost0
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 06:58

De ce qu'on nous donne à voir ici la campagne présidentielle des USA semble mal partie. D'abord en raison du pedigree des candidats ensuite par le côté foire que nous semblons percevoir.

Confier la gouvernance de l'hyperpuissance mondiale à un milliardaire excentrique et paranoïaque semble impossible. Je ne pense pas qu'il ait la moindre chance mais nos médias, attirées par le parfum de scandale en font des tonnes sur ce candidat mal embouché au programme aussi idiot que les propos qu'il tient quotidiennement pour que l'on parle de lui.
Jeb Bush ensuite. Il est le fils du 41 ème Président des USA et le frère du 43ème. Ces deux millésimes se sont révélés rien moins que brillants et leurs arrières-pensées financières les ont conduits à faire des guerres pour le moins hasardeuses. A ce qu'il semble l'homme est falot et ses idées manquent d'envergure.

Hillary Clinton, côté démocrate, s'est vue préférée Barack Obama il y a 8 ans. Un inconnu, métis de surcroît. malgré sa fortune, ses réseaux et l'appui de ce qui compte dans son pays elle est rejetée par le pays qui voit en elle une femme intello de la haute bourgeoisie. Son programme et sa campagne ne plaident pas pour elle. Ses attitudes passées et certains propos invraisemblables qu'elle a tenus lui sont comptés au débit.
Les autres candidats débutent et nous ne connaissons d'eux que quelques détails non signifiants.
Espérons que cette campagne nous sera expliquée avec plus d'intelligence et la volonté de nous éclairer sur les enjeux.
On en est encore très loin et la presse, dans son ensemble, continue de surfer sur des clichés.

Partager cet article

Repost0
2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:46

J'entre dans une pâtisserie. La vendeuse (sans se retourner):

- Bonjour madame

moi

-Tiens! j'ai changé de sexe pendant la nuit. Je vais enfin savoir ce que ça fait.
elle

- Excusez-moi, oh!, c'est pas marrant d'être une femme.

Je précise qu'elle était jeune et jolie. Et que son visage s'est assombri lorsqu'elle m'a fait cette drôle de réponse.

Partager cet article

Repost0
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 06:57

Du fait de ma nullité en mathématiques et en physique j'ai été versé vers la filière littéraire et économique ("B") qui conduisait à un bac aussi dévalué que la cote de popularité de François Hollande aujourd'hui.
Je me souviens des efforts et du découragement de mon professeur d'économie devant une classe d'abrutis qui ne comprenaient rien au règles de base (la SA, la SARL, le bénéfice etc.) alors qu'il était passionné par la matière qu'il était censé nous enseigner.

Il essayait toutes les méthodes, du par coeur au devoir ludique et il a réussi, tant bien que mal, à faire pénétrer quelques notions élémentaires dans mon cerveau à l'époque plus passionné par la sortie de "Goat's head soup" des Stones que par la constitution d'un pack d'actionnaires.

Je me souviens de cours nettement plus intéressants que les autres mais ce que je sais de l'économie et de la finance je l'ai appris en travaillant dans des entreprises privées et en lisant.

Cette longue introduction pour dire que je suis qualifié pour parler d'économie et d'entreprises comme Laurent Ruquier pour donner des leçons de journalisme! (le bougre se le permet...)

J'en arrive aux faits. Les cours de la bourse m'exaspèrent, les chroniques économiques me rasent, les interviews d'hommes d'affaires m'assomment et la lecture des pages économiques des journaux m'épuise. Il y a, pour le profane, deux lignes et deux lignes seules en ce domaine.
Les deux ont des résultats effroyables.
Il y a les tenants du Dieu Marché et ceux qui ne pensent qu'à le réguler. Les premiers considèrent les retraites-chapeaux, les licenciements boursiers, les délocalisations, l'argent-roi et les pots de vin comme de regrettables détails les autres pensent que "l'intendance suivra" et que la planche à billets dans un pays autarcique est la solution. Les marxistes ont inventé -il fallait oser- un système pire que le capitalisme.
Tous ceux qui sortent de cette alternative diabolique le font sur les marges mais appliquent cette règle d'airain.

Même si c'est caricatural c'est en définitive ce que la civilisation a donné comme seuls fruits. Transformer chaque individu, du berceau au cimetière, en agent économique ou "consommateur".

Notre monde est un enfer où tout s'achète et se vend et où la seule valeur réellement universelle est l'argent.

Que certains, qui se trompent et imaginent un monde plus monstrueux encore, rejette le nôtre au nom de Dieu n'est pas pour me surprendre.

Regardez les règles de fonctionnement de l'ancien régime et dites moi en quoi celui de 2016 (hormis les progrès de la science) est "meilleur" pour la grande masse des habitants du pays.

Le roi et la cour sont remplacés par une nomenklatura cadenassée qui vit de ses plaisirs et de ses rentes, les gens du spectacle se cooptent à qui mieux mieux de génération en génération, le travail est devenu une récompense et se donne à des gens qui se taisent, les impôts sont confiscatoires, les arts sont "officiels" et si l'on ne meurt plus de faim on est empoisonné par l'industrie (chimique ou alimentaire).

Vision noire et caricaturale? peut-être.

Peut-être.

On fait même la guerre pour de l'argent.

Partager cet article

Repost0
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 07:00

J'aime l'érudition. J'apprécie l'intelligence et j'ai profondément aimé le cinéma à la période où il était pluriel et où sa dimension exclusivement commerciale n'était pas la seule privilégiée.
J'aime France Culture qui est une radio qui aide à réfléchir et, souvent à apprendre.
Ce jeudi 18 une émission était consacrée au cinéma de Charlie Chaplin en général et de "La ruée vers l'or" et "Les lumières de la ville" en particulier.
C'était... comment dire?... c'était insupportable. Je comprends qu'on puisse adorer un cinéaste, j'admets qu'on soit pénétré de son sujet et que celui-ci ait toutes sortes de facettes cachées mais lorsque l'homme qui parlait a expliqué que "Limelight" constituait une "isotopie alimentaire" j'ai pensé "ça suffit" et ai changé de radio.

Il y a une critique et un public de cinéma, de théâtre, de concerts et de lecteurs qui s'étourdit de sa propre culture et qui, immanquablement, finit par sombrer dans l'élitisme.Ce public restreint écrit des monographies confidentielles reçues dans un cénacle ultra-limité et fait la pluie et le beau temps dans des administrations comme la cinémathèque ou le ministère de la culture. Ils peuvent déblatérer pendant des heures sur "la maman et la putain" de Jean Eustache et adorent adorer des réprouvés qui concourent chaque année pour le réalisateur du film qui a eu le moins de spectateurs payants.

Ils sont bien gentils mais... ils m'em.....

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages