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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 06:25

La querelle des anciens et des modernes est obsolète avant même d'avoir commencé. Je parle de cette lutte d'arrière-garde entre les taxis et les VTC, entre la SNCF et le covoiturage et entre la chambre d'hôtel et la chambre chez l'habitant pour parler de ses avatars les plus récents.

Chaque système possède ses avantages et ses inconvénients et il est illusoire de maintenir un status quo: d'abord parce que le prix est désormais, pour une immense partie de la population, le fait important et ensuite parce que d'abus en abus les "institutionnels" se sont mis en position d'être détruits.

Prenons les taxis par exemple: sans généraliser il est arrivé à l'ensemble d'entre nous de tomber sur un conducteur désagréable, de supporter sa radio sur un poste pénible, d'attendre plus que de raison, de trouver son itinéraire déraisonnable et son prix prohibitif. Faute de concurrence nous n'avions pas le choix.

Prenons la chambre d'hôtel "moyenne". Payer 100€ minimum pour un lavabo timbre poste, la douche exigüe, le bruit et l'anonymat du décor est quasiment héroïque. Chez l'habitant on trouve bien mieux, avec un vrai service et la sensation d'un contact humain. Exceptionnel: un endroit où nous ne sommes pas réduit à notre carte visa.

Je pourrais continuer ainsi pendant des lignes et des lignes. Je comprends la détresse de ceux qui ont payé une licence, je conçois la gène qu'une concurrence non équitable peuvent faire naître mais je ne pleure pas sur ces chaînes d'hôtels, ces cliniques vendues à des groupes financiers et autres sociétés de taxis qui n'ont que leur bénéfice comme horizon.

Je m'inquiète aussi de la marchandisation de tout et de ce qui, jusqu'ici y échappait mais je ne l'ai pas décidée. C'est une réalité; nous nous y adapt(er)ons.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 06:21

Je fulminais récemment (oui, je suis comme ça, je fulmine!) en entendant un décervelé médiatique demander à ses pauvres auditeurs s'ils approuvaient les projets de mesures relatives à la diminution de l'indemnisation des chômeurs. Il leur demandait de le faire savoir via un numéro de téléphone et concluait au bout d'une heure que "les Français approuvent très majoritairement ces mesures".
Encore eut-il fallu un minimum de déontologie (combien d'appels? quelles catégories de population? quelle rigueur scientifique du "sondage" etc. etc.) pour donner un chiffre. Cette vérité professionnelle il n'y pensait même pas.

Avec sa voix de bateleur de foire ou de fête à neu-neu ils se glorifiait d'être suivi à 76%; vous l'aurez compris il était un partisan fanatique de ces mesures.

Outre que son émission est spécialisée dans de tels bidonnages et dans la défense quasi-maladive des thèses libérales les plus éculées ses auditeurs sont ceux de sa radio, de sa tranche horaire et de son émission... ça limite sérieusement une approbation claironnée comme une vérité révélée.
Manipulation? Assurément oui. Télés, radios, journaux (tous les jours sur le site du "Point") ces questionnements de l'opinion sont là pour donner à croire que les décisions gouvernementales ou de l'opposition (selon le cas) sont approuvées par elle et donc qu'il ne reste plus qu'à les voter pour les mettre en oeuvre.
Du lobbying insidieux et pervers qui est en fait de la propagande doublée de mystification.
Les personnes qui ont répondu "oui" à ces questions relatives aux indemnités chômage savent-elles ce que représentent 57% du dernier salaire? savent-elles ce que signifie dégressivité quand on connaît le marché du travail en France? l'incurie de Pôle emploi, le marasme économique, l'imbécilité chronique du patronat qui passe sa vie à couiner tandis qu'il verse des dividendes à ses actionnaires, délocalise, privilégie la rentabilité immédiate et méprise les salariés, l'atmosphère cauchemardesque des conditions de travail où l'on vous indique la porte dès que vous faites mine de ne pas accepter de faire le travail de 3 et de voir votre salaire plus figé que le visage de Sylvie Vartan font que dès que vous abordez les rives de l'inactivité il y a de fortes (mal)chances pour que ce soit durable.
Alors dire qu'on est pour le raccourcissement de la durée d'indemnisation et pour sa dégressivité c'est, à coup sur, augmenter la statistique qu'on a entendue hier sur les 27 morts par suicide par jour. Il y a de l'argent pour effacer la dette abyssale de nos "amis" africains, pour des interventions discrètes chez les mêmes, pour renflouer les banques et les sociétés amies, pas pour indemniser les chômeurs qui ont cotisé? allons donc!

A ce petit jeu du sondage bidon et de la mise au pilori des plus touchés par la crise c'est se tromper de responsables. Ce ne sont pas les chômeurs qui font du Cahuzac ou du Tapie à grande échelle. Le manque à gagner de l'impôt, les sommes englouties par les paradis fiscaux et les escroqueries à la sécu ou à le formation professionnelle ne sont pas de leur fait.
Pourquoi faire comme si?

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 06:55

Je fais partie de la multitude qui a accusé le coup lorsque Patrick Cohen a annoncé presque en temps réel le décès de David Bowie.

J'avais découvert l'animal en 1974 ou 1975, longtemps après sa plus importante mue, et avais "Aladdin Sane" et le disque de reprises "Pin Ups" comme disques de chevet pendant une longue période. J'étais moins fan des disques qui les avaient précédés et encore moins de ceux qui les avaient suivis.

Quant au personnage -aux personnages devrais-je dire- je n'ai jamais adhéré et ai toujours trouvé qu'il y avait à la fois de l'affectation et de l'imposture dans ces changements d'apparence.

De temps en temps Bowie se rappelait à mon bon souvenir avec des titres comme "Fame", "Absolute Beginners", "Cat-people" "Modern Love" et quelques autres.

Curieusement ce sont deux disques parus dix ans avant sa mort et qui n'étaient que de la pop ni barrée ni pénible qui lui ont permis le retour en grâce sur ma platine. Nicolas m'a offert, à 1 an d'intervalle, les CD-collector "Heathen" et "Reality" sur lesquels il y avait d'excellents titres. J'étais même bluffé par sa reprise de "Try some buy some" de George Harrison, un titre casse-gueule qu'il faisait sien sans l'ombre d'une difficulté. (Ronnie Spector l'avait précédée en 1971)

Les deux derniers disques de sa vie m'ont souverainement déplus et je ne faisais pas partie de la cohorte de gens qui trouvaient Bowie "génial" et "géniale" aussi son abondante (et souvent déconcertante) production. Ils la trouvaient sublime je la pensais ennuyeuse et brouillonne.

A cent coudées au-dessus de la production Française certes, mais pas aussi bonne que je l'aurais attendue. Je dirais que Bowie avait le potentiel mais qu'il a fait "un peu n'importe quoi", assuré qu'il était d'avoir à ses pieds la critique, les médias, le public et le show-business international.

Sa mort et le retentissement mondial qu'elle a eue m'a surpris. Voilà un type qui était tout sauf consensuel, un bonhomme qui a eu une sexualité pour le moins originale, des années poudrées à tous les sens du terme, une obsession du fric, un moi hypertrophié jusqu'au ridicule et donc, selon moi, une production musicale en dent de scie, le très bon côtoyant le très mauvais voire l'exécrable. (Qui osera dire que la "Trilogie berlinoise" est rasoir et laide? que son pseudo groupe "Tin Machine" était grotesque? que son dernier disque est inécoutable?)

Ces hommages qui durent encore me laissent un goût de soufre. Suis-je le seul à voir un pitre dans l'acteur Bowie? (à mes yeux -et encore- seuls "Les prédateurs" resteront et je le trouve mauvais dans "Furyo") un narcisse ridicule dans ses nombreux avatars? un auteur-compositeur qui a enfumé tout le monde en changeant de style à chaque album ou presque?

Finalement il me semble, pour terminer ce portrait à charge, que ce qu'il avait de mieux c'était sa splendide femme Iman!!

Mais j'admets que, pour "Jean genie", "Watch that man" "Rebel rebel", "Friday on my mind" et "Can't explain" qui ont été des titres phares de mon adolescence, il restera cependant important.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:00

Plus l'information est formatée, bidonnée, passée au Kärcher, tordue pour entrer dans des cases déterminées, tronquée, orientée et pour tout dire châtrée plus de doctes personnages s'offrent à nous pour la "décrypter".
Ah! le décryptage....

Qu'importe si la tambouille journalistique est faite dans les mêmes vieux pots par des maîtres-queues vendus et à bout de souffle, ceux qui la violent consciencieusement depuis des décennies sont -si on les écoute- les seuls à pouvoir nous l'expliquer.

Jean-Pierre Elkabach, Laurent Joffrin, Serge July, Michèle Cotta, Catherine Nay, les frères Duhamel, Jean Daniel, Frantz Olivier Giesbert, Philippe Tesson, Arlette Chabot, Claire Chazal, David Pujadas et tous ceux qui vous viennent à l'esprit parce qu'ils étaient déjà là lorsque vous avez voté pour la première fois... sont aussi qualifiés pour "décrypter" l'information que moi pour réaliser une douche italienne. Et encore! je devrais y arriver en m'appliquant.

Les liaisons dangereuses qui les lient aux pouvoirs politiques, aux hommes et femmes qui la font d'une part et aux milieux des entreprises et de la finance devraient au contraire les disqualifier pour ce genre d'exercice.

Ca ne les gène pourtant pas le moins du monde et on a parfois l'impression qu'ils se fournissent chez Gattaz ou à Matignon en éléments de langage prêt à servir.

Et puis... la médiocrité intrinsèque de ce milieu de la presse, sa sclérose, ses petites combines ne seraient pas si graves si leurs animateurs cessaient de nous prendre pour des déficients mentaux.
car ils nous prennent, nous le pays, les électeursles consommateurs, les lecteurs de la presse, les spectateurs de la télévision, les auditeurs de radio et les contribuables pour des idiots sans cervelle et sans mémoire.
Il se trouve que ce mépris évident est sans doute parfois mérité (nous avons avalisé sans broncher le traité de Lisbonne qui nous engageait sur la voie que nous avions refusée par référendum, nous avons payé le renflouement des banques, nous avons accepté Bygmalion, Cahuzac, Woerth etc.) mais que notre mémoire n'est pas aussi fragile qu'ils l'espèrent ou le croient. Les promesses jamais tenues des candidats, les annonces (péages gratis les week ends, travailler plus pour gagner plus, la finance est mon ennemie...) qui sont du "foutage de gueule" restent en travers de la gorge et ce n'est pas un décryptage aussi inepte que trafiqué qui changera cette donnée.
Ce mot "décryptage" est le cache-sexe de médias toujours plus liés aux milieux d'argent et aux politiques. Il est de notre devoir de ne pas marcher dans ces combines foireuses.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 06:34

Je prête un regard distrait aux innombrables publicités qui nous sont imposées quotidiennement, tous supports confondus. Bien que certains considèrent les moins mauvaises d'entre elles comme des manifestations artistiques je ne suis pas loin de penser que ceux qui la conçoivent ont oublié depuis longtemps qu'ils étaient mandatés pour faire vendre des produits et non pour se prendre pour des créateurs ou des humoristes.

Récemment j'en ai vu 3 qui m'ont semblé à la fois informatives et assez repoussantes, moins inutiles que le tout-venant et pleines de sous-entendus qui m'ont fait sourire. Deux concernent notre aversion pour les microbes et la saleté l'autre la difficulté de cohabiter avec des inconnus

Fille dans le métro avec des mains immondes autour d'elle.

Une jolie et fraîche blonde est dans les transports en commun et se tient à la barre métallique. elle a un air qui oscille entre effarement et dégoût tant les autres mains qui agrippent la barre sont hideuses et repoussantes. ce sont d'énormes pattes de monstres aux couleurs répugnantes. Le message est clair: là où sont les autres il y a des microbes dangereux pour soi.

Débouche baignoire

Un personnage affreux et sale a fait son gîte dans un tuyau qui est censé être celui de votre baignoire ou lavabo. Il inspire la répugnance par les bruits qu'il émet, les couleurs de sa bauge et les odeurs qu'on l'imagine véhiculer. Ce sale individu (à qui pourraient appartenir les mains crasseuses de la publicité précédente) représente un bouchon qui obstrue une canalisation. Le produit dont il s'agit de faire la promotion en vient à bout aisément.

Vacances avec des gens dégueu

La troisième et dernière réclame concerne un club de vacances ou un camping. (ce n'est pas très clair). Une famille censée vous représenter affronte les pires co-vacanciers que l'on puisse braver: des gens laids grossiers, envahissants,voraces et sales. La saleté est suggérée par le poil qui semble indiquer un problème d'ordre psychique chez le réalisateur ou la réalisatrice de la pub: le gros bonhomme qui s'invite à table est en maillot de bain et possède une toison imposante, même dans le dos. Le dernier plan, ignoble, est une savonnette copieusement garnie de poils.

Le message est identique: il faut éviter les autres qui sont toxiques pour soi, consommateur en voie de rédemption. l'individualisme, la maniaquerie (je n'ai jamais, de toute ma vie, rencontré de tuyau dégageant de mauvaise odeur, jamais.) et la méfiance des autres sont exprimés sans en avoir l'air.

PS: je ne suis sans doute pas le seul à avoir trouvée déplaisante l'image de la savonnette: la publicité a été raccourcie et cette image passée à la trappe!

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 08:02
Les bâtiments du GRETA avant (fin janv 2016) et aujourd'hui (4 fev 2016)Les bâtiments du GRETA avant (fin janv 2016) et aujourd'hui (4 fev 2016)Les bâtiments du GRETA avant (fin janv 2016) et aujourd'hui (4 fev 2016)

Les bâtiments du GRETA avant (fin janv 2016) et aujourd'hui (4 fev 2016)

Vendredi 29 janvier je parlais de ces "titanesques" travaux de démolition de l'ancien immeuble du "Greta" toulousain que je peux voir des fenêtres de mon bureau.
Pas moins de 6 bâtiments de style et d'époques différents ont été détruits en moins de 10 jours, essentiellement par une équipe de deux grutiers incroyablement professionnels.
A le fin je devinais leur état d'esprit à la rapidité et à la précision de leurs manoeuvres.

Les grues ressemblent à d'imposants carnivores de l'époque des dinosaures. Leurs gigantesques mâchoires détruisent le béton, la brique, le bois la tuile et le fer à béton.

Aujourd'hui il ne reste plus rien de ces bâtiments dont l'aspect disparate les rendait laids. Laideur accentuée par les innombrables tags (dont un stupéfiant "mangez des burgers" sur le sens duquel je m'interroge encore) qui en maculaient les murs intérieurs comme extérieurs.
Bouygues, la très envahissante entreprise de BTP et de décervellement télévisuel (TF1) a acheté le terrain pour y construire un de ses programmes dit "de prestige". Elle en a profité pour pulvériser le prix du mètre carré à Toulouse.
Bien que le quartier soit légèrement excentré, sans grande unité et que les commerçants n'y soient pas nombreux les appartements se sont vendus en un temps record.

Un bon point cependant: l'immeuble paysager (c'est ainsi qu'il est baptisé) ne dépassera pas les 4 étages.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 06:24

Avec le temps et l'âge je suis devenu beaucoup plus tolérant et ai moins de "haine" pour des gens qui ne valent pas cet excès d'honneur.
Je n'ai plus les poings qui se serrent et la bave aux commissures des lèvres lorsqu'on parle de Truffaut, Lelouch, Renaud, Sarkozy, Woerth et Cécile Dufflot.
Pire, un léger haussement d'épaules remplace la hargne qui m'animait lorsque Françoise Giroud, Louis Malle ou quelques autres étaient évoqués.

A propos de Giroud c'est à cette "imposteure" (à tous les sens du terme) qu'on est censé devoir l'expression "Nouvelle Vague" qui désignait les jeunes critiques de cinéma qui, après avoir dégommé les anciens ont pris leur place, faisant souvent beaucoup moins bien.

Un Truffaut, par exemple, a commis plus de panouilles que nombre de ceux qu'il a exécutés par sa critique haineuse et acerbe.

C'est une vieille histoire et l'Histoire avec un grand H du cinéma a rendu justice à ceux qui le méritaient et remis à leur place les coquelets hypocrites des "Cahiers".

La semaine dernière mourait Jacques Rivette, adulé de la critique et habitué aux chiffres d'audience confidentiels.

Il n'était pas indigne et sa vision de la "Religieuse" de Diderot est un de mes grands souvenirs de cinéphile.

Pour le reste...

A la médiathèque, récemment, j'ai vu le film d'un de ces pseudos génies reconnus par une certaine presse intello pour qui ne pas faire d'entrées est synonyme d'extrême talent.
Le titre parfaitement imbécile de la chose "quatre aventures de Reinette et Mirabelle" m'a rappelé comment le neveu Mitterrand parlait de ces films impossibles réservés à un microcosme précieux et ridicule.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 06:30

La première fois que j'ai aimé c'était une femme bien plus âgée que moi. Je ne parlais pas sa langue (elle était allemande), elle était amoureuse d'un vieux (au moins 60 ans, à l'époque ça
me paraissait être monstrueusement âgé), j'étais un gamin de 15 ans bête et sentimental.

C'était une femme assez banale, ni belle ni laide, plutôt mal habillée et ne se mettant pas en frais pour ressembler à quelque chose.
Elle avait cependant des gestes pour sortir ses cigarettes du paquet, mettre le warning de sa VW 1300 verte, bouger dans sa cuisine qui me plaisaient au point de me faire devenir tout stupide.
Et rougissant. Naturellement.
D*** avait évidemment vu le trouble qui me saisissait et en jouait sans méchanceté ce qui en augmentait l'intensité.

Elle surprenait mes regards et devait être un peu "flattée" que der junge Französisch soit un peu amoureux d'elle.

Je n'ai pas su si la gentillesse de l'accueil de sa famille et les nombreux cadeaux qu'on me fit fut affectée par ces premiers émois du coeur mais je garde un merveilleux souvenir de ce séjour dans la Rhur que je fis chez eux à Schwerte.

Pourquoi parler de ces balbutiements sentimentaux? parce que, complètement par hasard, et sans imaginer ce juvénile coup de coeur, ma soeur m'a dit au téléphone, comme s'il s'agissait d'une information qui ne m'intéresserait pas que D*** est morte il y a 6 ans, "20 mois après sa soeur" (qui fut notre "jeune fille au pair" préférée et que nous adorions).
Cette nouvelle, contre toute attente, m'a bouleversé et j'ai passé une journée à penser à elle en revoyant très bien les moments passés avec D***.

On croit que des détails de notre vie ont été oubliés, jetés et ils restent à l'état latent, prêt à vous montrer qu'ils peuvent vous émouvoir si longtemps après.

Je revois D*** et sa belle VW coccinelle et je suis tout ému.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 07:00

Ce vendredi soir, en solo, j'ai regardé LCP (la chaîne parlementaire) et, vers 21H30, ai vu une passionnante émission consacrée aux mensonges de l'équipe présidentielle de George W.Bush à propos de l'Irak en 2002.

Après l'attentat d'Al Quaida sur New York qui s'est soldé par la mort de plus de 3000 personnes innocentes et la destruction du symbole de la force des Américains qu'étaient les tours jumelles de Manhattan le président Bush, pour des raisons économiques (le pétrole Irakien) a décidé de renverser Saddam Hussein et de prendre le contrôle de ce pays.

Il est apparu que ce projet cupide et dangereux était antérieur au 11 septembre 2001.

La première réaction à la destruction des tours jumelles a été l'opération Afghane et la fin (?) du régime aussi absurde que criminel des Talibans.

Les authentiques faucons de l'administration Bush (et parmi eux le président lui-même, Donald Rumsfeld, Colin Powell, Dick Cheney et Condoleza Rice) ont alors décidé d'envahir l'Irak en obtenant une résolution de l'ONU. Pour cela ils ont sciemment monté de toutes pièces un dossier faux et mensonger indiquant que Saddam avait entreposé des "armes de destruction massive" et qu'il existait un lien entre Al Quaida, les attentats de New York et l'Irak dirigée par Hussein.
Ces mensonges, relayés aveuglément et en connaissance de cause par Tony Blair, les services secrets de pays amis et la presse américaine dans son ensemble ont permis aux USA de faire ce que George W.Bush avait décidé en précisant: "l'Irak flotte sur du pétrole".

Renaud Muselier était sur le plateau du débat qui a suivi la diffusion du document. Il a dit combien il a été difficile, à son ministre de tutelle et à lui de résister aux pressions américaines qui craignaient le véto de la France à l'ONU. Il a redit la détermination de Dominique de Villepin et celle de Jacques Chirac qui lui aurait dit ce qui se passerait dans les 10 ans si les USA intervenaient. Muselier a dit que tout ce que Chirac lui a indiqué s'est hélas réalisé: la déréliction du pays, l'anarchie, les groupes armés et jusqu'à l'apparition de ce monstrueux avatar qu'est Daech.

A ce moment de la soirée l'impunité absolue des protagonistes, qui ont sciemment menti (on se souvient, en 1974, que le président Richard Nixon a dû démissionner quand ses mensonges ont été évidents), fait une guerre meurtrière pour des buts autres que ceux évoqués, ont berné l'opinion et les parlementaires, l'ONU et la presse a été soulignée.
Oui, George W.Bush et Tony Blair n'ont pas eu à rendre de comptes sur leur forfaiture. Le premier a été réélu en 2004 (on imagine le mépris pour le peuple et les institutions qu'il a dû ressentir) tandis que le second est milliardaire et se pavane sur les télés du monde en donnant des leçons de libéralisme quand ce n'est pas de morale politique.

ALors? alors un Sarkozy (qu'on se rappelle la Libye et la destitution de Kadhafi ou l'élection (ce mot est à prendre avec des longues pincettes) de Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire...) des Clinton, un Poutine et un Berlusconi se sont engouffrés dans la faille. Je ne dis pas qu'avant Bush Jr les chefs d'Etat étaient irréprochables.
Depuis l'affaire d'Irak et ses mensonges au plus haut niveau de l'Etat et singulièrement du pays le plus puissant du monde; ce monde est un peu plus laid et un peu moins sur.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 06:15

En quelques jours c'est une pluie d'âneries qui nous est tombée sur la tête. Il y a d'abord eu un reportage (peut-être biaisé) dans "le petit journal" de Canal+ où l'on voyait des sarkoziens faire la queue pour acheter et faire dédicacer leur exemplaire du livre du grand petit homme qui passait en Alsace en faire la promotion.
Un festival de réflexions idiotes et de comportements navrants. Je me suis pincé lorsque j'ai entendu une septuagénaire dire à l'ex-président: "Merci pour la France"...
On m'accusera d'être partial... que penser alors de cet ex-président peu reconnu pour l'élévation de sa pensée et qui se compare à Racine et son p'tit bouquin à Phèdre? ce n'est pas dérisoire?

Toujours au rayon Sarkozy c'est Jean-Luc Mélenchon qui passe les bornes de la décence en disant : "Nous pensions que pire que Sarkozy, ça n'existait pas. Maintenant nous pouvons mettre un nom, ça s'appelle Hollande".
Nuance, nuance, quand tu nous tient.
J'ai déjà dit tout le mal que je pense d'Eric Ciotti, sorte de primate méridional qui dégoise des insanités sitôt qu'un micro passe à sa portée.
Le départ de Christiane Taubira et ses réflexions sur les prisons qu'elle aurait "vidées" ne font pas exception à sa règle.

Copé qui, toute honte bue, revient faire son numéro ne dit pas que des stupidités; il en commet aussi. Il serait allé se déballonner (et jouer sa partition victimaire) sur un divan médiatique avec Fogiel dans le rôle du psychanalyste-accoucheur.

Ses larmes de crocodile feront-elles oublier l'élection à la tête de l'UMP volée à Fillon?, la piscine de Takiédine et les millions détournés de Bygmalion? peut-être. Sans doute.
Et je terminerai (pour ne pas faire litanie) par Clémentine Autain, rarement bien inspirée mais qui, à propos de l'innomable nuit du 31 décembre à Cologne a parlé des 2 millions d'allemandes violées par les Soviétiques en 1945. Quel rapport? (je préfère ne pas comprendre la dialectique de la dame).

La politique, qu'on la pratique ou qu'on la commente, fait appel à nos instincts les plus primaires. Nous réagissons en bons pavloviens. Pas sur que cela stimule notre intelligence! les exemples cités ci-dessus indiquent le contraire.

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