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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:22

On parle toujours des amours qui se meurent comme de la quintessence des sentiments douloureux.
Une amitié qui se fane pour finalement s'éteindre c'est terrible aussi. Les impressions sont les mêmes et pas moins pénibles à vivre.
D'abord la subite révélation que l'unisson des coeurs et des pensées a vécu.

Avec étonnement et regret nous nous apercevons que nous ne partageons plus l'essentiel. Nous constatons tristement que la présence de l'autre devient indifférente sinon pesante.
Les silences remplacent la complicité et le langage masque mal une déperdition continue du plaisir d'être ensemble.

C'est venu de loin et l'on a prétendu ne rien voir: mais on pourrait dater très précisemment le moment où a commencé ce lent détricotage de l'amitié.
Ce qui nous liait nous agace, la prévisibilité des réactions comme les excuses qui nous sont données ne nous amuse plus. Au contraire elle nous contrarie.

Alors on se révolte, on se dit qu'on se trompe et que l'amitié passe un mauvais moment mais va revenir, triomphale.
On n'y croit qu'à moitié et on fait le nécessaire pour que la parenthèse se referme.
Mais hélas ce n'est pas une parenthèse. L'amitié, touchée sous la ligne de flottaison sombre doucement. On espace les appels téléphoniques, les SMS, les mails et les moments où l'on se voit.
On n'appelle plus l'autre quand soudain une chose qui nous aurait fait rire survient: plus la peine, plus l'envie.

Commencent la litanie des reproches (ceux que l'on vous fait et ceux que l'on se fait soi-même), les ravages de la "mauvaise conscience" et les alibis douteux.

Comme on ne veut pas être à l'origine de la fin d'une belle amitié (mais ça concerne aussi bien les frères et soeurs, les cousins et tout ce qui appelle des sentiments forts sans connotation sexuelle) on accuse mentalement l'autre d'être responsable et l'on se dédouane ainsi de ses torts. Sans cesse refait, le procès à charge de l'autre, l'ex-ami, voit sa sentence s'aggraver. Le bannissement est requis par l'avocat général que nous sommes devenu.

Arrive le moment de l'explication. Ou celui de son évitement.

Puis le lent oubli ravivé par une photo, un nom prononcé dans une conversation ou une carte postale à peine lue.

Celui, celle dont il était inimaginable qu'on ne l'invite pas déserte les réunions de famille, les vacances et en fin de compte la vie.

  PS: Eric, Patrick, Alain, Sophie M, ça ne vous concerne évidemment pas.
         Lambert, Olivier, Serge, Nicolas T, vous non plus, naturellement.

 

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 06:30

J'ai regardé un film? téléfilm? britannico-hongrois sur le procès d'Adolf Eichmann qui m'a laissé sans voix.
Non qu'il soit mal joué ou mal mis en scène. Le problème n'est pas là. C'est un film idiot, infantile et, au bout du compte, néfaste qui a été réalisé par un tâcheron qui a dû lire la biographie d'Eichmann sur un site Internet.

Quand on pense à toute la "littérature" qui a été faite à l'occasion du procès de cet effroyable individu on se pince pour croire qu'un scénariste ait pu écrire une telle pantalonnade.

Négligées les actualités de 1960-1961, négligés les travaux d'Annah Arendt sur "Eichmann à Jérusalem", négligé la théorie de "la banalité du mal", inconnue la thése du "meurtre de bureau", oublié le film de Rony Brauman.... une sorte de pâtée pour chien sans la moindre rigueur historique ou psychologique tient lieu de viatique .

Comme s'il suffisait d'une vague ressemblance liée à la calvitie et aux lunettes et que reproduire des grimaces vues dans un film d'actualité suffisait pour recréer un Eichmann crédible.


L'acteur qui joue le rôle principal et celui qui incarne celui qui l'interroge ne sont pourtant pas en cause. Ils se donnent du mal pour être leur personnage mais impossible de sauver un scénario indigent.

 

Pour bien montrer la méchanceté d'Eichmann les scénaristes ont inventé des scènes grotesques comme ce bébé que le nazi tue à bout portant pour séduire une baronne sado-maso (!). C'est ce côté appuyé, grand-guignol presque qui donne aux reconstitutions édifiantes cette tenace impression de cinéma pour adolescents.
Tout y est manichéen: le méchant nazi/le gentil juif qui l'interroge, les femmes mauvaises que le nazi fréquente/la femme héroïque qu'a épousé le héros, la violence du criminel de guerre/la douceur toute en retenue du héros, la méchante journaliste qui veut publier un article ruinant le travail du juge/l'interrogateur qui se sacrifie pour sa cause...C'est le club des 5 à Jérusalem!

 

Le film cumule les poncifs (les scènes de foule qui veut lyncher Eichmann et son juge d'instruction), les retours au passé (sépia, naturellement), les anachronismes (les déportés dans des tenues rayées immaculées et repassées),

et les invraisemblances (le bébé dont j'ai parlé plus haut, la lettre à ses enfants que l'interrogateur postera post-mortem) et les erreurs et approximations historiques. On le sent; le film s'est donné pour but de faire frissonner les spectateurs avec un "monstre". 

Bref c'est du n'importe quoi destiné à édifier des foules qu'on préjuge stupides et influençables. Prêtes à gober des tranches de vie indignes de "l'Histoire pour les Nuls".

Eichmann est donc ridicule (il échange ses assiettes avec ses gardes de peur d'être empoisonné, il souffre quand on le fouille à corps, il propose à son interrogateur de se pendre lui-même...) et son juge est tourmenté. (son papa est mort en déportation et c'est Eichmann qui a signé l'ordre, coïncidence imbécile et hautement improbable).

Au final un film grotesque (l'affiche du DVD aurait dû m'avertir) et historiquement très contestable qui fait exactement ce qu'un historien s'interdit: romancer, inventer, appuyer et, en fin de compte, déformer la vérité en croyant  ou voulant la renforcer.

Eichmann (2007) réalisé par Robert Young avec Thomas Kretschmann, Franka potente, Troy Garity et Stephen Fry

 

 

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 18:20

~ UMP : le député qui chasse les fraudeurs au RSA avait un compte en Suisse Publié par wikistrike.com sur 19 Avril 2015, 19:58pm Catégories : #Politique intérieure UMP : le député qui chasse les fraudeurs au RSA avait un compte en Suisse La Haute Autorité pour la transparence a saisi le parquet de Paris, vendredi 17 avril, du cas de Dominique Tian, soupçonné de déclaration de patrimoine mensongère. Ce député UMP a dissimulé un compte en Suisse. À Mediapart, l'élu affirme qu'il détenait environ 1,5 million d'euros, rapatriés en France en 2014. Le grand œuvre de Dominique Tian, à l'Assemblée nationale, c'est un rapport au Karcher contre les fraudeurs aux prestations sociales, ceux qui grugent le RSA ou les allocations familiales, parfois pour 100 euros de plus par mois. Mais pendant qu'il réclamait, sabre au clair, plus de sanctions pénales contre ces tricheurs de seconde zone, le député UMP dissimulait un compte en Suisse, non déclaré au fisc, farci d'environ 1,5 million d'euros, si l'on en croit les chiffres fournis à Mediapart par l'intéressé lui-même.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 06:29

Non seulement la faucheuse frappe en dépit du bon sens mais en plus elle donne une gloire dans le désordre. Etonnez vous que personne ne l'aime!

Je pense à ces gens de "Charlie Hebdo" qui sont morts en même temps dans les rafales d'arme automatique de ces deux dégénérés de frères Kouachi.

3 mois après il n'y en a que pour Charb.
Faites le test: vous oubliez Wolinski et vous n'avez pas même pensé à Bernard Maris ou a Cabu.

Et je ne parle pas de Tignous, de Elsa Cayat, de Mustapha Ourrad, de michel Renaud et de Philippe Honoré.

Et encore moins des victimes collatérales Frédéric Boisseau, Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro, des policiers et un

homme de ménage qui avaient le tort d'être là où ne fallait pas ce jour là.

Nota: c'est aussi valable pour les membres de la rédaction de "Charlie"! Ils auraient été ailleurs, auraient délocalisé leur conférence de rédaction la salope au suaire noire et à la faux aiguisée n'aurait rien eu à se mettre sous la lame.

faucheuse.png

 

La notoriété est capricieuse et la renommée se dérobe: j'aurais parié que Wolinski, dont je n'aimais ni le personnage ni les dessins, connaîtrait une gloire posthume qui n'a pas (encore?) existé.

Même chose pour cabu de qui j'appréciais le trait de crayon mais pas l'humour systématique et manichéen. 

Il est trop tôt pour être catégorique mais j'ai le sentiment que leur mort incroyablement violente n'a pas "sanctifié" leur personne.

Et c'est tant mieux.
Je n'ai jamais compris l'adoration tremblante et unanime pour le dessinateur Reiser dont je n'aime, là encore, ni le dessin ni encore moins l'humour. Savoir que cabu et Wolinski n'auront pas cette idolâtrie post-mortem est rassurant.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:11

Je sais que le divertissement est indispensable à tous. Je sais que cela ne fait de mal à personne de se passionner pour des films -des séries de films- dont le deuxième objectif, après celui de remplir les poches des producteurs, des maisons de production et des studios de cinéma est de divertir un public conquis qui en re-demande.
En fonction de quoi des franchises comme "Fast and Furious" ou "La guerre des Etoiles" en sont à leur septième épisode. 7 films à chaque fois!!!!!

Dans "Fast and Furious" le comédien principal est mort. Pas grave: on lui substituera son frère.
Pour la "guerre des étoiles" les comédiens ont pris 30 ans. Négligeable, on les maquillera.

 

Mais le public n'est pas obligé de faire un triomphe à ces productions industrielles dont le scénario est calibré au millimètre. S'il le fait et en redemande pourquoi le lui refuser? Cette politique de l'offre et de la demande est démagogique à souhait mais il y a longtemps que le cinéma privilégie le côté économique au détriment du coté artistique.
Vous voulez "la guerre des étoiles"? vous aurez le 8, le 9, le 10 etc. Jusqu'à l'infini et tant pis si le scénario de chaque séquence répète le précédent. 

 

Les vieux cons comme moi ne sont pas obligés de payer une place de cinéma pour visionner ces films qui, de toute façon, rencontrent dans le monde entier un public pléthorique et enthousiaste.

la "saga" (c'est le mot qui fait des spectateurs béats des captifs de la série) crée son propre public qui revoit les mêmes épisodes (en son dolby, en THX, en sensurround, en 3D... tout est bon) et est prêt à faire des kilomètres et passer une nuit à attendre devant la salle où on lui passera la bande annonce du prochain épisode.
Oui, vous ne cauchemardez pas! il y a dans ce pays des décérébrés trentenaires qui ont attendu plus de 8H00 pour s'installer dans une salle et voir une bande annonce d'1 minute (une minute!!) en avant-première et exclusivité mondiale de la "guerre des étoiles".


  Un tel degré d'imbécillité devrait donner à Poutine ou Daech des justifications pro domo....

 

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 07:36

Ca ne date pas d'aujourd'hui mais il me semble que la mode, la communication et le design utilisent plus encore qu'hier les "icônes" façonnées par le temps.
Personne ne semble s'être ému de la publicité pour un parfum qui utilisait la photo d'Alain Delon agé de 30 ans (auquel on avait maladroitement enlevé la cigarette qu'il tenait entre ses doigts). Alain Delon est encore vivant, et si son âge pose un problème il est possible d'utiliser les services d'un mannequin masculin ressemblant à l'acteur de "Plein Soleil". Non?

 

Voilà. Notre merveilleuse époque table sur la notoriété de porte-manteaux éteints depuis longtemps. Les photos sont utilisées et réutilisées, toujours les mêmes, pour la charge émotive qu'elles sont censées véhiculer, pour la reconnaissance immédiate qu'elles permettent et pour le prestige qu'elles vont apporter. Et pour leur coût aussi sans doute. Des ayants-droit étant moins gourmands qu'une "star" vivante.
C'est ainsi qu'on l'imagine chez les créatifs.

Marylin Monroe est, de ces fantômes, le plus utilisé. Les produits dérivés sont multiples et les photos innombrables même si la séance de l'appel d'air causé par le métro dans "sept ans de réflexion" détient le record de l'image la plus reproduite.
Le tee-shirt mouillé par la sueur du Brando de "Un tramway nommé désir" le dispute à la casquette en cuir du même Marlon dans le film "sur les quais" pour la deuxième place.

James Dean arrive troisième dans ces défunts devenus porte drapeaux pour un rasoir, un jean ou une voiture.

La miraculeuse Ava Gardner, le géant Burt Lancaster, la sublime Claudia Cardinale, allez savoir pourquoi, n'auront jamais la chance (?) d'être punaisés, postérisés, encadrés ou customisés dans une boutique de prêt à porter, un salon de coiffure ou une salle de restaurant.
Steve McQueen, le comédien de "Guet-apens" lui, si.

 

Il y a un "box-office" post-mortem et une icône morte brillera toujours plus qu'une artiste vieillie mais vivante. Hélas, Claudia, voilà la raison pour laquelle tu n'es pas devenue ceintre, cadran d'horloge, dessin sur un miroir ou caution pour un sac à main.

 

Audrey Hepburn (et son fume-cigarette) l'est devenue, elle. Et l'image extraite de "Diamants sur canapé", si elle est moins galvaudée que celle de Marylin Monroe est souvent représentée.

 

Marlene Dietrich, Vivien Leign, Alfred Hitchcock, Clark Gable, Humphrey Bogart, Greta Garbo, Gary Cooper, Cary Grant et quelques autres forment le peloton qui suit mais leur image est infiniment moins reconnaissable, pour les nouvelles générations que les Beatles (deux morts sur 4), Elvis (Presley, pas Costello!), ou Kurt Cobain qu'on retrouve surtout sur des tee-shirts.

Parmi les artistes sérieux, les célébrités et autres "people" Albert Einstein,  Serge Gainsbourg/Jane Birkin ou Serge Gainsbourg/Brigitte Bardot, Miles Davis, Picasso, Basquiat, Keith Harring, Antonin Artaud, Arthur Rimbaud connaissent

une vogue qui ne faiblit pas.

 

Enfin, le révolutionnaire icônique (dont hélas personne ne se souvient qu'il était plus stalinien que Staline et qu'il a tué et fait tuer au nom de la pureté idéologique) "Che" Guevara on le voit beaucoup et il est même devenu marque de cigarettes...

 

 

 

 

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 07:21

Ce post d'adresse en priorité au Canadien et à la Belfortaise mais pas que.
Quand vous étiez tout petits. Enfin pas si petits que ça. Disons jusqu'ici pour lui et là pour elle (eh oui, ils ne sont pas très grands dans la famille, et il y a eu transission de patrimoine génétique à défaut d'un patrimoine qui eût ravi vos banques et les impôts...) je regardais -avec vous- la série de jean-Michel Ribes "Palace".
C'était, comme disent les cons d'aujourd'hui pour tout et n'importe quoi "culte" aux Paradoux et à Jaurès.
On se racontait le requin dans la piscine, les horreurs que débitaient Valérie Lemercier et Eva Darlan ("salut les fauchés")

et surtout surtout on adorait le type qui appelait le directeur et la mauvaise foi d'icelui.
Oui, charmants enfants, icelui est dans le dico.

Cette série n'a duré qu'une saison comme disent aussi les mêmes cons déjà cités. 6 épisodes d'une heure quinze. On avait acheté les DVD et on les regardait en douce parce que Maman n'appréciait pas du tout l'humour  et le ton de l'ensemble.
Il faut dire que l'humour de cette série était assez unique et pas évident évident. Les auteurs (Jean-Michel Ribes, Roland Topor et Georges Wolinski) n'étaient pas franchement consensuels et l'époque privilégiait un humour plus basique.
L'auriez vous oublié, l'émission était parfois agressive (le bal musette-merguez au Palace...) et souvent deuxième degré ("soyez Palace chez vous") Il y avait de quoi choquer le beauf bien-pensant.

D'autant plus qu'à Palace on appelait un cul un cul et, pire, on le montrait.
Bref TF1 n'aurait jamais diffusé un tel brûlot malgré la présence au générique d'un casting éblouissant, allant de Gérard Lanvin à Carole Laure en passant par André Dussolier, Michel Blanc et les Nuls au complet.

Cette émission là j'en ai regardé le 1er "épisode" sur "Youtube" et ai été sidéré, catastrophé, écoeuré, abattu, bref, retourné par l'hécatombe des comédiens et comédiennes qui jouaient dedans.
Roger Hanin, Renée St Cyr, Claude Pieplu, Bruno Carette, Jacqueline Maillan, Jean Carmet, Jacques François, Philippe Khorsand (l'inoubliable directeur et le Johnny de Tally), Jean Yanne, Valérie Benguigui, Pierre Tornade, Michel Duchassoy

et Pierre Mondy sont morts et le générique est un cimetière.

Même les auteurs, le dessinateur-écrivain-scénariste Jean Topor  et Georges Wolinski (tué à "Charlie hebdo") n'iront plus jamais au "Palace".

Jean-Michel Ribes, devenu groupie hallucinée de François Hollande me semble lui aussi perdu pour la cause du rire...

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 06:53

Dans mon univers personnel certaines institutions sont des repoussoirs que j'aurais honte de cotoyer.
TF1 et RTL sont du nombre. Pour moi, en toute partialité, ce sont deux sociétés que j'associe à tout ce que je déteste:

la "franchouillardise", la bêtise, la grossiereté, l'inculture et le consumérisme forcené.
Je n'ai pas vu 1 minute de programme de la chaîne Bouygues depuis une dizaine d'années.
RTL c'est la même chose: bien que très fortement concurrencée (notamment par RMC Info) elle demeure ce qu'il y a de pire en radio, toujours à mes yeux. Je le reconnais et le revendique. Inutile de dire que je ne l'écoute pour ainsi dire jamais et qu'elle ne m'intéresse pas.
Hier les sondages sur l'audience des radios la donnait vainqueure toutes stations confondues et celà ne m'a pas étonné.

Interrogés sur leurs goûts en télévision une majorité de français répondra qu'elle kiffe "Arte" et en radio qu'elle like "France culture".
En réalité ils aiment Pernaud et Drucker en images et Ruquier et Flavie Flamand en son. On le sait. C'est vérifié. 

Donc RTL, un robinet à publicités (a tel point que celle-ci doit occuper plus de 50% du temps d'antenne) et à émissions flattant tout ce qu'il y a de plus futile chez ses auditeurs est la radio qui fait le plus d'audience, semaine après semaine, mois après mois et même année après année. Les plus "grands" y sont passés: Zitrone, Lux, Peysson, Davant,  Bouvard, Bigard et je dois en oublier...

On y pratique l'humour pipi-caca avec Laurent Gerra et l'humour-caramba avec Laurent Ruquier et sa (vieille) troupe. Une conception de la radio qui date des débuts des 30 glorieuses.
Mais je m'égare.
hier jeudi 16 je suis allé à Périgueux en partant de Toulouse en empruntant l'autoroute Cahors-Brive. Entre Caussade et

Collonge la Rouge la radio est brouillée. On n'entend que pouic. que dalle. nada.
Rien? si! on entend RTL. Pendant 15 minutes (j'ai battu mon record) j'ai donc entendu un batteleur de foire (Julien Courbet

gentil mais très con) et, navré, j'ai vite arrêté la radio. Les gens qui achètent des cafetières sur catalogue et qui recoivent un débouche évier à la place, je ne sais pas qui ça peut intéresser...
Instinctivement je l'ai rallumée une heure après (je ne sais plus conduire dans le silence) et suis tombé sur les "informations". Des sondages bidons ("êtes-vous pour que le droit de vote soit obligatoire"?) et une actualité orientée grassement, lourdement sur les faits divers.
Ce jeudi un meutre d'enfant à Calais et un saccage de cimetière à Castres.
Voilà la déontologie de RTL, 1ère radio de France. "Exclusif, nous est-il dit, RTL a pu interroger la mère de la fillette violée et tuée hier à Calais... Elle demande que l'assassin paye".

 

Ca se passe de commentaire.

 

PS: les publicités radiophoniques sont hallucinantes de connerie. Les annonceurs rivalisent de bêtise et de mépris pour leurs futurs clients en privilégiant les petites scènes avec des faux couples ringards (Leclerc, crédit Mutuel) ou en utilisant les compétences artistiques d'une Michèle Bernier (!) (Carrefour) ou Daniel Prévost ("U"). Au secours!

Les pubs radios mettent encore en scène la belle mère pénible et la femme heureuse de payer sa lessive moins cher.

A qui s'adressent-ils???

 

2ème PS: il y a excactement 40 ans aujourd'hui, le 17 avril 1975 les Khmers rouges prenaient Pnom-Penh, inaugurant

un des plus rapides, importants et effroyables massacre de population que le monde moderne ait connu.

 

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 07:02

Certes l'idée qu'aux Etats Unis les électeurs puissent avoir à désigner leur président en choisissant de nouveau un Bush ou un(e) Clinton a de quoi désespérer mais sommes nous si inattaquables qu'on puisse être condescendants comme la presse

Française l'a été lundi matin?

 

Certes Mme Clinton s'est bel et bien faite étendre par l'inattendu Obama en 2008, mais un Mitterrand, un Chirac, un Jospin, pour ne parler que des "grands candidats" ne se sont-ils pas présentés plus d'une fois de ce côté de l'Atlantique? n'ont-ils pas, avant d'être élus ou désignés subi une râclée en bonne et due forme?

 

On se tord le nez devant les "dynasties" républicaines américaines (Kennedy, Bush, Clinton): n'a t'on pas nous aussi des Dassault de père en fils à l'Assemblée Nationale? des Poniatowski? des Debré?

 

La perspective hélas pas impossible d'assister en 2017 au combat Sarkozy/Hollande la revanche, n'est-elle pas aussi désespérante que de voir jouer le match Hillary/Jeb?

 

Nos partis politiques, de quelque obédience qu'ils soient, sont-ils à ce point respectables et la politique dans ce pays est-elle si exemplaire qu'on s'autorise à critiquer la démocratie américaine au point de la mettre en doute?  Nous adorons détester les Américains mais nous sommes très loin de leur être supérieurs, question démocratie réelle.

Un Président américain, si je ne m'abuse, a été contraint de quitter le pouvoir alors qu'il venait d'être réelu pour une histoire de micros posés chez ses concurrents. Imagine t'on un Sarkozy poussé à la démission pour une affaire telle Bygmalion? à cause du financement de ses campagnes électorales présidentielles de 2007 et 2012?

 

Nous brocardons les "tea-party" mais un front national à 25% est-ce plus sexy? un parti d'extrême droite dirigé par une famille

avec père, fille, petite fille, amis et maris est-ce plus acceptable?

 

Pays des Droits de l'Homme ou pas nous sommes bel et bien plus proches de la république bananière des années 60 que de la démocratie exemplaire qui pourrait juger les autres pays.

 

Garder une sévérité extrême pour nous-mêmes et réserver notre mansuétude aux autres ne serait pas un luxe.

 

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 08:58

Félicité suprême: le ludion médiatique suffisant mais insuffisant, l'horripilant Christophe Barbier est à la peine à "l'express". Depuis que l'hebdomadaire plus rapide à lire qu'un album à colorier a été racheté par Patrick Drahi il serait moins certain que sa basse pensée et son écharpe rouge suffiraient à justifier sa présence et ses émoluements.
Le "pompeux cornichon" libéral va connaître (en partie seulement) l'angoisse de l'inconfort, la douleur du licenciement et la tristesse de ne pas être regretté.
Je mets le champagne au frais!

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