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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 06:57

J'éprouve depuis toujours un sentiment double à propos des concerts de musique classique. J'en apprécie le public toujours élégant, discret et attentif et, dans le même temps je déteste les bourgeois compassés qui s'y rendent et qui, souvent, me donnent l'impression d'exercer un hobby de classe plus qu'éprouver une véritable passion.
Dans les grandes salles de concert on renconte de ces personnes qui sont là pour exhiber leurs belles robes, leurs

beaux bijoux, leur bonne fortune (la femme plus jeune avec laquelle ils s'exhibent) ou leur appartenance aux "happy fews".

Ils arrivent à la salle avec des voitures qu'on voit en publicité dans l'Express ou dans JQ et semblent être plus là pour être vus que pour voir.

 

Force est de reconnaître aussi que ce public élevé sait se tenir, qu'il applaudit rarement à contretemps et qu'il a l'oreille musicale. Ce public se trompe rarement et ce n'est pas lui qui fête le navrant Roberto Alagna qui est le chanteur préféré des gens qui ne connaissent rien au classique en général et rien au chant en particulier. Une huître quoi.

 

Il y a des rites et le chef d'orchestre est un demi-Dieu qu'on applaudit debout à la fin de sa prestation, eut-il possédé la légèreté d'une enclume. Le premier violon (surtout si c'est une femme et qu'elle arbore un joli décolleté) fera un triomphe et celles et ceux qui interprètent les grands rôles du répertoire sont assurés de repartir avec leur comptant de gloire.

Tout baigne alors? Il semblerait que non. J'adore l'épopée de François René Duchâble qui semble avoir décidé de donner un coup de pied dans l'ordonnancement au cordeau de ces cérémonies (presque) secrètes et qui, bien que fêté et reconnu a un jour cessé de jouer le jeu.
Ce jour là 31 juillet 2003 il a décidé que courir le monde pour faire des récitals devant les mêmes pingouins sur des continents éloignés et dans des pays différents ne l'intéressait plus.
Il a même immergé un piano dans un lac Suisse pour expliciter son refus assumé de se plier aux règles du vedettariat du circuit classique. Du jour au lendemain il a refusé les vols incessants en avion, les queues de pie, les interviews "à la baguette" et tout le cirque immémorial qui accompagne le maestro adulé des médias qui savent.

 

Né en 1952 c'est un homme jeune qui brutalement cessait de se conduire comme tout le monde et, depuis Samson François on n'avait quasiment pas vu d'esprit rebelle derrière un Steinway ou un Bosendorfer.

J'aime bien que parfois, dans un univers où tout est négocié en coulisses, un homme (ou une femme) remette tout en cause et détruise le bel équilibre si recherché.
Je me souviens qu'une fois, dans une émission consternante de télévision Philippe Noiret avait surpris en se demandant tout haut ce qu'il faisait là et à quoi rimait la vulgarité qui l'entourait: j'ai encore dans l'oreille sa belle voix et son indignation lorsqu'il a à peu près dit: "on joue, on rigole, on se met des canotiers sur la tête et des gens meurent à cause de nous" (c'était pendant la guerre du Golfe en 1991).

Hélas ces instants de lucidité sont rares et vites oubliéset ceux qui prennent le risque de montrer la laideur de l'enveers du décor passent au mieux pour des trublions au pire pour des emmerdeurs.
Et on sait ce que les médias font des emmerdeurs: les récupérer (en les châtrant) ou les éliminer (en les ignorant définitivement).

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:03

Ce vendredi soir je suis allé chez le médecin. Ou plutôt chez sa remplaçante le temps des vacances. Elle doit être compétente puisqu'il lui confie son cabinet et ses patients.
Et jamais le mot client n'a aussi bien porté son nom de patient: la jeune femme a reçu 3 coups de fil qui se sont éternisés et a tapé sur son ordinateur le reste du temps.
A peine si elle a pris ma tension et a levé un oeil sur moi. La dame a tapé sur son clavier pendant les 3/4 de la consultation.

A la poste, chez Air France, à la banque, à la pharmacie, à la librairie au pressing même on est d'ailleurs aussi en face d'une personne qui tape sur son clavier. Tout le monde tape sur un clavier.

 

Vous louer une voiture? le vendeur tape sur son clavier et regarde son écran. Dans la rue vous prenez un vélo? il faut taper sur un clavier ici encore. 

 

On est ravis d'avoir été "servis par Valentine" et qu'il n'y ait pas de bisphénol A sur le ticket. Mais on voudrait plus de contacts humains et moins d'automatismes.

 

J'attends avec terreur que la boulangère Italienne si charmante ne disparaisse derrière un écran et remplace son "bonne yournée" par la distribution d'un ticket et le déclenchement de la machine à rendre la monnaie.

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 07:31

 

Je suis surpris qu'il n'y ait ni «Femen» ni féministe pour s'insurger contre l'abyssale connerie de la presse réservée aux femmes.
Du courrier des lectrices aux articles qu'ils contiennent l'indigence absolue des magazines féminins est pourtant le symbole de l'aliénation dans laquelle on tente toujours de confiner la femme.
Recettes de cuisine, horoscopes, psychanalyse de bazar, articles sur les «people», histoires édifiantes et publicités pour des articles ménagers ou de beauté font l'ordinaire de cette presse qui va du «Figaro Madame» en passant par «Femina», «Elle» et tant d'autres de moindre diffusion.

Le temps et les générations passent mais pour les propriétaires de journaux la femme reste cette bécasse qui ne pense qu'à se faire belle et qui attend le prince charmant.
La seule chose qui ait changé est la gueule du prince charmant, justement, qui est passé du style Ken super-musclé à Woody Allen puis à Vincent Cassel pour revenir à Ken super-baraqué.

Ah! les conférences de rédaction ne doivent pas amener les participant(e)s au burn-out! Les kilos en trop, «faut-il tout se dire», «je ne supporte pas son ex (ou ses enfants ou sa mère ou ses domestiques...)», «Belle cet été», «la sodomie fait-elle maigrir» et «Charlotte Gainsbourg dit tout»

constituant l'essentiel des sommaires de cette lamentable presse pour femmes.

Les conseils beauté, santé, jardinage et vie quotidienne le disputent aux conseils de bon sens. Tout cela est vain, léger et pour tout dire bébête et l'on se demande comment ces magazines peuvent faire pour trouver des lectrices chaque semaine, chaque mois, chaque année.

De temps à autres une femme se dit que ses consoeurs ne peuvent pas être aussi caricaturalement neuneus et essaient de lancer un journal avec des prétentions. «Causette» est de ceux là. Mais à part le ton un peu décalé et quelques articles des débuts il semblerait que la norme le ratrappe.

J'ai le souvenir lointain des «Cosmopolitan» que lisaient mes copines à la fin des années 70. Il me semble qu'il y avait une prise en compte des aspirations des nanas de cette époque qu'on ne trouve plus guère aujourd'hui. Lisez (chez le dentiste ou le coiffeur) un «Figaro-Madame» vous y trouverez des choses qui auraient plu à nos arrières grand-mères bourgeoises. Il faut se pincer pour croire que cette presse là s'adresse aux femmes de 2014.

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:32

La "grille d'été" de France Inter est l'occasion de vérifier que cette station de radio, malgré quelques scories, est de loin celle du paysage audiovisuel Français qui respecte le plus ses auditeurs en ne les prenant pas pour des idiots.


Alors que la quasi-totalité des autres radios sont des robinets à publicités, à jeux imbéciles et sponsorisés, à débats calamiteux et à musiques de variété médiocre, sans oublier les pitoyables interventions à l'antenne d'auditeurs bas du plafond,  France inter cherche toujours à élever le niveau, à instruire, à intéresser.

Cet été, tous les matins une séquence de 10 minutes est consacrée (vers 8H du matin) à Charles Baudelaire et à sa poésie. Excusez du peu!

Entendre Zabou Breitman marcher dans les pas de Léo Ferré et lire "Une charogne" extraite des "Fleurs du Mal" sur une radio ça change des blagues vulgaires de Lafesse!!!!

Vers midi une autre émission du même format est elle tournée vers le Moyen Age et la pensée médiévale.

Enfin, à  3H00 (15H00) Guillaume Galienne lit des passages de livres sur un thème donné.
Cette semaine d'après 14 juillet il a lu des textes de Charlotte Delbo sur l'enfer d'Auschwitz, sur le Goulag et des extraits (dont les pages de fin) de "Moby Dick" d'Herman Melville. C'est tellement bien qu'on a envie, séance tenante, d'aller acheter les livres.

 

J'ai aussi écouté, tandis que je conduisais, une remarquable émission sur les animateurs de télévsion Américains.

(Mardi 15 au matin).
J'ai appris beaucoup de choses passionnantes dont la moindre n'est pas que le "Petit Journal" de Yann Barthès est ce qui ressemble le plus au format des émissions américaines. un mélange d'information, de gags, de jokes et de reconstitutions et /ou sketches qui fait fureur là-bas.
Moi qui croyais qu'il avait inventé un nouveau style d'infotainment!!!!

Même chose pour Ardisson et son orchestre (les Gréements de fortune) totalement pompé sur ce qui se fait aux USA. Idem pour ses montages rapides, ses gags ou questions écrites par des nègres et placées au moment où l'attention doit être plus forte...

il a été dit, dans cette émission, que les animateurs (et parmi eux la célèbre Opra Wimpfrey) étaient cultivés, qu'ils préparaient leurs interviews en approfondissant le sujet et qu'ils faisaient vendre des livres lorsqu'ils en parlaient.

C'est sur, Drucker et les autres doivent aussi faire vendre des livres...  ceux de Jean-Pierre Coffe et Mireille Mathieu.



On n'a copié que les tics et le toc.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 06:42

 

Lorsque j'étais enfant (♪ ♫♫ ♪♪) il fallait être fort, solide, serrer les dents et, en toutes choses, essayer de se dominer pour faire partie de ceux que l'on admire plutôt que ceux que l'on plaint.

 

Pour moi qui n'étais pas un foudre de guerre c'était un exercice difficile et il m'a fallu du temps et des efforts pour être non pas un héros mais quelqu'un qui subit les avanies sans trop en parler ni essayer de susciter la compassion.

 

Les hommes de la génération de mon père se seraient fait couper un bras plutôt que se faire appeler des victimes et ils n'auraient pas supporté que leurs enfants des deux sexes soient des «poules mouillées».

 

Comme on dit «autre temps autres moeurs»: le nec plus ultra de nos jours est d'être une victime reconnue et estampillée. Une victime possède un statut enviable.

On fête jusqu'à la nausée les anniversaires d'accidents, de drames et de catastrophes (aujourd'hui le déraillement de Brétigny sur Orge) et ne pas avoir été admis un jour dans une cellule psychologique fait presque de vous un inadapté, une curiosité.

 

Comme toujours dans notre doux pays on passe d'un extrême à l'autre et du héros qui serre les dents au geignard qui larmoie sur son infortune. En raccourci de Lino Ventura au Michel Blanc de «Marche à l'ombre»!

 

Accidents, morts inattendues, attentats... l'époque moderne ajoute aux aléas de la vie d'autres raisons de fragilité et c'est à la fois ridicule et inutile d'en faire des tonnes comme on le fait actuellement.

 

Va t'on ressuciter les corps de pleureuses?

Je racontais sur ce post les conditions qui nous sont (parfois) faites et qui sont terriblement dures: chômage, licenciements, séparations, divorces, décès de proches, actes de guerre, de terrorisme etc. et pour lesquelles on doit faire face seul.

Quand vous êtes licencié il n'y a pas de cellule psychologique pour vous assister, quand vous allez à l'hôpital rechercher les résultats d'examens non plus, lorsque votre couple bat de l'aile non plus, lorsque ça va mal avec la famille , les enfants, les amis, les voisins vous vous débrouillez seul.

Alors ces apitoiements aux larmes médiatiques devraient être réservées à de plus nobles causes. Elles sont le signe, je crois, de la mollesse de notre tempérament et de nos capacités à réagir.
Nous avons des excuses, il faut l'admettre, puisque l'effort n'a pas bonne presse et et que trente années de victimisation sont derrière nous qu'il faudra bien cesser un jour.


 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 06:43

Chaque fois je me fais prendre! alléché par le titre principal du magazine "M" du Monde je l'achète et ensuite je fulmine devant la vacuité de l'objet.
Creux est encore trop faible pour décrire le rien qui constitue la matière des pages. Je n'ose parler d'articles.


Ce supplément inutile et prétentieux montre le grand écart entre le discours généreux des journalistes et politiques de gauche et leur réalité: publicités pour des marques ou objets hors de prix, snobisme et élitisme, c'est littéralement schizophrène.

On parlait, pendant les mandats de François Mitterrand de "gauche caviar". On l'a vu avec les trente paires de chaussures d'Aquilino Morelle (cirées à l'Elysée) par exemple, cette appellation contrôlée reste d'actualité. "M" est LE magazine de la gauche caviar.

On me rétorquera que le fait d'avoir des idées progessistes et de justice sociale n'induit pas forcément de vivre avec un SMIC dans une lointaine banlieue à problèmes. J'en conviens. Mais les socialistes à Porsche Panamera (suivez mon regard), les fils de ministres qui brûlent les feux rouges au volant d'Audi coupés pour regagner leur appartement à 3 millions d'euros (cf Thomas Fabius) font quand même tâche dans le tableau.

 

On a assez hurlé contre "le Prince Jean" lorsque son président de la république de père a voulu le placer à la tête de l'EPAD pour ne pas se taire quand l'odieux rejeton d'un homme politique qui sévit depuis 4 décennies franchit les bornes de l'abjection.

 

Ce magazine, avec ses publicités pour des bijoux, des parfums, des voitures et des voyages exorbitants est révélateur de la coupure qu'il y a entre les classes dirigeantes et le pays réel.

Le parcourir donne la mesure de la distance désormais atteinte entre les gouvernants et les gouvernés.

 

En le parcourant je pensais à la fin du règne de Charles X (1824-1830).

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 06:34

 

Une de mes très bonnes amies, que j'ai connue en 1973, est en train de se retirer de la vie et est en soins palliatifs entre Bordeaux et Toulouse.

Les médecins, les cancerologues (on dit oncologues désormais!) et ses proches ont conclu que s'acharner en vaines chimiothérapies ou radiothérapies ne servirait à rien.

Elle a d'abord été gardée et soignée dans un hôpital toulousain autrefois réservé aux militaires.

Puis elle est devenue indésirable: un malade plus rentable devait piaffer aux entrées.

 

Pour la rapprocher de chez elle et de sa famille elle a été prise en soins palliatifs du côté d'Agen dans un beau bâtiment entouré d'un parc arboré.

 

Mais voyez-vous on ne meurt pas sur commande et au bout de quatre ou cinq semaines «on» a commencé à être pressant avec les siens: il faut la mettre ailleurs, elle ne peut pas rester ici où les séjours sont de courte durée. Administrativement on a dû calculer le temps de mourir considéré comme normal. Un malade plus subclaquant devait être en attente aux entrées.

On a donc, une fois encore et alors qu'elle va de plus en plus mal, déménagé mon amie pour la mettre au milieu de vieux, séniles ou grabataires, elle qui n'a pas 54 ans.

Tout le monde, autour d'elle, essaie de trouver des solutions mais l'administration de la santé est comme toutes les bureaucraties. Sourde, lente, indigne, stupide et émolliente.

 

Ma pauvre amie entend toute la journée ces pauvres vieux déments qui crient et elle souffre de sa maladie et des conditions qui lui sont faites. Elle ressent l'humiliation qu'on lui impose et l'indignité des conditions auxquelles on la contraint.

J'oubliais... la chambre mal rafraîchie et qui ne doit pas faire plus de 8 m² lui est facturée plus de 2500€ par mois.
Elle sonne les aide-soignantes lorsqu'elle souffre trop mais celles-ci viennent quand elles peuvent ou quand elles veulent.

 

Naturellement, à elle qui a toute sa tête et n'a pas perdu toute sa vivacité intellectuelle, on parle comme si elle avait 5 ans (ou 90).

Voilà, chers futurs vieux et futurs malades comment, dans notre belle démocratie on soigne «la fin de vie».

On ne vous parlera jamais de ces antichambres de la mort ou vous êtes traités en coup de vent et sans respect pour votre dignité. Le cul à l'air, pas changés, dans les reliefs de votre maigre repas.


Ce n'est pas à l'époque de Zola, ce n'est pas de la fiction, c'est aujourd'hui et ça concerne une femme qui était chef d'entreprise, cultivée, brillante et possédant un carnet d'amis long comme le bras.

J'ai vu ça aujourd'hui et je ne m'en remettrais pas.

 

J'y penserais la prochaine fois que j'entendrais Martin Hirsch et son discours lénifiant.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 06:49

 

En proie a des insomnies de plus en plus longues et de plus en plus fréquentes (les soucis...) j'ai du temps pour me poser les questions que je fuis le reste de la journée.

Avez vous remarqué combien, la nuit, le temps passe lentement et surtout l'acuité que prennent vos pensées?
J'ai l'impression que la moindre idée dégénère doucement en une angoissante question existentielle.
Mon portefeuille est il bien dans la poche intérieure de ma veste devient: il a glissé de la poche quand je me suis penché et, à l'heure actuelle, celui qui l'a trouvé a dépensé l'équivalent d'une journée d'argent de poche de Bernard Arnault en objets high-tech sur Internet et en paris sur la victoire de l'Uruguay (par 8 buts à zéro) au Brésil*.

Vos cogitations vont toutes dans le même sens: l'angoisse et l'inquiétude.

Le plus insupportable c'est quand on commence à se reprocher une phrase, un geste, une intonation.

On parvient à se persuader de choses qui deviennent stupides au lever alors que le soleil brille derrière les stores fermés.

Quand on ne dort pas les bruits de la ville sont plus considérables qu'à aucun autre moment du jour. Le chien stupide des voisins qui grogne sur leur balcon, la mouette (il y a des mouettes -goelands- n'importe où de nos jours) qui ricane en passant au-dessus de l'immeuble et le camion de livraison dont le klaxon strident avertit les dormeurs qu'il recule.

La moto qui prend son élan devant le N°2 de la rue et atteint sa pleine puissance en décibels au niveau du 164 vous maintient éveillé, elle aussi.

Il y a les discussions animées de fêtards avinés et les batailles de chats dans le jardin d'en bas.
Ah! J'oubliais! J'habite à côté d'une maternité. En été les fenêtres sont ouvertes et certains nourrissons pourraient sans problème chanter avec Mötley Crüe ou Motörhead. (j'ai choisi ces noms de groupes de metal parce que j'aime bien les petits points sur les «o» et le "u".)


Essayez de retrouver le sommeil après ça.

 

Il faut dire aussi que l'actualité nous cause bien des soucis. La paix et la concorde vont-elles s'installer enfin à l'UMP? Copé et Fillon vont-ils redevenir copains? Les abominables juges communistes du syndicat de la magistrature (là je remonte la couette tant le frisson est fort) vont ils enfin laisser tranquille l'ex-président Sarkozy qui, bien que cité dans 7 affaires, est plus vierge que les bébés dont je parlais plus haut? Valls va t'il dévisser dans les sondages? Le Brésil va t'il se remettre de ce match qui l'a mis KO? Nadia Copé est-elle aussi bonne attachée parlementaire que cliente Air France?

 

Allez dormir avec ça.

 

 

* le post a été déposé samedi matin.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:23

 

Il est des photos, rares heureusement, pour lesquelles je regrette de ne pas avoir pris le temps de pause qu'il aurait fallu et, surtout, l'appareil qui aurait permis une définition optimale.

Au printemps 2014 je suis allé avec mes deux amis Eric et Patrick, sans les femmes, passer un week end à Barcelone.
Il y avait, comme souvent dans cette ville, une luminosité particulière faite de brillance et de clarté,

comme de la transparence.
A un moment nous sommes allés le long de la plage et, au retour, j'ai été saisi par l'étrangeté de la jetée au-dessus de laquelle nous passions.
Des bancs individuels en béton (qu'on ne pouvait pas déplacer, et pour cause) des individus des deux sexes hiératiques et tous regardant un bord de mer artificiel m'ont fait penser qu'il fallait faire une photo. Chaque élément de la composition pourrait à lui-seul être isolé et faire l'objet d'un cliché intéressant.
J'aime les personnages, leuurs position, le calme et la sérénité qui se dégagent du cliché. Le tapis de sport est occupé par des personnes qu'on dirait figées.

Barcelone-Avril-14-029.JPG

 

 

En la prenant j'ai pensé à ces photos des années 75-85 signées Storm Thorgerson, Aubrey Powell et Peter Christopherson, un collectif d'artistes qui signait d'un énigmatique «Hipgnosis» et dont les

photgraphies étranges et hyperréalistes étaient utilisées, entre autres, par les groupes de rock pour les pochettes de leurs 33tours.

Pink Floyd, par exemple, a beaucoup fait appel à Hipgnosis.

Cette photo, dont je ne suis pas peu fier, possède une bizarrerie qui me plaît et je suis assez satisfait d'avoir saisi et le moment et la situation et l'avoir aussi bien rendu avec un simple petit appareil numérique.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:16

Cette jeune personne, qui n'est ostentatoire ni dans ses attitudes ni dans son apparence* me racontait récemment combien il était difficile, pour une jeune femme moderne et jolie, à notre époque et dans une grande ville de France de vivre comme elle l'entend.

A plusieurs reprises des petits merdeux d'origine arabe l'ont insultée ou lui ont même craché dessus parce qu'elle est jeune et moderne justement.
Notre civilisation, me disait elle, laisse enfin aux femmes la possibilité de faire ce qu'elles veulent il n'y a aucune raison que des hommes, tenants d'une autre, les en empêchent.


Or, sans doute par une mauvaise connaissance des textes de l'Islam, ou par une mauvaise interprétation ou par bêtise et sans doute par facilité, fanatisme ou calcul, les Français d'origine Arabe imposent à leurs filles, soeurs ou femmes  des interdits d'un autre âge qui les emprisonnent.


Qu'ils le fasse à des femmes musulmanes n'est pas acceptable en soi mais qu'ils estiment l'imposer dans un pays qui n'a rien à voir avec ces préceptes est tout bonnement inadmissible.


J'ai entendu parler de femmes qui se sont faites agresser sur une plage française par deux ou trois de ces petits merdeux totalitaires. de quel droit s'en prennent-ils aux jeunes filles et femmes de ce pays? Qui les en a chargés? au nom de quoi?

 

La jeune femme dont je parlais plus haut m'a raconté qu'on commençait par la flatter ou lui donner des noms gentils et, si elle passait son chemin, le langage devenait insultant, grossier et intolérablement agressif.

Je ne comprends pas que les partis politiques de gauche et d'extème gauche, toujours prêts à défendre l'opprimé et le colonisé ne réagissent pas à ce machisme d'un autre temps qui se développe sournoisement depuis des années et qui est en partie responsable du racisme qu'ils dénoncent à juste titre par ailleurs.

Une fille qui, quotidiennement, se fait maltraiter par ces petits groupes malfaisants (seuls ils ne se le permettraient pas) développera en réaction un discours et une attitude "raciste".

Nous ne devons pas tolérer ces comportements qui vont à 'encontre de tout ce qu'on a appris, de tout ce qu'on veut et de tout ce qui est souhaitable.

Il faut hurler qu'ici la femme est l'égale de l'homme, qu'elle s'habille comme elle le souhaite, qu'elle vit

comme il lui chante et que ce ne sont pas des hommes qu'elle ne connaît pas qui lui imposeront leurs volontés rétrogrades.

 

*Et quand bien même.

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