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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 06:34

Si une personne peut être plus insupportable qu'un facho c'est un anti-facho obsessionnel.
Tous deux sont odieux et infréquentables.
Les uns s'affichent plus volontiers que les autres mais tous deux sont animés par un unique

et puissant ressort qui s'appelle la haine.
Quoi de plus vain et de plus porteur de haine que le slogan: "pas de fachos dans nos quartiers,

pas de quartier pour les fachos" ? il fleurit pourtant sur les murs sous forme d'autocollant illustré

par une paire d'yeux inquiétants.

Pour les antis il suffit de pas grand chose pour que vous soyez catalogué et, une fois catalogué

pour devenir une cible à tabasser , verbalement ou même physiquement le cas échéant.

 

Quoi de plus insupportable que ce recours permanent à des schémas qui datent de plus de

soixante dix ans?

Se traiter de collabos et se considérer comme des résistants aujourd'hui rime t'il à quelque

chose? j'en doute fort.

 

Il y a dans ce pays un cadre juridique assez bien conçu et qui a le mérite d'interdire

l'insupportable et en l'occurence la diffamation, l'incitation à violence, l'antisémitisme, le 

racisme, la négation du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale et quelques

autres attitudes injustifiables.

Au lieu de perpétuellement faire supurer les vieilles plaies mal cicatrisées (la collaboration)

nous ferions bien de toujours chercher à trouver les sujets de concorde plutôt que de rejet.

 

Les fachos et les extrèmistes de gauche ne sont pas accessibles à cette simple volonté

d'apaisement. Leurs stratégies passent par ce climat de guerre civile qu'ils cherchent en

permanence à instaurer, d'abord dans les têtes puis, si possible, dans les faits.

 

En ce moment c'est particulièrement vrai avec une campagne de presse nauséabonde

dans des titres aussi repoussants que les magazines minute ou valeurs actuelles.
A entendre leurs combats on se sent vaguement salis d'avoir la même langue en commun.

Je pense qu'ils se nourrissent de nos rejets et qu'ils tablent sur l'antiparlementarisme et

l'effondrement des partis de gouvernement pour pousser leurs vilaines idées en espérant

qu'elles diffuseront dans le pays.

 

Ils avancent masqués et ne diront jamais de but en blanc qu'effectivement ils sont pour

un apartheid social, religieux et d'origines, ils ne diront jamais que ce qui les anime

est la loi du plus fort et qu'ils veulent une société policière et dictatoriale.
Leurs ennemis ne valent guère mieux qui disent le bien et le mal et décideraient qui a

le droit de s'exprimer et qui ne l'aurait pas. On sait comment commencent ces régimes

et comment on vit avant de les abattre.

 

L'idéologie, les idéologies qui les animent sont porteuses de catastrophes.


Les partis politiques, les électeurs mais aussi les citoyens qui sont déçus et refusent la

politique des partis de gouvernement devraient y réfléchir à deux fois avant d'aider par leurs

déclarations ou leurs agissements des mouvements morbides.

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 07:17

Allez! je vais laisser libre cours à ma mauvaise humeur en général et à ma détestation

de ce rendez-vous "obligé" des Français avec l'information télévisée qu'est le journal

de 20H en particulier.

 

Pendant des années on a frôlé la torture mentale avec ce jité présenté en alternance 

ou simultanément, j'ai oublié, par deux des plus grandes têtes à claques de toute

l'histoire de l'audiovisuel Français.

J'ai nommé la fausse professionnelle Christine Ockrent et le potiron séduisant Patrick

Poivre. (séduisant pour les bécasses qui sont légion et qui vont jusqu'à acheter les "livres"

que Poivre écrit sur tout (sa fille morte, les bateaux, le journalisme) quelquefois avec

l'aide de la calvitie jumelle de son frère.)

 

L'une et l'autre, et ce n'est pas de la diffamation que le rappeler, avait une conception

pour le moins personnelle de leur mission.
Dois-je rappeler la déontologie en accordéon de la Belge et du cucurbitacé?

Madame O interviewant en aboyant le dernier ministre du Shah d'Iran dans sa cellule peu

avant son exécution et le père Poivre ramenant d'un reportage un enfant ou fabriquant

une fausse interview de Castro montraient que le vedettariat leur était monté à la tête.

 

Je passerais rapidement sur les "ménages" de la pseudo "Reine Christine" sur ses réussites

éblouissantes (moins d'un an à la tête de l'Express, son épopée à RFI et tous ses mirobolants

salaires depuis 40 ans) tandis que je ne m'apesanterais pas sur ce que  l'affaire Botton avait

révélé à propos de la goinfrerie financière de Poivre et son sens de l'amitié une fois ses

amis à terre...

 

Glissons aussi sur la surréaliste et très "république bananière" interview de François

Mitterrand qu'Ockrent et Sinclair, femmes de ministres, avaient mené avec le minimum

de professionnalisme qu'on imagine.

 

Non, cette fois je voudrais parler de leurs "successeurs", Pujadas et Chazal. Parce qu'ils

font vendre du temps de cerveau disponible à Coca Cola ils se sont incrustés dans les jités

des deux principales chaînes de télévision françaises au point qu'on est surpris, quand on

allume le poste qu'ils existent toujours et soient toujours les présentateurs inamovibles de

la ratatouille informative de huit heures.

 

Ce n'est ni leur personnalité (incolore) ni leur talent (évanescent) qui les y a mis et maintenus

c'est leur capacité à débiter un robinet d'eau tiède avec un air concerné.

 

Je ne détiens pas la vérité et n'ai même aucune idée de ce que serait un ou une bon(ne)

journaliste de télévision pour présenter le journal télévisé.
Il ne me semble pas que ce journal soit une nécessité et j'imagine que, s'il devait être conservé,

il devrait être confié à des journalistes très jeunes et qui alterneraient avec d'autres tous

les jours de la semaine pour qu'il n'y ait pas cette vedettisation du speaker aussi ridicule

qu'absurde.

Mais voir ces petits marquis-es estampillé(e)s "vu(e)s à la télé depuis 20 ans" qui se sont

successivement prosternés devant tous les puissants du moment, de la publicité à la

politique en passant par les présidents de la république m'insupporte.
Mme Chazal a toujours été d'une souplesse d'échine qui lui confère aujourd'hui un

tempérament de carpette mondaine que ne lui cèle en rien son homologue masculin.

 

Il est vrai que la seule fois où Poivre a fait montre d'un peu d'audace il a été viré... ça n'aide

en rien au courage et à l'audace*.

Vivement un coup de balais salutaire et des têtes nouvelles pour remplacer celles qui,

hélas, trouveront toujours des esclaves pour s'en satisfaire.

 

Je vous avais prévenus: je suis de mauvaise humeur.

 

*Au début du quinquennat précédent Poivre avait dit à Sarkozy qu'il ressemblait à "un petit

garçon" au milieu des présidents de je ne sais quel G8...

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 07:10

J'ai eu entre les mains ce week end un très beau livre consacré à Picasso

et intitulé "Picasso et les écrivains".
Ce qu'il y a d'agréable avec Picasso c'est qu'il a été tellement prolifique qu'on

découvre toujours un dessin, une sculpture, une peinture ou autre chose

qu'il a réalisé et qu'on n'avait jamais vu.

Dans ce livre une grande partie des oeuvres m'étaient connues mais c'est

toujours un bonheur absolu de revoir Don Quichotte vu par le peintre

Andalou mais aussi le minotaure ou tant d'autres sujets d'inspiration

fascinants et si personnels dans leur interprétation picturale.

 

L'une des constatations les plus récurrentes lorsque l'on regarde une

sélection d'oeuvres de ce peintre c'est la richesse de l'inspiration.

Tout faisait sens et il rendait important tout ce qui l'inspirait.

 

On peut préférer certaines oeuvres, certaines périodes de sa vie de peintre,

certains sujets qui l'ont inspirés, certaines formes d'art qu'il a maîtrisés

mais on est frappé par la puissance de la réalisation et le génie

incontestable de l'artiste.Rien ne lui résistait et il embellissait ou rendait

palpable tout ce qu'il ressentait.

 

On pourrait rester longtemps devant les toiles qui nous plaisent (et qui

sont rarement les plus connues) et on se demande comment cet homme

avait autant d'idées et autant de moyens intellectuels pour les mettre en

oeuvre.

 

Qu'ajouter qui ne soit ni évidences ni banalités?

 

ceci:

Il y a quelques temps j'avais revu le très beau film de Georges Henri

Clouzot "Le Mystère Picasso" (1956) publié en DVD par Arte Video  et

Gaumont. Ce film admirable et méconnu permet de voir comment Picasso

créait et comment son art se donnait libre cours, le tout sous l'oeil vigilant

d'une caméra talentueuse et discrète que le peintre semblait oublier

totalement.

Ce livre, tombé entre mes mains entre deux averses, m'a (re)donné envie

de découvrir ce merveilleux peintre qui a marqué à jamais l'histoire de l'art.

 

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 08:38

Je reviens quelques secondes sur le lamentable épisode de la banane et de la guenon.

 

Il est quasiment impossible que vous ait échappé la vidéo de ces pauvres manifestants

aveuglés par leur haine et leur stupidité et qui ont laissé leurs enfants -dont la célèbre fille

de dix ans- crier: "Elle est pour qui la banane, pour la guenon" au passage de Christiane

Taubira.

Ces vociférations indignes rejoignent les horreurs qui sont dites ici ou là sous le manteau*

et d'autres qui ont été proférées sans fausse honte dans les cortèges anti mariage pour

tous. Je me garderais de généraliser mais nul ne peut nier que les manifestants

témoignaient  de bien peu de charité chrétienne mais bien plutôt d'un violent mépris de

caste et d'une intolérance indubitable.

 

Ce beau monde était habillé Cyrillus et Sergent Major mais trouvait ses mots

d'ordre dans des fosses d'aisance.

La seule conclusion à tirer de ce peu glorieux épisode est que nombre de personnes

ignorent encore qu'il n'existe qu'une race, la race humaine et que si leur couleur de

peau pouvait distinguer les hommes entre eux, la couleur de leurs yeux, leur taille, le

son de leur voix, la forme de leur crâne et tant d'autres détails le pouvaient aussi.

 

Scientifiquement, c'est prouvé, à partir du moment ou mâle et une femelle d'une espèce

peuvent procréer ensemble ils sont de la même race.

Alors je vois bien ce trait venant typiquement d'un raisonnement raciste qui voudrait que

les hommes à la peau noire soient inférieurs aux autres et "descenderaient du singe"

plus que les autres.
Mais nous descendons tous du singe! même les catholiques qui refusent Darwin!!

Quand à la supériorité des blancs il suffit de penser à Hitler, Staline, Djerzinski,

Himmler, Heydrich, Fouquier-Tinville, Carrier et tant d'autres bien blancs pour s'en

convaincre.
Preuve, s'il en fallait, de notre stricte égalité: les noirs ont aussi leurs génocides, leurs

massacres et leurs haines inter-tribales.(Les Hutus qui massacrèrent les Tutsis en

1994 étaient, tout comme eux noirs et catholiques).

 

Cette stupide gamine et ses parents irresponsables devraient être condamnés à

quelques heures de travaux d'intérêt public: une semaine ou deux aux restos du coeur

par exemple ou en soins palliatifs.

Je doute qu'ils persistent dans leurs grossièreté après cela.

 

*incroyable le "retour du refoulé" auquel on assiste malgré nous depuis que la fille Le Pen

a repris la franchise FN et que Sarkozy a fait une campagne présidentielle de second tour

 très à droite pour draguer ses électeurs. La parole semble se libérer, pour le pire.

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 07:05

Comme le public en général j'avais boycotté, sur la foi de mauvais articles, le film de

Nicolas Hulot (et Jean-Albert Lièvre) "le syndrome du Titanic" sorti en 2009.

 

Bien que ne le trouvant pas désagréable j'avais (et j'ai toujours) une prévention contre

cet ancien animateur de TF1, de la pire époque de cette chaîne -celle du temps de

cerveau disponible- qui donnait des leçons en accusant les trois quarts de

l'humanité et en se drapant dans les plis de la cape du chevalier blanc.

 

Ses émissions "Ushuaïa nature" étaient loin d'être indignes même si voir son animateur

dans tous les plans et sur tous les moyens de transport ou d'élévation inventés par

l'homme avait de quoi agacer.
La publicité omniprésente avant/pendant/après l'émission, les produits dérivés (jusqu'aux

livres qu'il publiait); tout cela concourrait à rendre l'homme à la coiffure de playmobil un peu

crispant.

 

Lorsque, grisé par sa célébrité il s'est avisé de donner des leçons d'écologie et de dire le

bien et le mal en matière d'environnement sa véhémence m'est d'abord apparue

insupportable.
Mais qui était-il pour supplanter les spécialistes et donner son avis sur la couche d'ozone,

l'extinction des baleines à bosses ou la déforestation?

 

Force a été de reconnaître qu'il ne s'agissait pas d'une lubie et que la passion était venue

avec l'expérience et que notre homme mettait sa notoriété au service d'une juste cause.

 

Avec la foi du nouveau converti il donna souvent plus de leçons que de conseils mais ses

combats n'étaient ni anodins ni indignes. Au contraire.

 

Ancien ludion médiatique il lui restait des accointances avec les médias et, parfois, il

dépassa la mesure comme aux Présidentielles de 2007 où il s'avisa de lancer un

ultimatum aux candidats à propos de l'écologie et de l'environnement. Cependant il

convient de reconnaître que, sans lui, cette préoccupation serait restée dans les

limbes.

 

Le film qu'il tourna en 2008 "le syndrome du Titanic" est à l'image de ce qui précède:

brouillon, parfois pénible, bénéficiant à certains moments d'images miraculeuses,

sans fil conducteur, avec des interviews en incrustation qui peuvent complètement passer

à côté du sujet, manquant d'explications et surtout d'une noirceur qui donne envie de se

noyer dans ces eaux immondes qu'il prend un malin plaisir à filmer.

 

On sait tous que notre consommation et que notre mode de vie nous conduisent au chaos

et à la ruine. On devine que l'humanité disparaîtra si elle n'est pas capable de s'amender

et nul n'ignore que ce que nous infligeons à la nature est irréversible mais peut-être y a

t'il un autre moyen de le dire et de le redire que ces commentaires grandiloquents et ces

mises en accusation du spectateur qui, du simple fait qu'il regarde le film, montre qu'il

est un peu plus concerné que les autres.

Je n'appréciais guère Nicolas Hulot en animateur volant sur son ULM je ne l'apprécie

guère plus en imprécateur véhément. Mais je respecte son combat et considère qu'il

est un des rares révélés par la télévision et qui en est sorti grandi.

 

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 06:26

Vous avez détesté le père? vous détesterez le fils. C'est en gros le système de pensée

de ceux, et ils sont nombreux, qui se réjouissent du pas de deux que vient de faire

le jeune humoriste qui renie sa signature d'une pétition de clients des prostituées qui,

effectivement, ne brillait ni par son élévation de pensée ni par son élégance.

 

Evacuons tout de suite l'ombre de Bedos le vieux, qui a été drôle un temps mais est

devenu avec le temps un connard aigri, archétype du militant haineux et sans nuance

qu'a admirablement décrit Hervé Algalarrondo dans "les beaufs de gauche" paru chez

Jean Claude Lattès en 1994, exécution définitive et sans appel.

Par gentillesse aussi ne parlons pas du "comédien" Bedos qui restera à jamais le fils

de Marthe Villalonga dans "Un éléphant", c'est à dire un franchouillard miteux, qui n'a

tourné que dans des daubes commerciales.

Au théâtre il a joué dans une adaptation de l'ennuyeux Brecht et en a retiré une sorte de

justification personnelle un peu pathétique.

 

Nicolas Bedos est bien plus subtil que son père et, s'il en a hérité une vraie méchanceté

la sienne est drôle et ne frappe pas que d'un côté mais tous azimuts.

 

Il faut le voir, souriant et sympathique, "allumer" tous et tout le monde avec des formules

ciselées et qui paraissent pourtant souvent improvisées et qui font mouche à tous les coups.
Car il est spirituel, cultivé, original et somme toute pas "vraiment" méchant. Il sait donner des

coups mais aussi les retenir pour ne pas devenir aigri ou systématique.

Par contre on sent chez lui, preuve de sa jeunesse et de sa sensibilité, qu'il ne sait pas

encore encaisser et déplaire.

Il voudrait griffer, rosser, gifler, mordre, frapper, agresser mais qu'on l'oublie aussi vite.

On devine chez lui la douloureuse surprise que lui causent encore ses victimes lorsqu'elles

se rebiffent.


Chaque fois que je l'ai vu ou lu j'ai succombé à son charme et à ses vacheries car il est

irrésistible.


Alors sa signature au bas d'une pétition... Il n'y a bien que "Libération" et son équipe de

vieux gauchistes mal repentis pour la blâmer.


Disons qu'il a signé sans lire et que c'était un acte dadaïste!

 

En tous cas, par rapport à des Didier Porte, des Guillon ou des Gaspard Proust on sent

une sorte de jubilation à être soi qui emporte tout.

La seule chose que n'a pas ratée le vilain Guy Bedos c'est son fils!

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 07:08

Grande nouvelle dans le landerneau politico-journalistique! des semaines qu'on nous

bassine avec l'alliance du Modem et de l'UDI, de l'accord entre Plic Borloo et Ploc Bayrou.
Mais, grands Dieux!, qu'est-ce qu'on en a à faire de ce contrat entre deux has-been qui

ne représentent qu'eux?

Trois fois candidat à la présidentielle Ploc s'est pris une branlée magistrale à sa dernière

tentative et, en suivant, n'a pas réussi à être député de Pau après avoir raté la mairie...
Plic, quant à lui, a été (si peu!) ministre de Nicolas Sarkozy.  Celui-la l'a roulé dans la

farine pendant 5 longues années.
A la fin du quinquennat, humilié et essoré, le brave Plic pensait être lui aussi candidat à

la présidentielle et en a été dissuadé par l'ex président. Quel homme! quel courage!

 

Question nouveauté les centristes se posent là: en 1978, pour concurrencer le RPR de

Chirac, ils avaient crée l'UDF qui comptait en son sein des personnalités aussi éclatantes

que Jean Lecanuet, François Léotard ou Pierre Méhaignerie. Des cadors quoi!

L'UDF soutenait alors le président Giscard  qui rata sa réelection ce qui précipita la fin de

ce conglomérat de chapelles centristes . Persuadés que Balladur leur servirait la soupe

ils se rallièrent comme un seul homme à sa candidature en 1995. Avec le succès que l'on

sait.

En 2002 Juppé absorba le tout en une UMP dominatrice. Déchirement chez les centristes:

des "têtes" comme Hervé Morin lâchent Ploc*.

 

Les centristes sont vélléitaires et non avenus. Ils ne représentent pas grand chose et

leur corpus programmatique n'a pas de colonne vertébrale.

Plic et Ploc espèrent se neutraliser l'un l'autre et profiter du discrédit du PS de François

Hollande et de la droite "décomplexée" de Copé.

C'est un calcul qui vaut ce qu'il vaut.

borloo_bayrou.jpg

 

Mais nous présenter ces deux vieilles bourriques de retour comme des poulains de

l'année il ne faut pas abuser.
Le centrisme a été dignement représenté par Raymond Barre qu'ils ont tous les deux

trahi. C'était le seul homme digne de diriger le pays parmi ces branques.

Bayrou ne supporte personne et personne ne supporte Bayrou. Borloo a des prétentions

présidentielles. Il n'y a que lui qui y croit.

 

Et encore, pas tout le temps.


Plic et Ploc? on n'a pas fini de les voir se déchirer; il suffit d'attendre.

 

 

 

*Que faisait Hervé Mariton à cette époque? je n'ai pas réussi à le savoir. Il devait tisser sa

légende.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 08:11

Comme tout le monde j'ai vu ces désespérés marcher en groupe avec leurs bonnets rouges

et, dans un premier temps je les ai plaints et soutenus, du moins intérieurement.
Puis j'ai réfléchi et ai trouvé un peu étrange que ces gens soient en colère contre une taxe

écologique (que paieraient leurs patrons pollueurs, non?) et à cause de la fermeture de leurs

usines à cochons ou à poulets et leurs abattoirs industriels.
certes il y a l'emploi, l'emploi, l'emploi.
Mais justement... ces emplois mal payés, dans des conditions ignobles (vous y travailleriez

vous dans ces abattoirs? vous iriez dans ces usines à cochons puantes? dans ces poulaillers

où l'odeur le dispute au bruit? pour le SMIC et en faisant les trois-huit ou en acceptant des 

contraintes horaires inhumaines?

Dit comme ça on hésiterait à manifester derrière les inventeurs et organisateurs de ces

immondes complexe agricoles liés aux "mafias" de la grande distribution et de l'industrie

agroalimentaire.
Eux, qui doivent finir de payer la maison phénix et le crédit de la C3 n'hésitent pas: ils démontent

les portiques faits pour enregistrer l'écotaxe (prévue par Bruxelles et entérinée par MM Sarkozy,

le Maire et Fillon) et hurlent des slogans hostiles...à Ayrault et à Merkel.
Logique?

Continuons donc à produire du lisier en quantité industrielle, noyons le littoral sous les algues

vertes, continuons à massacrer des animaux pour n'en manger qu'une infime partie, ruinons

des régions et délocalisons pour refaire ça ailleurs...

Qui sait? en Roumanie ou en Tchékie on leur fourguera notre savoir-faire et ils produiront des

cochons et des poulets de batterie aussi "bons" que les nôtres!

La première partie du discours de Mélenchon est juste et je la partageais sans le savoir.
On peut avoir un bon diagnostic mais proposer des solutions aberrantes et c'est ce qu'il fait:

les syndicats Français ne représentent rien et ont une logique propre liée à leur survie.
Les "permanents" qui les animent ne pensent qu'à eux et à leur stratégie de pouvoir. Ils ne

sont pas plus dignes de confiance que les patrons bretons qui ont souillé à jamais cette région.

 

Mélenchon a raison de dire qu'une "Jacquerie" n'a pas d'avenir:  c'est ça qui est désespérant.

 

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:59

Parce que j'ai cité un prénom entier ou donné des clés qui permettaient à une

personne de se reconnaître on m'a gentiment mais fermement demandé de

rester neutre dans ce blog et de ne pas donner d'informations qui permettraient

d'identifier des particuliers dont je pourrais, ici ou là, être amené à parler.
C'est ce qui explique les **** après l'initiale du prénom ou du nom lorsque je cite

un ou une proche.


Personnellement je trouve cela inutile et ridicule si je pense au nombre réduit

de mes lecteurs mais je ne veux me fâcher avec personne et accepte la remarque.

J'évite donc de parler de personnes qui pourraient en prendre ombrage et je

résiste à donner des détails crus sur ma vie (ou celle de proches) -bien que

ce soit ces posts là qui explosent les scores d'audience- parce que j'ai un reste

de pudibonderie (je ne dis pas pudeur à dessein) et que je m'exposerais à

ces mêmes critiques.

Et pourtant...

 

J'ai lu récemment, presque d'affilée, deux livres d'Emmanuel Carrere*, un écrivain

bien considéré et qui ne fait l'objet d'aucune critique négative malgré un

exhibitionnisme sentimental, sexuel et mental dont je n'oserais pas copier ne

fût-ce qu'une page.
Voilà un homme de ma génération qui décrit sa libido en long en large et en

travers, qui décrit ses névroses en de longues digressions sans fard et qui

vampirise sa famille et ses femmes sans la moindre retenue.

Qu'on me comprenne je ne le critique pas de le faire (au contraire, j'admire sa

liberté) mais je m'étonne que ses livres ne soient pas parfois vus comme une

sorte d'exhibitionnisme littéraire. (Ce qui n'enlève rien à leur qualité, je le

précise).


Ce qui est admis pour un écrivain ne peut-il l'être pour un apprenti novelliste?

 

Les coucheries, les masturbations, les orgasmes et les jeux érotiques de

celui qui est publié en Folio seraient-ils d'une essence spéciale qui les

exempte de cette retenue qui est imposée à ceux qui ne font pas "commerce" de

leurs propre vie?

 

La chose publiée nimbe t'elle l'auteur d'une aura de respectabilité que n'aurait

pas l'article de journal ou le post d'un blog?

 

Pire, et c'est là que je veux en venir, les coucheries d'un écrivain seraient elles

admises et respectées parce que venant d'une "source autorisée"? les secrets

de famille des uns auraient droit de cité alors qu'il faudrait surtout taire ceux des

anonymes?

 

L'époque est à l'exhibition et aux "sex-tapes". Normal que les écrivains ou les

cinéastes se sentent obligés d'étaler leur libido et ses bizarreries (sans

bizarrerie une libido n'intéresse personne) à pleines pages ou sur grand

écran.

 

Mettre sa sexualité ou ses sentiments sur la place publique n'est pas mon

propos et, quand bien même je le souhaiterais,  je n'y parviendrais jamais.

Mais je suis, je le confesse, un peu agacé lorsque je lis que "sur Internet les

gens se lâchent" , phrase dont le mépris est sous-jacent.

Beigbéder, Carrere, Nothomb, Weyergans et tant d'autres; on accepte. 

Quelqu'un d'inconnu et qui maîtriserait  moins les règles de grammaire et

celles des milieux littéraires on refuse.

 

 

Emmanuel Carrere "D'autres vies que la mienne" et "Un roman russe".

Dans ce dernier roman une certaine "Sophie" a dû souffrir mille morts de

lire le compte rendu clinique de sa relation avec l'auteur, quand bien même

il aurait changé son prénom.

 

PS: vu "Inglourious Basterds" de Tarentino. Je suis passé à côté de ce

(très mauvais) film et pour la seconde fois à côté de ce génial metteur

en scène. Ce n'est pas difficile j'ai cru à une blague tellement c'est

mauvais.

 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:09

Le "Monde", magazine du samedi, est de plus en plus le journal de la "gentry"

parisienne.

C'est une revue qui n'hésite pas, comme cette semaine, (page 66) à conseiller

à ses lectrices une jupe à 2295€ et un manteau (Sonia Rykiel il est vrai) à 3365.

Les publicités et les articles qu'il contient sont, peu ou prou, de cette tendance

gauche-caviar très agaçante si on est salarié à moins de 8000€/mois.

Il vous propose donc un voyage en Nouvelle-Zélande (3349€) (page 117) ou de

"découvrir le vignoble Chilien" (page 108) pour 5100€.

Les vignobles bordelais ou alsaciens c'est sans doute trop plouc...

 

Mouloud Achour, l'idiot de Canal +, vous dévoile "son" Tokyo et un magasin de

consoles de jeux dont "des jeux introuvables qui peuvent atteindre les 20000

dollars" (page 82) et  on n'est pas surpris que l'on nous propose, de la page

61 à 64 un article sur le luxe masculin où l'on vante les qualités (dont on ne

doute pas) du Bottier sur mesure Berluti.

 

Il ressort de la lecture de ce supplément un sentiment d'effarement. Sur quelle

planète vivent les rédacteurs et les lecteurs de ce magazine?

Ces "happy people" savent-ils que la salaire médian en France correspond à

leur "argent de poche" d'une journée?

 

On nous parle de la Ferrari de Guillaume Durand que Jamel a "fracassée sur

un dos d'âne" (page 35) et de la conseillère de François Pinault... On est dans

l'entre soi chic et nanti, de gauche mais pas trop et tout ça est écoeurant comme

l'était sans doute la cour de Louis XV ou celle de Louis XVI.

Inconscient (ou pire conscient mais ne voulant pas le savoir) de l'état du monde

et du volcan sur lequel ils dansent ces privilégiés méprisants pourraient faire

la tête si la Place de la Concorde redevenait "de la Révolution" comme en 1791!

En perdant la leur Berluti et Durand n'auraient sans doute pas la classe des

aristocrates qu'on passait alors au "rasoir national"...Je plaisante mais les

manifestations bretonnes me semblent être grosses de menaces.

 

Qu'on ne se méprenne pas, je ne suis (et nous ne sommes) certainement pas

jaloux de Guillaume Durand ou des clients de Berluti dont on se fout comme de

l'an 40. Simplement je suis navré que de tels faux talents et vrais cons puissent

vivre à ce point coupés des autres.
Ce qui m'effare c'est la constitution d'une "élite" mondiale faite de sportifs, de

stars du show-business, de politiques et de journaleux qui abolissent les frontières

et vivent comme s'ils étaient d'une essence différente.

Et surtout qu'ils nous obligent à imiter leur moeurs et à adopter leur système de

pensées, à aimer ce qu'ils aiment et à critiquer ceux qu'ils n'aiment pas ou plus.


Jamel, dans le portrait de lui qui est fait par ce magazine creux, montre qu'il n'est

pas contaminé par ces affreux (même s'il les côtoie). Il se rappelle "les huissiers

qui sonnaient tout le temps à la porte à Trappes".
Par contre qu'il téléphone directement au Roi du Maroc ou qu'il ait l'oreille de

François Hollande montre que ce système est une réalité.

 

Les anciens du "Monde" et les lecteurs de ce journal (dont le fondateur Hubert

Beuve-Méry disait à sa rédaction de "faire chiant") sont à la peine et j'imagine

leur  dégoût devant ce supplément magazine minable.

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