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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 07:05

Le 1er janvier est souvent une longue journée morne. Peu de

personnes sortent de chez elles ou alors subrepticement pour

déposer leur sapin sur le trottoir et les bouteilles vides du

réveillon dans le container. (pauvres habitants de l'immeuble

ou des immeubles dont les fenêtres donnent dessus).
Chez soi on est plus ou moins à la diète: saumon, foie-gras,

écrevisses, huîtres et autres mets fin nous ont mis l'estomac

à l'envers.
Le coeur au bord des lèvres et la tête rigidifiée on lit le livre que

le père Noël nous a apporté, on range l'appartement ou la

maison que les agapes ont mis sens dessus-dessous, on

découvre les verres ou les assiettes ébréchées.

 

On passe aussi du temps sur les taches récalcitrantes faites

sur le tapis du salon. ("C'est un tapis persan, ça vient de Perse").
La poubelle déborde de papiers-cadeaux et de reliefs de repas

malodorants qu'on a pas le courage d'aller jeter.


On allume vaguement la télévision en maugréant contre les

informations tellement prévisibles (les douze coups sur Time

Square, les voitures brûlées à Strasbourg, les Champs Elysées

et Benoît XVI en papamobile sur la Place St Pierre...), on se

promet de dormir un peu (et on dort tout l'après midi) tandis que

les enfants, le chat, le chien, les perruches ou la girafe (rayer la

ou les mention(s) inutile(s) manifestent leur refus de ce coma

d'après-fête.

Le film que diffuse NrjD8A5, la chaîne qui monte, film animalier

de Walt Disney consacré à un lionceau très courageux devrait

occuper les enfants le temps qu'on dorme un peu...

Sinon le documentaire sur les filles exemplaires du Crazy Horse

Saloon fera l'affaire. Ou la rediffusion du "Corniaud".
On a fait quelques provisions et on les mixe avec les restes: le

plateau de fromage (sans celui qui en était la star), le blanc de

viande et les légumes défaits qu'on arrose copieusement de

Badoit ou de Périer.
On n'a pas le courage d'aller à la boulangerie: et si elle était

fermée?  En plus l'idée de voir qu'on a sorti la galette des rois

nous déprime.

Le fond de Madiran nous rend malade rien qu'à l'idée de le

boire.

On se rappelle les bons moments de la soirée, on la commente

en vérifiant qu'on a vu les choses de la même manière et on se

promet mentalement que ce bon cru 2013 on ne l'oubliera pas.
Et pourtant.... sur et certain que si  le 15 mars on nous demande

ce qu'on a fait le 31 décembre on ne se souviendra de rien.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 09:40

...alors la vie en société deviendrait insupportable.
Dans le film de Sydney Pollak "Tootsie" un comédien pénible au chômage se

fait passer pour une comédienne pour pouvoir obtenir un rôle.
Naturellement il reste un homme et tombe amoureux de sa partenaire de

feuilleton.
Laquelle (sans doute un peu myope) ne se rend compte de rien et lui fait ses

confidences.
Parmi celles-ci elle lui dit qu'elle aimerait qu'un jour un homme vienne vers elle

sans faux semblants et lui dise tout à trac qu'il aimerait coucher avec elle.
Notre comédien/ne la voit à une party et lui propose sans fioritures un rapport

sexuel. Evidemment la belle lui jette son verre à la figure et lui tourne le dos

dans une colère noire.

Ceci pour dire que si nous disions vraiment ce que nous pensons la vie serait

sans doute impossible.
Toute la journée, toute la vie nous arrangeons la vérité afin qu'elle soit acceptable

pour les autres et pour nous mêmes.
Le simple fait de répondre "ça va" à la question rituelle "Comment ça va" donne

le signal des mensonges qui de glissement en glissement finissent par devenir

la norme.
A une femme qui vous demandera, angoissée: "tu trouves que j'ai vieilli?" on

répondra par la négative même si, au contraire on pense qu'elle a pris un

coup de vieux phénoménal.
A un ami qui vous demandera si vous aimez sa nouvelle compagne on ne se

voit pas répondre: "Non, c'est une buse et elle te mène par le bout du...nez".
Et ainsi de suite.
Nous mêmes n'accepterions pas qu'on nous serve la vérité crue sans

aménagements destinés à la rendre acceptable.
"J'adore ce disque. C'est une merveille". L'autre "une véritable horreur tu veux

dire. Il n'y a que toi pour écouter des merdes pareilles".

Au boulot c'est pareil. Si on vous demande: "Comment tu as trouvé mon

intervention devant le comité" vous ne répondrez jamais: "nulle, c'était une

intervention d'une médiocrité pathétique".
Et au commerçant qui vous demande: "Elle était bonne ma côte de boeuf?"

il y a peu de chances que vous répondiez: "immonde, elle était grasse et dure

comme du sabot".

Hypocrisie? non, lubrifiant social indispensable.

Parfois on a une sorte d'intuition et on sent que l'interlocuteur ne pense pas ce

qu'il dit, qu'il cherche à vous amadouer ou vous faire plaisir. Mais on fait

semblant de croire ses salades et tout le monde est content.
Finalement le plus difficile est encore de rester sec et d'être incapable de

faire un des ces pieux mensonges qui arrondissent les angles.

Tu aimes ma nouvelle coupe de cheveux? j'ai acheté une vraie oeuvre d'art,

qu'en pense-tu? Ma fille fait une thèse sur la peinture pré-Raphaélique c'est

bien hein? tu viens avec moi voir le dernier Tom Cruise? etc etc.

PS: vous aimez mon blog?????

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 07:31

Il y a des cinéastes qui bénéficient d'une notoriété telle que même le temps

n'arrive pas à les atteindre.

Ils ne sont pas nombreux mais leur talent n'est jamais mis en doute et leurs

films sont qualifiés de chefs-d'oeuvre ad vitam aeternam.

 

Ils sont ainsi fêtés par-delà la mort et leur postérité est de celle qui ne

supposent aucune remise en cause.

Parmi ces "maîtres" Alfred Hitchcock est sans doute le metteur en scène le

plus célébré du monde.

Des "39 marches" au "Complot de famille" en passant par "La mort aux

trousses" ses films sont considérés comme des joyaux par à peu près tout

le monde.

Arte diffusait hier soir l'un de ces films connus comme le loup blanc "Dial M

for Murder" connu chez nous sous le titre "Le crime était presque parfait".

Tourné en 1954 ce film qui réunit Ray Milland et Grace Kelly est, si j'en juge

par le nombre de ses rediffusions, l'un des plus célèbres du réalisateur

britannique.
En le regardant j'ai été surpris par la lourdeur de la mise en scène, la rigidité

du jeu des acteurs et le côté "téléphoné" du scénario.

En d'autres termes c'est un film qui a affreusement mal vieilli. Il ne suffit pas

de dire qu'il est daté: l'histoire est compliquée mais tirée par les cheveux.

C'est du théâtre filmé et, pour tout dire, ce n'est pas passionnant.

Quand on revoit ces films qui ont valu une réputation flatteuse et mondiale à

Hitchcock on ne peut qu'être surpris en les regardant longtemps après: Ainsi

ce sont là ces chefs-d'oeuvre qui ont suscité ces milliers d'articles laudatifs et

ces livres qui ne le sont pas moins?

"Le crime était presque parfait" mais aussi "Frenzy", "Marnie" ou "Fenêtre sur

cour" étaient peut-être novateurs au moment de leur sortie: aujourd'hui ce ne

sont plus que des pensums vieillots.
J'aimais bien Hitchcock et trouvait ses films très intéressants. "Psychose"

me semblait formidable tout comme "L'homme qui en savait trop". Après avoir

regardé "Le crime était presque parfait" je ne regarderais pas les autres

que pourrait diffuser la télévision. Autant rester sur une bonne impression!
Un visionnage pourrait m'occasionner la même déception qu'hier soir.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 08:12

Il y a quelques années maintenant lorsqu'on était invité à dîner on

n'échappait pas aux verrines ou aux smoothies (à moins que ce

ne soit la même chose?).
Un verre effilé contenant une mixture indicible. Le "jeu" consisait

à les reconnaître et à décrire l'assemblage.
Roquefort-purée de marrons, asperges-citron ou fond d'artichaud

poivrons; plus c'était improbable, moins vous trouviez les ingrédients

et plus la maîtresse de maison jubilait.

Aujourd'hui ce seraient plutôt les légumes venant de la planète Mars

qui font le succès (relatif') d'un repas. Panais, topinambours, carottes

violettes ou jaunes, pommes de terres noires... plus c'est insipide

mieux c'est.

Bizarres ces phénomènes de mode. Il n'y a pas qu'en cuisine qu'on

les rencontre: cette année on voyait partout un objet rond ou ovale,

contenant un filet grossier et décoré de plumes et de perles.
Doctement on vous expliquait qu'il s'agissait d'un chasse-cauchemars

indien. (comprendre venant d'une tribu sauvage d'Indiens

d'Amérique). Moi, je veux bien.

Des cours de récréation au salon cossu règnent ainsi temporairement

des objets utiles ou pas, de décoration ou pas qui sont lancés par

un responsable marketing qui a du nez.
Heureusement ces modes souvent ridicules se terminent rapidement

et, vous l'avez constaté comme moi, on ne vous acceuille plus avec

des vérrines mixées de choucroute-vanille de Madagascar.
C'est déjà ça!

 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 08:23

Un autocollant proprement stupéfiant fleurit ici et là dans la bonne ville

de Toulouse.
Je l'ai surtout vu aux abords du Pont St Pierre et de la Basilique Saint

Sernin, sur des mobiliers urbains la plupart du temps.
De mémoire il y est écrit: "Jesus est le Seigneur de cette ville". Jesus

est écrit en rouge et Seigneur souligné d'un gros trait noir.
Je ne connais pas le Jésus dont il est question mais ai été surpris

que sa fonction me soit annoncée de cette manière.
Naïvement, bêtement même, je pensais que le "Seigneur" de cette

ville était son maire, l'épatant Pierre Cohen, à la limite Pierre Izard

ou Martin Malvy, respectivement  Grand Manitou du Conseil Général

de Haute-Garonne et du Conseil Régional de Midi-Pyrénées qui se

comportent parfois en puissances médiévales et auraient donc pu

être les Seigneurs de la ville.
En y réfléchissant un peu Rémy Nauleau et ses 4 ou 5 centres

Leclerc peut aussi prétendre au titre.
Plus sérieusement, à la tête de l'orchestre national du Capitole

l'élégant Tugan Sokhiev a la légimité du talent pour prétendre à cette

seigneurie.

Mais je cesse là ces digressions stupides...
J'ai bien compris qu'il y a, en ville, un ou plusieurs illuminés qui se

déplacent les poches gonflées d'autocollants débiles et qui les

disposent partout où ils peuvent (quelquefois à l'envers!) pour nous

transmettre leur bêtise et leur superstition d'un autre temps.
J'ai pensé à cette pauvre folle, une vieille dame indigne qui hurlait

dans les rues que Dieu allait tous nous frapper de l'avoir négligée.
Le Dieu auquel elle se référait était à l'image de tous les autres:

vengeur, cruel et implacable.

Depuis ma première séance de catéchisme je me pose la même

question: pourquoi ces religions réputées tolérantes ont-elles des

fidèles qui le sont aussi peu?

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 08:43

Les fausses-valeurs abondent et j'ai suffisamment de mauvaise foi et de méchanceté pour les dénoncer, même lorsqu'elles arborent des airs bonasses comme Frédéric Lopez.
Dans un temps où presque systématiquement l'on fête les plus hypocrites ou les plus sournois des guignols,  Stéphane Bern ou ce Lopez  trustent les ondes alors que leur légitimité repose sur une imposture avérée.
Prenons le Lopez en question. Il s'agit là d'un "loup déguisé en chien de berger". Mielleux comme le Sabatier des débuts, consensuel comme Drucker, bateleur comme un Pierre Bellemare et creux comme Patrick Sébastien; le présentateur de jeux et d'émissions s'est trouvé un créneau d'où il est inexpugnable.
Pensez donc! il accompagne des stars au rabais dans des contrées éloignées et fait filmer (et monter) les images de ces "chocs culturels".

Zabou Breitman est bien sympathique mais la voir apprendre des chansons de Brassens à des "bons sauvages" représente, qu'on le veuille ou non, la quintessence de la bêtise et du néo-colonialisme qui ne dit pas son nom.
Muriel Robin, Gilbert Montagné et d'autres stars immortelles et connues pour l'élévation de leur pensée et l'universalité de leur oeuvre se sont prêtées à cette mascarade télévisuelle qui bat les records d'écoute.


Faut-il que les valeurs soient inversées pour que soient plébiscitées des daubes consensuelles qui n'apportent rien à quiconque sauf des retombées sonnantes et trébuchantes à l'animateur, sa société de production, la chaîne qui exploite jusqu'à la corde le concept et, bien sur les annonceurs publicitaires qui en profitent pour nous vanter les mérites de produits à l'huile de palme.

 

Sincèrement... Que Mimi Mathy découvre les pygmées et réciproquement en quoi ça apporte du carburant à la réflexion et à l'intelligence?

Un documentaire bien filmé est infiniment moins roublard et plus apte à nous faire découvrir l'altérité et susciter la réflexion.
Ce Frédéric Lopez, qu'on voit et entend partout et qui trouve des qualités successives à Annie Cordy ou BHL est exactement ce que la télévision sait le mieux produire: des baudruches sans foi ni loi.
L'éprouvant Delarue n'est pas froid que s'avance un autre "gendre idéal" que la ménagère de moins de cinquante ans adore adorer.

La télévision reste cette boîte à conneries qu'un autre temps aurait désigné comme le vrai "opium du peuple".

La famille de spectateurs de Gentilly ou d'Angoulême "rêve" en voyant Timsitt découvrir une peuplade décadente mais si courageuse. Chut, ne brisons pas son sommeil éveillé....

Message Personnel:

J'aime énormément une non-ménagère d'un tout petit peu plus de 50 ans qui aime "Rendez-vous en terre inconnue".

 

 

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:35

Ce matin une petite vieille de 91 ans m'a confié qu'elle était fâchée avec

son fils de 66 ans.

La tante de ma mère a réussi un exploit: mourir à 99ans 11 mois et 3

semaines, soit 1 semaine avant la "fête" organisée par ses enfants, ses

petits enfants et ses arrières-petits enfants pour ses 100 ans.
Personne n'a pensé qu'elle n'y était pour rien!

Les "vieux" sont ainsi: au lieu de se ratatiner en silence dans leur coin

ils réclament le droit à l'orgasme et revendiquent celui de vivre comme

bon leur semble jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer ne vienne siffler

la fin de a récréation.
Méchants, pas beaux, égoïstes, jaloux de leurs enfants et ne ratant jamais

une occasion de gâcher la vie de leur entourage les vieux d'aujourd'hui

refusent catégoriquement leurs cheveux blancs et l'image de papy-gâteaux

qu'on leur collait il y a deux ou trois décennies.

Les vieux conduisent (mal), consomment (surtout des médicaments) et

prennent les transports en commun.
C'est même là leur occupation principale. Ils semblent se donner des

flashmobs dans les gares, les stations de métro et les arrêts de bus.

Ils passent leur vie dans les transports en commun et choisissent de

préférence les heures de grande influence pour le faire.
Ils connaissent la Loi de Murphy dite aussi de "l'emmerdement maximum".
Papy et Mamy font aussi leurs courses aux heures où vous les faites et

adorent squatter les administrations.
Allez à la poste, aux Impôts, à la Sécurité sociale: on dirait que les

pensionnaires des maisons de retraite voisines s'y sont donnés rendez-vous.

Finalement si vous ne voulez pas être dérangé par ces êtres chenus à

canne ou déambulateurs il ne reste guère de solution: la piste noire de

ski alpin, la patinoire, la Fnac au rayon Hard Rock et, peut-être, la grande

surface du sexe dans la zone industrielle.
Je sais, j'exagère. Mais je sais de quoi je parle: la dernière fois que j'ai

demandé à mon fils à partir de quel âge on était vieux il m'a regardé et

dit: "Oh, à cinquante et quelques années, pourquoi?".

A propos de vieux le père Noël, censé passer ce soir, me semble pas mal

dans son genre: déguisé de manière grotesque hors période de carnaval,

il se fait photographier avec des enfants, leur offre des bonbons ou des

cadeaux, circule sur un traineau tiré par des rennes qui volent et ne travaille

qu'une nuit par an.
Je ne suis pas gérontologue mais j'ai diagnostiqué sans peine un début de

démence sénile avec hallucinations et explosion de la libido.

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 08:37

Allons! dans ce pays la moindre information devient polémique. Le beau

Depardieu, l'immense Obélix  s'installe à 2 km de la frontière Française

côté Belge et on a une nouvelle affaire Hernani!

Les plus grands cerveaux du moment, Jean-Marc Eyraud, Brigitte Bardot,

Gad Elmaleh, Catherine Deneuve et la mirifique Josée Dayan montent au

créneau, pour enfoncer le divin acteur de "Mammuth" ou l'encenser, c'est

selon.
Du calme les people, l'extraordinaire interprète de "Olé" reviendra devant

les caméras pour l'épisode 43 d'Astérix, "Astérix à Notre-Dame des

Landes". Il aura le César et la toute nouvelle Ministre de la Culture,

Ségolène Royal nous dira tout ce qu'on doit à l'inoubliable interprète du

"Camion" de l'éprouvante Duras.

Que le Jean-Claude des "Valseuses" et le Bob de "Tenue de soirée" vote

pour Sarkozy avait déjà surpris. Qu'il quitte son pâté d'immeubles du 7ème

pour planquer ses sous chez nos voisins belges étonne encore un peu.
Quand il trouvera des qualités au discours de Marine Le P*** on ne

s'étonnera plus. Question d'habitude.

 

Une autre personne, elle aussi charmante, va connaître les affres de la

recherche d'emploi et les attentes au Pôle Emploi. La délicieuse Audrey

Pulvar est victime de la vindicte du méchant patron des "Inrockuptibles",

une revue sur papier glacé au moins aussi intéressante que le bulletin

philatélique de Bruxelles-Sud.
Notre belle ex- égérie du Ministère du redressement national, déjà

affectée par une rupture aussi violente que discrète avec l'exquis Arnaud

Montebourg se voit privée de son gagne pain.
Comme Caliméro, mais avec des lunettes en écaille à 15000€ en plus

voilà la belle qui clame "C'est vraiment trop injuste".

Elle a raison, être exposée ainsi aux médias, voir sa rupture commentée

partout et son licenciement à l'avenant c'est épouvantable.

 

Autre merveilleuse icône de notre société Française Tapie, comme Cloclo

il est indestructible. On espérait que morts ils nous f.... la paix

même pas! ils refont  régulièrement les unes de l'actualité.


Je vais demander un visa pour la papouasie Nouvelle Guinée.

 

 

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 10:55

Je vais encore piquer un coup de sang. J'ai entendu une journaliste

dire, comme s'il s'agissait de Mahomet pour un Musulman: "Freud

l'a dit" (sous-entendu "Donc c'est vrai").


La bibliothèque Marengo a disposé sur une table une quantité d'ouvrages

consacrés à cet autre vieux barbu (j'allais écrire barbon!) qui, à l'inverse

de l'autre qui nous rase seulement les 24 décembre, nous ennuie tout au

long de l'année.

 

On ne se rend pas compte à quel point le langage et les pré-supposés

de la psychanalyse imprègnent les esprits dans notre pays.
Je pensais qu'enfin, comme il y a eu une déchristianisation ou une

décommunisation des esprits on avait remis à sa place, c'est à dire

celle d'une lubie envahissante cette pseudo-science qui a fait tant de

mal (et si peu de bien) à l'humanité.
Si elle a considérablement enrichi les charlatans qui l'exercent les

personnes qui s'y soumettent n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas

bénéficié de miracles.

La grande chance de cette imposture est sa quasi-sacralisation par

ses adeptes et la crainte mêlée de respect qu'elle impose aux autres.
Beaucoup, en privé, disent que la "cure psychanalytique" n'a pas eu

d'effets si bénéfiques sur leur état psychique mais ils ajoutent que

ce n'est pas parce que ça n'a pas "marché" avec eux que ça disqualifie

la méthode.

Avec de tels opposants le complexe d'Oedipe et autres farces ont des

années de sursis.

Ce qui me géne terriblement c'est que la psychanalyse infuse dans

la réflexion de tous et toutes comme le ferait un sachet de thé dans

de l'eau. Une grand partie des dogmes psychanalytiques a ainsi

essaimé des cabinets vers l'ensemble de la société où ils diffusent

lentement leurs stupides et invérifiables principes.
Pourtant, eût-il été écrit par n'importe qui d'autre que l'ancêtre libidineux

de Vienne "Psychopathogie de la vie quotidienne" serait considéré

comme les divagations d'un drogué ou d'un esprit dérangé.

Comme jadis Marx et Engels le barbu Autrichien est partout et dans

toutes les têtes et personne (ou presque) n'ose remettre en doute

et l'homme et sa théorie.
Personne? peut-être pas. Mais le tam-tam médiatique est moins

fort pour ceux qui veulent mettre à bas l'idole que ceux qui lui dressent

des couronnes de fleurs.

Mais si "Freud l'a dit", alors.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 06:47

Mon hebdomadaire d'actualité est vendu couplé à une semaine de programmes

de télévision.
Ce supplément se veut culturel si tant est que cette expression puisse avoir un

sens lorsqu'on la rapproche de la "boîte à conneries" qu'est le plus souvent la

télévision.

La semaine dernière l'insupportable Drucker faisait la couverture et une page

entière est consacrée à Ruquier cette semaine, ce qui indique bien les limites

du culturel de cette revue.
Lorsque j'étais jeune je trouvais hallucinant que Tino Rossi, Maurice Chevalier,

Fernandel et tant d'autres rescapés des années 30 tiennent encore le haut du

pavé chez Drucker ou ses devanciers.
A l'époque où les Anglais avaient les Beatles, Bowie ou les Kinks nous recevions

en grande pompe Enrico Macias, Sheila et tant d'autres lilliputiens...

Mais revenons à nos moutons:

Je me mets à la place d'un jeune d'aujourd'hui: les Rolling Stones (70 ans pour

le plus jeune d'entre eux) doivent correspondre aux "Frères Jacques" pour nous.
Annie Cordy, Delpech et Sheila et tant d'alertes septuagénaires qui continuent à

passer d'un plateau à l'autre, d'une émission de radio à une autre doivent lui

paraître antédiluviens comme le furent pour nous tant de vieillards radotants invités

obligés du "Grand Echiquier" et autres émissions pousse-au suicide.

On peut concevoir qu'Annie Cordy a aussi des impôts à payer, que Sheila a donné

son accord pour d'autres liftings mais pourquoi faut-il qu'elles soient encore invitées

d'émissions où elles sont accueillies comme si elles étaient à la tête d'une oeuvre

immortelle à inscrire au patrimoine de l'humanité.
Sur France Inter Annie Cordy (84 ans) a bénéficié d'une heure et demie de

promotion et je me demande encore qui l'a invitée et pourquoi.
Jean-Luc Hees est-il un fan transi de la créatrice de "Tata Yoyo" ou "Frida

Oumpapa"?.
Le présentateur de l'émission radiophonique avait, de temps à autres un peu de

recul mais laissait la vieille excentrique et incontrôlable chanter ses âneries sans

que personne ne se fasse la remarque que tout ceci était un peu pathétique.

 

D'une manière générale je me demande qui décide des invitations dans les

émissions et qui, dans les journaux, décide de chroniquer telle ou telle émission,

tel ou tel invité, telle ou telle "actualité".

 

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