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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 07:00

Entre le Canada et le Portugal il y a eu une mini-semaine en France et, décalage horaire oblige, une consommation importante de documentaires du National Geographic, de la chaîne Histoire (remarquable doc sur l'Histoire du Consulat et un autre aussi passionnant sur la "disparition" de Martin Bormann) et d'Arte.
Sur la chaîne Franco-Allemande une série "O.J Simpson, Made in America" en 5 parties de 60 minutes chacune, faisait admirablement et ingénieusement le parallèle entre le champion de football américain et le traitement calamiteux de la question noire par le pouvoir blanc.

Le sujet principal en restait cependant le procès pour double meurtre de ce sportif américain adulé par le pays et acquitté malgré des présomptions de culpabilités écrasantes.

Des images historiques incroyablement fortes et une histoire absolument passionnante d'un personnage lisse en apparence mais terriblement torturé à l'intérieur. Cet "Oncle Tom", comme on disait à l'époque du roman éponyme, des hommes et femmes de couleur qui adoptaient le point de vue des blancs et un comportement poli et servile à leur égard était en réalité infiniment plus complexe que ce qu'il laissait paraître.
Celles et ceux qui le connaissaient ou l'approchaient un tant soit peu décrivent un homme surprenant ("Je ne suis pas black, je suis O.J Simpson") à l'ambition frénétique qui composait un personnage auquel il a fini par s'identifier.
La condition des noirs aux USA, de la lutte pour les droits civiques des années 60 à nos jours donnait le vertige tant la différence de chances au départ est abyssale avec celles de la plupart des blancs.
Les agissements de la police ou de la justice donnaient l'impression que l'on parlait non pas de la première démocratie mondiale mais du Chili de Pinochet.
L'affaire Roodney King, du nom de ce mauvais garçon black lynché par la police de Los Angeles, filmée à son insu et dont les protagonistes furent déclarés non-coupables et relaxés à l'issue d'un procès où la totalité du jury était composée de blancs est hallucinante.

Le meurtre de sa femme et les procès faisaient l'objet d'épisodes extrêmement tendus où la surprise le disputait au dégoût.
Cet homme n'a pas été jugé pour ce qu'il a commis (ou pas) mais comme le symbole des noirs opprimé par des blancs. Ce n'était pas le sujet mais le pays entier l'a compris comme ça.

Les arguments bas de plafond (un avocat compara un policier à Adolf Hitler) l'emportèrent sur les faits et la justice.

Bien que niant pendant les trois quarts de sa vie sa "négritude" O.J Simpson lui dut sa liberté et un déni de justice.

Violemment rejeté par tous ceux (majoritairement les blancs) qui contestaient le procès et l'acquittement il devint littéralement noir et se mit à défendre une cause qu'il avait niée toute sa vie.

Le document montre à quel point cette question centrale du racisme est un cancer silencieux qui a miné, mine et continuera à miner la société américaine.

 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:00

J'ai été licencié en 2005. pour "Insuffisance de résultats". Après 20 années passées dans la société privée qui me remerciait ainsi un peu cavalièrement.

Avec le recul je ne lui donne plus (totalement) tort: on ne devrait  pas rester si longtemps dans une seule entreprise, même en occupant des postes différents.

Par ailleurs il serait vain de contester que je ressentais une lassitude réelle et que mes résultats professionnels étaient sur la courbe descendante. Pour parler clair je traversais un trou d'air et ni eux ni moi n'étions certain qu'il allait rapidement prendre fin.

A l'époque les moyens utilisés pour me faire quitter l'entreprise furent rien moins qu'élégants et c'est cette grossièreté qui me révolta et me poussa à la poursuivre pour un cycle prudhommal de 3 années dont je sortis exsangue mais vainqueur.

Le temps aidant je suis contraint de reconnaître que si, financièrement parlant, je n'ai pas retrouvé ensuite le niveau que j'avais alors atteint, les expériences professionnelles, les rencontres, les entreprises et les emplois occupés valaient largement la peine de ce renvoi un peu sec, certes, mais pas "injustifié".

(quoi que la raison majoritaire pour laquelle j'ai finalement remporté les Prud'hommes était cette fameuse qualification d'insuffisance de résultats")

Depuis cette lointaine époque mon licenciement ferait presque figure de lit de roses: on licencie en déménageant des usines pendant un week-end, par sms, par téléphone quand on ne propose pas des postes à 30% du salaire dans des contrées sympathiques mais fraîches comme la Roumanie.

"Up in the air", film de Jason Reitman avec George Clooney en homme qui vient licencier les gens pour le compte de sociétés qui payaient la sienne pour cette mission réussissait presque à le rendre sympathique!!!

La "flexisécurité", mot-valise employé par le Medef et les médias est intraduisible en jargon quotidien. Il regroupe ces idées de contrat de travail au rabais, de conditions de travail (horaires, lieux, périodes...) précaires et de salaires médiocres et non garantis.

Je ne nie pas (et j'ai commencé ce post par le dire) que certains salariés sont inadaptables, que d'autres sont dépassés et, enfin, que certains "n'y arrivent plus". Une entreprise doit faire du bénéfice et les salariés sont payés pour qu'elle y arrive. Il n'est pas anormal qu'un employeur sacrifie des salariés sur lesquels il ne peut pas ou plus compter. Ni qu'il ferme des sites peu rentables.

Ce qui l'est est de se servir des salariés comme d'une variable d'ajustement.

Sur le continent américain on peut être licencié le mercredi à 16H00 et retrouver un emploi le jeudi suivant, meilleur et mieux payé.
Si la "flexisécurité" conduit à ça je l'applaudis. Des deux mains!

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 07:00

Récemment, deux de mes "certitudes" sont tombées et -pour moi-, elles ont fait du bruit.

Sans avoir vraiment beaucoup réfléchi à l'affaire, depuis longtemps je prenais les personnes terrifiées par le fait de voyager en avion pour pas sérieuses. Je me disais qu'avec un effort de volonté elles pourraient vaincre cette peur mal fondée et que c'était souvent une crainte qu'elles auto-alimentaient.

Puis j'ai vu un petit garçon de 2 ans et demi paniqué dans un (superbe et ultra-moderne) ascenseur et j'ai compris que ces craintes n'étaient pas affectées mais innées. Que la volonté était impuissante à guérir cette phobie et que mon impatience était de l'intolérance.

Mea culpa!

J'ai oublié la seconde, ce qui me confirme que je ne suis pas doué pour l'autocritique.

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 07:00

J'ai aperçu, lundi, les 6 ou 7 députés communistes, derrière leur Leader charismatique Pierre Laurent et entourés d'une foule compacte* manifester à Versailles contre la tenue du congrès des députés dans la même ville.
Depuis 1917 on ne peut pas dire qu'on ignore ce qu'est et ce qu'a été le "socialisme réel". Les historiens les plus aveuglés par l'idéologie eux mêmes ont fini par avouer l'inhumanité et l'escroquerie morale de ce régime abject et criminel. Plus de 70 ans d'existence, des millions de morts, des souffrances abyssales, la confiscation de leur vie de tous ceux qui avaient le malheur de tomber sous le joug... tout cela est bien connu et, s'il fallait citer 3 livres pour s'informer sur cette calamité que fût la pseudo "dictature du prolétariat", "Le zéro et l'infini" d'Arthur Koestler, "1984" de George Orwell (ou "La ferme des animaux" du même) et "les Habits neufs du Président Mao" de Simon Leys auraient du suffire à en démonter la tragique supercherie.

Le communisme existe encore à l'état chimiquement pur en Corée du Nord: l'exemple est parlant!!

En France, les thuriféraires de cette idéologie furent plus royalistes que le roi, c'est à dire plus staliniens que Staline lui-même. Alors qu'ils n'étaient pas au pouvoir les purges et les évictions étaient monnaie courante. Pas un oukase de Moscou qu'ils ne mirent en musique sans se poser de question. On fonçait vers l'horizon rouge.

De ce parti qui pesait un quart de l'électorat au sortir de la guerre (un tour de passe-passe en fit le bénéficiaire) il reste 2 ou 3% de votants, croupion résiduel qui s'obstine à ne pas disparaître. Marie-Georges Buffet en est l'égérie.

Le "chef" actuel est le fils d'un ancien dirigeant stalinien caricatural de bêtise et ses collègues brillent par leur insignifiance.

Leurs idées et leur projet politique reste aussi insupportable que celui de l'extrême droite. pourquoi l'Etat s'obstine à soutenir sa presse moribonde? pourquoi le PS a t'il été si complaisant avec lui ces dernières années? que cherche à faire Mélenchon avec ces démocrates en peau de lapin?

 

* je plaisante!

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 07:00

Bénéficiant de temps libre non compté dû à des insomnies persistantes, elles-mêmes dues au décalage horaire je me retrouve en pleine nuit avec, devant moi, de vastes plages horaires à meubler.
Pas question de me faire plaisir avec de la nourriture: j'ai péniblement perdu 3 ou 4 kilos que je ne souhaite pas récupérer.
Il y a bien les épisodes de "Louie" mais bon...

Alors va pour LCP, la télévision parlementaire. Ce lundi 2H00 du matin diffusion d'un film documentaire consacré à Eva Braun, la compagne d'Hitler. Suivi, comme de juste, par un débat à 4 plus un animateur.

J'ai déjà aperçu cet animateur; une sorte de pivert entre deux âges, stupide et normalisé. Son "dada", hier soir, était de parler "d'histoire d'amour" entre le dictateur et la bécasse.

Son insistance à tout analyser à cette aune était parfaitement grotesque.

Les invités maintenant. Il y avait là un trublion qui avait écrit un livre sur la maîtresse du dément (dans lequel il se mettait à la place d'Eva Braun, si j'ai bien compris...) et une pièce de théâtre sur la même personne. On frôlait la monomanie!

Deux historiens, un homme une femme allemande, étaient d'accord pour dire qu'Eva Braun n'était pas (seulement) l'oie blanche qu'on présente depuis plus de soixante-dix ans mais une intime de la machine nazie dont elle ne pouvait ignorer les exactions, les horreurs et la violence. Tous les deux pensaient qu'elle avait sinon influencé du moins contribué à convaincre Hitler de continuer la guerre alors que tout était déjà perdu et qu'elle militait (sa mort en témoigne) pour que le III ème Reich se termine en apocalypse de violence et de chaos.

Alors c'est vrai, les films (souvent en couleurs) et les photos qu'elle a réalisés montraient une femme assez légère pour ne pas dire idiote qui minaudait pendant que le Moloch dévorait des vies humaines par centaines de mille. Les deux sont possible; Eva Braun devait être une écervelée nazie convaincue pour qui la mort et la destruction de l'Allemagne et des Juifs ne représentait pas grand chose. Sa passion pour le plus effroyable être humain que la terre ait supportée n'en reste pas moins impardonnable et dérisoire.

Vouloir en faire du "Gala" comme le présentateur aussi.

Hitler, n'en déplaise à nos contemporains, n'est ni Bachar Al Assad, ni Kadhafi ni Trump. Ce fut une calamité phénoménale dont la seule existence raya 60 millions de vies de cette terre par sa seule responsabilité. C'est dire si l'on se fiche des sentiments qu'il éprouvait pour la petite dinde qui dansait pour lui sur le balcon du Berghof....

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:00

La tablette Apple I-Pad est assurément un bel objet. Plat, lisse, froid mais doux elle en "jette" et ne perd rien de sa beauté une fois allumée: belles couleurs, bruits confortables, un parfait outil de notre époque.
Oui mais voilà.
Au risque de me répéter c'est un outil incompréhensible pour qui n'a jamais connu de machines Apple. Il faut passer par I-tunes pour y introduire de la musique et des photos, donner 20 fois son code (qu'on oublie tellement on en a pour tout et n'importe quoi) et finalement, une fois sur deux, on renonce tant cet outil épatant est finalement pénible et contrariant.
Personnellement j'ai renoncé car en un an je n'ai jamais réussi à supprimer une sélection de  photos qui a été téléchargée de mon ordinateur à l'insu de mon plein gré, photos choisies arbitrairement par l'I-Pad et que je n'aurais  certainement pas sélectionnées.

Même chose pour les musiques: je me retrouve avec des listes toutes faites de morceaux que je n'aime plus, de titres que je n'aime pas et tout est mélangé, le rock et le classique, le reggae et la chanson. Je déteste!

Je me suis acheté une autre tablette, plus basique, dont le fonctionnement semble, je dis bien semble, plus fluide. Elle a des réactions que je comprends et, si elle est un poil plus lente elle répond à mes attentes et ne contient que ce que j'ai expressément voulu mettre dedans.
Plus petite mais aussi plus "fonctionnelle" (je veux dire qu'elle glisse moins des mains et ne nécessite pas d'être solidement arrimée pendant utilisation) elle me réconcilie avec cet objet que j'avais vite déclaré inutile, superflu, bref, pour gogos et bobos.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:00

J'ai bondi hier soir en entendant le flot de critiques concernant Emmanuel Macron dans "C. Polémique" sur France 5. Ce président élu il y a moins de deux mois (2 mois!) concentre sur lui, ses méthodes, ses paroles et ses pensées des flots de critiques qui me paraissent extrêmement prématurées.

Monarque, despote, dingue de la communication, chef d'entreprise... il aurait tout pour déplaire aux éternels critiques qui regrettent sans doute l'heureuse époque de Chirac ou Mitterrand, pour ne rien dire des éclatants quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande..

Parlons-en de ces merveilleuses époques: a t'on oublié Anne Sinclair (épouse de Dominique Strauss-Kahn) et Christine Ockrent (épouse de Bernard Kouchner), donc toutes deux épouses de ministres de François Mitterrand l'interrogeant le rouge au front et avec des "pudeurs de gazelles" sur sa politique?

A t'on oublié Poivre ou Pujadas posant des questions insipides et faussement dérangeantes et regrette t'on ces mandats présidentiels?

Je ne dis pas que le président Macron a raison (ni qu'il a tort) de refuser cet exercice tellement ringard du 14 juillet où des journaleux posent des questions sans intérêt à un homme en représentation mais je lui laisse le choix de s'y prêter ou pas.
Il semble décidé à ne pas le faire; j'en prends acte.

Il aurait pu (du?) supprimer, en même temps ce défilé consternant des armées, survivance rétrograde et ridicule d'un temps heureusement révolu.

Le lui reprocher, comme France 5 hier soir est  la fois absurde et hypocrite. Les médias proches de la politique ne sont plus crédibles depuis au moins 30 ans et un président de moins de 40 ans peut effectivement décider de ne pas les affronter de peur de se déconsidérer. Macron chez Elkabach ou chez Bourdin les personnes qui réfléchissent considèrent qu'il faut l'éviter: la "vieille politique" y côtoie le vieux journalisme pour des Français aigris, haineux et nihilistes.

Le président a été élu pour 5 ans. Il commence son mandat. Le démolir pour vendre n'a aucun intérêt. Ceux qui se prêtent à cet exercice sont méprisables.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:00

Ce que les votes des électeurs n'ont pas fait on dirait que les députés s'en chargent!

Quelle jubilation.... le candidat Eric Ciotti à un des postes convoités et rémunérateurs de questeur à l'Assemblée Nationale se le voit subtilisé par bien plus malin que lui.Thierry Solère.

Ce dernier avait été exaspérant de partialité tandis qu'il gérait la campagne présidentielle de François Fillon mais avait dignement quitté la galère au moment des costumes de chez Arny's.

Trop c'était trop. Et ensuite il s'était fait discret.


Un autre poste de questeur, qui pareillement, était promis à cette baudruche pleine de casseroles d'Eric Woerth (décidément le prénom Eric est mal porté.... chez les Républicains) qui devait, comme une formalité, obtenir celui des finances n'est plus certain de rien. 

Je trouvais saumâtre que la droite, répudiée dans sa version sectaire, donne à des membres les plus significatifs de cette démarche des postes certes habituellement "réservés à l'opposition" mais pas forcément à ce qu'elle a de pire en rayon.

Et Woerth mais surtout Ciotti c'est la lie de la droite. Une opposition bête et bornée, des propositions politiques absurdes et un programme désolant. La connerie contente d'elle-même et qui avance avec son front de taureau.

Solère et les "républicains constructifs" viennent de rendre un authentique service aux oppositions en écartant deux des plus grotesques membres du club.

Et n'écoutons pas (trop) les tartuffes qui geignent que la majorité n'a pas à choisir son opposition. Comme s'ils se gênaient, eux!

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:00

Je me souviens d'un bon mot, exprimé à haute voix, d'un professeur concernant ma très grande difficulté avec les mathématiques: "Toi, tu comprends vite mais il faut t'expliquer longtemps". (Toute la classe s'était esclaffée et j'étais furieux d'être ridicule).

C'est vrai. En mathématiques je n'ai jamais entravé grand chose et, c'est authentique, je n'ai jamais compris comment j'ai obtenu une note suffisante au bac.

Sans doute ses officiants le donnaient-ils déjà à l'époque? l'Education Nationale devait déjà "réévaluer les notes".

Avec l'électronique-le net-la wifi et le matériel informatique je suis au niveau zéro moins.

Pas fichu de brancher mon lecteur MP3 sur la chaîne stéréo du Loft que j'ai loué à Montréal, ni de changer d'ondes: j'ai écouté une radio (assez) agaçante qui diffusait exclusivement du francophone. Quand j'essayais de changer je n'obtenais que du silence.

Mon fils m'a dépanné en me prêtant un haut-parleur bluetooth mais je n'ai pas réussi à en limiter le son! (mon fils non plus mais ça n'excuse rien!).

Pour regarder des séries ou des documentaires il a une CDthéque énorme qu'il bascule sur son écran géant. Là encore il m'a fallu une bonne semaine pour maîtriser les 12 ou 13 clics nécessaires. Et encore. je retombe parfois sur les images de paysages!

Il faut quand même dire que "Spotify", "Plex" et autres "Netflix" ne s'adressent pas à des humains qui ont commencé avec le mini K7 Philips.

Parfois, quand ma banque me parle de ne plus avoir d'argent et de tout payer avec mon téléphone, je me sens plus largué que Robinson abordant son île.

Quand mon fils dégivre sa voiture de chez lui (il vit au Canada, ce n'est pas un luxe contrairement aux portes de garage ou aux portails qu'on ouvre de loin), quand la tablette a mille et une activités potentielles et que je la limite à 3 ou 4 je sens bien que je ne suis pas en phase avec mon époque.

Alors j'achète une autre tablette (véridique) en espérant qu'elle sera plus simple que l'I-Pad que j'utilise à 0,02% de ses possibilités.
Et, un mois après l'achat, je ne suis pas plus avancé.

Alors la formule du professeur a évolué: "je ne comprends rien et il faut (tout le temps) tout m'expliquer.

Et pendant ce temps l'ordinateur bat l'homme au poker....

 


 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:00

J'avoue que je suis à la fois ému et heureux lorsque je vois des photos sur lesquelles je figure dans les "pêle-mêle" familiaux, amicaux ou même relationnels.
Que ma tronche figure au milieu de l'oncle Truc ou de la tante Plume est une satisfaction réelle et c'est avec un authentique plaisir que je constate ma présence, même sur une photo ancienne ou sur une photo inconnue et qui ne me flatte pas.

Voilà un des lieux où aime à se nicher mon égo!

Je me souviens que lorsque je travaillais dans telle ou telle entreprise qui communiquait par l'image je n'étais pas peu fier d'avoir été sélectionné pour la brochure publicitaire qui trônait dans le hall d'entrée, à l'accueil. Ma (sotte) vanité en était toute retournée.

... je crois que j'ai même conservé un ou deux de ces dépliants qui, s'ils me rajeunissent semblent sortis d'une machine à remonter le temps tant les détails font vieux. Téléphones avec fils, pas d'écran(s) ni de clavier sur les bureaux, papiers partout, chemises de couleur.... on dirait que je suis né sous Poincaré.

J'ai ressenti un pincement là, le jour où je me suis vu dans "un" journal local. Mon fils a réussi à m'humilier en paraissant dans "le" journal local, dans un article à sa gloire peu de temps après et j'ai les deux dans mes archives...

Je suis donc mal placé pour critiquer ces vieilles gloires qui collectent tout ce qui est sur elles, y compris dans des journaux peu glorieux.

 

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