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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 07:00

J'ai regardé, en différé, le documentaire implacable sur la décolonisation. J'ai constaté que j'en savais peu sur la "mission civilisatrice" de la France et guère plus sur la fin de  l'aventure.

On pourrait d'ailleurs écrire les mots "colonisation" et "décolonisation" au pluriel même si les grands traits qui caractérisent la présence française ailleurs ont été les mêmes: la certitude d'être dans son bon droit, l'aveuglement, la brutalité, la bêtise et l'incurie.

Certes nous n'étions pas les seuls et l'idée coloniale a été partagée par les grandes puissances d'alors tandis que chacun, Grande-Bretagne incluse, essayait de sortir de l'expérience le moins tragiquement possible.

Inutile de dire que "ça n'a pas marché". Est-ce utile de dire que la France s'en est encore plus mal tirée que les autres? les militaires, au sortir de la seconde guerre mondiale, ont appliqué les pires méthodes de celle-ci: destruction de villages entiers, politique des otages et des "collaborateurs" (qu'on abandonne une fois le combat perdu...), fusillades aveugles, "exemples", massacres de civils et usage d'armes monstrueuses (mines personnelles, napalm...).

La République n'est pas si "bonne fille" et peut, lorsqu'elle est acculée, se conduire en soudarde criminelle. Nos militaires galonnés ont de beaux habits et des gants blancs mais ils tuent (et font tuer) sans états d'âme.

"On" savait pour Charonne, "on" avait entendu parler de Sétif et de Madagascar et s'il reste une sorte de flou autour des "évènements d'Algérie" la brutalité de nos adversaires d'alors ne justifie pas les exactions de la France sur place.

Voir les discours de l'époque rendait en particulier de Gaulle et de Mitterrand nettement moins admirables. Quel acharnement, quelle stupidité!

Ce documentaire en deux parties (la seconde 1954-1962 était encore plus  insupportable et je n'oublierai jamais l'opération de "ratissage" en Algérie avec meurtres de villageois en direct avec balle dans la tête pour les achever) m'a ouvert les yeux sur une réalité qui, il faut bien le dire, ne m'intéressait pas beaucoup et dont on parlait très peu.

Les combats idéologiques interminables, les affaires ignobles (Georges Boudarel), les bonnes et mauvaises consciences et la  sensation qu'il n'y avait rien de beau à découvrir ont fait que le discours officiel est pratiquement devenu l'Histoire de la décolonisation.

Sans battre sa coulpe pour des faits qui se sont déroulés il y a plus de cinquante ans il est nécessaire et même indispensable de s'informer sur cette affaire et de ne plus véhiculer les mensonges d'état.

On le doit aux innombrables victimes des camps opposés.

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 07:00

Ce matin (mercredi 7 octobre) Léa Salamé m'est apparue sympathique. Et Charline Vanhonacker également. Pourtant, d'ordinaire, je ne les aime guère l'une et l'autre. La première pour son journalisme agressif et convenu la seconde pour ses rires de pintade.

Il faut dire que l'ineffable sénateur ("le mieux réélu de France") était une fois encore l'invité de France Inter et que cet homme qui ne doute de rien (et donc pas de lui-même) possède une langue de bois dorée sur tranches. C'est un discours qui ramène au temps de Georges Marchais, de Jean Lecanuet et du prince Poniatowski: une sorte de vision du monde prise dans le permafrost préhistorique.
Il enfile les lieux communs (et les approximations, les contre-vérités et les idées toutes faites) comme d'autres les perles. Avec lui l'immigration est "incontrôlée" ou "envahissante", ce que fait le gouvernement est lamentable et ses propositions (du sarkozysme de base) les seules aptes à "redresser le pays". Redresser est bien un verbe qui lui convient. Il sent sa sacristie.

Cet homme au physique de prêtre paroissial est, à l'écouter, "ami" avec la terre entière, arrêterait les massacres au Haut Karabagh, soignerait le Covid.19, redonnerait vie à l'Europe et j'en oublie. Rappelons, sans éclater de rire, que ce Monsieur est... sénateur de Vendée. Sénateur et Vendée donnent une inextinguible envie d'éclater de rire.

Et si l'on se souvient du soutien inconditionnel, total et définitif que Mgr Retailleau a apporté à François Fillon après les révélations de la presse sur ses rapports à l'argent public on a de quoi s'inquiéter qu'il puisse seulement s'imaginer président un jour!

Mais c'est ainsi, aujourd'hui un Retailleau pourrait devenir Président de la République et personne ne rit lorsqu'il l'envisage à voix haute. Ses nombreux amis de "Sens Commun" devraient l'y aider...

Personne? si et c'est tant mieux. Léa Salamé semblait avoir du mal à imaginer ce sénateur lugubre et rétrograde à l’Élysée tandis que Charline Vanhonacker se contenait encore plus difficilement devant cette idée. L'homme n'a aucun humour et encore moins le sens de l'auto-dérision. C'était rafraîchissant de l'entendre se vautrer.

 

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 07:00

Sur France Inter, le lundi 5 octobre à 9H00 et quelques j'ai entendu, dans "Boomerang", une émission "culturelle" qui ressemble par trop à celle de Claire Chazal dont j'ai dit ici tout le mal que j'en pensais (2/10) une interview étonnante de Thierry Lhermitte par Augustin Trapenard à propos d'une pièce de théâtre "Fleurs de Soleil" qu'il interpète, seul en scène, au théâtre Antoine à Paris.

Trapenard a d'abord cité Jacques Derrida à propos d'une forte sentence sur le pardon: "le pardon devrait rester exceptionnel et extraordinaire, à l'épreuve de l'impossible".

Le ton était donné, on n'aborderait pas le personnage de "Popeye" dans  "Les Bronzés"!

Je ne m'étais jamais intéressé plus que ça à Thierry Lhermitte et ai été surpris de découvrir un homme intelligent, profond, sage et bien dans sa vie. A des années-lumière de certains des personnages récurrents qu'il a interprétés tout au long de sa déjà longue carrière. Les médias l'ont cantonné dans le rôle du beau-mec rigolo (ce qu'il est, mais pas que!!) et l'invitent pour qu'il soit drôle. J'ai constaté que c'était réducteur; il vaut bien mieux que ça.

La pièce, inspirée par l'action de Simon Wiesenthal dans la découverte, l'arrestation, le jugement et la punition des responsables nazis les plus immondes tourne justement autour de cette notion de pardon si problématique dans ce cas et pour ces responsables là.

Toutes les réflexions de Lhermitte, qu'elle concernent la thématique de la pièce ou pas, étaient justes, paraissaient réfléchies et tirées d'une expérience enrichie par la réflexion. Le comédien a de l'humour et porte sur lui-même (et les autres comédiens) un regard juste et critique. Il dit ce qu'il pense et ressent et c'est intéressant.

...Quant à la pièce si son sujet était ardu ils en ont bien parlé et donnaient envie de prendre des places, séance tenante, pour aller la voir.

 

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 07:00

On ne se rend pas compte à quel point cette pandémie modifie en profondeur -du moins le semble t'il- une grande quantité de nos habitudes de vie.
Nous ne nous serrons plus la main et nous ne nous embrassons plus. Nous trouvons "normal" que quelqu'un désinfecte devant nous ce que nous avons touché ou même simplement frôlé. Nous ne nous cabrons pas lorsqu'un cerbère masqué nous intime l'ordre de nous passer les mains à la solution hydro-alcoolique.

Nous nous y sommes faits. Et ces gestes quotidiens répétés se sont imposés sans trop de mal. On regarde de travers une personne qui tousse ou éternue (et pourtant l'inconfort du masque est souvent le responsable direct), on se savonne hystériquement les mains au retour à la maison.

J'ai vu des objets apparaître qui n'existaient pas avant le COVID.19, une sorte de fourchette permettant d'allumer une lumière, appuyer sur une sonnette ou ouvrir une fenêtre entre autres.

Ce qui est plus pénible est la cohabitation avec des "intégristes" de la maladie. Je veux parler de ces gens qui voient le virus partout, qui ont inventé les gestes clôtures, beaucoup plus astreignants que les gestes barrières et qui vous font bruyamment des remarques si par malheur vous êtes en faute. Ceux-là je les déteste et vois en eux les agents impitoyables qu'ils auraient été à la Stasi ou au KGB. 

Je disais qu'on s'y fait à la longue mais les salles de cinéma vides et la désertion de restaurants où l'on n'a plus que le choix entre deux entrées et deux plats que l'on sélectionne sur son téléphone rend la sortie insipide.

Cette crainte de l'infection (pourtant anodine pour la plupart de ceux qui en sont atteints) doublée par la crise économique fait que la période est remplie d'anxiété et de mauvaise humeur.

Vivement que le vaccin soit trouvé!

 

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 07:00
En temps de guerre

L'Express, alors magazine hebdomadaire d'informations respectable, avait publié en léger différé une enquête terrible sur un crime "collatéral" commis par une troupe de reconnaissance constituée par cinq jeunes recrues américaines dans un hameau reculé des hauts plateaux du centre Vietnam.

Sans penser à mal, avec une bonne conscience qui en dit long sur les mentalités en temps de guerre, quatre d'entre eux kidnappèrent une toute jeune sud-vietnamienne (NB: rappelons que les États Unis  intervenaient au Vietnam aux côtés du sud), la violèrent à tour de rôle puis la poignardèrent en la laissant agoniser de longues heures.

L'un de ces Marines refusa de participer au viol et dénonça ses camarades. L'armée essaya de l'en dissuader puis le menaça pour finalement faire un procès  dont le verdict fut à la hauteur de ce qu'on attend d'un "tribunal militaire". Abjection, injustice et scandale étaient bien au rendez-vous.

Une tentative d'assassinat du seul soldat qui s'était conduit en "homme" (c'est à dire qu'il n'avait pas participé aux crimes de viol et de meurtre avec préméditation) avait même eu lieu.

Pour l'armée et l'opinion américaine de 1966 violer et tuer une jeune fille pendant une patrouille n'était pas si répréhensible que cela. "Salir" l'armée l'était infiniment plus.

Je suis retombé sur cette affreuse histoire par l'intermédiaire d'un beau petit livre de Daniel Lang intitulé "Incident sur la colline 192" (Allia éditeur). C'est un texte sobre, circonstancié, implacable et qui donne à réfléchir.

Brian de Palma avait tourné en 1989 un film relatant cette affreuse histoire,  "Outrages" avec un Sean Penn absolument odieux et un Michael J.Fox un peu léger. Ce film m'a tellement mis mal à l'aise que je n'ai jamais pu ne serait-ce qu'envisager d'en voir la fin ou de le visionner à nouveau.

 

 

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 07:00

Avant tout je remercie ceux qui m'ont fait remarquer qu'il fallait passer par "archives" pour avoir accès  aux posts quotidiens. A ceux-là je dis qu'il faut se connecter via:

http://bertrandp.over-blog.com

pour les trouver comme avant.

 

...Trump et sa femme sont donc positifs au COVID. Ce type-là est tellement too much que personne ne croit cette nouvelle péripétie de son invraisemblable campagne pour sa réélection.

Le débat à peine achevé (et quel débat! à faire passer ici la fille Le Pen pour quelqu'un de modéré maîtrisant ses nerfs et... ses dossiers!) Trump a trouvé de quoi tirer encore plus vers le bas des élections pourtant tragiquement caricaturales. Il insulte son adversaire politique, caricature grotesquement son programme, raconte n'importe quoi, ment effrontément, insulte les uns, déforme les propos des autres, soutient des positions intenables (les suprématistes blancs, les anti-avortement, les lobbys pro-armes...) il va jusqu'à mettre le signe égal entre des racistes et des américains choqués que les noirs soient des cibles policières).

Comme le faisait dire Audiard à l'un de ses interprètes: "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".
Les péripéties fiscales, l'eau de javel qui guérit, le COVID qui n'empêchera pas les fêtes de Pâques... ce président-là est une contre-publicité pour la démocratie en général et celle des États Unis en particulier. Ils paieront longtemps le fait d'avoir porté 4 ou 8 ans à la tête du pays un personnage au "moi" cabossé, à l'intelligence dévoyée et adepte du principe "la fin justifie (tous) les moyens".

Au bout de 4 ans il est comme le petit garçon de l'histoire qu'on nous racontait lorsque nous étions enfants. Celui-ci criait "au loup" sans raison et souvent. Les villageois rappliquaient et constataient qu'ils s'étaient dérangés pour rien. Le jour où le loup était effectivement là et s'en prenait aux brebis personne ne venait lorsque l'enfant criait "au loup". Trump raconte tellement de cracks que plus personne n'y apporte le moindre crédit.

...à part les 45% de soutiens inconditionnels qui le suivent contre vents et marées...

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 07:00
L'immense comédien, le génial François Damiens (!)

L'immense comédien, le génial François Damiens (!)

La buse et arquebuse Claire Chazal, longtemps reine de l'information prédigérée à la télévision fait comme le concombre qui faisait le même métier qu'elle et avec qui elle eut une liaison (pour ne pas faire mentir l'adage "qui se ressemble s'assemble") : elle s'incruste où elle peut, apparaissant ici ou là pour faire profiter un public navré sa de culture potagère. On sent que pour elle la présence d'une caméra est indispensable à sa survie.

La vieille journaleuse s'est spécialisée dans le renvoi d'ascenseur et fait dans le "culturel": entendez par là qu'elle sert la soupe aux 230 vedettes du pays, leurs alliés, famille et enfants.

Elle manipule avec un naturel confondant la brosse à reluire et s'est spécialisée dans le compliment redondant. Elle trouve tout bien, chaque invité (par qui? pourquoi?) vient faire sa promo et repart avec des caresses et des adjectifs bienveillants...

Chez elle tout se vaut. Huppert et Charlotte Gainsbourg, Picasso et Bansky.  Dernièrement cette potiche remplie d'eau tiède "recevait" (comme tout le monde la même semaine) un VRP du rire, un comédien au rabais, un rigolo de service appelé François Damiens qui était à l'affiche d'un film survendu.

La "conversation" a roulé sur les tags et le "street art". Mlle Chazal a demandé ce qu'en pensait la star du jour. C'était à se pisser dessus. Ce brave garçon à tête de gardien de square et son intervieweuse sortie des beaux quartiers devisaient sur les tags qu'ils trouvaient tous les deux passionnants. Le benêt ajoutait que les murs près de sa gare étaient recouverts de beaux dessins ("fait comme ça, avec des bombes de couleurs") sous l'oeil humide de Miss Chazal qui n'a dû, dans sa vie, ne voir de tag qu'en photo...

Pas sûr que là où elle vit ces "artistes" maculent les murs haussmanniens!

Et la bécasse de gloser sur Bansky "qui vaut plus cher que Picasso" (sic). L'imposture de ces gens-là.......

 

 

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 07:00

Je ne suis pas spécialement bégueule mais "Charlie Hebdo", "Hara Kiri", "Groland" ça n'a jamais percuté chez moi.

Avant ces monstrueux attentats je les ignorais et, si je ne leur voulais pas de mal je ne leur voulais pas de bien. J'ai toujours détesté Cavanna, Choron et Co et ne suis que très occasionnellement amusé par l'humour de "ces gens-là". Ce que je leur reproche? la provocation pour la provocation, un humour "sale", un manque total d'empathie pour ceux qui ne sont pas de leur bord et une vision désabusée et dégradante de la vie.

A ce compte les dessinateurs Reiser, Wolinski et Vuillemin font ou faisaient plus que me déplaire: ils me répugnaient. On ne peut aimer Sempé ou Vouch et rire aux Zapoï...

J'ai marché dans les rues de Toulouse après l'attentat qui a coûté la vie à la presque totalité de l'équipe de "Charlie Hebdo" et le referais aujourd'hui. Mais leur mort effroyable et inadmissible ne leur donne pas toutes les qualités. Or j'assiste ces derniers temps à une sorte de "sanctification" de  chacun d'entre eux. Quand j'entends Ali Baddou employer le mot "génie" pour qualifier Wolinski je sors de mes gonds. Un génie ce pornographe obscène qui dessinait mal et était obsédé du cul? Et pourquoi devrions nous subir sa veuve qui monnaie sa peine contre des espèces sonnantes et trébuchantes?

Je suis injuste, sans doute, mais cette larmoyante promotion de ses livres de veuve poignante ont le don de m'horripiler. Chacun des morts de "Charlie Hebdo" est ainsi devenu une vache sacrée post-mortem devant laquelle on dépose encens et fleurs parfumées sans oublier le passage à la caisse et la distribution de mouchoirs....

On invoquera bientôt Saint Cabu,  Wolinski, Bernard Marris. Un nouveau culte naît que le chef de culte Patrick Pelloux et les médias ont façonné au fil du temps.

Je dis et redis que les attentats contre Charlie Hebdos sont effroyables et qu'ils défient la démocratie et la liberté.

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 07:00

On critique parfois, je critique parfois ces objets branchés qui paraissent être un luxe inutile et que notre époque invente, fabrique et vend à des populations qui les adoptent plus vite qu'ils ne se démodent. (je pense par exemple aux poivrières lumineuses et électriques (sic!) ou aux ouvre-bouteilles électriques également)

Je dédaignais (tout en étant attiré) ces enceintes nomades bluetooth qu'on voit dans toutes les maisons bien tenues. Le son en est éblouissant et ils ont relégué les "chaînes stéréo" (midi/mini/larges) au rang d'antiquité et rendu inutiles l'achat de disques et de vinyls.

On les trimballe partout, ils peuvent passer des heures de musique sans donner de signes de fatigue, la qualité du son leur permet de séduire les mélomanes les plus pointilleux et ils se rechargent sur le secteur comme un téléphone.

Un abonnement à Deezer ou Spotify et l' enceinte se transforme en borne musicale qui ne prend pas de place. On m'a recommandé la marque "Bose", j'ai craqué et je ne le regrette pas.

L'évolution des lecteurs de musique, moi qui ai débuté avec le mini-K7 de chez Philips, me surprend et me ravit. Je n'en reviens toujours pas.

 

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 07:00

En entrant dans le petit salon de coiffure où j'ai mes habitudes j'ai senti que sa quiétude habituelle était bouleversée. Sur l'unique fauteuil à l'ancienne se tenait une jeune et jolie femme masquée.

Ce petit salon est, d'ordinaire, exclusivement masculin.

Cette femme avait une position étrange. En fait elle tenait entre ses bras un petit garçon d'environ deux ans qui n'aimait pas, mais alors pas du tout, qu'on le coiffe, qu'on lui coupe les cheveux et qu'on lui passe la tondeuse.

Moi j'adore qu'on me passe la tondeuse dans la nuque et le coupe-chou (surtout) sur les petits cheveux du cou.

Pour que l'enfant ne bouge pas trop la maman tenait son téléphone entre ses deux mains en montrant au petit des vidéos de "l'âne Trottro". Assise en équilibre sur cet imposant fauteuil, essayant de ne pas gêner le coiffeur tout en faisant cinéma et consolatrice d'enfant il n'était pas étonnant que la scène m'ait semblée curieuse en entrant.

Ayant rendez-vous et la coupe de l'enfant étant visiblement quasi achevée je pensais que ça allait être mon tour.... mais le coiffeur, trouvant sans doute la maman à son goût ajoutait fioriture sur fioritures et coup de ciseau dans l'air et jet d'eau sur le petit qui beuglait, cris dans lesquels je communiais: oui, ça avait assez duré, oui, le merlan "en rajoutait".

La maman se mettait en 4 pour calmer le petit monstre mais les décibels montaient et l'agacement avec eux. On ne tenait plus le petit Gabin dont on prononçait le prénom 80 fois en une minute.

En moi le duel classique se faisait jour: fuite/pas fuite?

Je remarque que souvent ces petits enfants pour qui Françoise Dolto ressemblerait à une sorcière médiévale sont élevés avec le souci de leur éviter au maximum les contrariétés.

Du coup c'est le voyageur du Paris CDG- Montréal Trudeau ou le client du coiffeur qui trinque, qui se tape l'âne Trottro et je le déplore!

 

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