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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 07:00

Il y a quelques temps quelqu'un dont les jugements, paroles et pensées comptent pour moi, Nicolas P*** pour ne pas le nommer, m'avait dit qu'il n'aimait plus lire des romans. Il avait poursuivi en disant que c'était une perte de temps et qu'un livre de fiction romanesque n'apportait rien. De lui qui avait tout lu (et relu, je pense au "Domaine d'extension de la lutte" de Michel Houellebecq) le propos n'était pas anodin.

Sur le moment je n'avais rien trouvé à (re)dire et avait été presque surpris de trouver fondé son raisonnement.

A près avoir rencontré d'autres personnes partageant ce point de vue je dois reconnaître que le seul véritable argument pour le contrer est le plaisir que l'on prend à lire un roman.

Plaisir d'imaginer les personnages, les lieux et les situations. Plaisir de s'identifier et de se mettre à la place des personnages. De faire marcher son imagination et de la laisser vagabonder.

Autre plaisir non négligeable celui de retrouver une intrigue après avoir laissé le livre quelque temps. Celui aussi d'anticiper l'action voire de la précéder.

J'ai parlé récemment ici du roman que j'ai aimé (basé en bonne part sur sa vie) de Jack London "Martin Eden". Nulle part mieux que dans ce roman je n'ai touché du doigt la solitude d'un individu par rapport au succès et l'incompréhension qu'il ressent par rapport à ceux qui l'adulent. Ni compris la frustration et le dégoût que cela peut occasionner.

Il est des sensations, des idées ou des positions qu'une fiction est plus à même d'expliquer qu'une étude fouillée et distanciée.

Le rôle d'un roman est, finalement, de dire l'universel en racontant l'individuel. Se retrancher derrière des personnages de fiction permet sans doute mieux de creuser les ressorts qui nous meuvent et de nous permettre de nous accaparer l'histoire et ceux qui la font.

Voilà pourquoi je continue à en lire, suis souvent déçu par le peu d'intérêt de certains mais pense que le roman est une composante essentielle de ce qui nous apporte la connaissance.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 07:03

La vilaine rouquine de l'Ifop et ex-patronne du Medef est, à mes yeux, le plus violent repoussoir de ses propres "idées". Laurence Parisot tient des propos qui ne sont pas seulement atrocement réactionnaires, elle les applique. De plus, pour arranger les choses, elle ne supporte pas la contradiction.
Hier soir, dimanche 12 chez Bruce Toussaint la diva du capitalisme brutal a coupé la parole, asséné des jugements de valeur, monopolisé la parole et insulté ses vis-à-vis avec la hargne d'une officielle devant des manants osant la contredire.

Manque de chance elle était opposée à Olivier Besancenot dont la parole est difficile à confisquer et dont les sourires et le calme montraient clairement que la véhémence des propos de l'ex-pasionaria  du Medef ne l'impressionnait pas.

A propos du mot "populiste" qui est la désormais la pire injure qui soit dans ce milieu et du fait que la dame Parisot en voyait partout Besancenot l'a laissée parler et, d'une remarque, lui a démontré qu'elle se contredisait. Les balbutiements d'icelle qui a eu du mal à reprendre le fil de son discours pourtant dix mille fois répété étaient un plaisir rare.

Le plateau était mal fait qui a vu, dans un climat haineux et de foire d'empoigne, s'affronter des personnes qui ne vivaient pas sur la même planète.

Lady Parisot voudrait le retour de l'époque des maîtres de forges et des ouvriers disciplinés et écrasés socialement tandis que Besancenot voulait des "luttes" comme la Commune de 1871.

Seul point commun de ces deux personnages politiques: leur rêve de société idéale est à prendre à la fin du dix-neuvième siècle.

On voit là qu'il y a un hiatus entre ces gens là et ce que vivent les Français ici et maintenant.

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:00

Ils me font (sou)rire ceux et celles qui s'égosillent à réclamer son programme à Emmanuel Macron.
Depuis très longtemps, depuis trop longtemps le programme électoral d'un candidat à la Présidentielle est un catalogue romantique et illusoire que personne, et le candidat moins que quiconque, n'imagine mettre en oeuvre.

Que l'on se souvienne des "110 propositions" de François Mitterrand, de "la lettre aux Français" du même, des programmes ahurissants de Jacques Chirac de 1995 et surtout de la  "lutte contre la fracture sociale", de ceux de Ségolène Royal et de son vainqueur Nicolas Sarkozy pour ne rien dire du dernier en date, François Hollande et le sien.

C'est un drôle de jeu de dupes que proposer un programme électoral qu'on ne respectera pas à des électeurs persuadés qu'il ne sera pas appliqué.

Chacun, en son for intérieur, sait maintenant (Alexis Tzipras et Syrisa sont passés par là) que la troïka infernale (FMI, BCE, CE) impose "sa" politique et que personne n'est en mesure de s'y opposer durablement.

Le Brexit côté Français n'étant pas à l'ordre du jour la politique que suivrait un Fillon, un Hamon ou un Macron serait sensiblement la même à quelques variantes (à la marge) près.

Emmanuel Macron l'a bien compris qui stopperait sa dynamique s'il venait à sortir du flou qui est volontairement le sien.
Bien qu'obsolète et absurde les "marqueurs" de droite et ceux de gauche ne peuvent être négligés. Sitôt qu'il sortirait de l'ambiguïté il perdrait des deux côtés.

Demander, sur l'air des lampions, à un candidat de se tirer une balle dans le pied à longueur de journaux est une posture. Tout le monde sait à quoi s'en tenir car Emmanuel Macron ne propose ni plus ni moins que la continuation du Hollandisme sans Hollande.

L'épouvantail est remisé dans la grange. Il faudrait être fou de l'en ressortir!
 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:00

Merci Lulu, pour la place de concert à la Halle aux grains que tu m'as donnée mercredi pour hier vendredi 10.

Au programme Mozart (concerto pour clarinette et orchestre en La Majeur) et Bruckner (symphonie n°4 en Mi Bémol Majeur) avec l'Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Josep Pons avec le clarinettiste Raphaël Sévère.

La salle est toujours aussi belle et le public toujours aussi élégant. Les spectateurs, tous âges mais même catégorie sociale de CSP+ sont animés par le même goût pour la musique.
C'est une comédie humaine que de les voir s'installer, se saluer, s'embrasser et d'observer en direct les aspects visibles d'une sorte de "fillonnisme"  provincial d'une bourgeoisie qui n'a pas dit son dernier mot.

Il y a des rites, que j'ai observés à l'Opéra ou ici et qui font partie de la soirée: les femmes (très) bien habillées et les hommes sobres mais chics, les jeunes filles genre "bal des débutantes" accompagnées par un "fiancé" balzacien, celles et ceux qui sont venus ici pour se montrer (les politiques locaux) et ceux qui sont venus pour les voir, ou mieux les rencontrer.

A chaque pause dans l'exécution de la musique la salle tousse et crachotte: l'épidémie de grippe s'éloigne tout doucement.

Un cérémonial venu des siècles passés se met en marche. les musiciens arrivent dans un ordre éprouvé. Ils sont tous en noir, frac pour les messieurs, robe pour les dames. Jeunes pour la plupart ils sont en harmonie avec le public et renvoient cette (belle) image de personnes distinguées partageant le même goût pour une musique qui élève.

Le premier violon arrive seul suivi du chef d'orchestre qu'accompagne le clarinettiste solo.
Un tonnerre d'applaudissements les accompagne tandis qu'ils rejoignent le pupitre.

Le clarinettiste, je l'ai lu dans le programme, a remporté un de ces prix télévisés qui font surtout plaisir au directeur d'antenne qui meuble ainsi une soirée ennuyeuse d'hiver. C'est un très jeune homme (20 ans?) au corps de catcheur dans un costume trop serré qui se contorsionne et fait des grimaces inattendues. Il remue son instrument comme aucun instrumentiste ne le fait. Rompant ainsi l'harmonie séculaire.
Le concerto pour clarinette est très connu et souvent entendu. Il l'exécute bien*. Rien à dire.

Par contre j'ai été agacé par les 7 rappels, le cabotinage non pas de l'instrumentiste mais de la salle, la longueur de l'acclamation, l'injustice (qui se lisait sur le visage de certains membres de l'orchestre) et, pour tout dire, par le côté "variété" de cette ovation abusive.

On a touché le grotesque quand, pour remercier des salves ininterrompues de bravos, le jeune prodige a joué un affreux morceau très court d'Igor Stravinsky qui venait là comme un chien dans une partie de golf.

Si même ces spectateurs, réputés exigeants, se mettent à faire du Nagui..

 

PS:* Sur "YOUTUBE" Regardez comment Nadja Drakslar interprète ce même concerto.

 

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:00

Grâces soient rendues à Vincent Josse qui, sur France Inter, avec sa "Récréation" (16H00 - 17H00) nous donne une des plus belles émissions de radio qui soit.

Diverse, surprenante, originale, inattendue mais toujours riche et généreuse, à chaque fois que j'ai pu en entendre un peu ou la totalité j'ai été conquis par tel ou tel moment.
Aujourd'hui j'étais dans la voiture et j'ai pu en entendre les trois-quarts.

Je n'ai pas tout retenu et des sujets m'ont plus passionnés que d'autre mais j'ai aimé la "Master-class" illustrée par des extraits des "Contes d'Hoffmann" d'Offenbach, l'interview du fabricant d'archers et la lecture, par Jean-Louis Trintignant d'une des fameuses "Lettre à Lou" de Guillaume Apollinaire. J'ai ralenti pour entendre cette voix qui disait si bien ce beau et puissant texte qui, à n'en pas douter, était le seul moment poétique de la journée.

J'ai aimé que pour illustrer le thème du jour, "l'amour", Josse n'ait pas choisi  ce grutier d'Alagna pour l'extrait de "Romeo et Juliette". Tous les autres (Radio-Classique.....) seraient tombés dans le panneau!

Il y a ainsi, de loin en loin et souvent d'un accès moins aisé que la "confiture sonore" à laquelle nos oreilles ont fini par s'accoutumer, des petites plages de plaisir et d'intelligence qui, si on est en état de les accepter,  font du bien et nous consolent.

Comme les coins à champignons ou à truffes, les bons films confidentiels ou les adresses de bonnes tables nous devrions les indiquer discrètement, pour les partager, à des personnes de qualités, des oasis où l'on pense réellement à occuper intelligemment notre "temps de cerveau".

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:00

Je n'avais jamais vraiment joué au billard (Français) jusqu'à cette semaine où je me suis lancé, pour voir. 10 heures de "cours" à un prix attractif.

Je participe à un cours collectif (nous sommes 4 plus le professeur) et les deux premières séances de 2H heures ont été intenses et très enrichissantes.

J'ai tendu l'oreille lorsque notre formateur nous a dit que jouer au billard c'est comme faire une partie d'échecs pour la concentration et le calcul et le tir pour la précision.

Il faut analyser la situation, réfléchir à son coup, l'exécuter sans faiblir et être parfaitement présent pour saisir les opportunités.

Un sport ou un jeu, une activité qui, à priori, n'est pas pour moi.

Surtout si, dès la première leçon, on parle beaucoup de géométrie. De géométrie et de physique. D'angles à 45°, de vitesse à donner aux billes et de configuration du jeu sur lequel on n'a que peu de recours.

Par moments je me désespère de mes propres limites.

heureusement, concomitamment le plaisir arrive, le plaisir d'essayer de bien faire, d'écouter et de voir que je ne suis pas si nul. Le plaisir enfin celui de faire quelque chose de nouveau.

Mes compagnons débutants semblent aux prises avec les mêmes difficultés, les mêmes incertitudes. Leurs réflexions et leurs questions trahissent ces pensées.

Le cadre est beau et élégant. 6 tables chauffées d'une belle couleur verte. des "râteliers" aux murs pour y accrocher les queues de billard. quelques affiches de compétition et ces fameuses lampes qui éclairent de près les tables. L'ambiance est discrète. Peu de femmes, peu de jeunes. des hommes murs de tous les milieux sociaux.

On parle doucement, le silence feutré n'est interrompu que par le choc ("carambolage") des billes blanches et rouges.

C'est, j'en conviens, une atmosphère très cinématographique et la salle de billard n'échappe pas, au cinéma, aux clichés faciles.

Je n'ai manqué aucune heure et ai fini la semaine avec l'envie de prolonger. Certes la difficulté est bien réelle et, une fois devant la table les théories sont compliquées à appliquer et les configurations jouables des billes invisibles. Mais c'est un jeu qui détend tout en faisant réfléchir.

Comme j'ai eu du mal à lancer doucement les billes, à tenir la queue de billard jusqu'après le départ de la bille, à ne bouger que l'avant-bras (et non l'épaule), à bien faire le chevalet (qui permet à la main gauche d'enserrer la queue de billard) et à me souvenir des méthodes de lancement en fonction de la position des billes.

 

 

 

 

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:00

J'aimais beaucoup Carole Laure. Une comédienne-chanteuse du Québec belle et sympathique. Je l'ai perdue de vue et on peut dire que ce n'est pas ma faute: elle a atteint le cap de la quarantaine et, dans les années 70-80, c'était un cap fatal. Elle est donc sortie des radars en fin des années 80.

Je l'avais découverte dans un drôle de (mauvais) film ("Sweet movie") où elle était une "femme-chocolat" au sens premier des termes puisque pratiquement nue elle nageait dans du chocolat fondant. Si je dis qu'elle jouait bien on ne me croira pas! et pourtant si: après ce départ en fanfare Carole Laure a connu une décennie de succès en tournant en France et ailleurs des films de qualité de l'époque. (traduction: des films pas regardables aujourd'hui).

On se souvient du film d'Alain Corneau "La menace" où elle donnait la réplique à Yves Montand et Jean-François Balmer et de "Préparez vos mouchoirs" de Bertrand Blier où elle n'arrivait au plaisir ni avec Depardieu ni avec Dewaere mais avec un ado insupportable.

Hum! on voit que tout ça est léger. Ses longs cheveux noirs, sa démarche et son accent Québecois adorable m'ont plus marqués que ses films.
Question chanson elle a chanté Leonard Cohen et son mari Lewis Furey. On retiendra aussi "Fantastica", une comédie musicale un peu perchée.
J'aimais bien sa version de "Save the last dance for me" ("Danse avant de tomber") et le clip qui va avec. (oui, il est sur Youtube)

Je me disais: "Tiens! que devient Carole Laure"? et quasiment simultanément je l'ai entendue sur France Inter samedi 4 février 2017. Toujours aussi agréable, son accent a repris le dessus et elle semble vivre plus à Montréal qu'à Paris.

Ouverte, dynamique et active Carole Laure a 69 ans aujourd'hui. C'est un miracle qu'une radio ait parlé d'elle!

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:00

On accepte la trahison d'un ami, l'infidélité d'une amoureuse, un licenciement abusif, un redressement d'impôts élevé mais on n'accepte jamais de perdre ses cheveux, de "prendre" (NDLR: à qui?) des kilos, de s'empâter, d'avoir du ventre, d'être moins beau. D'être moche.

Ne plus ou moins croiser le regard de biais d'une jolie femme qui passe sur le trottoir, de voir dans les transports en commun qu'on est devenu transparent, ça on ne s'y fait pas. On ne s'y fait jamais.

Au risque de friser la redite je dirais que le pire ce sont les cheveux. Quand, et ce fut mon cas, ils étaient beaux et épais, qu'ils se coiffaient et "m'allaient" bien et qu'on se retrouve avec infiniment moins de cheveux qu'on en avait on a la sensation d'avoir perdu l'indispensable.

Et encore.... je me plains mais j'en ai encore devant, et puis là, là et là aussi. Et là.

Ne coupons pas le cheveu en quatre: personne de censé ne désire avoir une tonsure et la calvitie va bien à tous les autres sauf à nous. C'est vrai, il y a de beaux chauves et le crâne rasé va bien à certains. A propos d'eux on peut se souvenir de la sentence d'Audiard sur les poissons volants: "Ils existent mais ils ne sont pas la norme"!

Je devrais la boucler: il y a pire que manquer de cheveux et c'est plainte de personne bien nourrie et pourvue du nécessaire que pleurer sa toison disparue.

C'est vrai. Mais quand même....

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 07:00

En famille il y a des choses (rarement à votre avantage) que vous avez dites ou faites et qui, bien que régulièrement réfutées restent inscrites dans votre légende noire. Qu'à 15 ans j'ai demandé à une de mes cousines de me montrer une partie de son anatomie m'a fait une énorme contre-publicité dans la famille à l'époque et le souvenir de cette "erreur" n'est pas estompé aujourd'hui encore. 
Pour avoir été un peu casse-cou à la même époque le village de campagne où j'allais en week end m'avait baptisé "le casseur de vélos". Je n'y ai pas remis les pieds depuis 20 ans mais sais que mon surnom m'est resté...

Les exemples sont nombreux de ces étiquettes collées et qu'on ne peut, bien qu'elles soit injustifiées ou exagérées, retirer.

Les médias procèdent comme la famille; ils donnent une image à un personnage ou à un évènement et ne reviennent plus dessus quitte à créer une légende de toute pièce.

Prenez Alain Juppé et sa condamnation: la main sur le coeur tous et toutes disent en regardant de côté "qu'il a payé pour un autre" (en l'occurence Chirac). C'est faux et archi-faux. La condamnation et les attendus du juge sont consultables partout mais rien n'y fait. Le maire de Bordeaux est victime de son dévouement.

Prenez Pierre Bérégovoy et l'affaire de son prêt immobilier à 0%: là aussi on regardera avec commisération l'interlocuteur en disant qu'il s'est suicidé "à cause de la campagne de presse contre lui". Là aussi les faits sont têtus et vérifiables. Bérégovoy avait contracté un prêt important pour s'acheter un grand appartement dans le XVIème arrondissement auprès de l'ami véreux de Mitterrand Roger Patrice Pelat et cela sentait le renvoi d'ascenseur dans l'affaire Vibrachoc-Triangle. Un taux à 0% les Français en rêvaient...
De plus les législatives avaient laminé le PS et celui-ci en rejetait la faute sur Bérégovoy qui avait fait une campagne nullissime et détenait un bilan affligeant.
Enfin, depuis son départ de Matignon Mitterrand refusait de le recevoir et avait, en public, dit qu'il "ne l'aimait pas". Le "brave" Bérégovoy avait aussi oublié sa propre attitude exécrable vis à vis d'Edith Cresson premier ministre. Saint Bérégovoy jeté "aux chiens" c'est à mourir de rire.

Mais bon, la campagne de presse a peut être compté, peut être pas.

Hervé Gaymard n'a pas été obligé de quitter le Ministère des Finances parce qu'il avait fait quérir et payer par l'Etat un appartement pour sa nombreuse famille (8 enfants) bien situé et de grand luxe, non, il a "sauté" parce que dans le même temps il louait le sien au tarif parisien.

Avez-vous oublié que lui aussi parlait de "complot" et de campagne de diffamation"? comme les deux autres d'ailleurs.

Il faut avoir de la mémoire parce que ceux qui sont chargés de conserver celle du pays oublient ou maquillent l'histoire à leur convenance.
Tous détestent Internet parce que le net leur échappe et que rien ne peut y être "effacé". Il y aura toujours un internaute pour se souvenir et....le faire savoir.

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:00

Aujourd'hui j'enfonce des portes ouvertes et je me rends complice de candidat à la présidentielle (j'écris vendredi 3 et il l'est encore!) qui partagent cette opinion puisqu'il veut en supprimer 500 000, je veux parler de l'administration, des fonctionnaires, de la Fonction Publique, de la bureaucratie, du monde des salariés de l'état.
Pour les critiquer?

Eh bien non, ou pas seulement.

Quand, en tant que particulier, on a affaire au privé (banque, assurance...) on voit que les mêmes fonctionnements exaspérants y ont cours: attente, renvoi d'interlocuteur vers un autre, coupure de la communication, anonymat des contacts, dossier inconnu de celui ou celle qui devrait le traiter, travail pas ou mal fait, retards, courriers intempestifs etc. et donc qu'il n'y a pas une incurie spécifique à l'administration mais que cette dernière cumule parfois les désagréments.

Il y a de quoi perdre toute patience et toute éducation lorsque vos interlocuteurs vous "baladent" de service en service en vous mettant en contact avec des personnes qui se renvoient la responsabilité du non avancement de votre dossier de l'un à l'autre.

George Courteline, Kafka, ils sont nombreux à être évoqués lorsqu'on réfléchit à ce qu'est une matinée au service des cartes grises de la préfecture, aux passeports ou aux impôts. Les réponses à la même question fluctuent pour n'être jamais certaines. Les cérémoniaux datent du siècle dernier (guichets, numéros d'attente, ligne de confidentialité) et le sentiment de perdre son temps dans une organisation désuète et réellement chronophage vous ronge tandis qu'une horloge souligne votre impuissance "d'usager".

Essayer de traiter l'affaire au téléphone n'est guère plus encourageant: lignes qui sonnent dans le vide, messages en boucle, disques stupides répétant le prix de l'appel ou incitant à parler à un robot tout en appuyant sur des touches successives, interlocuteurs semblant tomber de Mars la rouge, personne en charge du dossier qui le découvre, coupure subite de la ligne et j'en passe.

Il n'empêche que, malgré leur lenteur et souvent leur mauvaise volonté les administrations sont efficaces et à moindre coût. mon âge et mon expérience m'ont maintes fois prouvées que les missions de service public confiées au privé étaient encore plus effroyables. (France Telecom => Orange)

Supprimer 500 000 fonctionnaires est un mot d'ordre inepte et qui flatte les bas instincts d'électeurs jaloux et injustes. La question n'est pas de supprimer des postes mais de les rendre (plus) efficaces.

 

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