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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 07:00

Regardant Planète plus investigation comme, dit-on, les vaches regardent passer un train j'ai encore réussi à être surpris par la chiennerie humaine.

Le document était consacré à un homme qui a tué 7 personnes dont une enfant de 11 ans à bout touchant et trois employées d'un "Mammouth" à Béziers d'une balle dans la nuque façon KGB.

L'homme, un Corse ombrageux et moitié dingue (qui purge, à l'heure où j'écris, une peine de réclusion à perpétuité) a exécuté sans faire de sentiment trois jeunes femmes employées de la grande surface au cours d'un hold-up.

Des dizaines d'années après cet évènement tragique la mère d'une d'elles racontait que le directeur du "Mammouth" avait fait des pieds et des mains (et y était parvenu) pour que la mort de ses trois employées ne soit pas comptabilisée en "accident du travail". Payées au lance-pierres, tuées comme des bêtes? circulez, il n'y a rien à voir.

Pire, et c'est là où je voulais en venir, tuées le 22 décembre 1979 à 13H00 leur dernière paie s'arrêtait à 13H00 le 22 décembre 1979. Le brave homme de directeur a du, sans doute, leur retirer la prime de Noël pour "absence injustifiée"!

Moi j'essaierai de savoir le nom de ce directeur si efficace! je lui donnerais le nom d'une rue. Voilà un homme qui ne s’embarrassait pas de principes sociaux.

Le problème n'est-il pas qu'on a, aujourd'hui encore, souvent affaire soit à des dirigeants effroyablement réactionnaires soit à des "représentants du personnel" caricaturaux? le mouvement de grèves qui se délite en ce moment en est la preuve par l'absurde.
 

 

 

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 07:00
Let it Be, le dernier disque des Beatles a 50 ans cette année
Let it Be, le dernier disque des Beatles a 50 ans cette année

"Let It Be" (ex-"Get Back") avant d'être un disque fut un film qui, sans que ça ait été prémédité montrait sans fard la déréliction du groupe et la séparation des Beatles en temps réel.

Il fut programmé en exclusivité, entre autres, dans le classieux cinéma "Le Mayfair", Avenue Paul Doumer à Paris XVI ème, en V.O s'il vous plaît. J'avais fait du baby-sitting pour pouvoir m'offrir la séance de cinéma et étais sorti enthousiasmé par la musique, navré par l'atmosphère lugubre du film.

On le sait, "Let it Be", sorti en mai 1970 est l'avant dernier album enregistré des Beatles mais le dernier sorti. Enregistré "dans les conditions du direct" il était moins travaillé et abouti que les trois albums originaux qui l'avaient précédé. Lorsqu'il fut publié le groupe n'existait plus et les quatre étaient brouillés.

Glyn Johns puis Phil Spector se sont succédés à la production tandis que George Martin, le producteur historique du groupe était écarté. L'album mit du temps à devenir celui qui est mondialement connu et les titres choisis pour y figurer fluctuèrent.

A l'origine, Paul McCartney souhaitait un album de retour aux sources, de musique brute et de morceaux enregistrés en 1 ou 2 prises, voire en public mais la décomposition du groupe, les séances d'enregistrement filmées et la qualité "inférieure" des titres (George Harrison réservait ses "bonnes" compositions à son futur album solo et délivra deux titres assez médiocres) enregistrés sur une longue période ne permettait pas d'atteindre le niveau d'"Abbey Road". Loin de là.

Mais "Let it Be" est un album des Beatles et, même moins bon que les autres, ça reste un monument. McCartney signe les 3 tubes du disque ("Let it be", "Get Back" et "The Long and Winding Road") tandis que John Lennon livre le minimum syndical ("Across the Universe"). les deux compositeurs cosignent et chantent deux titres mineurs mais sympathiques ("Two of us" et "I've got a feeling") 3 morceaux, sans être indignes, sont dispensables ("I me mine", "Dig a Pony", "One after 909") et deux n'ont rien à faire là ("Maggie Mae" et "Dig it").

Le "For You Blue" du guitariste est sympathique mais léger. Au total un album en demi-teintes qui n'a rien ajouté à la légende mais n'a pas contribué à la détruire. Il ressort de l'écoute de l'ensemble des titres une fraîcheur surprenante.

On le sait l'album, avant d'être présenté au public (dans une présentation cartonnée magnifique mais chère et fragile contenant le disque 33t 30cm et un livre de photos et de dialogues du film) les bandes ont été traitées un peu lourdement par Phil Spector qui a ajouté des chœurs féminins, des violons, un grand orchestre et autres surcharges qui ne furent pas au goût de McCartney qui ne fut pas même consulté.

Il eut, par la suite, la possibilité d'interpréter "ses" chansons dans la version qu'il avait alors en tête. Il refit même publier "Let it Be" ("Let it Be...naked") en 2003 avec "Don't let me down" de John à la place des 2 mauvais titres cités plus haut et qui correspondait à ce qu'il avait alors en tête en débutant les séances marathon de répétitions.

Cette année sera celle du cinquantième anniversaire de la sortie de cet ultime album du groupe qui "inventa" la Pop. J'aurais été le premier à en parler!

 

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 07:00

Le rap et ses dérivés a supplanté le rock dans les goûts majoritaires des jeunes. Il n'y a pas lieu de le déplorer (ni de s'en féliciter). Le premier est contemporain tandis que le second est déjà de l'Histoire ancienne.

Je comprends que des adolescents se détournent de la musique de leurs parents et grands-parents pour une autre qui les accompagne depuis leur enfance. Le rap a bien 20 ans et plus. Il innove et se développe.

Les valeurs qu'il a véhiculées et véhicule encore parfois ne sont ni meilleures ni pires que celles de ces idoles bouffies qui mourraient étouffées dans leur vomi ou d'overdoses.

Quant à la qualité de la musique c'est affaire de goût.

Je préférerais sans doute toujours les Rolling Stones d' "It's only rock n' roll (but I like it)" à Booba ou Oxmo Puccino... mais je ne suis pas qualifié pour critiquer ces derniers.

Et puis..... comment ne pas être gênés par ces vidéos de Bowie en "Ziggy Stardust"? par Jagger maquillé comme une voiture volée se livrant à des danses primitives sur scène? par les "textes" de Franck Zappa? par Waters qui chante "the Wall" depuis quarante ans? et Rod Stewart? et Elton John? et Iggy Pop? et Led Zeppelin? ils ne sont pas effroyables ces septuagénaires liftés et emperruqués?

Que dire de ces groupes dont les membres sont sourds, vieux, alcooliques, séniles, idiots et fâchés entre eux et qui, comme leurs devanciers qu'ils ont escamotés, continuent à chanter et faire la tournée des stades en chantant des hymnes révolutionnaires... d'il y a cinquante ans?

Le rock est mort et enterré depuis si longtemps qu'ils l'ont oublié et font comme si. De vieux chanteurs aphones viennent, dans des tournées marathon dans les stades relever les compteurs en massacrant leurs tubes d'une autre vie. Des groupes possédant le nombre de trimestre et dont chaque titulaire a largement dépassé l'âge pivot font semblant d'être valides et comptent sur les ventes de tee-shirts et de livres de mémoires dédicacés pour maintenir auprès d’eux ce joli mannequin de 45 ans leur cadette.

Tout cela est assez pathétique.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 07:00

Il y a de cela de longues années j'ai vu une petite femme insignifiante qui promenait son enfant en poussette banale. C'était à Paris aux Buttes Chaumont ou au Parc Montsouris.

La croisant j'ai reconnu sans l'ombre d'un doute la grande comédienne* Isabelle Huppert. Plutôt petite, habillée sans grâce, le cheveu indiscipliné elle n'avait rien de la star et d'ailleurs personne ne faisait attention à elle.

Depuis j'ai vu quelques célébrités et non des moindres et j'ai souvent été surpris du décalage important entre la personnalité publique et celle qu'elle est lorsqu'elle est anonyme. Physiquement ce qui surprend le plus est que rien ne distingue ces héros modernes de leurs contemporains dès lors qu'ils ont quitté l'Olympe.

Il est vrai aussi que nous sommes passés de Danièle Darrieux ou Ava Gardner  à Miou-Miou ou Shelly Duvall, de cary Grant à Robert de Niro et d'Alain Delon à Gérard Jugnot, ça n'aide pas à idéaliser!

Ce que nous constatons pour les comédiens se vérifie dans tous les domaines dans lesquelles certains sont poussés sous les projecteurs: petites gloires télévisuelles comme politiciens ou avocats. On est étonnés de les voir si humains, si "moyens".

Ces personnalités sont cependant différentes de l'homme moyen: elles vérifient, parfois sans s'en apercevoir, qu'elles sont reconnues.  Parfois elles se préparent à rejeter les importuns qui souhaitent le selfie avec elles ou le paparazzi qui pourrait opérer dans l'ombre. Elles redoutent d'être abordées grossièrement ou tout simplement d'être dérangées.

Je n'ai jamais compris l'intérêt qu'avaient nos contemporains pour un autographe de celui-ci ou un selfie avec celle-là. Posséder l'un ou l'autre; la belle affaire!

Recevoir quelques retombées de poussière d'étoile...n'est-ce pas pure vanité?

 

* Isabelle Huppert est de loin, selon moi, la meilleure comédienne Française et ce depuis des années. N'en déplaise à Eric Neuhoff qui l'assassine dans son bon pamphlet "Très cher cinéma Français" (2019, Albin Michel).

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 07:00

l'écrivain mondain Frédéric Beigbéder, que je ne prise pas particulièrement, s'en prend, qui l'ignore?, à la "dictature du rire" en général et sur France Inter en particulier. Il a raison. les "comiques-maison" qui glapissent des conneries et les "comiques extérieurs" qui dégoisent des insanités à longueur d'antenne sont insupportables.

Comme lui j'ai constaté la place toujours plus importante qui leur est octroyée et ce qu'ils en font. Pour un Morel combien de Morin et autres Vanhoenacker? ces forçats du rire calibré sont de plus en plus méchants et ont comme cibles des personnes évidentes qui doivent vivre comme un drame les saillies perpétuelles qu'ils leurs inspirent. Naturellement il n'y a pas de droit de réponse et je suis surpris que ces petits marquis ricanants ne se fassent pas plus souvent rosser par leurs "têtes de turc".

Radio et télévisions sont envahies de personnages gloussants, haineux, odieux, injustes, rigolards, cruels et impitoyables. Ils lisent sur leur prompteur un petit texte dans lequel des cruautés ciselées occupent chaque ligne. Et leur confrère de rire et applaudir.

Il y en a qui sont devenus célèbres rien qu'avec ces "pastilles" de deux ou trois minutes quotidiennes. L'abruti qui se fait appeler Pablo Mira est, selon moi, l’archétype de ces parasites qui mériterait les claques que sa tête appelle.

Parité oblige les femmes vont au devant du succès et disputent aux chroniqueurs humoristes la palme de la bêtise satisfaite d'elle-même.

Il y a une étude sociologique à faire sur la dureté de l'époque et la profusion de comiques absolument partout. Les Français se plaignent sans arrêt de vivre dans une dictature, d'être rançonnés et de mal vivre et on les gave de rire gras et de méchancetés au kilomètre!

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 07:00
Greta Scacchi dans "Sur la route de Nairobi". Greta Scacchi dans "Sur la route de Nairobi".

De temps en temps, et je l'aime aussi pour ça, le cinéma donne à une femme un magnifique écrin à sa beauté.

Certaines comédiennes brillent pendant une longue période, d'autres scintillent un court instant.

Je n'ai vu qu'elle pendant tout le film "White Mischief" ("sur la route de Nairobi", Michael Radford, 1987) tant elle illuminait l'écran. Greta Scacchi a eu une -courte- heure de gloire et ne restera pas longtemps dans les mémoires. A peine si les innombrables livres de cinéma la citent.

Pourtant, dans ce film de facture classique mais aux situations scabreuses soulignées par des dialogues osés, elle est non seulement à se damner mais en plus comédienne talentueuse.

Elle y donne la réplique à Charles Dance, à John Hurt, à Sarah Miles et à Géraldine Chaplin. Est-ce son maquillage et sa garde-robes années 40? sans doute y sont-ils un peu pour quelque chose. Elle a une allure incroyable.

C'est une blonde "à la Hitchcock" assez froide (en apparence) et distinguée, inaccessible et au caractère entier et explosif. Dans le film elle est mariée à un aristocrate anglais de 30 ans son aîné et a un amant séducteur qu'elle partage plus ou moins avec les femmes de la colonie britannique de la capitale Kényane. Elle y est tellement juste qu'on prête aisément à l'actrice les traits de caractère du personnage!

Je n'ai pas le souvenir qu'elle ait eu, ni avant ni après ce rôle d'autres rôles la mettant autant en valeur. A chaque visionnage elle me cueille.

 


 

 

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 07:00

France 5 n'a trouvé personne d'autre qu'Alain Badiou pour commenter l'actualité (12/01/20 "C'Politique"). Une fois n'est pas coutume je me cite (septembre 2015) pour dire le bien que je pense du bonhomme.

"Je ne pense pas être une personne sectaire et encore moins une personne violente. Pourtant, pendant l'embarquement du vol Easy Jet de jeudi 16H30 dernier (le vol avait 1H1/2 de retard...) j'ai eu une bouffée de haine et une grande envie de dire à Alain Badiou tout le mal que je pense de lui et de ses théories totalitaires assumées. Je dois même dire que j'étais contrarié de partager mon vol avec ce personnage qui me révulse.

C'est un vieil homme (78 ans) mais il se porte bien et a un regard perçant. Il a enregistré que je l'ai reconnu et très bien compris ma viscérale détestation de lui et de ses idées. Pour résumer, cet homme fait partie de ces intellectuels qui ont avalisé toutes les dictatures "progressistes", couvert et justifié toutes leurs exactions et qui ne le regrettent pas. Badiou est un communiste comme Staline les rêvait: intelligent mais docile, sachant de quoi il retourne mais se faisant égorger plutôt que le reconnaître. Un de ces "idiots utiles" qui ont pourri la vie de milliers de leurs contemporains en soutenant des régimes effroyables et en terrorisant les autres intellectuels par leur guerres ineptes et leur police de la pensée. De toute cette violence verbale, de toute cette pensée avariée et de de toutes ces années du côté du totalitarisme le Badiou qui attendait son avion à Orly était à peine marqué. Un papy-gâteau qui, au lieu des 3 petits cochons, devait raconter à ses petits enfants -en les approuvant- les crimes de Mao, de Ho Chi Minh et de Castro façon épopée. C'est un vieil homme fier alors que ses positions répugnantes pour certaines (on a un texte de lui soutenant, au moment de sa chute, Pol Pot et son "régime" Khmer rouge) devraient lui faire adopter un profil bas. Ses mots étaient des armes et il ne les a pas déposées. il est toujours en fonction et n'a renié ni ses méthodes ni changé ses cibles. Le fait que son ennemi de toujours, le capitalisme a gagné ne lui donne pas raison pour autant. Entre la peste et le choléra il a choisi et l'a fait en connaissance de cause avec son talent et son intelligence. Il fait, à mes yeux, partie de cette "intelligentzia" qui s'est à jamais sabordée dans une collaboration avec l'ignoble. Le tout dans une dialectique violemment agressive et fausse. Dans le hub, Ses yeux qui soutenaient mon regard m'ont montré sans équivoque que s'il avait eu la possibilité d'être patron du KGB ou de l'Angkar il aurait envoyé ceux qui pensaient mal à la mort sans barguigner".

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 07:00

lundi 6 janvier, dans l'émission "Quotidien" de Yann Barthès que je regardais très distraitement j'ai vu une dizaine de minutes de documentaire proprement stupéfiantes.

Le "journaliste" envoyé de cette émission devant un lycée parisien attisait l'animosité et les tensions entre des lycéens (très jeunes) grèvistes et non-grèvistes (la loi sur les retraites!) au risque de déclencher des bagarres entre gamin(e)s de 15-16  ans dont la caractéristique, si j'ai bien compris, est d'être nés en 2004 et donc la première tranche d'âge concernée par le projet de loi sur les retraites par points.

Une très jeune fille, véhémente, constatait avec colère que si la retraite de ses parents n'était pas importante ils auraient du mal à payer ses études.

J'étais abasourdi que la préoccupation de ces lycéens soit leur retraite dans une quarantaine d'années. Mais dans quel monde vivent ces enfants? qui leur inculque des valeurs aussi inadaptées au monde tel qu'il est partout sauf dans l'hexagone?

Le reportage, je l'ai compris, datait de quelques semaines et la grève des lycéens n'avait pas connu de développements hormis, limités, dans une vingtaine de lycées.

L'air ébahi des témoins (les lycéens mettaient des poubelles et autres obstacles sur une artère parisienne importante de Paris pour en freiner la circulation) montrait que je n'étais pas le seul à être incrédule devant le cocktail d'audace, de bêtise, de confiance en soi et d'immaturité ahurissant que ces gamins, nourris à la bêtise de la télé-réalité et des consoles de jeux manifestaient.

Ces enfants de la classe moyenne ne voyagent-ils pas? ne savent-ils pas ce qu'est la réalité du monde? Savent-ils à quel point ils sont privilégiés?

Manifester à quinze ans contre une loi modifiant les retraites!!!! hallucinant.

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:00

Dans la longue liste des personnes publiques auxquelles je ne trouve guère de qualité (s) figurent de nombreux "imposteurs" parmi lesquels trône Bernard Pivot.

Tout auréolé et quasi-intouchable parce qu'il soutenait autrefois le livre dans la "boîte-à-cons" personne ne s'est trop avisé qu'il est toujours allé au plus facile, à savoir servir la soupe au succès et aux happy écrivains qui, avec ou sans lui, dominaient les classements des ventes.

Je ne nie pas que certains numéros d’Apostrophes furent de grands moments ni que son plateau salon n'a pas accueilli de vrais auteurs. Je pense simplement que Pivot était un précurseur de la starisation à outrance des animateurs télé et qu'il était aux livres ce que Cymès est à la chose médicale, Plaza aux biens immobiliers et Sophie Davant au ménagères ménopausées.

Moi je n'ai pas oublié les épisodes peu glorieux des abus de biens sociaux de l'animateur star ni ses relations très intéressées avec Pierre Botton** ni  la rapidité avec laquelle Pivot a oublié ce dernier. Question élégance on a fait mieux.

Faire la courte échelle à Jean d'Ormesson et Eric Orsenna... quel courage! quel talent.

Pourquoi parlais-je de Bernard Pivot alors que ni le foot ni le vin, ses deux pôles d'intérêt principaux hormis lui-même ne sont en cause? à propos de la façon peu élégante (on y revient!) avec laquelle il prend ses distances avec l'écrivain Gabriel Matzneff qu'il reçut jadis* avec complaisance, complaisance qui lui est reprochée aujourd'hui et dont il se défend avec cet argument classieux, il dit en substance: "Personne ne disait rien sur ses apologies de la pédophilie, pourquoi aurais-je dû le faire"...

Ce n'est plus une dictée ce n'est pas un sujet d'épreuve philo du Bac, c'est juste Pivot qui se débine, j'allais écrire comme d'habitude.

 

* Pierre Botton, gendre de l'ex-Maire de Lyon Michel Noir était un homme d'affaires aux deux sens du mot "affaire". A trop tirer sur les cordes de l'enrichissement personnel il est tombé et, chose rarissime, a même fait de la prison. Dans ses mémoires il raconte comment Pivot (et Poivre, tiens! comme le monde est petit) profitait de ses largesses et a disparu de sa vie du jour au lendemain dès que ça a mal tourné pour lui...

** à 6 reprises dans "Apostrophes" selon "Quotidien".

 

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 07:00

Avez-vous vu les médias quelques minutes avant les vœux de Nouvel An d'Emmanuel Macron? de l'art de parler pour ne rien dire! du remplissage comme un des beaux-arts!. Le texte de l'intervention présidentielle ne leur avait évidemment pas été communiqué et les belles et les beaux du 31 décembre 2019 avant 20H00 en étaient réduits à émettre des conjectures stériles. "Il va dire ci, il va dire ça".

On se doute quand même bien que le Président de la République ne va pas nous annoncer ce soir là que Poutine est prêt à vitrifier l'Europe, que Brigitte le trompe avec Castaner ou qu'il va retirer sa réforme des retraites. Il n'empêche, les journaleux, d'un air pénétré, nous disent que "l'exercice est difficile", que "Macron joue gros" (en nous souhaitant bonne année?) et qu'il "a beaucoup à perdre" dans ce geste qui consiste, je le rappelle au risque de lasser, à souhaiter une bonne année au Français.

18 minutes plus tard, après que l'entrée de l’Élysée ait disparu et aux dernières notes d'une Marseillaise raccourcie voilà les mêmes qui se croient obligés de nous expliquer ce qu'on a vu et écouté.

Nous, public, contribuables et électeurs, sommes trop stupides pour avoir compris les bons vœux du Président. Il faut qu'un des perroquets diplômés d'une de ces écoles de journalisme où l'on apprend à voir tout de la même façon et d'en rendre compte de la même manière les "décrypte" pour nous; nous dise ce "qu'il faut en retenir".

Et les voilà qui commentent jusqu'à l’écœurement une intervention banale et sans aspérités qu'un enfant de Cours Élémentaire 1ère année saisit sans difficulté.

Cette manière qu'ils ont de nous prendre, tous autant que nous sommes, pour des demeurés incapables de comprendre quoi que ce soit est insultante et méprisable. Le ton qu'ils emploient et les explications qu'ils donnent, des évidences prétentieusement formulées naturellement assorties de jugements négatifs sur la prestation du Président participent de la dépression nerveuse sévère qui atteint le pays depuis une dizaine d'année.
 

 

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