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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 06:40

Une amie qui dirige une école primaire me racontait récemment que des parents affolés (mais, d'ordinaire, les parents sont-ils autre chose qu'affolés?) lui avaient téléphoné parce que leur enfant scolarisé chez elle en maternelle, section moyens, «pissait du sang».

Elle eut toutes les peines du monde à les rassurer. Leur idole avait mangé des betteraves au déjeuner et celles-ci peuvent colorer les urines.

A propos de betteraves elle me faisait remarquer qu'il y a une trentaine d'années celles-ci étaient la salade du plouc, des cantines et des selfs. Aujourd'hui elle fait fureur chez les hommes en chemise à carreaux de bûcherons qui ne jurent que par les Amap.

Ils détestent qu'on les appellent «bobos» mais ils forment une caste immédiatement reconnaissable et que cette appellation de «bourgeois-bohèmes» décrit assez bien.

Ils ont un pouvoir d'achat élevé mais adorent Ken Loach le cinéaste du prolétariat britannique.

Notez qu'ils adorent aussi Woody Allen qui n'a pas fait un film regardable depuis au moins vingt ans.

Ils roulent en Land Rover ou en BMW 4X4 série X et à vélo électrique. Ils habitent des quartiers autrefois populaires dont ils ont fait grimper la valeur immobilière: la Bastille à Paris, les docks à Londres ou Amsterdam.

Ils ont des enfants aux prénoms impossibles qui font des études poussées dans les meilleures écoles, en France ou à l'étranger et qui se destinent à des métiers bien rémunérés qu'ils aborderont dans les meilleures conditions, aidés par les relations parentales. La petite Jazz est aux States en stage chez son parrain qui a une start-up. Tout va bien.

Nos bobos qui refusent ce vocable, portent des chemises en jean de marque et des pantalons décontractés en velours de chez Barbour le week end; voyagent Air-France plutôt que Easy. Ils vont à Cape Cod plutôt qu'à Lanzarote.

Chez eux on mange des plats à base de légumes improbables (panais, carottes noires), des mixtures bizarres (émulsions, vérines) et on boit des vins «de petits récoltants amis».

On lit le Monde, on vote Mélenchon (si!) et on se retrouve dans le Luberon ou à Verbier et on se plaint des impôts tout en devisant sur la dernière saison à l'Opéra de Paris.

Le bobo trouve décidément Sarkozy «impossible» et se sent proche du maire de Bordeaux qui a «tant fait pour sa ville qui est devenue magnifique».

Il faut dire que l'on a acheté, en défiscalisation, un ravissant petit deux pièces avec vue sur la Garonne et un atelier aux Quiconces dans cette ville si bien gérée...

Le bobo ne trouve pas absurde de payer à son coiffeur des sommes dignes d'honoraires d'avocat et de payer les cadeaux pour le petit fils Charles des sommes qui feraient vivre une famille de Jakarta pendant 3 semaines.

Parallèlement on râle contre le racket fiscal.

L'île de Ré, bien que droitière, tient la corde tout comme le Lubéron. Cependant Barcelone, la Grèce et la Toscane voient les migrations familiales estivales. La glisse se fait en Suisse ou en Italie voire en Autriche car les Français sont trop «ploucs» pour être fréquentés.

On trouve Christine Angot ou Michel Houellebecq un peu pénibles mais ils sont dans la bibliothèque à côté de cette vieille barbe réac d'Ormesson («si élégant»).

Naturellement le fils Delerm tourne en boucle et en vinyl dans le salon au sol en ardoise ou en tek brossé.

Caricature? Ma foi! Dites moi que vous n'en connaissez pas....

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 07:00

Deux poids deux mesures: on va plus retenir une bourde somme toute vénielle (je parle de Copé et de son prix du pain au chocolat) que sur des scandales autrement révoltants. L'entrée en Libye et la déstabilisation du pays, l'exécution de Kadhafi (sans doute pour éviter qu'il révèle des "dons") passe par pertes et profits mais pas la bourde du maire de Meaux.

L'opinion publique, souvent aidée en cela par une presse peu regardante, retient souvent des choses anecdotiques pour oublier celles qui le sont beaucoup moins.

Les notes de taxi de la présidente de l'INA feront scandale tandis que les différents "fromages" permettant à Papy Jack Lang de vivre sur un grand pied, accumulant les fonctions honorifiques et rémunératrices sans rapport avec ses maigres compétences et sans tenir compte de son âge passeront comme lettres à la poste.

On assiste, juppémania oblige, au retour sur le devant de la scène de l'ancien ministre des finances Hervé Gaymard qui fut contraint à la démission lorsqu'on apprit que le contribuable payait l'appartement de fonction pour lui, sa femme et leurs huit enfants tandis qu'eux touchaient les loyers de leur appartement personnel qu'ils avaient mis à la location. Qui le rappellera?

En réalité c'est lorsque les faits reprochés sont symboliques qu'ils interpellent l'opinion. Quand le conseiller élyséen fait cirer ses chaussures au palais, quand le coiffeur de François Hollande (coiffeur dont le talent, à ce qu'il me semble, est éminemment suspect si l'on s'en tient au résultat) est payé 5000€ par mois, et donc quand un membre de l'élite se trompe sur un chiffre qui concerne la vie quotidienne des Français (prix du pain, du transport public, du journal, de l'essence, du péage.....) "ça" ne passe pas.

Copé, déjà carbonisé par différentes affaires beaucoup plus graves (son amitié avec Ziad Takkiedine, immortalisée par la photo d'icelui dans la piscine du marchand d'armes, ses amitiés suspectes avec les dirigeants de Bygmalion et les tricheries industrielles privant Fillon du secrétariat général de l'UMP) le sera sans doute définitivement parce qu'il a donné un prix imbécile pour une viennoiserie...

Fabius est passé à côté de sa carrière non pas à cause de l'affaire du Rainbow Warrior, du "trouble" à la réception de Jaruselski par Mitterrand, de la haine qui l'a opposé à Jospin ou des millions gagnés au jeu par son fils mais parce qu'il n'a pas accepté que Chirac le traite de roquet un jour d'octobre 1985. Son vrai visage -celui que l'opinion gardera- s'était démasqué plus franchement ce jour là et sa morgue et sa haine se retournèrent contre lui. 

C'est ce visage là  qui ne passe pas que ces scandales traquent. le cynisme et le mépris.

Les exemples sont légion de ces moments de vérité qui valent à certain(e)s un purgatoire hélas jamais définitif. Jean-François Kahn parlant de "troussage de domestique" à propos de Strauss-Kahn à New York, Sophie de Menthon, pour la même affaire déclarant à la radio que c'était la meilleure chose qui pouvait arriver à Nafissatou Diallo, Copé (encore lui!) disant off the record "que 5000€ par mois est un salaire de minables" l'ont prouvé en revenant malgré des casseroles plutôt bruyantes.
Le contraste avec le salarié moyen qui paie toute sa carrière le mot de trop, la réflexion maladroite ou les relations conflictuelles avec le protégé de la direction n'en est que plus violent.
Lorsqu'on est licencié, le plus souvent, on retrouve tardivement un job et il est moins bien payé. Allez demander à jack Lang si son niveau de vie a diminué....

Voilà pourquoi, symboliquement, ces histoires de pains au chocolat révèlent -par le bruit que l'on fait autour- leur puissance d'évocation de l'abime qui existe entre les "élites" (qui incluent les sportifs, les acteurs, les gens de la mode, du luxe, les politiques) et la population du pays qui sait que la chocolatine n'est pas à 10 ou 15 centimes mais à dix fois plus.

 

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 07:00

Lundi 24 je suis allé dans la belle salle du "Bikini" en banlieue toulousaine voir deux tiers du groupe Morcheeba en concert. Skye et Ross venaient en cette automne interpréter des titres célèbres de leur ex-groupe et ceux de leur nouveau CD qui ne démérite pas.

Après une première partie Guadeloupéenne de qualité (quel batteur!) Miss Skye Edwards a conquis la salle qui s'est rendue sans combat. Un charme, une féminité, un talent et une présence dont on ne parle pas beaucoup malgré une carrière déjà longue et une activité solo (4 albums) rien moins qu'anecdotique.

J'étais venu avec celui qui m'a fait connaître le trio originel et nous avons passé une excellente soirée. Sono pas trop douloureuse aux oreilles, public acquis, jeu de lumières remarquable et présence de la chanteuse indiscutable.
Celle-ci a des fou-rires, s'essouffle, prend la salle à témoin et l'ensemble du set est parfaitement maîtrisé même si la rythmique du groupe, indiscutable, est peut être un peu forte.

Groupe des années 80, plus trip-hop que rock Morcheeba était typiquement un ensemble de studio. Skye, en solo, a enregistré des disques intimistes et sensuels.

Il y avait donc un tout petit hiatus entre ce groupe de scène bruyant et fort (que soulignait le côté bûcheron du guitariste Ross) et les disques plutôt calmes et envoûtants qu'il avait enregistrés. Mais la prestation était belle et, au risque de me répéter, je dirais qu'hier Skye était adorable. Elle minaudait ce qu'il fallait pour ne pas indisposer son public féminin et séduire les autres.

L'hommage à feu-Bowie et l'interprétation de son fameux "let's Dance" était très appréciée.

A ma surprise peu nombreux étaient celles et ceux qui, brandissant leur i-phone, photographiaient ou filmaient le concert. Cette manie les empêchant de suivre un spectacle pour lequel ils se sont déplacés. Skye les a piégés en constatant que puisqu'on la filmait elle allait faire pareil! et, joignant le geste à la parole, la belle de prendre son smartphone et de prendre des photos de son public (qu'on retrouve sur sa page Facebook).

La frêle et jolie Londonienne, pour un des rappels, demanda au public de sélectionner l'option lampe de son téléphone pour remplacer les briquets d'antan lors d'un slow acoustique.

Un groupe de qualité dans une belle salle pour une prestation réussie... que demander de plus?
 

 

Affiche de la tournée

Affiche de la tournée

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 19:04

Voilà plus de 8 jours que je ne parvenais plus à écrire sur ce modeste blog.
C'est rétabli!

A très bientôt (demain?)

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 07:00

Je vais me faire des amis!

Comme souvent les homosexuels Laurent Ruquier aime les femmes très bêtes (Claude Sarraute, Danièle Evenou, Caroline Diamant), agaçantes (Christine Bravo, Isabelle Alonzo) ou caricaturales parce que pas trop bêtes mais exaspérantes (Natacha Polony, Léa Salamé).
Comme l'animateur a beaucoup de pouvoir (il fait de l'audience depuis des siècles) carte blanche lui est laissée pour lancer la carrière télévisuelle et radio de ses "découvertes".

Je ne supporte pas la totalité de celles qui sont citées plus haut qui, pour moi, sont toutes porteuses du gène d'un grand contentement de soi et de très peu de raisons de l'être.

Prenez la plus récente, Léa Salamé. Cette virago croit dur comme fer qu'aboyer comme un roquet est la quintessence du métier de journaliste. Elle n'est satisfaite que lorsqu'elle obtient une réponse précise qu'elle souhaite. Ses interviews sont agressives, limitées et inutiles.
Et pénibles.
Et convenues. Ce jeudi 13 sur France Inter elle interviewait Oliver Stone, cinéaste très surévalué et qui se complaît dans la posture du rebelle a soixante-dix ans passés et avec une filmographie rien moins qu'enthousiasmante...

L'audace, car la chouineuse aux cheveux oranges croit en posséder est rare: interviewer un cabotin fêté partout alors que tant de cinéastes inconnus n'arrivent pas à franchir le cap.
Vraiment j'en veux au Normand roi du jeu de mot "Carambar" d'avoir mis en vedette cette incapable qui s'offre le luxe d'être partout et surtout partout insignifiante.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 07:00

Suis-je à ce point "vieilli sous le harnais" pour voir ces prémisses de l'élection présidentielle avec ce regard désabusé?

J'avoue que j'étais ébahi, sonné même devant les images de la réunion électorale de Nicolas Sarkozy dimanche 9 octobre dernier. Comment 6000 personnes peuvent elles encore s'enthousiasmer pour un homme sans foi ni loi qui ne cesse de faire reculer les limites de la malhonnêteté (et pas seulement intellectuelle), qui profère un mensonge et une contre-vérité sur 3 affirmations et qui a failli dans ses fonctions en abaissant comme jamais avant lui une fonction dont il n'était pas digne, comment ces gens-là peuvent-ils encore s'humilier à acclamer ce politicien plus berlusconnien que jamais?

Il y avait, dans les gros plans de la salle, des hommes et des femmes d'un certain âge. Comment peuvent-ils s'abuser au point d'oublier les turpitudes du quinquennat (2007-2012)? A ceux là la présence de Patrick Balkany et d'Eric Woerth ne suffisait-elle pas pour leur déciller les yeux?

Le discours honteusement conçu pour flirter avec les thèmes chers à la franchise Le Pen ne les choquait-il pas? les critiques (inadmissibles pour un homme qui a été président et qui aspire à le redevenir) sur le Conseil d'Etat ou le Droit au sens large étaient applaudis par des Français qui osent en rejeter d'autres. C'était ignoble, vulgaire, malsain.... gênant.
Comme Trump aux Etats Unis. Il n'y a pas de rémission lorsqu'un homme politique, par calcul électoral, s'abaisse à de telles bassesses. La fuite en avant nous réserve encore de douloureuses surprises car l'homme a un culot d'acier et méprise son électorat dont il flatte tous les bas instincts qu'il lui attribue. En passant je souligne l'image dégradée de ses électeurs et des Français que les aventures électorales présidentielles de N.Sarkozy révèlent.
D'ores et déjà je sais que je m'abstiendrais si, d'aventure, l'ex était en lice contre la candidate de l'extrême droite au second tour de la Présidentielle. Ni elle ni lui ne sont dignes de notre "devoir" électoral.

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 07:00

La campagne de presse et de publicité gratuite faite pour les lettres que François Mitterrand a écrites à la dame Pingeot est à la fois ridicule et stupéfiante. J'ai été soufflé par le culot du fan-club, toujours aussi réactif et qui n'a pas résisté à nous refaire le coup du "tonton" (1988).

La vieille Laure Adler, gardienne du culte, a, comme il se doit, dirigé le choeur des louangeurs qui n'ont trouvé que des qualités à ce dialogue amoureux d'outre-tombe.

Les lettres se présentant sous la forme de deux ouvrages publiés par un éditeur "sérieux" toute la critique littéraire et tout le monde politique progressiste est tombé en pâmoison devant l'album à colorier-almanach que feu le président rédigeait pour la muse qu'il choyait par écrit.

Quant aux lettres elles étaient portées aux nues par une critique qui oscillait entre vertige et adoration. Les goûts littéraires de Mitterrand le portaient vers les Chardonneries d'avant-guerre et son style est ampoulé et lourd, d'après ce que j'ai entendu de cette grande oeuvre littéraire qui, selon cette critisue orgasmique, par comparaison, fait sombrer Roméo et Juliette et Tristan et Yseut du côté de la littérature pour lycéens.

Les Tartuffes!

Post Scriptum:

Mon ami A. et sa femme A. m'ont offert, clin d’œil évident, le livre de Patrick Buisson "La cause du peuple". D'emblée je le reconnais je déteste le personnage et je n'aime ni son action passée ni encore moins les idées qu'il défend.
Cependant j'ai commencé la lecture de son livre et je le trouve extrêmement bien écrit et passionnant. Comme Houellebecq dans un autre genre on peut donc aimer ce qu'écrivent des gens qui nous indisposent parfois jusqu'à l’écœurement. En le lisant je crois comprendre que cet homme est désenchanté de Nicolas Sarkozy et que la passion du pouvoir de Buisson et sa volonté d'influence l'ont empêché de le comprendre à l'époque où il travaillait pour lui. Il pensait agir lui-même par opportunisme mais celui qu'il conseillait était encore plus opportuniste que lui.

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:00

Je prends le contrepied exact de ce que j'ai dit hier (mais vous êtes habitués à ma dialectique!) et de ce que j'écrivais pour dire tout le bien que j'ai pensé de l'émission télévisée qu'Arte a récemment consacré aux deux mandats présidentiels de Barack Obama.
Ce documentaire en 4 épisodes a été diffusé début octobre et je l'ai regardé presque d'une traite sur "Pluzz", cet excellent service qui permet de faire ses propres programmes aux horaires qui nous conviennent.
La critique d'abord, avant les louanges. Le documentaire était par trop technique (je veux dire par là qu'il fallait bien connaître les arcanes de la vie politique et économique des États Unis) et certains aspects un peu trop fouillés pour un public européen habitué aux raccourcis. Le système de santé "Obamacare", par exemple, a dû posséder une importance capitale sur place, ici les tenants et les aboutissants étaient peu être trop mis en avant.

Ces deux aspects mis en perspective la présidence Obama a été expliquée avec intelligence, justesse et honnèteté, une longue interview du Président encore en exercice appuyant les propos. Les quatre parties insistaient sur la politique étrangère (songez qu'Obama succédait à l'administration Bush), la crise des "Subprimes" et du système bancaire de 2008, l'opposition ferme et résolue du congrès à majorité républicaine, certaines difficultés intérieures (impossibilité de fermer Guantanamo, bavures policières à répétition et qui toutes impliquaient des noirs tués par des policiers racistes, relations très tendues avec l'Amérique puritaine et religieuse, conflit permanent et inextricable avec le lobby des armes) et d'autres extérieures (guerres à l'étranger...) donnant une impression de pouvoir contrarié voire mis dans l'incapacité de bouger.
Le Président Obama possède un charisme évident et sa culture et son humanité en font un chef d’État unique quand on le compare à ses contemporains.

S'il a pu commettre des erreurs et si l'on doit être "déçu" des résultats de sa présidence on le doit en grande partie à l'opposition sans nuance des Républicains (qui ont investi Donald Trump et qui ont réélu George W.Bush!) et à un monde en profonde transformation.

La télévision peut encore, parfois, surprendre lorsqu'elle devient le témoin éclairé de notre époque.
Il est vrai, et c'est à mettre à sa décharge, que les 2 soirées sur Obama ont dû faire 100 fois moins d'audience que Drucker flagornant la bécasse Dion du Québec!

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 07:00

J'ai hésité à acheter un livre de Samuel Gontier "Ma vie au poste" (Editions la Découverte) et l'ai longuement feuilleté le prenant puis le reposant. Finalement je ne l'ai pas acquis en me disant qu'il s'agissait somme toute d'un simple article de journal allongé et que je devais être d'accord avec 98% de ce que l'auteur y disait.

Il faut dire qu'il est journaliste à "Télérama", magazine que je ne lis pas mais dont je partage assez souvent les points de vue et qu'il a sous-titré son livre "Huit ans d'enquête (immobile) sur la télé du quotidien.

En exagérant légèrement je dirais que critiquer négativement a télévision est un exercice un peu vain tant il est aisé. De plus je ne la regarde pas assez pour connaître les contre-exemples que l'auteur cite et même s'ils sont effectivement navrants ils n'apportent rien au débat.

sans le chercher j'ai (re)trouvé, parmi les "nouveautés" estampillées ainsi ce livre à la médiathèque et l'ai naturellement emprunté. Je l'ai lu d'une traite, comme j'aurais lu l'article auquel je l'ai comparé et je l'ai trouvé intéressant, drôle parfois, inquiétant souvent et décourageant toujours.

Oui, la télévision Française est une machine à décerveler. Oui, la télévision Française est un instrument de pouvoir destiné à inculquer au plus grand nombre les règles d'or du capitalisme et du libéralisme. Oui l'actualité est au mains de désinformateurs qui passent tout à la moulinette de leurs présupposés (à cet égard les passages sur le nucléaire -cf Areva-, sur la menace terroriste, sur la publicité et la météo sont éloquents) et oui la télévision Française est aux antipodes de l'instrument de culture et de divertissement intelligent qu'elle aurait pu être.

Lorsque l'on voyage on constate que le mal est endémique et universel et que partout le crétinisme malfaisant de la télévision est porté à des hauteurs insoupçonnées.

Je cite la quatrième de couverture qui, mieux que moi, décrit le livre et son accablant consat:

"simpliste, démagogue et servile, souvent raciste et sexiste, la télévision dessine un monde effrayant où le culte d'un passé fantasmé voisine avec un scientisme échevelé, où l'on promeut la charité en vilipendant les assistés. où les faits divers, avec la ritournelle de "l'immense émotion suscitée par le drame" servent de tremplin à des discours extrémistes. où la tyrannie des émotions règne sans pitié, la plus primale, la peur, restant mobilisée comme jamais".

Je suis plus pessimiste que l'auteur et crains que le net ne vienne à son tour succomber aux mêmes tares, les mêmes prédateurs aux chéquiers gonflés pouvant seuls le museler.
Ils s'y attaquent déjà...

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:00

A Bordeaux à Lyon, à Paris, à Toulouse j'ai vu ces deux zigues devant un panneau sur lequel figuraient des brochures se promettant de me conduire au paradis, de m'expliquer la Bible, de m'aider à voir clair dans ma vie et de suivre la lumière.

Quelquefois il s'agit de deux "américains" à la chemise blanche impeccable fermée jusqu'en haut et qui rappellent ces Chrétiens jusqu'au-boutistes qui rejettent tout et proposent de vivre comme au début de la chrétienté. D'autres fois il s'agit de fausses bonnes sœurs défroquées, habillées comme les dames catéchistes du début du XXème siècle, tristes et ennuyeuses comme doit l'être leur "paradis". il peut y avoir des jeunes, des vieux et des entre deux âges.
Tous, au lieu de s'occuper de leur propre salut, passent une partie de leurs journées dans les lieux passants à essayer de nous intéresser à leurs revues gratuites ("Tour de Garde") ou à leurs prospectus bien-pensants. Et donc à leurs croyances.

On fait encore moins attention à eux qu'aux innombrables quémandeurs (qui ne demandent jamais moins de 30 centimes) et autres punks à chiens, l'envie d'écouter des fadaises étant émoussées par la quantité d'âneries entendues tout au long de la journée par des spécialistes autrement plus convaincants.

Il n'empêche: je les regarde toujours avec intérêt me demandant s'ils sont "payés" au rendement et si leur Dieu note leurs apports de nouveaux "clients" sur un carnet.

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