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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 07:15

Il y a de ça des années j'avais lu un livre d'Alphonse Boudard dans lequel, à un moment,

il disait que la différence entre le monde des truands et celui des autres gens tenait à la

capacité des seconds, les plus nombreux, à accepter de donner plus des 3/4 de ce qu'ils

avaient à l'état Moloch qui n'était jamais rassasié.

Si j'ai bonne mémoire (et j'ai bonne mémoire) les contribuables ordinaires répondaient

au nom de "caves".

Et si on y réfléchit bien, en ce moment qu'arrivent en queue de peloton les taxes locales

accouplées à la redevance de l'audiovisuel la remarque était frappée au coin du bon sens.
La rentrée, comme tous les ans, a asséché les finances de chacun comme jamais à cette

période.
Malgré la fable des prélèvements obligatoires qui tourneraient autour de 47% il n'est pas

besoin d'être expert pour voir que la réalité doit tourner autour de 75-80%.

Entre les cigarettes des fumeurs qui viennent d'augmenter, l'essence qui ne redescend pas,

le gaz et l'électricité qui voient leurs tarifs progresser discrètement mais inexorablement, les

charges locatives qui font la culbute, les contraventions qui pleuvent et les radars qui les

alimentent pulluler le contribuable moyen se demande s'il a intérêt à "travailler plus pour

gagner plus". En effet, chacun a pu le constater, quelques dizaines d'euros en plus sur la 

feuille de paie risquent  fort de se trouver entièrement repris par les charges sociales, les

impôts et mille autres taxes ou plafonds.

Dans un foyer fiscal le second salaire sert désormais à payer l'ensemble des impôts,

factures, notes et amendes tout au long de l'année. Frustrant!

Un journal est tenu, régulièrement, de publier ses comptes. Le nombre de lecteurs, le

nombre d'exemplaires vendus en abonnement et au numéro en kiosque. La moindre

société doit tenir ses comptes et ceux ci doivent pouvoir être consultables sous peine

d'amende.
Pas l'état qui dépense sans que nous ayons une vue d'ensemble. On sait que Tapie

(c'est un exemple) s'est vu reconnaître par l'état un dédommagement en dommages

intérêts.
On peut trouver saumâtre d'avoir contribué au renflouement de ce triste individu.

Il y a tant de cas où les finances publiques jettent -ou semblent jeter- nos contributions

au caniveau qu'on finit par se demander s'il est raisonnable de les donner ainsi à un

état qui les gère si mal.
Populisme et poujadisme me rétorquera-t'on! sans doute.

Mais moi qui suis sans doute le pire gestionnaire qui soit si je m'étais endetté comme

le fait Bercy, si je vivais à crédit comme l'état et si je gérais mes budgets comme ils le

sont au niveau national je serais à La Santé, interdit bancaire et ruiné pour 3 générations.

Les donneurs de leçons sont malheureusement aussi ceux qui nous rançonnent et la

seule alternative qui nous reste est l'exil fiscal ou l'accablement d'être obligé de rester dans

un casino géant où l'on perd à tous les coups.
Ce que l'état nous laisse avec une générosité qui l'honore ce sont les aigrefins assureurs,

avocats, plombiers, garagistes et autres escrocs légaux qui nous le prennent.
Ma bonne dame je vais de ce pas boire ce que j'ai réussi à soustraire à la rapacité des

voleurs ci-dessus listés. Le barman est un des rares à donner quelque chose en échange

de nos euros.

 

 

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 09:45

Il ne faut pas généraliser, je sais.
Il faut se méfier des idées toutes faites. Je sais aussi.
Il faut se protéger du mépris et essayer de comprendre. Je le sais toujours.

Il n'empêche que je comprends (presque) les progressistes de ce pays qui préfèrent

idéaliser un improbable étranger mythique que le prolétariat bien de chez nous.
On dira ce qu'on voudra mais le parfum d'aventure collera plus à l'Afghan qui passe

qu'à l'ouvrier Français qui se shoote au foot, au loto sportif, aux promos d'hypermarchés

et à TF1.

Avec son inculture revendiquée, ses idées parfois racistes mais toujours primaires et

sa façon d'accuser toute l'humanité de sa stagnation il est souvent insupportable le prolo

du cru.

 

Pour une raison que j'expliquerai ultérieurement, j'ai vécu une courte mais intense

expérience qui m'a fait travailler avec des spécimens. Elle m'a dégoûté  de leur veûlerie,

de leur hypocrisie et, pour tout dire, de leur bassesse.

Mon expérience est trop limitée dans le temps et en nombre mais parmi ceux que j'ai

rencontrés aucun ne sortait de la caricature. Sauf un jeune black que tout le monde

appelait "Djibril" (son nom de famille est Cissé!) et qui était au milieu des autres

comme un chien dans un jeu de quilles. Trop intelligent, trop éduqué.

 

Ce disant je comprends que je vais m'attirer les foudres des bien-pensants de mes

(trop) rares lecteurs. Comment? il n'est pas magnifique l'ouvrier Français? il n'est

pas stoïque sous les coups du patronat suceur de son sang?

 

Eh bien non! en 2 mois j'ai vu plus de médiocrité, de reptations misérables et de

nullité assumée que dans toute ma longue expérience professionnelle.

 

Pour retrouver autant de cons sur une surface aussi réduite il me faut remonter aux temps

peu amènes du service militaire. Machisme stupide, vulgaire et assumé et bêtise crasse

n'étaient donc pas l'apanage exclusif des "appelés du contingent"; ils sévissent toujours.

 

Je reconnais que les dés étaient pipés dès le départ et que j'ai dû faire sonner leurs

alarmes intimes.

En effet je suis, comment dire, légèrement différent de ce portrait. bref... j'ai tout du

mouton noir.

Je l'ai déjà dit le football ne m'intéresse pas et je préfèrerais toujours Haydn à Johnny.

Dans ces conditions, même en étant discret et aimable j'ai été rejeté comme on recrache

un noyau de cerise.

Tout corps étranger introduit dans un organisme qui ne le reconnaît pas sera

impitoyablement rejeté. C'est une loi de la nature. Dans les relations sociales il n'existe

pas de ciclosporine . Hélas.

Ca ne remet  pas en cause ma position qui est celle du "cul entre 2 chaises". J'abhorre

les gibiers de sacristie qui baissent les yeux devant des statues en plâtre mais les

ouvrent pour juger ce qui se passe chez les autres, les militaires à casoar, les capitaines

d'industrie plein de morgue et de mépris, les bobos replets et les bourgeoises à marques.

A mes yeux la jeune mémère à foulard Hermes, sac Vuitton et Austin Mini est aussi

insupportable que le beauf en survêt', pack de bières dans une main et ticket de loto à

gratter dans l'autre.
J'exècre aussi le bas du panier avec tout son folklore "ouvriériste" et ses valeurs mitées.

 

En cas de guerre civile ce sera pratique: les deux camps voudront m'éliminer!

 

J'ai conscience qu'il y a des "travailleurs manuels" remplis de talents et qui sortent des

stéréotypes. Je ne les ai hélas pas rencontrés cette fois-ci.

 

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 07:35

Il me semble qu'on veuille (qui?) remettre sous les feux de la rampe l'un des

pires chanteurs (enfin... C'est ainsi que ça s'appelle) que notre pays, qui en a

pourtant supporté pas mal, et des croquignolets, ait eu à connaître.

 

Pas de suspens, je donnerai tout de suite son nom, c'est l'éprouvant Jean

Jacques Goldman.

 

Ce consternant bipède a squatté les premières places des hits parades

hexagonaux pendant les terrifiantes années 80 et on lui doit les titres les plus

imbéciles (l'olibrius n'a t'il pas appelé un de ses albums "chansons pour les

pieds"!!!) chantés avec la voix la plus insupportable qu'on ait entendue de

mémoire d'homme.
"Envole moi", "Je marche seul" et autres fadaises ont pollué les années 80

avec application. Il était partout, bourré de bons sentiments et de bonne

conscience et la plupart des imposteurs du show-business chantaient ses

"textes". L'effroyable Céline Dion et l'impossible Johnny chantaient du Goldman.

Les "enfoirés" c'était Goldman. L'Ethiopie c'était Goldman, les restau du coeur

c'était Goldman....

Des chansons consternantes (Ouh, le racisme c'est pas beau, la solitude

c'est triste, Si j'avais été Allemand j'aurais peut-être choisi le mauvais côté)

des orchestrations FM démodées à peine jouées,une production à la Grosse

Bertha et cette voix... cette voix....


Quand, enfin, il a un peu moins trusté les places des charts j'ai cru que son

étoile avait pâli et que le pays s'était rendu compte qu'un mec qui chante :

"Elle met du vieux pain sur son balcon/pour attirer les moineaux/les pigeons/

Elle vit sa vie par procuration/devant son poste de télévision

méritait un oubli douillet mais définitif.

 

Et on ressort ce navrant zéro de la naphtaline! . Dans un pays qui a eu Claude

François et Sheila comme vedettes il ne faut s'étonner de rien et Raphaël est

là pour montrer qu'on a toujours aussi peu l'oreille. Mais Goldman....

 

Rien ne justifie qu'on le ressorte de l'oubli dans lequel il était justement tombé.

C'est mon avis et je le partage!

 

PS qui n'a rien à voir: Avant c'était l'affreux Guéant qui prenait un air de

circonstance quand un Corse était transformé en écumoire. Maintenant

c'est Valls. C'est un changement, certes, mais infinitésimal.

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 07:47

Parfois je suis aussi un peu morbide. Encore un défaut dont je ne suis pas fier.
Lorsque j'ai su que Michael Haneke (celui des deux "Funny Games") avait réalisé

un film sur la fin d'un vieux couple touché par l'âge et la maladie j'ai pensé qu'il y

avait de fortes chances que je figure parmi les spectateurs qui se déplaceraient

pour voir sur un écran ce qu'ils fuient ailleurs.

J'ai résisté mais j'ai fini par y aller.

J'ai donc vu le film qui est au delà de la critique cinématographique. Ou plutôt qui

est plus que du cinéma. Naturellement c'est admirablement "joué" (interprété est

le mot qui convient) par le trio Jean-louis Trintignant/Emmanuelle Riva/Isabelle

Huppert auxquels il convient d'ajouter un pigeon (l'oiseau!) et Alexandre Tharaud

dans son propre rôle.

Le décor est admirable: cet appartement parisien haussmanien dans un quartier

qu'on devine (très) aisé est parfait. Patiné ce qu'il faut et tout y semble juste.
Vaisselle, meubles, photos, disques (on est chez des musiciens) et lumières:

l'appartement où se déroule l'action semble avoir vieilli avec les acteurs.  Même

la salle de bains, dans sa vétusté chic est criante de vérité.

L'actrice principale est au-delà de l'appréciation. Pendant tout le film on l'admire

d'être si vraie tout en se demandant comment elle peut anticiper sa propre fin de

vie avec une telle impudeur.
Trintignant incarne ce mari qui voit la femme de toute sa vie partir et il est à la fois

solide et pathétique.
Quant à Huppert j'ai déjà dit ailleurs que je la considérais comme la meilleure actrice

qui soit. En quelques apparitions (elle ne fait qu'une participation) elle est cette

fille compliquée et bouleversée et qui a des griefs jamais exprimés contres ses

parents.

En fait, et je pense que c'est le souhait du metteur en scène, nous sommes des

voyeurs et cette position est magistralement démontrée par la séquence d'ouverture

pendant laquelle nous sommes au théâtre, voyons les spectateurs s'installer, nous

découvrons soudain le couple Trintignant/Riva, la salle applaudit et on pourrait

penser que c'est nous qui le sommes.

C'est un film assez lent et certains passages semblent presque ralentis. A dessein

sans doute. Par exemple lorsque Trintignant, une fois sa femme morte, étête des

fleurs dans l'évier. Cette séquence dure et l'on se demande pourquoi.

Même chose pour ce pigeon qui, par deux fois, pénètre dans l'appartement . 

Le film a obtenu la palme d'or au dernier Festival de Cannes. Je ne saurais dire

si elle est méritée: le film est trop dérangeant.
Par contre je me réjouis qu'au même moment on puisse voir "Amour", "La part des

anges", "Capital" et "Argo" . Tant qu'il y aura autant de choix différents le cinema

restera vivant.

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:09

Notre époque résumée en 10 minutes d'émission télévisée. La 5 et l'émission

"C à vous" reçevaient Françoise Hardy (dont je pense le plus grand bien de ses

disques) avant-hier lundi 12 en début de soirée.


Je ne l'aurais pas regardé mais on m'a gentiment appelé pour me prévenir.


Donc, l'animatrice, Alessandra Sublet, une jolie et gentille jeune femme, avait

Françoise Hardy sur son plateau.
Que croyez-vous qu'elle fit? exactement TOUT ce que la chanteuse a dit détester

dans son livre de souvenirs et dans d'autres interviews.

 

- qu'on lui parle de son physique ("Comme vous étiez belle"!)

- qu'on parle de son disque sans l'avoir écouté (c'était flagrant, Alessandra Sublet

   n'avait écouté qu'un titre du CD

- qu'on lui parle de "Tous les garçons et les filles" qu'elle renie en pensant qu'elle

   a écrit beaucoup mieux depuis

- qu'on lui ressorte toujours les mêmes anecdotes et/questions

- qu'on attribue le mérite de ses chansons non à elle qui les compose mais aux

  "jeunes" qui l'ont aidée (et dont les noms font tilter l'égo de Miss Sublet, Calogéro

   ou Julien Doré dans le cas présent).

 

Elle a eu droit à tout. Et même à la question enregistrée d'un ancien invité! Elle

cachait mal son dépit et semblait malheureuse d'avoir une fois de plus la sensation

d'être tombée dans un traquenard.

 

Alessandra Sublet est bien sympathique mais elle fait du "sous-Grand Journal"

avec les mêmes tics métiatiques. Elle ne prend pas la peine de s'informer sur

ses invités et pose les mêmes questions que 99% de ses confrères de la presse

parlée, écrite ou télévisée.

Quand elle tombe sur un "bon client" (celui ou celle qui accepte de faire la promotion

de Mme Sublet (car c'est de celà qu'il s'agit) tout se passe bien. Lorsque l'artiste se

cabre et fait remarquer qu'il est stupide de poser de telles questions on a la nette

impression que l'émission verse dans le fossé.
Françoise Hardy n'a pas hésité à dire à Alessandra Sublet qu'elle n'avait pas compris

une de ses réponses, qu'elle n'avait sans doute pas lu son livre et qu'elle avait eu

un singulier manque d'imagination en ressortant cette archive que la chanteuse ne

supporte plus. Rien n'y a fait: on sait avec certitude que le prochain ou la prochaine

invité(e) aura droit à ce traitement aussi creux que grossier.

Pourtant il y avait matière à réflexion quand Françoise Hardy a dit que si elle avait été à

la place de Calogéro et avait écrit "Pourquoi vous" elle ne l'aurait certainement pas

donnée à un autre artiste ou quand elle a dit qu'elle avait composé de très bons titres

("oui, lesquels selon vous?)... Mais non! on a eu droit au 10' de soupe avant la soupe.

Le jour où, sans être grossier ni cireur de pompes un animateur fera son métier (qui

implique qu'il choisisse ses invités!) on fera un pas remarqué vers la qualité.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 08:00

Il y a,en France, et ce depuis la Révolution Française au moins, une difficulté

terrible à trouver des consensus pour gouverner le pays.
En d'autres termes 2 camps irréductibles s'opposent en tout et sont incapables,

même lorsque c'est indispensable, de faire un bout de chemin ensemble.
Souvenez vous des batailles homériques entre Girondins, Montagnards et

Jacobins, puis Royalistes et Républicains, puis Bonapartistes Républicains et

Monarchistes, puis Orléanistes et Légitimistes..... le Dix-Neuvième siècle est

plein de ces antagonismes qui ne pouvaient trouver aucun terrain d'entente.


Plus près de nous UMP et PS, représentation plus fantasmée que réelle (dans

les faits) entre gauche et droite ou anticapitalistes et capitalistes la guerilla ne

cesse pas un instant et empêche souvent notre pays de prendre les décisions

de bon sens qu'il y aurait à prendre pour se noyer dans des combats

idéologiques inutiles et qui figent le présent.

En agitant des grelots qui font foncer l'adversaire (la TVA sociale, le mariage gay,

le débat sur la nationalité ou le vote aux élections locales des étrangers) les

majorités successives s'empêchent donc de s'entendre sur le principal à défaut

de l'accessoire.
Vaines postures et lassante imposture pour nous, électeurs frappés de ce

discours perpétuel singeant la guerre civile.

Parlons-en des guerres civiles. Nous sommes coutumiers de ces périodes

pendant lesquels on "épure" en massacrant ceux qui ne pensent pas comme

il faudrait au bon moment. Terreur (1794), Terreur blanche (1815), Commune

de Paris (1871), Reprise de Paris par les Versaillais (1871),  Epuration (1945)

la liste est longue de ces périodes où nous nous entretuions dans les faits et

non uniquement verbalement.

Rien de tel aujourd'hui mais je tiens pour très malsain ce climat de "Revanche"

des uns contre "les abus de pouvoir des autres".
L'alternance démocratique est une nécessité, une obligation et une bonne

chose. Le pouvoir n'est pas confié à une majorité par le pays pour qu'il défasse

ce que la majorité précédente a fait. Que quelques lois abusives ou passées

en force soient discutées c'est normal, qu'elles soient toutes passées au

trébuchet de la morale d'un camp ne l'est pas.

De même le scrutin majoritaire est clair: à l'issue des Présidentielles et des

législatives il y a une majorité légitime et une opposition. Cette dernière doit

l'accepter ce qui ne semble pas (écoutez les discours de Copé) toujours le cas.

Il ne faut pas non plus croire qu'en période de cohabitation il se fait une sorte

d'union sacrée. La bagarre continue de plus belle mais plus feutrée.
On ne sort pratiquement jamais de cette coexistence entre Français qui ne

sont d'accords sur rien (ou presque) et qui se supportent tant bien que mal.

C'est pourquoi les rodomontades du FN sur la "France aux Français" me

font sourire: une fois qu'il n'y aurait plus d'étrangers à détester le report sur

d'autres natifs se ferait automatiquement!

On devrait pouvoir s'entendre entre habitants d'un même pays qui parlent la

même langue et veulent la même chose: la justice dans un pays en paix.
Pourquoi toujours appuyer sur les plaies au lieu de faire l'inverse?

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 07:42

Lorsqu'il essaya de se mettre dans la peau du commandant du camp d'extermination

d'Auschwitz-Birkenau l'écrivain Robert Merle se fit le plus petit possible derrière son

effroyable sujet et baptisa son livre du titre modeste de "La mort est mon métier"(52)

 

Aujourd'hui, à part Laurent Binet et son remarquable livre "HHhH" on est moins

timide et, sur un sujet approchant on titre son bouquin "Franz Stangl et moi" (Dominique

Sigaud) ce qui est à la fois une maladresse et une incroyable prétention... (Stangl fut

le responsable des camps de la mort de Sobibor et de Treblinka).

 

La littérature n'échappe pas à la boursouflure de l'ego.

Autre mode, pas moins ridicule si elle est moins aventurière, écrire des "romans" dont

l'objet a existé en se prenant pour un(e) historien(ne) et en se mettant plus ou moins

à sa place.
On ne compte plus les indigents qui se sont pris pour Marilyn Monroe, James Dean,

John Kennedy ou d'autres, aussi icôniques.
Comme la liste des personnalités immédiatement identifiables n'est pas extensive, il

est maintenant courant d'écrire des livres hybrides sur des talents de second rang:

Jayne Mansfield ("Jayne Mansfield, Simon Liberati) et Barbara Loden ("Supplément à

la vie de Barbara Loden" par Nathalie Léger) par exemple.

Cette Barbara Loden, archetypale de l'actrice barrée qui réjouit tant le lecteur de

Telerama, des Inrocks ou des Cahiers du Cinema et que seuls quelques pseudos

happy fews ont vue dans un film ou plus rares encore ont vu le film ("Wanda") qu'elle

a commis.

J'imagine que, bientôt,  des bio-romancées de Jean-Luc Delarue ou de Omar Sy

("Intouchables") seront proposées dans les librairies.

Plus que les tablettes de lecture ou la perte du gôut de la lecture ce sont ces livres

formatés, ni faits ni à faire et qui sont lancés comme des produits marketing pour

un public ciblé qui menacent, à terme, l'objet livre tel qu'on l'a toujours connu.

Quel dommage que les éditeurs, au lieu de faire leur métier, (chercher et publier

des ouvrages de qualité) choisissent leur intérêt immédiat (faire du chiffre, vendre

le plus possible).  

Touché sous sa ligne de flottaison le cinéma a abdiqué toute prétention à l'intelligence

(à de rares exceptions près). La musique populaire se limite à des "coups" et à

l'exploitation jusqu'à la corde de vieilles recettes et l'édition est dans le caniveau.

Et on s'étonne (ou feint de s'étonner) que la "culture" n'est plus ce qu'elle était!

J'en reviens toujours au même point. Avant d'être rentables un artiste, un chanteur,

un écrivain, un metteur en scène, un plasticien ou une choégraphe doivent apprendre

leur métier et acquérir de l'expérience. Qui leur en laisse la possibilité?

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:17

La femme kinésitérapeuthe que je vais voir est une jeune maman d'un petit

garçon de 3 mois.

Sa conversation, naturellement et du fait que je ne l'ai pas découragée, tourne

autour des préoccupations liées à ce bébé et à sa récente arrivée dans sa

famille.

L'équipe de jeunes hommes que je côtoie pour un des aspect de mon travail

ne semble intéressée que par le football, le rap et les "meufs".Je ne les ai

pratiquement pas entendus parler d'autre chose jusqu'ici.

Ah! si!!! de voitures (de préférence chères et puissantes).

Mon amie dont le mari est mort cet été essaie de n'importuner personne avec

ce deuil qui l'a cueillie à froid et dont elle semble assommée. Elle parle de lui

et attend qu'on parle de lui.

L'ami dépressif que je vais voir parle de ses états d'âme, de sa souffrance et

des difficultés qui sont les siennes à envisager l'avenir.

Ma mère, que j'ai au téléphone, essaie de me faire comprendre combien il lui

est difficile de se dire qu'à quatre-vingt deux ans les années "qui lui restent"

sont peu nombreuses.

A bien y réfléchir le lien social est constitué par nos capacités à l'empathie et

à accepter de ne pas être soi-même le centre du monde.

Quand je parle avec quelqu'un tout mon art de la conversation consiste à

accepter que cette personne puisse parler d'elle alors que, naturellement, je

préférerais qu'on parle de moi.

S'effacer et donner à l'autre les preuves de l'intérêt qu'on lui porte est l'essence

même du rapport humain.
La difficulté réside dans le dosage. Lorsqu'on laisse trop la bride à l'interlocuteur

on finit par être englouti dans sa vie et ses sentiments.

Le vrai échange est celui qui permet à tous de donner un avis et de le défendre

sans accaparer la conversation et de permettre à des idées contradictoires de

s'affronter sans crainte.

En vieillissant je m'interdis ce que je me permettais autrefois: écouter d'une

oreille distraite et laisser mon esprit battre la campagne. Maintenant j'écoute et,

si je m'ennuie, j'essaie d'orienter la conversation sur un autre sujet ou de

l'écourter.

Tant de personnes souffrent de ne tout simplement pas être entendues.

Toutes ces petites conversations de bureau, chez les commerçants ou

ailleurs ne sont parfois que du bla-bla mais elles ont une grande importance

qu'on ne saurait méconnaître.

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:17

Barack Obama a été réélu pour un second mandat. A huit heures moins cinq quand j'ai

allumé la radio et écouté France Inter l'américain rance qui pérorait au micro m'a fait

penser que le pays s'était donné à Mitt Romney.
Quatre minutes bien difficiles.

La chose la plus importante c'est que Netanyahou ne pourra pas se prévaloir de l'aide

américaine s'il "appuie sur le bouton" comme il l'a dit cette semaine.

Nous arrivons vers l'anniversaire du 11 novembre qui mit fin à la première guerre

mondiale.
Une guerre préventive d'Israël contre l'Iran vaut bien l'assassinat d'un Grand duc

Autrichien question déclenchement des hostilités.

Pour le reste il eut été stupéfiant qu'un candidat qui méprise ouvertement et

publiquement 47%  ("47% des Américains sont des assistés") de ses concitoyens

puisse être leur représentant élu.

Pour moi les Etats Unis ne sont grands que lorsqu'ils dépassent leurs mythes

pesants de l'argent roi, de l'attachement à Dieu et à tous leurs conservatismes.
Le Stetson, les grosses voitures, le dollar impérial, les armes et Las Vegas sont

aussi pesamment folkloriques et ridicules chez eux que le béret, la baguette, le Moulin

Rouge, Johnny Hallyday et notre prétention à être le "pays des Droits de l'homme". 

 

Obama est justement un Président qui fait bouger les lignes. Qui s'en plaindrait?

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 08:06

J'ai entendu un récent matin à France Inter que la popularité du couple

exécutif atteignait des records négatifs et sombrait immanquablement.

 

Personnellement j'en suis peiné mais pas surpris.


Nous avons tous vécu un long et amusant tour de manège politique ce

printemps et avons cru ou voulu croire que l'homme que nous allions

élire pourrait faire bouger les choses.

Or les gouvernements européens n'ont plus la moindre marge de

manoeuvre et les 3/4 de leurs décisions leurs sont imposés par les

instances européennes et internationales.
C'est Bruxelles et le FMI, Moody's et Standard and Poors qui décident,

pas Ayrault ni Hollande ou si peu. juste à la marge.

Le tour de passe-passe du vote négatif des Français sur le traité

européen finalement décidé quand même via un habillage en trompe

l'oeil (rebaptisé traité de Lisbonne), la palinodie des votes contraints

de pays jusqu'à ce qu'ils disent "oui" aux référendums, les purges

imposées à la Grèce, l'rlande et l'Espagne nous montrent clairement

l'étendue réelle des pouvoirs des gouvernements nationaux .


Hollande n'a donc que peu de pouvoirs réels sur l'économie. Il est

absurde et vain de l'exhorter à "créer des emplois". Il le peut encore

moins que votre voisin ou votre baby-sitter.

Tout ce que peuvent faire les politiques est d'ordre symbolique. Inscrire

la règle d'or dans la constitution ou pas, faire des grands discours en

invoquant l'esprit d'initiative par exemple.
Si l'on ajoute à cette impuissance les ratés des 6 premiers mois, la

négativité des médias qui semble vouloir se "payer" Hollande comme

elle s'est payée Sarkozy, la nullité et l'impréparation de l'équipe

gouvernementale, l'état du pays et le fait qu'on demande aux Français 

de payer pour leurs erreurs ceux qui les ont commises on comprend

aisément l'impopularité grandissante de ce pouvoir avec un "p"

minuscule.

Tout ceci n'exonère pas les responsables qui nous ont plus ou moins

fait croire, pendant la campagne électorale qu'avec eux les choses

allaient s'améliorer et que leurs décisions auraient des effets visibles.

Plus que leurs demi-mensonges notre capacité à les croire est

blâmable.

Avant de vouer aux gémonies une équipe qui certes ne brille pas par

sa cohérence attendons un peu et reconnaissons que l'on ne peut pas

lui reprocher et son "immobilisme" et "sa funeste politique", c'est à

dire tout et son contraire.

Pour ma part je boycotte systématiquement ces hebdomadaires

racoleurs qui se sont spécialisés dans le fameux "Hollande bashing".

Une fois la droite discréditée (elle le fait très bien toute seule et Copé

l'éloigne plus sûrement d'un "retour aux affaires" que la gauche au

pouvoir) et la gauche en difficulté aux manettes c'est l'extrème droite

qui profitera de cette politique éditoriale à courte vue.

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