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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 11:59

Il n'y a pas de moyen plus infaillible pour me faire douter que prononcer cette

phrase mille fois entendue: "Combien tu paries?".

J'ai beau être certain de mes connaissances et être sûr de moi le simple fait

de me mettre au défi suffit à me troubler et à me faire hésiter.
Ce n'est pas la peur de perdre le pari (quoi que...) mais plus sûrement le doute

qui s'est immiscé dans ce qui me tient lieu d'esprit.
Pourtant j'en ai fait un certain nombre et en ai gagné une partie mais de plus en

plus je renâcle au moment de "toper" et abandonne devant l'obstacle.
Il est vrai que souvent l'intimidation de l'autre parieur lui tient lieu de certitude.

Moi, quand quelqu'un me dit : "J'en mets ma tête à couper", lorsqu'il affiche

une détermination à toute épreuve qu'il ponctue d'un "Je considère que j'ai déjà

gagné" je perds mes moyens et je prendrais presque le parti de l'autre en

pensant qu'il a raison et donc que j'ai tort.
Pas plus tard qu'hier, à propos du type qui a sauté de 39 km de la terre j'étais

assez certain qu'il n'avait pu être question d'une température de +5°C au

point de départ. (ce qu'affirmait le parieur opposé)
Me basant sur les restes de leçons apprises de mes malheureux profs de

Physique (j'étais plutôt littéraire...) je soutenais qu'il devait y faire beaucoup plus

froid.

L'animal avec qui j'ai refusé de parier (un autre ami s'en est chargé) soutenait

qu'il faisait 5°C au moment du saut de Félix Baumgartner.

Vous me direz ... Voilà un pari passionnant et une discussion admirable. Vous

avez raison!

Ce matin le véhément nous a envoyé par mail une coupure de presse sur

laquelle il est écrit qu'il faisait -19°C au moment du saut.
Pour moi moins dix-neuf c'est pas plus cinq donc nous avons gagné notre pari.

(même si je penchais pour un moins 50).
Incroyable la mauvaise foi de certains!

 

 

PS: oui Eric, ça fait bien 20 ans qu'on cherche qui a gagné le pari Talleyrand.
Peut-être ne trouverons nous jamais la réponse? je tiens en tous cas le dîner

chez le cuisinier de Kenzo pour celui que tu me devrais si j'avais raison.

Tu aurais payé par anticipation. Une façon de reconnaître que tu as perdu?

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:20

J'ai été fortement conditionné par mon entourage en général et ma mère en

particulier pour qui la beauté physique primait sur tout.
En un mot il était préférable de ressembler à Cary Grant plutôt qu'à Michel

Simon à qui on reconnaissait un certain talent mais à peine le droit de

l'exercer.
Il y avait les beaux et... les laids. Le noir et le blanc, le ying et le yang,

 les gentils et les méchants bref un monde manichéen en diable.
Voilà un schéma prégnant dont il est extrèmement difficile de sortir.

J'avais beau penser à l'affreuse injustice qui règne dans le partage de la

beauté on me laissait penser que ça ne se discutait pas.


Beaucoup de détails confirmaient ou semblaient confirmer cet oukase: mon

lycée portait à son fronton la sentence de Rodin: "Que les jeunes soient les

officiants de la beauté" et, que je sache, les "vedettes" de mon enfance étaient

plutôt sélectionnées pour leur beauté physique. (Yolande Moreau et Mathieu

Demy n'étaient pas encore des stars!!!!).

Naturellement j'en ai conclu que les filles (terme générique) aimaient les mecs

beaux et que ceux qui ne rentraient pas dans cette catégorie n'auraient le choix

qu'entre des moches et des super-moches.
La vie s'est chargée de me montrer que ce simplisme là n'avait

qu'exceptionnellement cours et que Woody Allen pouvait autant plaire que Delon

(jeune). 

Comme tout un chacun j'ai croisé, dans ma vie, le chemin de filles magnifiques

et d'autres qui l'étaient moins et j'ai (pratiquement) réussi à considérer la beauté

comme un détail secondaire.
J'avais, et n'y voyez pas une prétention ou l'expression d'une immodestie, un

"charme" qui faisait que sans être vraiment beau je plaisais aux femmes. Cela

m'avait permis de relativiser et de comprendre que le physique de Tarzan n'était

pas indispensable pour séduire.

 

Et puis l'existence se charge de vous donner des leçons et de démentir les

impressions les plus chevillées au corps....

 

Il n'empêche que j'ai eu un choc, à la gare de Toulouse Matabiau mardi 23

octobre dernier à 12H13 en feuilletant le livre de Denis Jeambar "portraits

crachés".
Dans celui, affectueux, qu'il consacre au pianiste de jazz Michel Petrucciani il

écrit: " Après son décès, son éditeur et ami, Francis Dreyfus, lui aussi disparu

depuis, me dira: "les femmes sont dingues, vous n'imaginez pas, les plus belles

voulaient coucher avec lui". Et il précise plus loin qu'elles le faisaient.

Petrucciani02.jpg

 

J'avais vu ce pianiste de son vivant une fois à la salle Pleyel (il devait mesurer 1 mètre).

Il était célèbre et la télévision l'invitait régulièrement. 

Il était, pardonnez  moi l'expression, MONSTRUEUX. son talent, la bienséance, le

"politiquement correct" faisaient qu'on finissait par l'oublier mais il n'aurait pas été déplacé

dans "Freaks" de Tod Browning. (un de mes must).

Je n'avais pas oublié non plus que Henri Charrière, l'ex-bagnard devenu célèbre avec

"Papillon" avait eu les faveurs successives de deux des plus belles femmes de l'époque,

Bardot et Cardinale. Mais j'avais préféré le censurer et ne pas y penser.
Je terminerai ces digressions sur la beuté physique par un aphorisme qu'aimait citer

Serge Gainsbourg "La laideur a ceci de supérieur à la beauté c'est qu'elle dure plus

longtemps". C'était un connaisseur.

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 07:27

Un choc soudain. Dans le train train du quotidien et de la radio quelques

paroles de chanson de Léo ferré  "La vie d'artiste" .

 

Léo Ferré n'est pas, contrairement à ce qu'on pourrait croire, limité à deux

chansons qu'on entend trop "C'est extra" et  "Avec le temps".
C'est un homme qui a sublimememt mis en musique Verlaine et Rimbaud

Apollinaire et Baudelaire et d'autres poètes plus anciens ou plus récents.
C'est un chanteur écrivain qui mérite infiniment mieux que l'oubli indécent

dans lequel il est tombé.

On peut être rebuté par sa voix ou géné par les orchestrations démodées

de ses chansons mais on ne peut que convenir de l'immense talent  qui

était le sien.
Je trouve profondément injuste qu'il soit à ce point oublié.
La notoriété post-mortem d'un artiste en France est, me semble t'il,

inversement proportionnelle à son génie.

Si les radios diffusent à "donf" du Balavoine ou du Berger; Brel doit se

contenter de la pire de ses chansons (l'insupportable "Ne me quitte pas")

et Brassens des "copains d'abord".
Si tout n'est pas à conserver dans les oeuvres de ces deux derniers c'est

dommage de limiter à ces titres-là des années de vache maigre et une

carrière en tous points éblouissante.

Comme il est extrèmement regrettable de ne flatter systématiquement que

le mauvais goût des auditeurs et de diffuser perpétuellement les mêmes

chansons il est dommage de célébrer tout le temps des disparus au

talent rien moins qu'évident. Berger et les autres piliers de "Nostalgie"

entretiennent le souvenir de la médiocrité de la france de Guy Lux et des

Carpentier, précurseurs des odieux Sabatier, Drucker, Lumbroso, Sébastien,

pour qui le chiffre des ventes est synonyme de talent.

Mais, fermons la parenthèse et reprenons le propos.
D'autres, vivants ou morts, qui ont écrit et chanté de belles choses semblent

perdus corps et biens. Barbara, Moustaki, Ferrat, Caussimon, Sauvage,

Cora Vaucaire...

Même Bécaud et Béart sont ensevelis sous la cendre qui ne le méritent

pourtant pas.

Je comprends et accepte qu'on diffuse de la chanson actuelle. Mais, si

on doit de temps à autres écouter des chansons du passé pourquoi

refuser la qualité, l'intelligence et la beauté et privilégier la médiocrité?


Fêtés jusqu'au ridicule le Tout petit Charles (Aznavour) ou l'imposteur

Gainsbourg* (si l'on exclut ses années 1967-1971, celles où il était à

son meilleur et qui, on le voit ne durèrent pas, et  les titres écrits ces

années là sont rarement cités)  aparaissent comme les seuls survivants

d'une époque où il ne furent pas (loin de là) les meilleurs.

Brassens, qui avait tout compris chantait: "Trompettes de la renommée/

vous êtes mal embouchées".
En effet!

 

* Gainsbourg a écrit le meilleur de son oeuvre, c'est à dire celle qui va de

sa période "Bardot" à "L'homme à la tête de chou", dernier chef d'oeuvre

(1975). Avant ce n'était pas très bon et après c'était très mauvais, n'en

déplaise aux thuriféraires et indécrottables fans. Je tiens son dernier

album ("You're under arrest" ) pour une bouse pitoyable et indigne.Les

2 précédents ne valant pas beaucoup mieux ("Love on the beat" et

"Mauvaises nouvelles des étoiles").

 

 

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 07:55

 Le disque dur de notre mémoire, atteignant le point limite de la saturation, finirait par exploser.

 

Voilà une peur et un mystère qui n'ont jamais cessé de m'étonner, m'interroger et surprendre.
Pourquoi puis-je retrouver facilement un souvenir et pourquoi ai-je oublié tel autre? comment

la mémoire fait elle pour enregistrer profondémment des informations et rejeter quasi

définitivement d'autres?
Pourquoi, par exemple, je me souviens de l'immatriculation de toutes les voitures qu'on eues

mes parents et aussi de numéros de téléphones d'autrefois alors que je n'ai jamais réussi à

faire entrer dans mon crâne que ma dernière société faisait du "Conseil opérationnel en

réduction de coûts"?

Il m'arrive, comme à vous j'imagine, de m'étonner de connaître par coeur les paroles d'une

vieille chanson, les dialogues d'un film ou une poésie apprise pendant l'enfance.
Je me souviens du goût du thé de "la compagnie coloniale" qui n'existe plus depuis longtemps

et le reconnaîtrais entre mille, comme l'odeur du parfum des années 80 "Jules" ou la

chanson triste du film "Voltati Eugénio" de Luigi Comencini. (j'ai réussi à l'entendre sur Youtube).
Pourquoi tels évènements, lieux, sons, odeurs, moments, douleurs, plaisirs restent à jamais

écrits dans notre mémoire et pas tels autres qui ne leur cèlent en rien question intensité?

J'aime lorsqu'un de ces souvenirs stockés dans la mémoire commence son chemin pour

revenir. Ce "je l'ai au bout de la langue" qui fait que l'on sent l'information à deux doigts de

renaître. La dame elle s'appelait.... sa voiture c'était.... Le village qu'on cherchait c'est......

La mémoire humaine doit avoir une capacité maximale et nous ne pouvons tout retenir.
Certains, plus doués que d'autres, sont capables d'emmagasiner des palmarès ou des

des statistiques, d'autres ne retiennent "rien" et ont une mémoire très sélective.

Je rêve de pouvoir un jour faire avec ma mémoire ce qu'on peut faire avec celle d'un

ordinateur: la mettre complètement à nu et retrouver même les informations effacées.
Il est certain qu'un régime politique totalitaire aurait aussi intérêt à ce que ce soit faisable.
Peut-être est-ce bien ainsi: nous ne savons pas ce que nous gravons dans notre mémoire

ni ce qui sera utile ou pas.
La chanson d'Eugénio, par exemple, me semble ni belle ni intéressante. Pourquoi l'avais-je

en mémoire, affleurant régulièrement?

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:26

James Bond 007 existe depuis si longtemps ("James Bond contre Dr.No" date de 1962)

qu'on a l'impression de l'avoir toujours connu.
Pourtant les réalisateurs se sont succédés pratiquement au rythme des comédiens qui

ont tenu le rôle et il n'y a guère de points communs entre le Bond des débuts et celui

qu'on nous donne à voir désormais. 

Je ne dis pas que celui d'aujourd'hui n'est pas un bon Bond (!) je ne l'ai pas vu et pour les

2 précédents j'ai été passablement dérouté.
Il s'agissait d'une série humoristique. Le personnage n'était pas sérieux et ses aventures,

si elles étaient agitées, étaient impossibles et relevaient de la bande dessinée ou du

film d'espionnage à grosses ficelles.
Les personnages récurrents, les voitures, les belles femmes, les répliques attendues

et le pré-générique étaient indissociables de la série et on allait voir un "Bond" en

espérant y retrouver ces repères.
Sean Connery et Pierce Brosnan étaient des James Bond crédibles et idéaux. Roger

Moore et Timothy Dalton l'étaient nettement moins. George Lazenby et Daniel Craig sont

des erreurs de casting.

Avec la disparition de "l'empire du Mal" cher à feu Ronald Reagan, James Bond a peu de

raisons de courir le monde et on ne voit pas bien ce qui justifie son emploi en 2012.

Déjà, par le passé, il a été mêlé à des affaires qui ne concernaient en aucun cas le héros

crée par Ian Flemming et il fallait se pincer lorsqu'il traquait le vaudou ou qu'il allait dans

l'espace.
Aujourd'hui James Bond est vulgaire (entendez par là que c'est une force brute sans le

moindre raffinement ni humour), plus américain que britannique et il est devenu un

"super-héros" au même titre que le taré de Gotham City ou l'idiot du Daily Planet.

Il faut être objectif et accepter de reconnaître que certains anciens films de la série ne

valaient pas tripette ("Les diamants sont éternels", "L'Homme au pistolet d'or",

"Vivre et laisser mourir", "Tuer n'est pas jouer" et "Meurs un autre jour") d'autresétaient

franchements indignes ("Au service secret de sa majesté") mais on était magnanimes

et on regardait ces nanars avec un plaisir pervers.
Depuis quelques années c'est autre chose. La prétention industrielle des producteurs

et personnes concernées par cette "franchise" n'a plus de bornes et plus aucun aspect

l'oeuvre n'est laissé au hasard.
A l'image de ce spécialiste du "name-dropping" (marques citées à l'écran pendant le

film et qui paient pour l'être) James Bond est devenu un cache-sexe pour une affaire

exclusivement financière. Le lancement de "Skyfall" ne me démentira pas.

 

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 19:13

J'ai fait une entorse à mon désir de ne pas regarder la télévision.
Voilà des semaines que ma cure sans la boîte à âneries dure et

que je me passe très bien de tous ses excès.
Hier soir, j'ai donc eu une faiblesse de 10 minutes en l'allumant

pour regarder le nouvel humoriste "dont on parle", à savoir

Gaspard Proust.

Incroyable la réputation qu'il s'est faite en un temps record.
Je voulais donc voir le phénomène.

J'ai surtout vu un jeune type mal à l'aise qui cherche du regard

les effets des flots de méchancetés approximatives qu'il débite

d'une voix monocorde.
La mèche en bataille ce Proust-là évacue sa bile avec toute la

hargne d'une personne aigrie et peu spontanée.
Son agent, sa soeur, son amie ou son producteur ou tous ont

dû lui dire: "vas-y Gaspy, frappe" alors il frappe.
Ce n'est pas de l'humour c'est de la vacherie.

Un clone de Guillon, l'air mal à l'aise inclus.

La seule chose amusante de sa piquante prestation télévisuelle

est qu'il a pris pour cible un animateur de télé universellement

fêté parce qu'il envoie des buses médiatiques à l'autre bout du

monde. Cet animateur, élevé sous les vivas, n'a pas l'habitude

des critiques négatives et encore moins en direct.
Le voir tenter de faire bonne figure sous la rosserie du se-disant

Proust valait finalement d'avoir enfreint ma règle de conduite.

Il se décomposait littéralement sous nos yeux.

N'est pas Desproges qui veut: ce Proust là sera oublié dans deux

saisons.

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:30

C'est le week end, il fait un temps à ne pas mettre un blogueur dehors et je garde

mes mirifiques idées et pensées pour les semaines à venir.
Je vais juste pousser un soupir d'agacement.
Il s'agit de ces articles imbéciles consacrés au "match des premières dames".
(Le Nouvel Observateur 18/10/12).
Je trouve cet angle d'étude de la politique stupide et racoleur.
Qu'est-ce qu'on a à faire de Michelle Obama ou de Ann Romney? rien, absolument

rien. C'est du remplissage et de la facilité.
Une manière bêtasse de noircir du papier avec du concentré de futilité.
En plus ce genre de chroniques ou d'articles permet de recycler tous les clichés

du genre, de citer l'éternelle Jackie Kennedy et de "tartiner" des lignes sur du

vent.
Sincèrement... Qui ça intéresse que la femme du candidat démocrate s'habille chez

tel couturier ou chez Kiabi? qu'elle porte des chaussures Louboutin ou en

provenance d'ailleurs? on s'en contrefout.

Il s'agit de l'élection du Président des Etats Unis. Pas de sa femme qui n'a aucun

rôle constitutionnel.

On a eu droit à ces sornettes imbéciles lors de nos présidentielles et aussi aux

comparaisons oiseuses entre l'ex-mannequin minaudeuse et la journaliste émerite

de "Paris Match" ....

Pourquoi, pendant qu'on y est, ne pas demander à une folle tordue à queue de cheval

et éventail son avis sur la gouvernance de François Hollande?

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:02

Depuis que je suis conscient (c'est arrivé vers mes 7 ans, je n'étais pas vraiment

précoce!!!!) je n'ai aucun goût pour le football.
Ce n'est pas que je n'aime pas ça c'est tout simplement que ça ne m'intéresse

pas.
Le nom des joueurs, le brio des équipes, l'excitation des rencontres, les matchs

importants... me laissent froid et, lorsque j'étais ado, je préférais 100 fois Jagger

à Platini et Agostina Belli à Beckenbauer.

Inutile de dire que cette inappétence pour ces idoles en short ne m'a pas simplifié

la vie.
Une part très importante de la population masculine peut disserter des heures sur

un but, sur une "action", sur un match et sur un classement alors que je sais à

peine les règles de ce sport international et fédérateur.

A l'armée, par exemple, où lire un livre vous désignait à la moquerie**, ne pas

s'agglutiner devant la télévision en poussant de temps à autres des cris de bovins

chez l'équarisseur vous privait bel et bien d'une popularité toujours désirable en

groupe.
Au travail le football est souvent le PPCD et ne pas savoir que l'Espagne a deux

"immenses clubs" est non seulement un crime mais une faute quasi

professionnelle.

Je n'osais pas, à l'époque, dire que je me contrefichais de la "Juve", que le

Barça m'indifférait et que je trouvais les "bleus" plus ennuyeux qu'un film de

Jean-Luc Godard.

Ne parlons pas des journaux dédiés au foot et de la bible des emmerdeurs,

"l'Equipe" qui, aussi loin que je remonte dans le temps, m'a toujours semblé

être un OVNI.

Bien sur j'exagère et il m'est arrivé, comme à tout le monde, de me passionner

pour un match à enjeux ou de feuilleter ce canard plus stupéfiant que le

"Figaro" lorsqu'on les ouvre à jeun.

Tout ça pour dire que je viens de passer un déjeuner avec des types qui ont

parlé du match France-Espagne  pendant près de 3/4 d'heure et que je n'ai pas

pu me retirer par la pensée: la nourriture était pire que la conversation et

le bruit alentour phénoménal. (le vent d'autan semble vouloir concurrencer le

"Mistral" désormais).
J'ai réussi à faire croire que mon entorse aux genoux venait d'un "entraînement

au foot" (si!) du coup personne n'a vérifié que je ne faisais pas de différences

entre un corner et une perceuse-visseuse.

 

 

* Ce n'est pas avec un titre comme ça que je vais attirer des lecteurs!

** Il n'était pas mal vu d'avoir un album panini.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 07:24

Avec le temps vient l'oubli et aussi, il faut le reconnaître, une atténuation de

l'indignation.

Je me souviens bien de quelques épisodes de la longue présidence de

François Mitterrand qui font que non seulement je n'éprouve aucune

"nostalgie" mais en plus que je considère cette période comme la suite du

recul du pays après 7 ans de Giscardisme comparables à de l'eau tiède.

Claude Cheysson, décédé avant-hier, était ministre des "Relations extérieures"

(on trouvait en haut lieu que ça sonnait plus juste qu'Affaires étrangères").
Lorsque Jaruszelski déclara l'état de siège en Pologne (le peuple se

soulevait pacifiquement contre la chappe de plomb du communisme) il

déclara sans ambages: "naturellement nous ne ferons rien".
On s'en doutait, c'était nouveau qu'un ministre du gouvernement le dise!

Je n'ai pas oublié Roland Dumas ami du Président et prévaricateur

assumé, Georgina Dufoix nullité qui ridiculisa et le gouvernement et le

pays (affaire Habache), Fabius et ses "causeries auprès du feu" avec

le plus pitoyable des journalistes depuis Michel Droit, Hernu et les

plongeurs dans l'affaire du bateau de Greenpeace et tant d'autres aspects

de ces deux septennats dont la maladie exhibée et à épisodes du Président

ne fût pas le moins stupéfiant.
Après il y eut les deux mandats abracadabrantesques de Chirac qui se

résument à "pschiiit" puis le quinquennat brindzingue du Zébulon des Hauts
de Seine.

C'est à l'aune de ce passé qu'il faut juger la situation économique du pays

et aussi la présidence nouvelle qui commence.
Je vous accorde que la première impression conforte l'idée qu'on est

dans une continuité déprimante.
Qui sait... peut être qu'un sursaut?

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 08:33

"Le Canard enchaîné" est un journal à deux aspects. D'un côté il est sain parce qu'il

dénonce ce qu'en général on cache, de l'autre il est agaçant parce qu'il démoralise

le lecteur en montrant les coulisses nauséabondes de la politique, de l'industrie et

de la justice.
C'est lorsqu'il débusque des petits "lièvres" qu'il a toute son utilité et celui de cette

semaine donne, en passant, quelques coups de griffes à des têtes à claques plus

ou moins intouchables mais qui ne devraient plus l'être.


- Audrey Pulvar, donneuse de leçons devant l'éternel et qui se fait faire des lunettes

sur mesure chez un grand façonnier pour 15000€ la paire. Espérons qu'elle verra

ainsi le ridicule et l'obscénité de ses jugements définitifs....


- Christine Ockrent, la pionnière du journal télévisé mâché, arriviste forcenée et

qui a ruiné pour des années l'image de l'audiovisuel extérieur du pays réclame

650 000€ à son ex-employeur via les Prud'hommes et risque de les obtenir.
La femme de Kouchner pourra s'acheter quelques fringues de marque pour

habiller sa conscience morale!

 

- Roselyne Bachelot, ministricule du précédent gouvernement est payée plus de

20 000€ par mois par D8 pour ses animations. Une émission sur les vaccins

contre la grippe H1N1 et ce que ça a coûté est -elle prévue?

 

Ce n'est pas de la "jalousie" que dénoncer ces tartuffes qui vous jettent la

défense de leur honneur en pleine face et à la moindre critique mais qui vivent

sur une planète parallèle à la nôtre. Audrey Pulvar à qui on reprochait ces lunettes

hors de prix (en les évaluant à 12000€ au lieu de 15000€ (leur vrai prix) aurait

dit: "C'est du grand n'importe quoi". Oui, comme autrefois les bottines Berlutti

de l'excellent Roland Dumas un luxe aussi ostentatoire et venant d'une personne

qui distribue les bons et les mauvais points c'est effectivement du "grand

n'importe quoi".Dire qu'il n'y a pas de celà 3 ans elle était sympathique et

renouvellait le vivier des journalistes!

 

D'autres scandales sont dénoncés cette semaine (L'exilé belge Bernard Arnaud

a soustrait 1 milliard d'euros de bénéfices au fisc par exemple) qui, au choix, vous

laissent avec une gueule de bois sévère ou l'envie de vous retirer sur l'Aventin.

 

...Ce que je fais sur la pointe des pieds, pour aujourd'hui.

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